Journée mondiale du tricot

Il fait très beau pour cette Journée mondiale du tricot. Je mettrai mon chapeau de paille et empoignerai mes aiguilles, bien sûr. Je vais tout d’abord vous parler d’une action formidable ici pour les bébés prématurés. juste un peu de laine et de coton suffisent à faire de jolies choses utiles.

Journée mondiale du tricot

Pour ce gilet en coton, quelques pelotes de coton retrouvées dans une boite. Les couleurs sont belles et l’été arrive. Mes doigts touchent le fil et évaluent la grosseur de laine, pendant que mes yeux admirent les coloris et que ma t^te recherchent les dimensions.

Je suis prête et commence à monter les mailles du bas du dos avec des aiguilles n°3 et du fil jaune d’or.

Je tricote, je tricote…

J’ai tricoté et voilà. Ils sont venus en famille, j’ai vu l’étincelle dans leurs yeux. Mon petit homme l’a essayé, l’a caressé sur son ventre et s’est éclipsé vers le jardin. Il l’avait adopté. Pendant la sieste, j’ai noté. Ils sont repartis et l’ont emporté.

Je lis mon papier. Sur la gauche j’ai noté : 80m 28x2rgas, 3m. 5x1m + 15x2rg (devant) 3x1m. 5x2rg 2àcm—20m (épaules) 54x2rg en tout, et sur la droite : 40m ts les ‘rgs x30. 42x2rgs. 3m. 5x1m. 47x2rgs en tout. Je vous expliquerai…

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Mes aiguilles à tricoter

Mes aiguilles à tricoter

Mes aiguilles à tricoter

L’or est notre couleur préférée et nous fait penser au soleil.
Elle a choisi d’en mettre juste un peu mêlé à la couleur du ciel.
Ses deux mains nous serrent et nous croisent quand le fil court sur son index droit.

Comme au combat de sabres, on entend le cliquetis du métal froid
Harmonique, harpaillant le fil plusieurs fois pour terminer le rang.
A toute vitesse, les mailles courent sur l’une et dégringolent sur l’autre.
Un jeté par ci, un trou-trou par là, les nœuds s’étirent et se vautrent
Sur le rythme endiablé des vagues et de point mousse, s’étalant
Sur nos deux bras à la fois.
On ne le dirait pas, mais nous vivons de ce mouvement
Ne résistons pas très longtemps
Sans ouvrage sur les épaules

Dans sa boite où elle nous range, on étouffe, on meure
Et nous l’appelons, nous tempêtons en jumelles sœurs.

Malgré tout ça elle ne nous répond pas toujours
Avec les autres aussi, son ouvrage est en cours.
Ravie en tout cas aujourd’hui
C’est avec nous qu’elle rêve, qu’elle crée et qu’elle sourit
En décidant tout de go de tricoter une paire pour ce petit
Assortie à ses yeux, du moins  c’est ce qu’elle dit
Une paire, c’est pas beaucoup, enfin c’est notre avis.

Mes aiguilles à tricoter, je les aime. Ce sont des outils utiles et indispensables. Ils font ma vie, comme mes aiguilles à coudre, mes ciseaux et mon dé. Je raccommode et rafistole. Comme mes lunettes et les livres. Je vois, j’admire et je souris. Comme des casseroles, des assiettes et mes couverts. Je vis quoi, et j’aime ça. Mes outils aussi vivent et parlent. Leurs mots sont en vers, leurs phrases en acrostiche et ma prose en alexandrins quelquefois, car  ici elle nous dit de les laisser parler de nous.

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Une douce brise agite les feuilles au sommet des arbres

Une douce brise agite les feuilles au sommet des arbres

Une douce brise agite les feuilles au sommet des arbres

Bien que le soleil brille aujourd’hui

Et qu’une douce brise agite les feuilles au sommet des arbres

Rien n’est garantit pour ce soir, l’orage menace dans le ciel.

Nous avions envie de faire un repas dehors

Avec des amis et voisins

Dans l’un ou l’autre de nos jardins

Échangeant nos salades et desserts

Tous réunis pour rire et chanter

Tous là parce que nous sommes simplement bien

Ensemble.

Six nuages s’étirent dans le ciel bleu

Six nuages s’étirent dans le ciel bleu
Deux oiseaux volent et combattent le vent
Le soleil brillera toute la journée.

Six nuages s'étirent dans le ciel bleu

Six adultes qui vivent souvent autour de moi
Deux petits garçons font le bonheur de ma vie
Un nouveau jour commence plein de joie.

Six amis  (et plus) auxquels je tiens infiniment
Pour deux jours de weekend partagés affectueusement
Et une vie entière qui continue allègrement.

Six visages sont terminés
Deux pages seulement sont assemblées
Pour un body flip book de fous rires.

