L’été de Théodore de Banville #6

L’été de Théodore de Banville #6

L'été de Théodore de Banville #6

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.

 

Ce sera ma participation aux poésies du jeudi chez Asphodèle (et plutôt ici, chez Martine) et au défi du fil DDF#6, avec cette application brodée du bleuet qui arrive à sa fin, le matelassage est pour bientôt, et cet ouvrage ira rejoindre ma collections de fleurs, mon herbier très spécial.

 

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Si je gagne au loto

Si je gagne au loto, je serai heureuse. Oui, je serai heureuse, parce que je sais ce que c’est. Nous avons gagné une voiture. C’était il y a une quinzaine d’années, nous avions gagné une 106 blanche. Après avoir acheté un seul carton de loto, à la sortie d’un supermarché. C’était d’ailleurs inhabituel, d’aller dans cet endroit. J’avais juste envie d’une déchiqueteuse ou broyeuse de déchets verts, et profité des soldes. « Il y a de nombreux beaux lots à gagner » avait-il ajouté, celui qui nous le proposait, avec un joyeux sourire en notant nos nom et adresse derrière le carton. Nous avions souri, n’y croyant pas trop, plutôt contents d’avoir fait notre BA au vu du prix du carton…

Si je gagne au loto, je serai heureuse, encore une fois, bien sûr. Mais est-ce que ça peut se produire plusieurs fois de gagner le 1er gros lot de l’Ultime Partie? Pour gagner il faut jouer, d’abord J’ai encore une fois acheté un carton cette année… pas pour gagner, bien sûr, juste en pensant à la bouille que feront les autres gagnants qu’en ils apprendront que ce sont eux cette année…

C’est un rêve qui se réalise quand on ne l’attend plus. Un peu comme habiter un château, ou une maison de rêve…

Si je gagne au loto

qu’on aurait construit avec de petits moyens…

Si je gagne au loto

et dont la porte s’ouvre enfin…

Pour répondre avec un grand sourire aux  53 billets en 2015 chez Agoaye en toute liberté.

Le poète venait chaque soir poétiser un peu

Le poète venait chaque soir poétiser un peu, lui caresser le poil et changer son foin.
Il vérifiait toujours avant de le quitter que le clapier fut bien fermé.
– Tu as la belle vie Lapin, disait-il tâtant l’animal et rêvant de festin.
Presque sans respirer, il se laissait bercer des mots doux du gardien,
n’imaginant pas une autre vie et ne sachant parler, son esprit fugue et s’abstrait aux siens.
Un volatile au merveilleux plumage venait à son tour chaque matin.
Il savait se montrer, examinait le coin, s’approchait du grillage et s’accrochait, grattait dans la paille et picorait le grain.
– Tu as la belle vie Lapin, je te le dis, ne rêve pas d’autre chose. 
Ce matin-là, le souffle court, l’oiseau moins vaniteux parlait de cavale…
– Tu sais, l’automne arrive et les chasseurs aussi. Non! pas de voyage… d’envolée du nid pour échapper aux balles. Ça sent la poudre, là-bas… le cri des fusils a pris mes petits…
Soudain il envie la cage et inspecte l’endroit… de la place, il en voit et parle de partage à l’autre, il y croit si des fois…

Le poète venait chaque soir poétiser un peu

Oiseau a-t-il ouvert la cage? Lapin s’est-il sauvé ou bien est-il resté? et à eux deux, font-ils bon ménage? Poète-gardien est-il chasseur? et le chasseur a-t-il du cœur? Je n’en sais rien, je manque de mots pour les Plumes 46 de Novembre chez Asphodèle.

Aux âmes sœurs et jumelles

Aux âmes
Sœurs et jumelles
Pour un sourire et un regard
Heureuses lectures qu’elles vont avoir
On sait quand, mais on ne sait d’où
De toute part, d’un peu partout
Et sans se voir, elles vont parler
L’une et l’autre écrire ici pour elles
Elles aiment
… se retrouver.

Aux âmes sœurs et jumelles

Aujourd’hui, c’est la poésie du jeudi chez Asphodèle de ma composition comme elle le demandait, sous forme d’acrostiche, en toute liberté.

