Mon plat préféré, ma gourmandise favorite, ma recette fétiche

Mon plat préféré, ma gourmandise favorite, ma recette fétiche, c’est ce dont il faut parler pour cette semaine pour les 53 billets en 2015;  j’aurais tendance à dire que ce sont trois choses bien distinctes pour moi.

Tiens voici d’abord deux dessous de plat qu’elle a taillés et poncés cet été, en fin de journée après le travail. Pyrogravure malgré la chaleur qu’il faisait encore bien tard le soir. Pour offrir et faire plaisir à deux copines à l’occasion de rencontres estivales.

Mon plat préféré c’est la choucroute, sans hésiter. Bien sûr par ce temps et cette chaleur d’été, on y pense pas beaucoup, mais l’automne et l’hiver vont revenir, et je me régalerai à nouveau. Je n’ai jamais essayé la choucroute de la mer. Sans doute, parce que je n’ai pas encore trouvé de poisson fumé assez fort. Pour moi, c’est du chou salé sorti de sa saumure cuit avec de la viande fumée, telle que saucisses (je préfère la Montbéliard à la Morteau), lard et palette (tous fumés) quand on est beaucoup, avec les patates aussi, évidemment. Je ne cuisine jamais ce chou salé autrement.

Ma gourmandise favorite, c’est le chausson aux pommes. C’est un délice pour moi et un bonheur, je crois.

Ma recette fétiche, c’est le tiramisu. C’est une copine qui m’a donné cette recette et c’est tellement facile à faire que je la suis régulièrement et l’ai modifiée à souhait. Je le fais dans un plat à bords hauts ou dans des verrines. Pour une boite de 250 grammes de mascarpone, il faut une vingtaine de biscuits à la cuillère de genre boudoirs, Un fond de café fort, quatre œufs et quatre cuillères à soupe de sucre en poudre. On aligne d’abord les boudoirs au fond du plat après les avoir trempés dans le café additionné d’un bouchon d’alcool fort (cognac ou rhum) ou pas. On monte les blancs en neige, on mélange les jaunes et le sucre, puis à la crème, et on associe délicatement ce mélange de crème aux blancs que l’on verse sur les boudoirs. Vous pouvez ajouter quelques fruits (framboises ou pêche coupée en dés ou grains de raisin frais épépinés et pelés) entre les boudoirs et la crème mélangée.

Cet article pour répondre cette semaine aux  53 billets en 2015 chez Agoaye , en toute liberté.

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d’aiguilles

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d’aiguilles.

Aujourd’hui, il pleut  et le vent souffle très fort ici. Le muguet s’est ouvert au jardin, depuis quelques jours déjà. D’autres fleurs sont bien belles aussi, et se basculent affreusement au gré des bourrasques. J’irai me cueillir un bouquet de fleurs de lilas et d’iris, ou de pervenches et boules de neige, cet après-midi, pour en profiter un peu plus. Je continuerai mes travaux d’aiguilles et j’aurai tout le temps pour préparer le matelassage de ma courte-pointe.

A tous ceux qui me liront, à tous ceux que j’aime, à tous ceux qui m’aiment je souhaite autant de petits bonheurs que les gouttes de pluie d’aujourd’hui.

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d'aiguilles

Vive le 1er mai et vive la pluie après tout, puisque c’est elle qui me permet de passer toute une journée sur mes travaux d’aiguilles et qui m’offre de si belles fleurs au jardin.

Si un jour un fil dépasse d’une couture

Si un jour un fil dépasse d’une couture,
Et qu’arrive l’envie de tirer doucement dessus,
Ne le fais pas, disait maman, ne le fais pas,
Parce qu’un fil rebelle comme ça qui dépasse,
On ne va pas se voiler la face,
C’est pas toujours une couture mal cousue…

Si un jour un fil dépasse de son cœur,
Et que vient l’irrésistible tentation de tirer dessus,
Ne le faites pas, disait ma mère, ne le faites pas,
Parce qu’un fil qui dépasse comme ça,
Sur la poche avant de son pardessus,
C’est pas toujours une couture mal cousue…

Si un jour un fil dépasse d'une couture

J’ai saisi ce petit fil hirsute insignifiant
J’ai tiré encore et encore, délicatement,
C’est le fil de ton corps et de ta vie que tu vois là,
Dépassée, je n’en voyais pas le bout,
Une grosse bobine de fil qu’on déroule,
Un tricot qu’on détricote rang par rang…

Un fil dehors, un écheveau dedans,
Et plus je tirais, plus le fil se déroulait,
Ça ne se fait pas, que tu disais, ça ne se fait pas,
J’avais décousu peu à peu mon cœur,
Effiloché, pêle-mêle, un fil enchevêtré.

