La soupe du moment

La soupe du moment

La soupe du moment

Le vent souffle dans notre dos et nous fait entrer très vite.
Arrivés, déchaussés, reposés,
sortons les ustensiles de cuisine.
on épluche et découpe le butternut en carrés
une cuillèrée d’huile chauffe au fond de la cocotte
pincée de curcuma ajoutée
et une autre de muscade râpée
dore doucement un émincé d’oignon
une douce odeur emplit notre nez
morceaux de butternut versés
on touille ce fumet
mélange le tout un peu salé
et légèrement poivré
ne tardons pas à installer les assiettes
tout sera dégusté avec ou sans fleurette.

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J’ai glissé sur une flaque gelée

J’ai glissé sur une flaque gelée

J’ai glissé sur une flaque gelée

Ai rencontré le sol un peu rapidement,
Immédiatement relevée
Occupée à me frotter énergiquement
Une fesse, un genou
Bras, mains et joue,
Laissant mes courses courir sur le trottoir
Insistant dans ma poche pour trouver mon mouchoir,
En essuyant mes larmes, en me mouchant très fort
Décidée à partir dans un nouvel effort
En peine, j’ai fait très attention
Vivement relevée j’ai ramassé le miel
Intacts, les oranges et le potiron,
Verts chou et poireau et oseille
Rassurée que la vie était belle
Et aussi, un poison.

Juste une pensée à Johnny Hallyday décédé hier

Regarder les flocons tomber

J’ai pris le temps de regarder les flocons tomber

Regarder les flocons tomber

Et de me faire un café
Dans la petite cafetière italienne,
Il fallait prendre soin des fleurs et
Rentrer le citronnier
Avant que la neige recouvre tout.
Il me prit l’idée de battre les jaunes et
Monter les blancs en neige
Avant d’enfourner le soufflé.
Les conserves de légumes et de fruits
Garnissaient les
Rayonnages des
Étagères de la cave.
Tout y était en
Ordre, impeccablement rangé.
Une envie de
Tricoter m’était venue juste après
Qu’on ait apporté le courrier.
Une très bonne nouvelle dans une petite
Enveloppe bleue.
La laine fut vite trouvée et les
Aiguilles aussi,
Voyez comme elles ont déjà bien dansé.
Il faisait encore plus froid là-bas,
Elle ne demandait rien mais son
Fuseau était cassé
Un petit gilet de rien du
Tout lui tiendrait chaud
Bientôt, alors j’ai tricoté
Encore et encore pour un sourire.
L’amour est un plaisir,
La vie ne suffit pas
Et toi mon cœur pourquoi bats-tu ?

juste pour penser à Jean d’Ormesson décédé hier

Rêver et rire

Rêver et rire

Revenir pour rêver et rire à nouveau
Écouter, voir et s’émerveiller
Sans penser à autre chose
Ignorer le bruit du vent
Laisser courir les feuilles
Imaginer la vie en couleurs
Effacer les rides sur nos joues
N’apprécier que la voix de nos petits
Comprendre et connaitre leurs envies
Effervescence des jours, partage de sourires, clins d’œil à la vie

Ambroise aura son pull lui-aussi

Ambroise aura son pull lui-aussi

Ambroise aura son pull lui-aussi

Avec des aiguilles n°3 et du fil à tricoter « Lisa print » de Gründl,

Monter 80m pour le bas du dos et tricoter en cotes 2/2 pendant 12 rangs

Bien sûr, on continue en jersey maintenant sur 68rangs

Rabattre 5m en début des 2 prochains rangs pour les emmanchures

On continue en raglan en diminuant 1m à chaque début de rang

Il restera 20m après 25diminutions raglan

Sur une épingle spéciale, laisser ce morceau de côté

Et on commence le devant de la même manière jusque aux emmanchures.

 

Le mois était presque à son terme

Les jours passaient et le mois était presque à son terme
On attendait, on en avait pris l’habitude
Un vent d’automne avait aidé le soleil à dorer les feuilles des arbres,
Il les arrachait aujourd’hui et les faisaient courir dans la rue
Si vite et si joyeusement qu’on les froissait sous nos pas
On riait et elle se bidonnait, plus pour très longtemps,
Ne nous déplaise, car Bébé est née samedi

Le mois était presque à son terme

Bien sûr que ça me dit, je suis comblée, j’adore ce bébé Louison.

Les voleurs sont passés à la maison

Les voleurs sont passés à la maison
Emportant mon ordinateur et mes fichiers
Sans oublier de fouiller partout et vider les tiroirs et les sacs

Les trésors de ma vie

Tiens-toi bien, ils se sont jeter sur mon coffre… à couture
Renversant mes boites de rubans et mercerie en tous genres
Éparpillant mes aiguilles et autres outils préférés à terre
Sûr, ils n’en connaissaient pas l’utilisation
Oubliant ou ignorant carrément ma pile de livres
Refusant absolument de même les déplacer d’un poil
Sans même poser un regard sur ma machine à coudre, et là j’en ris.

Démunie et désœuvrée, oui, je le suis,
Énervée et en rage, ça aussi.

Même que j’ai fait le ménage à fond malgré la chaleur
Avec une impression de sentir ma maison encore très sale.

Voleurs voyous, sachez que je ne mets pas mes trésors dans des boites.
Ils sont dans ma tête et mon cœur
Et dans les sourires que je croise et les mots sympas que l’on m’adresse.

Je sais bien que vous ne me lirez pas
mais sachez que si vous aviez demandé
j’aurais partagé avec plaisir, peut-être même donné ce que vous m’avez pris
et je vous aurais expliqué sans souci ce que sont les trésors de ma vie.