Chaussons de 8 carrés

Confection de chaussons de 8 carrés et calendrier de l’Avent

Quoi ? Il faut être un peu tordue pour rapprocher l’idée de confection de chaussons de 8 carrés tricotés avec le calendrier de l’Avent ?! Oh Pas tant que ça, vous allez voir.
Depuis la Lauouine,
les jouets et les décos pour Noël sont exposés dans les commerces, et déballés les chocolats et les galettes des rois…
alors sans y penser vraiment, mais largement imprégnée quand même à l’idée de cette fête…
tout en tricotant pour faire plaisir
les restes de laine sur mes aiguilles d’abord et à Stella ensuite… Etoile…
je compte mes mailles et les enchaîne, fil arrière, fil devant… Avent…
il y en a toujours une qui manque s’échapper ou qui ne veut pas passer… ai-je un ongle accrocheur ? non, peut-être les doigts juste un peu abîmés par le froid… non pas de crème maintenant… Crème ou écrue… je change de couleur de laine et des rayures se forment…
Je compte mes rangs, puis les carrés aussi… Vingt-quatre, c’est divisible par deux, trois, quatre, huit, douze…
et c’est comme ça que si on tricote un carré par jour quand on ouvre une case du calendrier de l’Avent on aura une paire et demie de chaussons pour Noël…
alors bien sûr il faudra continuer pour compléter la deuxième paire si on ne veut pas que le destinataire soit à moitié content…
et comme on aimera ça on continuera à tricoter et chaque jour sera l’avant d’une paire… ou presque.
Avec tout mon sourire.
Fatiguée ? un peu sans doute.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations
et pour répondre à Chicky Poo et Samarian sur il était 7 fois Noëlen rythme et en musique de mes aiguilles.

Entendre à nouveau le cri des kangourous

Me tarde-t-il vraiment d’entendre à nouveau le cri des kangourous ?

Je pense souvent à cette rencontre d’antan. Énorme défi qu’on accepte bon gré mal gré. Il y a eu le défilé aux invalides… et des pique-assiettes, bien sûr. Fameux vestige ! Je sens un sourire monter. N’empêche qu’il y aura toujours cette étincelle dans les yeux de nos petits. Et puis j’entends: « plus d’espoir ! », mon visage s’éteint.

Ressentir cette dualité intérieure, enserrée dans une situation indicible, où les souvenirs se bousculent et les projets restent et attendent… Mais attendre quoi grand dieu puisque d’aventure on ignore ce que demain sera. Je voudrais calmer cette révolte au creux de mon ventre. Mes épaules sont lourdes comme si tous les méandres de la vie y reposaient soudain. J’ai l’impression d’avoir vécu ce moment… Est-ce une répétition ? Drôle d’interprétation, ça va sans dire. Je serais incapable de sortir trois mots de suite sans zézayer. Alors je me tais. J’écoute.

Chaque expiration est un soupir et sa respiration est régulière. Est-ce pour ça que le Finistère porte ce nom ? Faut-il aller au bout du bout pour s’envoler ? Le cygne le fait bien, lui. Fais-moi un signe… les paroles de la chanson trottent dans ma tête et apportent un sourire sur mes lèvres. Il va falloir… ou ne plus falloir y penser… Penser au canard et préparer son foie une dernière fois. Déposer la brioche sous le torchon et la laisser s’enfler sans l’oublier. Ouvrir la bouteille pour que le vin s’oxyde et prenne tous ses arômes.

Ne plus penser et se laisser explorer les méninges comme si des milliers de mains les trituraient en douceur. Sans sursauter, se souvenir des claquements de portes et surveiller l’arrivée des amis, des claquements de langues des convives à la découverte des saveurs, des claquements de glace sur le lac gelé, des claquements de fouet du traîneau qu’on ne verra peut-être jamais dans le ciel…

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots proposés de ces dernières semaines et mes idées grises.

Voyage au bout de l’an

Décrire un voyage au bout de l’an pour l’Agenda Ironique de décembre.

