Meilleurs vœux pour l’an dit neuf

Adieu l’an dit huit et lundi vieux, et Meilleurs vœux pour l’an dit neuf

Meilleurs vœux pour l'an dit neuf

 

J’avais écrit tout au long de décembre pour l’Aönd et annoncer la fin du mois, de l’année et le début d’une autre saison : Quand la nuit tombe, en fin de journée, la maison est tranquille, on entend la neige tomber doucementTout le monde s’affaire pour confectionner un bon repas, préparer des chants et décorer le sapinDes petites choses à ne pas oublier : écrire une lettre au Père Noël, emballer les cadeaux, accrocher les chaussettes à la cheminée, allumer les bougiesUne fête sous les lumières, une arrivée préparée tout au long du mois. Avec des gourmandises, des douceurs, de la tendresse et la fête sera parfaite. Avent, il y a l’après : Hiver de ma vie. Dans l’interminable jardin d’hiver, un peu avant minuit, nous irons où le soleil vient tard .

Je fais le vœu de ne pas perdre de temps, faire ce que j’aime, suivre mes désirs, profiter de la vie jusqu’au dernier flocon… Je vous souhaite une très belle et bonne année 2019.

Adieu l’an dit huit et lundi vieux, et Meilleurs vœux pour l’an dit neuf, que cet an dit neuf apaise nos peines et nos douleurs, qu’il fasse rejaillir sourires et rires et bonheur dans notre cœur pour toute une année de douceur… ¸¸.•*¨*• ☆

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Nous irons

Nous irons rêver pour l’hiver…

Nous irons

L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l’oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée…
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou…

Et tu me diras : « Cherche ! » en inclinant la tête,
– Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
– Qui voyage beaucoup…

d’Arthur Rimbaud

Jardin d’hiver

Jardin d’hiver

Jardin d'hiver

Je voudrais du soleil vert, des dentelles et des théières, des photos de bord de mer, dans mon jardin d’hiver

Je voudrais de la lumière comme en Nouvelle Angleterre, je veux changer d’atmosphère dans mon jardin d’hiver

Ta robe à fleur sous la pluie de novembre, mes mains qui courent, je n’en peux plus de t’attendre
Les années passent qu’il est loin l’âge tendre, nul ne peut nous entendre

Je voudrais du Fred Astaire, revoir un Latécoère. Je voudrais toujours te plaire dans mon jardin d’hiver

Je veux déjeuner par terre comme au long des golfes clairs, t’embrasser les yeux ouverts dans mon jardin d’hiver

Ta robe à fleur sous la pluie de novembre, mes mains qui courent, je n’en peux plus de t’attendre
Les années passent qu’il est loin l’âge tendre, nul ne peut nous entendre

Jardin d’hiver de Henri Salvador

Avent, il y a l’après

Il y eut l’Avent, il y a l’après.

Avent, il y a l'après

Sens-tu l’air chargé d’iode, le goût du sel qui pénètre ta peau ? disait le filet mignon au maigret de l’ond.

Tandis qu’ils riaient à nouveau, nous mangeâmes madeleine et jumeleines que ma mère avait offerts. Même si à ce moment là, Onésime réalisa à quel point il était en retard et tempêtait : « Tu peux pas t’en empêcher ! Pff ils sont pour moi ! »

Elodie répliqua très vite, incommodée par le grognement du mioche : « Chut ! Fatalimace ! Mets tes bottes » en lui fixant les yeux dans les yeux un rendez-vous créaginaire

Alors, on n’a prononcé des mots d’amour comme ça et ils se tiennent chaud ! »

Les odeurs de brioche remplacent allègrement celles des Mc Bacon et autres Cheeseburgers.

La pinguouination est assez complexe mais il n’y a plus trop de temps. C’est marée haute, la mer s’approche, et la fin de l’ond aussi. L’étendue de la récolte est mergnifique.

Des écriames et des pingouinations attendent peut-être encore que la polimalie des virgules se solve en délibules mirifiques mais il sera trop tard.

Je serai en insolitude. La route court depuis longtemps sous l’eau d’artificelles habitudes. C’est comme ça, c’est pas moi, c’est le Zébulon, et Les Douze Coups de Midi vont sonner au clocher, je vais rentrer chez moi, sans honte sans confusion ni juron, car il est tard et il fait bon de ne plus s’y laisser prendre. Demain, c’est l’hiver, je n’irai plus au travail, il y a l’après, je serai en retraite.

Voilà pourquoi j’ai choisi ce thème pour l’Ai de l’ond.

Allumer des bougies

Certains commerçants ont choisi d’allumer des bougies dans les vitrines… Il fait bon se promener dans les rues de la ville en décembre.