Si un jour un fil dépasse d'une couture

Le passé, le présent, le futur proche,
Mes peines tissées avec mes joies,
Mes passions brodées avec mes rêves,
On peut y laisser son âme et son corps à cette beauté là
Le fil de la vie sous toutes ses coutures.
Le cœur battu à plates coutures…

Au fil du temps, le cœur recousu,
Tiré à quatre épingles à ce que j’ai cru,
Juste un petit fil invisible à l’œil nu,
J’y fais attention, maintenant,  à ce petit truc-là
Un rêve qui ne tient qu’à ce fil,
Ça j’y tiens.

C’est ma participation au challenge AmeGraphique chez le carré jaune pour ce jeudi d’après le joli poème de Capucine, un billet illustré de mon « paillasson » de pied de biche et ma souris-dé pique-aiguilles.

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Non l’esprit n’est pas encore là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats
Que le chat gâcha.

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Le médium était concentré
L’assistance était convulsée
La table soudain, a remué
Et l’esprit frappeur a frappé

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Puis un souffle étrange a passé
Une ombre au mur s’est profilée
L’assistance s’est mise à trembler
Mais le médium a déclaré …

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Alors en rond on se remit
Et puis on attendit l’esprit
Quand une dame poussa un cri
En disant je le sens c’est lui

Une voix dit miaou me voilà
Quelle drôle de surprise
Car l’esprit s’était caché là
Dans la queue du… dans la queue du… dans la queue du chat.

Chanté par les Frères Jacques. Ce sont les broches de Nadine (ici) qui m’ont inspirée ce petit chat. Dans l’esprit de Noël, ce peut être une ID pour faire plaisir, et un autre pour le thème de l’année de notre Atelier Patchwork.

La ronde des cadres photos

Pour la ronde des cadres photos proposée ici par LylouAnne, voici quelques portraits de famille…

heu non, là c’est autre chose… Un beau dessin…

La ronde des cadres photos

Mon Dieu! ce cadre, porte-photo et réveil à la fois siou plait, posé depuis des années sur une table de chevet et que j’essuie depuis des lustres…

La ronde des cadres photos

Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve dans mon cœur
Et vous faites refleurir
Tous mes rêves de bonheur

La ronde des cadres photos

là c’est un essai pour un ouvrage particulier… avec la patte de quelqu’un qui s’est laissé enfermer…


Je me souviens d’un soir de danse
Joue contre joue
Des rendez-vous de nos vacances
Quand nous faisions les fous
Souvenirs, souvenirs
De nos beaux jours de l’été
Lorsque nous partions cueillir
Mille fleurs, mille baisers…

La ronde des cadres photos

ah ça n’est pas toujours l’été, malgré ce soleil et cette chaleur des après-midis … voici quelque broderie sur le thème de Noël et dessin d’une fleur arc en ciel, plus jolis que des photos dans ces petits cadres, à mon goût


Et pour mieux garder dans ma tête
Les joies de la belle saison
Souvenirs, souvenirs
Il nous reste nos chansons (C’est JH qui chantait ça dans ma jeunesse)

… et ci-dessous, quelques chiffres et lettres posés sous verres pour fêter le début d’une année… il n’y a pas si longtemps de ça…

La ronde des cadres photos

C’était un petit tour sur mes étagères, des petits cadres qui m’entourent.

L’air en conserve

L’air en conserve

Dans une boîte, je rapporte
Un peu de l’air de mes vacances
Que j’ai enfermé par prudence.
Je l’ouvre ! Fermez bien la porte

Respirez à fond ! Quelle force !
La campagne en ma boîte enclose
Nous redonne l’odeur des roses,
Le parfum puissant des écorces,

Les arômes de la forêt…
Mais couvrez-vous bien, je vous prie,
Car la boîte est presque finie :
C’est que le fond de l’air est frais.