Carnets Paresseux nous a invité à décrire un voyage au bout de l’an pour l’Agenda Ironique de décembre. Elle a eu la bonne idée de récapituler la consigne: un voyage inspiré de l’atlas de Joan Martines, deux dates, six mots avec une demi-douzaine de liens, et j’en ai retenu un, celui des instructions élémentaires

Instructions pour voyager

N’emportez pas une échelle même si elle est en graphène, c’est juste trop volumineux, et prévoyez de revenir avant Noël, ou partez après. On ne sait jamais si les rennes cette année avaient enfin l’idée de venir avec the red guy et le traîneau rempli de cadeaux ce 24 décembre, ce serait dommage de les manquer. J’espère simplement que vous n’avez pas prévu partir demain, parce que là c’est trop tard pour lire attentivement les instructions qui suivent et trop tôt pour préparer minutieusement votre matériel et votre esprit.

Étalez d’abord quelques cartes routières récentes sur la table et observez. Ah vous n’en avez pas, et bien il faudra faire sans. Un petit conseil, ignorez celles où les villes sont trop visibles, nombreuses et très étendues, repliez-les immédiatement car vous n’aurez pas l’impression de changer de capharnaüm habituel et finalement ce sera un gouffre financier pour votre bourse.
Regardez plutôt celles qui présentent de grandes étendues, où vous pourrez aller respirer et vous détendre. Et si toutefois quelques lieux notés vous inspirent, c’est là qu’il faut aller ou fermer les yeux et écouter.

Si quelques signalisations de sites et châteaux sont mentionnées, votre séjour n’en sera que plus intéressant. Soyez attentifs et respectueux des lacs, rivières, littoraux… L’eau est précieuse, autant que des diamants ou les étoiles. L’ambiance doit être agréable et les points de vue magnifiques. Toutefois, sans être trop tatillon, préférez un seul littoral visible à la fois, sinon vous risqueriez de choisir une île et vous en aurez vite fait le tour. Méfiez-vous d’une région de lagune où la bande de terre est étroite et étriquée voire même infestée de moustiques, et là… Vérifiez que votre trousse à pharmacie soit bien dans votre sac et facilement accessible. Quoique… si vous partez avec des amis, il en auront sûrement une aussi, alors laissez tomber la trousse, et votre sac en sera moins lourd.

Ne vous encombrez pas inutilement et déchargez immédiatement vos objets et ustensiles qui vous paraîtraient superflus. Et si vous êtes vraiment avec de bons amis, vous partagerez facilement entre vous ce qui manque à l’un ou l’autre.

Ah oui, un truc important à connaitre, car il y a toujours un moment où l’atmosphère est malgré tout plus ou moins électrique. Apprenez à chanter pour divertir et calmer les plus énervés. Ou jouer de la guitare mais là, il faudra la transporter, et c’est fragile et encombrant. Alors apprenez à souffler dans un harmonica, et peut-être même que vos amis vous féliciteront pour votre sens pratique et votre don de musicien.

Une dernière chose. N’emportez pas de bijoux, vous risqueriez de les égarer. Après tout, si vous partez c’est pour faire de jolies rencontres. Et tisser des liens avec les autochtones seront toujours possibles. Ils vous offriront bien un souvenir du pays, et s’ils vous donnent le choix, optez  pour un bijou. N’acceptez pas n’importe quoi, restez vigilant sur le volume et le poids… et l’effet beauté bien sûr. Si besoin, vous pourrez le refiler à quelque de vos amis pour un service rendu, ou si l’ambiance et électrique à cause de vous et que vous n’auriez pas eu le temps d’apprendre à chanter ou à jouer d’un instrument. Voilà, vous êtes prêt.

Repliez votre carte quand vous aurez fait le choix de votre destination et glissez-la dans votre sac, réservez vos billets ou faites le plein d’essence, à votre convenance, car on peut très bien voyager pas trop loin de chez soi. Surtout faites bon voyage.