Allumer des bougies

Avec Sam, nous marchons le long du fleuve, histoire de nous réchauffer. Le froid se fait cruel. Cette nuit, il sera sans pitié. Je ne sens plus mes orteils, malgré les chaussettes en laine que Vicky m’a offertes.
Mes yeux se posent sur les fenêtres éclairées, j’imagine les gens derrière. Attablés devant des mets savoureux, en train de rire, de boire et de faire la fête! J’imagine les enfants fébriles qui attendent leurs cadeaux et vont passer une nuit merveilleuse.
Ces gens normaux qui ne vivent pas dans la rue.
Qui ont déjà oublié que j’existe.
Que j’ai froid. Que j’ai faim.
Que je me sens seul.
Que je pleure, parfois.
Mais jamais devant eux. Il n’y a que Sam qui peut me voir chialer. Dans ces moments-là, il se blottit contre moi, comme s’il cherchait à me consoler.
Je tombe sur ma couverture et termine ma bière. Il parait que ma mère était infidèle. Pendant que j’étais au foyer, mon père m’a envoyé une lettre où il me demandait pardon.
Suis-je capable de lui pardonner la vie qu’il m’a donnée?
Il est sorti de prison l’an dernier, il a peut-être essayé de me retrouver. Peut-être pas.
… Le bruit de l’eau me bercera et je finirai par m’endormir de froid, dans les bras des étoiles…

Autre extrait de « dans les bras des étoiles » écrit par Karine Giebel.

Emballer les cadeaux

Il est temps de penser à emballer les cadeaux…

Emballer les cadeaux

« Regarde, l’étendue mergnifique. ». Je regardai sans vraiment bien voir.
Et sens-tu l’air chargé d’iode et le goût du sel qui pénètre la peau ? Je n’écoutais pas
Tu peux pas t’en empêcher ! ils sont pour moi, les derniers mots de la fin. Je laissais dire.
Regarde ! La mer s’approche, c’est marée haute. Elle s’obstinait.
Alors, ma mère lui offrit des jumeleines, que nous mangeâmes et prîmes un RV créaginaire. 
Incommodée par le grognement des mioches, Madeleine se leva, s’approcha de son amie,
Tandis qu’ils riaient à nouveau, incroyable, je les voyais enfin, les yeux dans les yeux.
Elle lui glissa à l’oreille : c’est pas moi, c’est le Zébulon. La retraite arrive.
Paradoxalement tu deviens drolatour, j’avais évoqué le paradis infini.
Avec cette diatribe, trouverais-tu que je sens la crevette arctique ? Elle ne lâchait rien.
Rhôô Oui, la mer s’étalait, devant nous. Je les entendais et réalisais maintenant.
A ce moment là, Onésime réalisa, lui-aussi, à quel point il était en retard
Des odeurs de brioche remplaçaient allègrement celles des Mc Bacon et autres Cheeseburgers.
Il s’empressa de rentrer chez lui, honteux et confus
Sans jurer, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. 
Il va me falloir plus de temps. La pinguouination est assez complexe, mais j’en aurai du temps.
Fatalimace ! Par habitudes, l’eau court sous la route artificelle ! Je suis prête,
Il m’a dit: Mets tes bottes. Je les ai enfilées. Les écriames et les pingouinations attendront.
Nous voici en insolitude et la polimalie des virgules se solve en délibules mirifiques ! 
Ici, on n’a qu’à prononcer des mots d’amour comme ça, ils se tiendront chaud ! 

Il est temps de penser à emballer les cadeaux… et de les déposer au pied du sapin.
J’aurais pu parler de furoshiki, cette bien jolie façon d’emballer les cadeaux, mais j’ai choisi cet acrostiche avec les mots de l’Ai de l’ond pour me faire à l’idée d’une retraite, paradis infini.

Des petites choses à ne pas oublier

Des rituels habituels en cette fin d’année, des odeurs et des senteurs, des petites choses à ne pas oublier…

Des petites choses à ne pas oublier

Ces couleurs et ces lumières qui font la magie du moment qui feront que l’hiver sera doux.

Noël a bien perdu de sa magie. Chez nous, il y aura le sapin que les enfants iront couper dans les bois, installer dans le salon et charger de guirlandes lumineuses et de boules givrées. On fait encore la crèche sur la commode, avec le papier qu’on froisse et l’étoile du berger qu’on pique au-dessus. Mais ce n’est plus comme avant. Dans nos églises de campagne, éclairées par d’affreux néons blancs, la messe de Noël célébrée à dis-huit heures et on n’a plus besoin d’arriver en avance pour pouvoir s’asseoir. Dehors, il fait très doux, et la météo n’annonce pas de neige. Les cristaux de glace, le givre et les flocons sont à l’intérieur, sur le sapin, les boules et la crèche, et ils sont en plastique, en coton ou en bombe. On se fait croire que c’est l’hiver.

Un autre extrait de « Un clafoutis aux tomates cerises » de Véronique de Bure où Jeanne décrit des tranches de vie avec franchisse, telle qu’elle la ressent aujourd’hui.