Juste pour remercier toutes les personnes qui m’entourent, avec lesquelles je vis et je ris, à celles qui me liront et celles qui m’ont écrit. Juste pour une journée que l’on voudrait comme les autres.

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Il faudrait que je termine mes ouvrages en cours

Il faudrait que je termine mes ouvrages en cours, et oui…

Il faudrait que je termine mes ouvrages en cours

Bien sûr, il faudrait que je mette les bouchées doubles
Ou que j’ignore les autres à peine ébauchés.
N’en faire qu’à ma tête, je connais ça,
Avec la manie d’en griffonner d’autres.
Nouvelle idée est bienvenue
Nul essai n’est écarté.
Il me faudrait sûrement cent ans encore…
Voir plus loin me fait du bien.
Envie de toucher mes fils, envie de vivre, je continue
Riez si vous voulez, mais c’est comme ça, et je souris
Sans fin, toujours soif
Avec faim et goinfrerie, j’assemble sans cesse
Ici, c’est la jungle textile, je suis ravie, c’est mon
Rayon de soleil malgré la neige d’aujourd’hui, j’aime la lumière
Et je t’embrasse qui tu sais, et vous aussi qui me lisez.

Il faudrait que je termine mes ouvrages en cours

C’est blanc, c’est beau et dans l’assiette, il y aura cœur de radis noir rémoulade, purée de céleri-rave et filet de poisson puis cheese-cake.
C’est beau, c’est blanc, ça continue et c’est dimanche, alors ils ont tous leur chance d’être empoignés aujourd’hui pour quelques points supplémentaires.
C’est blanc, c’est beau, mais quelle allure aura ce body flip? Bientôt trois pages, c’est un jeu bien parti et qui plait, je crois.
C’est beau, c’est blanc, aujourd’hui ici. Et chez vous aussi?

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Mon vœu

Mon vœu le plus cher, c’est que le monde soit heureux durant toute cette année 2017, au moins. Qu’il retrouve cette joie de vivre.

Mon vœu

Être heureux. Juste ça. Sans méfiance envers l’autre. Gardez votre bonne humour et retrouvez un peu d’humour et beaucoup d’amour. Je vous le souhaite, de tout mon cœur. Évadez-vous dans vos lectures ou au cours de voyages, trouvez du plaisir à vivre et restez attentifs à ce et ceux qui sont à côté de nous, partagez vos créations et réalisations culinaires ou de bricolages avec les autres.

Mon vœu, c’est de pouvoir m’évader sur le Net (pas toujours très net) dans vos articles, et sourire encore.  Le plus cher, pourtant, c’est de passer des jours heureux à voir grandir mes petits, et à penser à eux et à ceux qui m’ont offert ces moments de tendresse.

Et voici juste un petit paragraphe que j’ai recopié de ce livre que j’ai relu en cette fin d’année et auquel je n’avais pas porté plus d’attention que ça lors de ma première lecture.
« Quelle étrange folie. Pendant toutes ces années j’ai respecté mon vœu. Lequel de ne jamais revisiter cet hiver-là, de ne jamais relire les mots que j’ai écrits cette année-là. J’ai respecté ce vœu à la lettre, mais aujourd’hui, pour une raison qui m’échappe totalement, quand je suis entré dans mon bureau… j’ai instinctivement ouvert le tiroir où repose mon vieux journal et je l’ai placé sur la table, où je le regarde en cet instant sans y toucher.
Pourquoi après tant d’années, pourquoi me démange-t-il de l’ouvrir à la première page ? C’est tout juste si je peux me retenir de sauter dessus et de le dévorer. D’où vient ce désir fatal ?
Et bien, je vais l’enterrer. Oui. Quelque part, ici, sous des piles de livres et de notes. Ou peut-être l’enfermer dans un de ces placards, où je pourrai l’oublier, où il ne me distraira plus. Ou bien, je vais le lire. Je vais l’ouvrir et le lire. Juste une phrase. Juste un paragraphe.
Après tout, si on y réfléchit, à quoi ça sert de traîner avec moi ces quarante mille mots si leur destin est de ne jamais être lus ? Qui s’offusquera si je romps mon vœu ? Peut-être que les vœux ne sont-ils faits que pour être rompus… » Extrait de « Tokyo » de Mo Hayden, pas toujours très tendre.

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Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage, à force de patauger dans l’eau glacée, l’ours brun s’est enrhumé. De retour dans sa grotte, il se met à éternuer.