air conserve

de Jacques CHARPENTREAU

Les rencontres de l’Atelier vont reprendre

Les rencontres de l’Atelier vont reprendre dès la semaine prochaine.
Je préparerai ma clé avant de partir, et je passerai chercher Jo. Ou c’est elle qui viendra.
On part ensemble depuis qu’elle a rejoint le groupe il y a bien deux ans maintenant. Et on papote, bien sûr, tout au long du chemin. On descendra du trottoir parce qu’une voiture sera garée dessus pour faire le guet sans doute, et on remontera pour en éviter une autre qui arrive trop vite.
On ne croise pratiquement aucun piéton. Après avoir traversé la grande cour non éclairée, j’ouvrirai la porte à tâtons comme d’habitude, alors que les peintres sont encore dans l’atelier qui leur est réservé, là-haut, dans une pièce à côté de la nôtre. Un rapide salut et un sourire par la porte ouverte leur signale notre venue. Ils partiront quand nous serons presque toutes arrivées, avec un petit mot d’encouragement et un petit tour curieux autour de notre table.
On sera en pleine discussion, sûrement, car chacune racontera ce qu’il s’est passé pendant ces deux semaines de pause. Je sais que le beau temps aura été apprécié. On s’inquiètera de celle qui ne nous aura pas rejoint, si c’est le cas. La bonne humeur est toujours au rendez-vous. On montrera l’avancement de nos travaux. L’humour fait partie de nos conversions.
On admirera l’association de couleurs sur tel ouvrage ou les finitions originales sur tel autre. On échangera de nouvelles idées vues ici ou là. L’amour se lit sur nos sourires. Et après quelques nouvelles consignes, nos doigts ne cesseront de courir sur nos tissus, comme ceux du pianiste sur le clavier, jusqu’à ce que les yeux de l’une ou l’autre soient fatigués. Celle-ci nous proposera de préparer alors une boisson chaude, qu’il faudra boire très vite, parce que… ces soirée passent toujours très vite en leur compagnie…

rencontres Atelier

La dernière soirée partagée ressemblait plus à du jardinage, je crois.

Fable de La Fontaine

Elle a une grande famille, blague tout le temps et a revu une fable de La Fontaine à sa façon pour ses enfants et rester jeune. Elle a des projets plein la tête, plusieurs ouvrages en cours et des repas sur le feu…

Black Daron sur un arbre perché
avait le clacos in the noose
Sacré Goupil reniflant dans le vent
lui bave tout de go:
« Ouaich man
Que t’es bonne today
Que t’es une merveille
La vérité, si tu nous serines les oreilles
Comme t’es classe
T’es le phœnix de la cité ».
Aussi sec, il entame un solo,
Le clacos choit,
Goupil l’chope et lui déclame:
« Sache, curé, qui faut pas être naïf Bollos,
j’me paye avec ton puant ».
Black Daron y s’dit:
« Sur la tête d’ma mère, l’rusé, c’est un bâtard ».

Fable de La Fontaine

Une journée de retrouvailles, dans cette ambiance, avec du soleil, de la bonne humeur pour fêter une année de grandeur, un repas plein d’odeurs et des ouvrages plein de couleurs. C’est chouette le bonheur.

Un jour j’ai attrapé un rhume

Un jour j’ai attrapé un rhume.
Quoi de plus commun qu’un rhume en hiver ?
De façon assez banale, j’ai croisé sa route un jour de pluie.
Une chose en entraînant une autre,
Je me suis mise à éternuer.
Quoi de plus commun que d’éternuer quand on attrape un rhume en hiver un jour de pluie ?
Cependant, j’ai vite compris que ce n’était pas un rhume anodin,
C’était plutôt un rhume… taquin.

Un jour j'ai attrapé un rhume

J’ai remarqué des plumes sur la vitre gelée,
Regardant mieux, je vis soudain des feuilles
Elles avaient une allure fière un peu ébouriffée
Le soleil se levant, elles disparurent en un clin d’œil
Perdant leur belle tenue et leur orgueil.
Je détournai mon regard loin de ces feuilles,
Me concentrai sur mes petites fleurs
Gardant seule cette image dans mon cœur
Comprenez-vous pourquoi je me suis enrhumée?

jour rhume

J’ai commencé par éternuer des lettres, qui, une fois envolées,
Dansaient dans les airs avec un air libertin,
Se transformant en une ribambelle,
De consonnes et de voyelles bien ordonnées,
Pour finir étalées sur le papier.