Dans le cas où vous n’auriez pas envie de voyager seul et que vous n’auriez pas encore décidé vos amis pour vous accompagner, griffonnez joliment un message mystérieux. Emballez cette carte-trésor dans un papier cadeau comme vous le feriez pour un livre à offrir. Et déposez ce paquet dans la main de quelqu’un qui vous la tendra dans la rue un soir de ce mois.

Faites-le. Avant le 31 décembre. Et qui sait ? il appréciera votre geste, et je suis pratiquement sûre qu’il vous offrira un sourire en retour.

Je me suis concentrée sur les préparatifs parce que, comme pour n’importe quelle fête, c’est une part extraordinaire et importante pour réussir un beau voyage. 

***

Illustrations : Joan Martines, Atlas Nautique du Monde, 1586. Gallica/bnF

Chaussons BB bleus

Ces chaussons BB bleus ne sont ici confectionnés qu’avec des restes de fils à tricoter,

Commencés d’abord par la semelle au point mousse,
Hérissés ensuite en jersey après un bourrelet de bord de semelle.
Au début, monter 35 mailles avec des aiguilles n°3, et continuer au point mousse
Une série de huit rangs avec quatre augmentations sur les rangs impairs
Suivant cette règle : aux extrémités de rang et autour de la maille centrale.
Suit ensuite un bourrelet de 6 rangs en jersey, et pour le corps du chausson
On tricote d’abord 8 rangs en jersey puis 8 diminutions de 2 m tous les 2 rangs,
Naturellement autour de la maille centrale, et il reste 35 mailles.
Stopper après avoir tricoter encore 8 rangs en jersey. Tricoter un autre chausson.

Pour il était 7 fois Noël chez Chicki Poo et Samarian quand elles disent qu’aujourd’hui on est créatif au chalet, il n’y avait qu’à ouvrir le placard à paillettes, on sort les peintures, la colle, il n’y a plus qu’à faire marcher votre imagination,

(ben oui, mais dans mes placards et malles il n’y a presque que des fils à tricoter et des tissus… alors j’ai sélectionné quelques bouts de fil pour tricoter ces chaussons BB bleus)

et pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Bien curieuse rencontre

Bien curieuse rencontre lors d’une promenade en famille dans la nature.

Quand j’ai lu sa proposition et ces mots pour l’Agenda Ironique de Novembre, j’ai souri et j’ai repensé à l’histoire que mon grand-père nous avait racontée le jour où nous avions trouvé ce drôle d’animal sur l’écorce d’un arbre. Je vais essayer de vous la répéter ici, sans turlupinade, promis.

« C’était il y a bien longtemps quand les animaux, les arbres et les plantes parlaient encore (non non ce n’est pas une carabistouille).

L’hiver approchait et tous les arbres de la forêt avaient perdu leurs feuilles.
Tous… sauf un petit noisetier.
Il lui restait une feuille, une seule, accrochée au bout d’une branche.
Elle résistait au vent de l’automne. Elle ne voulait pas tomber.
Les autres arbres de la forêt regardaient méchamment le noisetier, ils pointaient leurs branches nues vers lui et se demandaient pourquoi il ne laissait pas tomber sa dernière feuille.
-Si ça continue, l’Hiver ne viendra pas…

Le pauvre noisetier était bien ennuyé et disait souvent :
-Feuille, ton heure est venue, tu dois tomber…

Mais chaque fois la feuille impugnait et répondait :
-Non, non ! Je ne veux pas mourir.

L’histoire se répandit à travers la forêt et même au-delà.
Si bien que l’Automne, avec sa longue barbe ambrée, vint en personne voir la feuille.
-Alors comme ça, tu ne veux pas tomber.
-Non, non et non !
-Et pourquoi donc ?
-Parce que j’aime trop la vie.
-Sais-tu ce qui arrivera, si tu ne veux pas tomber de l’arbre ?
-Euh… non
-Eh bien, l’Hiver ne pourra pas arriver. Le Printemps ne viendra pas non plus ! Ton caprice bouleversera le cycle des Saisons. Et tous les arbres resteront nus à cause de toi jusqu’à la fin des temps.

