Un poème

Un poème de Raymond Queneau

Un poème

Bien placés bien choisis

quelques mots font une poésie

les mots il suffit qu’on les aime

pour écrire un poème

on ne sait pas toujours ce qu’on dit

lorsque naît la poésie

faut ensuite rechercher le thème

pour intituler le poème

mais d’autres fois on pleure on rit

en écrivant la poésie

ça a toujours kékchose d’extrême

un poème

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La journée mondiale du tricot, édition 2018 c’est bientôt !

La journée mondiale du tricot, édition 2018 c’est bientôt !

#JMT2018

Chamber'liens

Désormais, après la journée de la musique, la journée sans voiture ou la fête des voisins, il faudra compter avec un événement n’ayant pas d’autre but que de tisser des liens entre tous les tricoteurs et tricoteuses du monde et les amoureux du fil. Rien que ça !

Le 6 juin prochain, le fil et les aiguilles à la main, nous allons envahir parcs et jardins du
Tambour de la Chamberlière de 15h à 22h non stop !

Venez avec votre bonne humeur, votre envie de tricoter, votre ouvrage en cours et toutes vos ami·e·s tricoteur·se·s… ou pas !

Au programme, nous vous invitons à nous rejoindre, avec vos ami·e·s et / ou vos enfants, pour une journée conviviale autour des aiguilles, du crochet et autres produits liés à la laine et au coton.

Pour les débutant·e·s, nous vous ferons un cours sur place.

Venez tricoter avec nous le mercredi 6 juin…

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Se mettre à nu

Se mettre à nu… c’est pas facile, j’ai hésité bien entendu. Je ne voulais pas être vue.

Se mettre à nu

Le bon moment j’ai attendu. Turlututu chapeau pointu, je ne sais comment ce jour est venu.

Je n’avais pas mis mes bas et je sortis une jambe: elle fut gelée. Puis j’ai tendu un bras et j’ai pris froid. Et là j’ai toussé mouché craché… ça a continué et bien duré deux ou trois mois.

J’ai réessayé en juin et enlevai mes lunettes. Sans elles rien était net. Je voyais trouble mais j’étais bien. Je restai au dehors, je me sentais pousser des ailes, j’étais légère comme un oiseau dans l’air.

L’air de rien, toujours en juin il faisait chaud, j’ai quitté le haut et montré mes seins. Juste un collier au ton bleuté autour du cou. Collet monté, me direz-vous. Pourquoi pas bien ? Et du coup, si peu vêtus, les autres aussi. Combien ? qu’importe le nombre et les formes, ceux-ci étaient gros tant pis et ceux-là tous riquiqui.  Dommage, aurais-je du cacher les miens ? Non ma foi, c’est chouette ainsi et si tout va bien j’enlève le bas demain.

Se mettre à nu

Oser et divaguer pour répondre à Valentyne et l’agenda ironique et sourire avec une page de mon body-flip-book.

Poisson bleu farci aux carottes nouvelles

Je vous propose : Poisson bleu farci aux carottes nouvelles. Encore du poisson ! C’est bon le poisson, alors pourquoi changer ?

Poisson bleu farci aux carottes nouvelles

Mais attention aujourd’hui ce plat ne se mange pas. On le regarde et il se garde.

D’abord mesurer précisément l’ouverture du fermoir ouvert. Ben oui parce qu’un fermoir c’est fait pour s’ouvrir. Et ce fermoir donne une belle gueule au poisson.

Alors monter un nombre de mailles suffisant pour une telle gueule avec quelques brins de laine dans un camaïeu de bleu. Car je me suis dit : « Mon Dieu, c’est vraiment merveilleux, tant de bleu. Plus bleu que le bleu de tes yeux, je ne vois rien de mieux, même le bleu des cieux…. » Oups, je sais me retenir pourtant, mais là ça m’a échappé, et oui l’EP me trotte à l’intérieur.