Elles se mirent à me conter milles aventures,
Plus intrépides les unes que les autres,
Et sans que j’ai eu le temps de me rendre compte de quoi que ce soit,
C’est un véritable chef d’œuvre qui se déroulait devant moi.

Et puis je me suis sentie épuisée,
Par tous ces mots agités,
Qui commençaient à se mélanger.
Alors je suis allée me coucher,
Impatiente de connaître la suite des aventures entamées.

Mais quand je me suis réveillée,
Le rhume s’en était allé,
Et tout ce que j’ai retrouvé,
Ce fut un mot d’adieu,
Qui je dois l’avouer,
Était assez bien tourné.

Une chose est sûre,
Depuis cette aventure,
Je guette les jours de pluie,
Comme le chat guette la souris,
En espérant secrètement croiser la route d’un autre rhume,
Qui, je l’espère, sera aussi taquin que son cousin.

Inspirée de mes ouvrages, du temps qu’il fait et de mes lectures De Méli en compétition pour le Prix Printemps 2014 chez Short

Rat de Noël et Souris pour la fin de mon histoire

Rat de Noël et Souris pour la fin de mon histoire

… Mémé devait partir. Sa petite valise était prête, elle fourra son éventail dedans et alla faire ses adieux à ses amies. Elles la savaient fatiguée et s’attendaient à la voir partir avant Noël sans connaître la date exacte. Puis Mémé est allée voir l’agriculteur pour lui vendre sa maison, s’il la voulait toujours. Vous pensez bien, qu’il la voulait! Aussitôt qu’elle fut partie, il courut à la petite maison.
Savez-vous la première chose qu’il a faite? C’est de sauter par la fenêtre de la chambre, pardi. Celle de l’automne. Sa passion, c’était les pommes. Du boudin aux pommes. Et des tartes. Il pourrait goûter aux marguilis aussi…

Rat Noël Souris fin histoire

Il a sauté une fois, deux fois, trois fois…Rien! Pas d’automne! Il tombait toujours dans le jardin enneigé au pied de la maison, là où la neige avait fondu en une grosse flaque tant il avait sauté. Il a essayé toutes les fenêtres, rien! C’était un homme têtu, il a sauté, sauté, il ne s’est arrêté qu’à la nuit tombée. Il s’est dit que demain il réussirait. Ce que faisaient les vieilles folles, il le ferait bien lui aussi. Et le jour suivant il a sauté, sauté, sauté. Il ne s’arrêta que pour manger et dormir. Il s’était levé à cinq heures du matin, et jusqu’à minuit, il sauta. Le deuxième jour, il ne s’est même plus arrêté pour manger ni dormir. Il transpirait. Il s’énervait. Le troisième jour, il est tombé sans connaissance sous la fenêtre…

C’est le facteur qui le trouva. Heureusement, il avait toujours dans sa poche un flacon de liqueur de marguilis que Mémé lui avait donné. C’était pour le réconforter quand il était fatigué de pousser son vélo dans les montées. Un flacon bien pratique, je l’avoue, car il restait toujours plein, même quand on avait bu. Il versa donc un peu de liqueur entre les lèvres de l’autre qui se réanima de suite. Et l’autre s’animait très fort en poussant des cris:
– Tout ce qu’elles ont raconté, c’était des histoires! Regarde où ça m’a mené, de les avoir crues! J’en ai assez, Je m’en vais. Je ne resterai pas un jour de plus dans cette maudite maison. Si tu la veux, je te la vends… à moitié prix.
Le facteur surpris et content accepta. Il allait se marier en fin de semaine et la petite maison lui plaisait beaucoup. Il y serait heureux avec sa bien-aimée.

Le dimanche avant Noël, sa bien-aimée lui dit soudain:
– Et si on sautait par la fenêtre? Nous n’avons jamais essayé!
– Tu sais bien que ça ne marche pas, a répondu le facteur.
– Rien qu’une fois! a demandé la bien-aimée.
Il ne faisait pas bien chaud, et la neige n’avait pas cessé de tomber ces jours derniers. Un épais tapis blanc recouvrait le jardin.
Ils ont sauté, l’un après l’autre… hop et hop! ça y était. Ils étaient dans l’été!
Et le facteur comprit. Ce n’était pas assez de passer par la fenêtre. Il fallait aussi avoir un cœur simple et ouvert vers les autres.