La petite feuille hésita et ajouta :
-Bah… J’ai bien réfléchi et c’est encore non. J’aime les Saisons, mais j’aime encore mieux la vie. C’est décidé, je reste.

L’Automne s’en alla, l’air pensif. Comme l’affaire était grave, il appela l’Hiver, le Printemps et l’Eté. Les quatre vieillards se réunirent au sommet d’une montagne pour débattre du cas de cette réactionnaire et des conséquences pour la nature et la biodiversité.

-Les feuilles ne sont plus ce qu’elles étaient…déclara l’Automne (rendu riche par nature et couvert d’or, comme un gros marchand un peu paterne qui se laisse vite éplapourdir).

-Elle mérite la mort ! cria froidement l’Hiver (gris et parfois glaçant, souvent déterminé à chafourer, tabuter et affolir la nature et les êtres).

-Moi, je la comprends un peu, dit le Printemps (doux et fleuri, plein de sapience, toujours prêt à détraper les uns et les autres sans les embabouiner forcément).

-Moi-aussi, ajouta l’Eté (suant et transpirant, perdu dans ses évagations, il était loin de tout ça. Parti coqueter dans l’hémisphère sud pour s’y installer quelques temps et plutôt attiré par des amusoires de toutes sortes, appréciant les rimbobos des joies populaires en plein air et savourant les nombreuses frioleries à sa portée, il avait dû revenir à ce conseil et ça lui donnait encore plus chaud).

Les Saisons (période assez longue, où ce réunit le conseil et qui dure pour ainsi dire toute la vie, où l’on causaille et lantiponne pour débiter des balivernes) palabrèrent toute une semaine, jours et nuits.

Puis, pour ne pas s’éterniser quand même ni bloquer le cycle des Mois (période plus ou moins courte, où le conseil peut, mais pas forcément, se réunir pour chamboler et se routiner au fil des Saisons), le Printemps proposa de laisser la vie à cette feuille.

-Mais comment ?
-En la transformant en animal. Ainsi, elle pourrait quitter sa branche sans mourir.

L’Eté, pressé d’en finir, applaudit à cette idée. L’automne et l’Hiver restaient dubitatifs, un peu quinauds.
Ils se rendirent au pied du noisetier.
L’Automne expliqua qu’ils avaient trouvé une solution , que la feuille allait devenir un animal et pourrait garder la vie au fil des Saisons.
La feuille frissonnait de joie.
Alors, je crois que les Saisons prononcèrent une formule magique, et jetèrent une ou deux poignées de poudre de vie.
Instantanément des pattes d’insectes apparurent sous la feuille, et des yeux aussi.
Mais la quantité de poudre était telle, qu’elle donna vie à la brindille sous la feuille, et des pattes et des yeux lui poussèrent.
La feuille et la brindille sautaient de joie autour des Saisons en les remerciant.

Et c’est là que la feuille demanda son nom de nouvel animal. Et la brindille aussi.
Le Printemps, jamais à court d’idées, sortit un sac de sa poche et demanda à chacun de tirer trois lettres qui formeraient leur nouveau nom en commun. La feuille tira le P, le H, puis le A. La brindille piocha le S, le M, puis le E. Et c’est ainsi que le mot phasme apparut.