Après trois ou quatre rangs au point mousse, augmenter plus ou moins dix mailles pour continuer au point de vagues, cela s’entend. Mousse, vagues et flots… Ne pas quitter le navire, j’explique:

Pour des flots de quatre trous, il faudra prévoir un nombre de mailles divisible par douze, pour un trou supplémentaire trois mailles en plus seront nécessaires, c’est à dire pour cinq trous, le nombre sera divisible par quinze. Quelle galère ! Mais non, je reprends, selon la grosseur de la laine choisir des flots de quatre, cinq ou six trous. On n’a pas traversé le golf(e), cependant je rappelle qu’un trou se fait par un jeté, des trous par des jetés mais pas trop gros quand même car quand c’est troué c’est béant et c’est parfois bon à jeter. Galère, jetée… entre baie et golfe, c’est juste une question de taille ! Restons sur la jetée pour pêcher et tendons le filet (lire: le fil et… )

Après avoir tricoté une dizaine de centimètres de hauteur de corps de poisson, prévoir des diminutions réparties pour former la queue puis ré-augmenter plus rapidement pour la nageoire caudale. Dit plus simplement, il faut évider la bête de telle manière à obtenir une sorte de pochon pour contenir la farce. Et quelle farce ! Non non ce n’est pas une blague.

On prépare les carottes nouvelles. Et là comme un grand chef, il faudra un peu plus de temps que pour aller les acheter au marché ou même les rapporter du jardin. Néanmoins avec de la douceur, de la patience et un brin de fantaisie, on pourra les choisir colorées et bien dodues. Prendre des pelotons de laine orange pour les racines et l’équivalent en vert pour les feuilles et le tour est joué. Pour le croquant, c’est la bourre qui le fera, si on choisit d’y mettre du papier froissé ou pas.

Pour la mise en scène, quelques doubles brides crochetées et deux perles en bois pour les yeux du poisson et lui donner un air frais, des petits points cousus et brodés pour fixer tout ça au bon endroit et voilà. C’est une recette pour occuper mon temps libre et préparer la JMT2018.

J’ai pris beaucoup de plaisir pour sourire « à vos claviers #7 » dans l’atelier sous les feuilles et les branches.

 

Doux cachemire

Du plus doux cachemire à la plus belle laine j’avais une idée de leurs destins.

Doux cachemire

J’ai caressé mes fils à tricoter.

Au lieu de les laisser mourir ou se faner dans les pochons, j’ai pris tout ça à bras le corps et apporté ces couleurs dans la lumière.

Avec beaucoup de soins et l’énergie habituelle, un petit poisson orange est né, puis deux puis trois.

Ma tisse est là, Mai c’est demain pour ainsi dire.

Pour sourire à Estelle qui propose « à vos claviers #6 »

 

Je me suis toujours senti comme un funambule

« À vrai dire, je me suis toujours senti comme un funambule.

Je me suis toujours senti comme un funambule

J’ai avancé dans cette société en prenant mille précautions.
Légèrement au-dessus, un peu au-dessous ou complètement à côté, je ne sais trop où, mais jamais en son sein.
Je me suis maintenu en équilibre tant bien que mal, sachant que je pouvais chuter à tout instant.
J’aurais pu considérer mon violon comme un don de la nature mais il était trop lourd à porter.
J’ai avancé dans la vie comme un funambule sur le sable, avec un don que je ne pouvais pas utiliser, empêtré et maladroit. »

Cet extrait de « Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand véritable roman de la différence, pour illustré ce petit personnage né de mes aiguilles et de mes lectures du moment. Tellement poétique aussi.

«  Il y avait les vagues, il y avait le sable. Il y avait le vent aussi.
Il y avait les pins, leurs pignes et leurs épines. Il y avait les écureuils.
Il y avait les dunes ou plutôt une grande dune qui s’étirait à perte de vue.
Il y avait les chemins qui cheminaient, les marcheurs qui marchaient, les vendeurs qui vendaient, les bronzeurs qui bronzaient, les pêcheurs qui pêchaient, le sable qui sablait et les mouettes qui mouettaient.
Tout était en ordre.«