Aux dernières nouvelles, le facteur et sa bien-aimée sont très heureux dans leur petite maison si bien située. Les trois amies ont une santé de fer – le facteur leur apporte parfois en cachette des marguilis. De temps en temps, elles se disent l’une à l’autre:
– Tu te souviens, quand Mémé était là, comme on s’amusait? On garde de bien bons souvenirs passés ensemble. Quel dommage qu’elle soit partie.
La vie est comme ça. Elle va et vient, elle passe avec de tendres rencontres parfois. Si elle restait immobile, la vie ne serait pas la vie.

D’après une histoire racontée autrement un soir du 19 septembre 2005 par Laurence LAMIABLE. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la lumière par nos lectures et nos histoires.

Rat de Noël

Je ne l’avais pas vu se rapprocher de mes ouvrages. Rat de Noël. Il est sorti de mon livre et a, bien sûr, perdu la page. Il est sur mes tissus et je crois qu’il admire les couleurs.  Je vois bien ses oreilles se dresser vers ma bouche. Il s’installe en boule sous mon menton et se déplace au fur et à mesure que je tourne la tête, tantôt à droite, tantôt à gauche. Entendrait-il ce que je raconte?

Rat Noël

« Il y avait dans ce village, une petite maison avec une porte vitrée et quatre fenêtres, une sur chaque côté. Longtemps elle était restée inhabitée. Et puis un jour peu avant Noël, on a vu arriver un camion d’où deux déménageurs costauds sont descendus. Une petite dame les suivait, ils l’appelaient « Mémé ». Il faisait très froid et Mémé fut très vite installée dans sa nouvelle maison.
Quand elle est allée faire ses commissions au village, on lui a demandé:  » Alors, Mémé, vous plaisez-vous, dans votre maison? « Elle répondait à tous:  » Oui, je l’adore. Elle est tellement bien située ». Les gens ne voyaient pas en quoi cette maison était mieux placée que les autres, mais puisque Mémé était contente, c’était le principal.
Dans ce village, il y avait trois autres grands-mères: une grande, une moyenne et une petite quoique moins petite que Mémé. Un après-midi, elles vinrent l’inviter à faire une partie de cartes. Pas de chance. Mémé n’avait jamais appris a jouer, même pas à la bataille ni au menteur. Elle s’embrouillait et confondait les rois et les valets. Ce qu’elle aimait, c’était se promener. Alors malgré la neige, ces mamies lui ont proposé d’aller marcher ensemble dans la forêt, elles iraient par les chemins dégagés. Mais, à leur surprise, Mémé leur répondit:
– C’est moi qui vous montrerai de nouveaux chemins, si vous le voulez bien. Ma maison est si bien située que la fenêtre de la salle à manger donne sur le printemps, celle du salon sur l’été, celle de la chambre sur l’automne et celle de la cuisine sur l’hiver. La porte est pour la saison de tout le monde. Venez voir.
Les petites mères se sont approchées d’une fenêtre, d’une autre, d’une troisième et elles n’ont vu ni printemps, ni été, ni rien d’autre que le petit jardin gelé de tous les jours.
– Bien sûr, a expliqué Mémé, il faut d’abord passer par la fenêtre, il faut que vous sautiez.
Sauter par la fenêtre! Jamais elles n’oseront! Elles trouvaient que ça leur donnerait mauvais genre et surtout que ce n’était pas commode avec leurs jupes.
La plus grande qui était futée et un peu méfiante dit:
– Excusez-nous, aujourd’hui nous ne pouvons pas. Mais si vous allez dans l’été et que vous puissiez nous rapporter une poignée de cerises, ça nous ferait bien plaisir.
– Je sais où en trouver, dit Mémé. Mais si les oiseaux ont tout mangé, je vous cueillerai des marguilis, c’est délicieux.
En rentrant, elles jacassaient toutes les trois, comme des pies et se demandaient ce qu’il fallait en penser. D’après la grande, Mémé devait avoir la tête un peu dérangée. Ça ne tenait pas debout, ce qu’elle racontait! La moyenne disait qu’on ne sait jamais et qu’on verrait bien demain. Et la petite n’arrêtait pas de répéter qu’elle la trouvait très gentille, Mémé, très gentille, mais vraiment très gentille! Si bien que la grande un peu agacée lui a répliqué qu’elle donnait sa confiance bien vite et qu’à son avis, les cerises, elle n’était pas près d’en manger! Et les marguilis, qu’est-ce que c’était que ça, des marguilis? Est-ce que quelqu’un en avait jamais entendu parler?
Pourtant, le lendemain, dans son tablier, Mémé leur a apporté une poignée de cerises à chacune.
Elles l’ont bien remerciée et la grande a encore demandé:
-Quand vous irez dans le printemps, si ça ne vous dérange pas trop, un bouquet de violettes nous ferait bien plaisir! » …

 Il vous faudra attendre demain pour lire la suite. Ne sachant toujours pas ce qu’est un RAT et un PAL, j’ai pourtant posé la question, c’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculoos pour que nous passions un mois de décembre dans la douceur par nos lectures et dans la préparation de nos cadeaux avec nos RATs.