-Quel joli nom ! dirent ensemble la feuille et la brindille.
-Parfait, dirent les Saisons.
Depuis ce jour, la famille étrange des phasmes vit dans la nature sans jamais trop se faire remarquer (restez discrets s’il vous arrive de faire vous-aussi cette bien curieuse rencontre) et le cycle des Mois ne fut jamais bloqué. »

C’est ma participation à l’Agenda Ironique de Novembre. Oui, quand j’ai lu sa proposition et ses mots pour l’Agenda Ironique de Novembre, j’ai souri et je crois avoir compris la règle du jeu. Seulement cette belle histoire me trottait dans la tête encore et encore, le tirage des lettres ne venait qu’à la fin, et il n’y avait que six lettres à piocher, alors je l’ai écrite quand même et j’ai fourré tous les mots proposés dans mon texte parce que je crois que c’est aussi comme ça dans l’Agenda Ironique… je fais ce que je veux… et qu’il neige… neige ici quand je pose ces mots… et qu’il faut que je poste avant toute autre chose, car quand vous lirez ces mots… de l’eau aura coulé sous les ponts…

Ouvrage en patchwork

J’avais bien l’intention d’avancer mon ouvrage en patchwork ce matin,

mais d’un geste impromptu, ma main a plongé dans mon sac de fils à tricoter en vrac. Ce sac à vrac est toujours à portée de mains. J’ai l’impression qu’il ne sera jamais vide malgré mes longues journées de tricotage. Je ne perds pas courage, j’y arriverai bien un jour. Je tire d’abord un fil bleu turquoise accroché à un fil vert anis, puis un mélange de fils emmêlés suit. J’aperçois aussi du blanc, du rouge et du rose pâle. J’essaie de démêler ce vrac et le secoue un peu, l’énorme pelote informe rebondit mais rien ne s’arrange, ni se décroche…

Les deux premières couleurs me plaisent pourtant bien et j’ai bien envie d’essayer de faire un petit lutin. Je fouille un peu plus au fond et aperçoit un peu de noir. Ah, c’est ce qu’il me faut. Je tire. Le bout de laine n’est pas très long mais ça ira. Je monte vingt mailles sur une aiguille. C’est ce que je lis sur mon petit papier bien que mon dessin ait plutôt l’air d’un squelette. J’ai griffonné rapidement lundi ce croquis d’après les explications qu’elle nous a livrées.

Elle, c’est Roberte qui est revenue enfin au club du lundi après-midi. Elle va mieux, nous a-t-elle dit. Elle a été cambriolée cet été, en pleine nuit alors qu’elle était dans sa maison, elle n’osait plus sortir, n’avait plus goût à rien. Puis elle a déménagé. Et c’est une renaissance pour elle. Elle était déçue, car elle avait pris du retard dans la confection de ses ouvrages. Alors on l’a aidé tandis qu’elle papotait et riait à nouveau. Puis elle a parlé de lutins qu’elle avait tricotés un jour il y a des années déjà mais elle croyait bien se rappeler des dimensions.

Je regarde aujourd’hui ce croquis qui ressemble plus à une arête de poisson qu’à des explications de tricot, avec d’un côté deux mots, mousse et jersey, répétés l’un sous l’autre alternativement ou presque, au milieu sont notés des nombres de rangs et de l’autre côté des noms de couleurs…

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots proposés de la semaine.

Un vrai poupon pour Noël

C’est un vrai poupon pour Noël que nous avons eu cette année-là.

Il est né un peu avant le 25 décembre et pour ses grands frères et sœurs que nous étions, c’était un fameux cadeau que la cigogne avait déposé chez nous. La vie est un cadeau, c’est ce que les parents nous répétaient souvent, mais en plus on est chanceux. On peut le dire, une étoile veille sur nous tous depuis toujours. Seulement personne n’est immortel, on le sait bien.

Les années passent, le plus jeune arrosera sa retraite en fin d’année quand les plus vaillants fêteront leur siècle, et leurs perspectives d’avenir restent minces. Alors, il nous fallait trouver un truc inoubliable à faire pour cette occasion. Prêts à toutes les complaisances, et sans se forcer quand même, un seul regard et un clin d’œil de notre aîné suffirent pour prendre ensemble cette belle décision. On connait la passion commune de nos anciens et du pitchoune (ben oui, on a toujours dit comme ça) pour le football et donc, en novembre, on ira tous voir le dernier match de qualif pour l’euro 2020.

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots proposés de la semaine.