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage
Une fois, deux fois, trois fois… Tant et tant de fois, qu’un rocher finit par se décrocher et boum ! vient bloquer l’entrée de sa grotte. L’ours pousse et pousse encore, mais rien à faire, le rocher ne bouge pas d’un poil.
– Au secours ! crie l’ours brun paniqué. Aidez-moi ! Je suis coincé dans ma grotte car un rocher est tombé et l’air va me manquer.
– Me voici ! dit une petite voix
– Qui donc ?
– Moi, la petite fourmi, je vais t’aider !
– Toi ? mais tu ne sauras jamais t’y prendre. Il faut aller chercher quelqu’un de plus gros et de plus fort. Fais vite, sans quoi, je serai bientôt mort !
– Ok, ok, ne t’inquiète pas, ours brun, je vais trouver un animal plus gros et plus fort.

Aussitôt la fourmi grimpe sur une branche et appelle à l’aide :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
– Pas de panique, me voici, clame le blaireau. Laisse-moi régler cette affaire.
Le blaireau tire, tire et grimace d’effort. De son côté, l’ours pousse et pousse encore, mais rien à faire le rocher ne veut pas bouger.
– Il nous faudrait quelqu’un d’autre et plus gros, bougonne le blaireau. Tout seul, je ne suis pas assez fort.

La fourmi grimpe à nouveau sur sa branche et appelle au secours :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
– Rassurez-vous, je suis là, dit une grosse voix, et à pas de velours, le loup rejoint le blaireau.
– A deux, cela ne devrait poser aucune difficulté, dit-il. Blaireau et Loup tirent de toutes leurs pattes. De son côté, l’ours pousse et pousse encore, mais rien à faire le rocher ne bouge pas d’un millimètre.
– A deux, nous ne sommes pas assez forts à deux, il nous faudrait quelqu’un d’autre et plus gros, avoue le loup.

La fourmi grimpe encore une fois sur sa branche et appelle au secours de toute sa voix :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
– Ne vous inquiétez pas, me voilà, dit un élan qui arrive à grandes enjambées.
– Vous allez voir, à trois, le rocher ne devrait pas résister. Blaireau, Loup et Élan s’essoufflent à tirer. De son côté, l’ours s’épuise à pousser, mais rien à faire le rocher ne veut toujours pas bouger.
– Nous ne sommes pas assez forts, il nous faudrait quelqu’un d’autre et plus gros pour venir à bout de ce rocher.

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage

La fourmi se précipite à nouveau sur sa branche d’arbre et hurle aussi fort que possible :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
Son cri retentit dans toute la forêt et même au-delà jusqu’à la prairie et jusqu’aux oreilles d’un bison. Personne dans les environs n’est aussi fort et aussi puissant que lui. En quelques instants le voilà prêt à apporter son aide.
– Avec moi, le rocher va bouger, affirme-t-il, et l’ours sera bientôt délivré. Blaireau, Loup, Élan et Bison tirent, les muscles tendus et les mâchoires serrées. De son côté, l’ours pousse de ses pattes, de sa tête et de son nez, mais rien à faire le rocher reste bloquer.

Sur sa branche, la fourmi n’a plus de voix tant elle a crié. Que faire ? Que va devenir l’ours brun ? Ils essaient à nouveau tous ensemble, des fois et des fois… Le temps passe, le soleil descend, descend vers l’horizon… et bientôt, c’est la nuit. Le rocher n’a toujours pas bougé. Blaireau, Loup, Élan et Bison, épuisés, se sont endormis. Dans sa grotte, Ours brun s’est assoupi aussi. Mais la fourmi le sait bien, si le rocher reste là, l’air va lui manquer et l’ours va s’étouffer. Alors, elle s’élance dans la forêt pour trouver de l’aide. Elle y passera la nuit…

Au petit matin, le soleil à peine levé, chacun se réveille et … Surprise !
– Incroyable, s’exclame l’élan.
– Le rocher a bougé, s’écrie le loup.
– Qui donc a pu faire ça ? s’étonne le blaireau.
– Certainement pas l’ours, regardez, il dort encore, constate le bison.
– C’est moi, répond la fourmi, Moi et mes amies !

Et aussitôt on entend cent mille petites voix qui crient :
– Oui, c’est nous, c’est nous. Toute la nuit, nous avons œuvré et rassemblé nos efforts pour déséquilibrer le rocher et le faire basculer et rouler.
Sous ces cris, l’ours se réveille, heureux de voir le jour et de pouvoir respirer à pleins poumons. Il remercie ses nouveaux amis, gros et petits, ému de s’être trompé sur la force de chacun et émerveillé par tant d’entraide.
Blaireau, Loup, Élan et Bison, éberlués, restent bouche bée et les yeux ronds.

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage

 

Décidément, la tâche n’était pas pour eux, pourtant gros et forts. C’était un vrai travail de fourmis. C’est une histoire de Zemanel, que vous pouvez raconter aux tout-petits et un peu plus.

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