Les plumes 15 et la Solitude d’Asphodèle

Les mots sont proposés et l’histoire continue pour Les plumes 15 et la Solitude d’Asphodèle

…Pour me ressourcer j’avais envie de vivre dans le même espace qu’elles et j’avais besoin de partager quelques jours avec elles. La solitude me pesait et ce manque ne devenait qu’en angoisse. Cet orage intérieur était assourdissant. Je sentais une onde ambivalente et triste m’envahir. Mon esprit naviguait dans les ténèbres. Mon cœur, devenu obsidienne,  ne supportait plus ce vide et cette errance dans le silence de leur voix.

Elles n’habitent pas aux latitudes australes. Une seule semaine à marcher dans la rue à leurs côtés, ou assise avec elles à écouter leurs musiques préférées me fut suffisante et bienfaisante.

Je devais les voir un peu pour exister encore. Aujourd’hui j’ai retrouvé la paix et le sourire, et juste ce qu’il me faut de dynamisme pour mes travaux…

plumes 15 Solitude Asphodèle

Édit : c’est ma participation à Les plumes 15 et la Solitude d’Asphodèle . Les mots imposés sont ceux mis en gras, ou  à peu près.

Céramique – Le potier peut être fier de sa cuisson

C’est toujours un peu la surprise en ouvrant le four après une fournée de Céramique – Le potier peut être fier de sa cuisson, aujourd’hui.

céramique potier cuisson

Après 8heures de cuisson pour arriver progressivement à 1300°C et toute une nuit pour que le four refroidisse, tout fut étalé au soleil ce matin.

céramique potier cuisson

Il faisait encore 75°C quand il a pris les premières pièces, on entend encore l’émail craquer et j’aperçois un bien joli bol vert assorti à ces gants que je suis en train de tricoter pour vous préparer les explications pas à pas.

céramique potier cuisson

Il a préparé des petits carrés de mosaïque, de beaux boutons, et je vois qu’il s’est laissé aller à quelques fantaisies d’écrasement de de sculptures.

céramique potier cuisson

Couture facile – Quatre nouveaux chats chargeurs de portable

Un peu de couture aujourd’hui, voici  quatre nouveaux chats chargeurs de portable terminés.

couture chat chargeurs portable

Une autre petite collection aux couleurs tendres de l’été en cours

couture chat chargeurs portable

Ils ne sont pas tous finis.

couture chat chargeurs portable

Un petit sac porteur pour placer le téléphone pendant son chargement, accroché par la queue à la prise pour qu’il ne traine pas par terre.

couture chat chargeurs portable

Des chats, à la tête sympa, juste pour continuer à téléphoner ou twitter.

Le modèle est là.

Atelier Patchwork – Carrés crazy brodés pour un sac

Les broderies se sont chargées de fils de toutes les couleurs,

un peu de quilting autour de ces motifs

pour leur donner un peu de relief,

et quelques tissus pour agrandir en haut et en bas, et de chaque côté,

une doublure assortie … ou pas,

et deux liens que l’on passera dans la coulisse

Voici ce que sont devenus nos carrés crazy brodés

pour un sac

Tricot facile et rapide – Souris marque page

J’ai fini de lire mon livre et je vous en parlerai très bientôt.
Aujourd’hui, puisque vous êtes plusieurs à me le demander,
je vous ai préparé le tutoriel pour tricoter la souris marque page.
J’ai rédigé ces explications pour un tricot facile et rapide.

tricot souris marque page

Il faut juste un peu de laine à chaussettes grise et quelques aiguillées de rose. Un jeu de 2 aiguilles n°2,5.
On commence par le bas du dos, autrement dit: le derrière:
Monter 6m avec la laine grise et des aiguilles n° 2,5.
Tricoter le 1er rang au point mousse, et le reste du corps aussi
En début et en fin du 2ème rg et de chaque rg pair, augm 1 m (5 fois), et le rg impair de retour tout à l’end
En début du 12ème rg, augm 10m, et en début du 13ème, augm 10m
En début du 18ème rg, dim 8m, et en début du 19èmè rg, dim 8m
Tricoter 10 rg au point mousse
Au 30ème rg, dim 1m en début et en fin de rg puis encore 3 fois tous les 4rgs
En début des 2 rgs suivants, augm 6m et tricoter 2 allers et retours toujours en mousse
En début des 2rgs suivants, dim 8m
Dim 1m en début et fin de rg pair 2 fois, on a 4m

tricot souris marque page

Continuer en jersey pour la tête
Au 1er rg, à l’end, *tricoter 1m, augm 1m*, répéter 2 fois de * à * tricoter 1m, le retour tricoter tout à l’env
Au 3ème rg, à l’end, tricoter 1m, *tricoter 1m, augm 1m* répéter 3 fois de * à * , tricoter 2m, le retour tout à l’envers
Au 5ème rg, à l’end, *tricoter 3m, augm 1m, tricoter 1m, augm 1m* répéter 1 fois de * à * , tricoter 3m, le retour tout à l’envers
Au 7ème rg, à l’end, * tricoter 4m, augm 1m, tricoter 1m, augm 1m *, tricoter 1m, répéter 1 fois de * à *,  tricoter 4m, le retour à l’envers
Tricoter 1 aller et retour en jersey
Au 11ème rg, à l’end, * tricoter 4m,  3m ens * , tricoter 1m, répéter 1 fois de * à *, tricoter 4m, le retour à l’envers et 1 aller et retour en jersey (on est sur le haut de la tête, où l’on coudra les oreilles)
Au 15èmè rg, * tricoter 3m à l’end, 3m ens *, répéter 1fois de * à *, 3m à l’end, le retour à l’env, et un aller et retour en jersey
Au 19ème rg, tricoter 2m à l’end, 3m ens, 1m end, 3m ens, 2m end, le retour à l’envers et un aller et retour en jersey
Au 23ème, tricoter, 1m end, et 2m ens 3 fois, le retour à l’env, et 2 aller et retour en jersey (ces 6 rgs forment le museau de la souris)
Au 29ème rg, à l’end augm 1m en début et fin de rg, tricoter les 3 rg suivants en jersey, et répéter ces 4 rangs 2 fois
Au 41ème rg, à l’end, dim 1m en début et en fin de rg, tricoter les 3 rgs suivants en jersey, répéter ces 4 rgs 2 fois
Tricoter 4rgs en jersey, et arrêter les m.

tricot souris marque page

Tricoter les 2 oreilles en montant, pour chacune, 6m en laine rose, et continuer en jersey sur 6rgs, puis au 7ème rg, tricoter 2m ens, 2m end, 2m ens, 1rg jersey, au 9ème rg, 2m ens 2 fois, un retour en jersey et au 11ème , tricoter les 2m ens et arrêter pour former la pointe . Coudre  chaque oreille sur le haut de la tête.
Plier la tête au niveau du museau, prévoir bourrer la tête de ouatine et coudre le long des côtés de la tête, en partant du museau jusque dessous le cou

Coudre 2 perles pour les yeux et coudre une moustache avec du fil à broder ou des brins de ficelle ou de raphia.

tricot souris marque page

Reprendre pour la queue, en laine rose, les 6m du début (en bout de corps) et continuer en jersey sur 10cm et tricoter 2m ens en début de rg jusqu’à ce qui ne reste plus qu’une maille.
Coudre les 2 bords longs de la queue l’un contre l’autre.

Reprendre, en laine rose, 4m en bout de chaque patte et tricoter 4 rgs au point mousse, et faire un rg d’arrêt.

Arrêter tous les fils. elle est prête.

Couture facile – Mes chats pour des tweets

Voici une nouvelle couvée, cette petite couture facile à faire: mes chats pour des tweets, parce qu’ils porteront vos portables le temps d’un chargement … en silence

Pourquoi ce titre d’article? parce qu’un certain académicien, ne jurant que par la littérature, fait paraitre son nouveau livre et parle de tweets et de chats…

Petit vichy pour Nathalie, rayé rose pour Maria, et léopard attendait … tant pis.