Oiseau de septembre

Oiseau de septembre. Je l’ai vu dans un champ cette semaine. Il me toisait, ce Corbeau. Je l’ai fixé à mon tour pour le croquer ici. Tout en cherchant mes fournitures pour broder cet ouvrage, j’ai pensé à une légende concernant tous les oiseaux. Voici l’histoire du corbeau et du harfang des neiges telle que je m’en souviens.

Oiseau de septembre

« Dans les temps très anciens, quand la terre était couverte de glace et de neige, tous les oiseaux étaient blancs. Ils jouaient sous leur igloo avec les os et les arêtes de ce qui restait de leurs mets. Le Corbeau et le Harfang aimaient partager leurs jeux. Ils se lassèrent un jour de ce jeu d’osselets et décidèrent de changer d’occupation et se proposent de peindre leurs plumages.
Bien sûr, ils n’avaient pas de peinture sous la main. Mais Corbeau et Harfang étaient des oiseaux malins. Ils mélangèrent de la suie et du gras de poisson et obtinrent une sorte de pâte noire très onctueuse qu’ils allaient utiliser en guise de peinture.
Corbeau voulut peindre son ami en premier. Il tira une longue plume d’une de ses ailes, la plongea dans la peinture noire, et se mit à l’ouvrage. Il s’appliqua tant et si bien qu’aujourd’hui encore le harfang porte encore les magnifiques touches noires que Corbeau lui a peintes sur les ailes.
Quand il eut fini, il demanda Harfang de se regarder dans la glace.
Harfang s’approcha du mur qui leur servait de miroir. Il admira son reflet et ses nouvelles ailes, noires et blanches, lui plurent beaucoup.
Pour remercier Corbeau, Harfang lui offrit une très belle paire de bottes en peau de poisson qu’il avait fait sécher au soleil. Corbeau les enfila et se mit à sauter de joie en criant qu’elles étaient vraiment belles et qu’il ne les quitterait jamais.
Harfang lui demanda de se calmer, et qu’il allait lui peindre le plumage à son tour. Il avait envie de tester cette nouvelle occupation à son tour. Il tira à son tour une plume de son aile, la trempa dans le récipient de peinture noire et tenta de peindre les ailes de Corbeau. Mais Corbeau, fou de joie, continuait de sauter, de bouger et de danser avec ses nouvelles bottes.
Harfang lui demandait de s’arrêter et s’impatientait de plus en plus. L’autre continuait , et plus Corbeau était joyeux, plus il dansait, et plus il dansait, moins Harfang réussissait à peindre de jolis motifs sur le plumage de son ami.
De plus en plus excédé, Harfang prit le récipient de peinture noire et le renversa rageusement sur la tête de Corbeau.

C’est depuis ce jour, que les corbeaux sont noirs. »

Oiseau de septembre

C’est mon Oiseau de Septembre pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux, et, , et aussi.

Oiseau d’aout

Oiseau d’aout. Il tapait le sol avec son bec, il cognait et heurtait la terre dure comme de la pierre. Ça résonnait terriblement sous les branchages.

Oiseau d'aout

Il s’acharnait et décollait juste un peu de poussière. Cherchait-il à boire ou un peu de nourriture? Il n’avait pas plu depuis longtemps. L’air était chaud et l’atmosphère écrasante. Son œil brillait mais ne me voyait pas. Il ne griffait pas le sol de ses pattes, son bec tapait simplement le sol avec entêtement.

Oiseau d'aout

Dans l’ombre des arbustes, j’admirais sa robe bleutée. Son plumage avait de jolis reflets roses sur la gorge et la tête. Soudain son seul œil visible eut des couleurs aquatiques, et l’oiseau se mit à picorer de plus en plus vite. Il suivait une procession de fourmis qui avaient pris possession d’une figue trop mûre tombée à terre. Il les engloutissait rapidement.

Oiseau d'aout

Je l’avais bien observé et j’ai vite crayonné les motifs qu’il avait sur les ailes pour ne pas les oublier. Je ne sais trop s’il était vraiment comme ça. J’ai trouvé à peu près les tissus aux couleurs de ses plumes.

Oiseau d'aout

Oui, il avait cette attitude là. Et la queue fine, bien droite et plus blanche que tout le reste du corps. Je broderai les feuillages qui l’abritaient, et quelques fourmis pour finir cet ouvrage comme les perles d’un trésor qu’il avait trouvé.

Oiseau d’Août pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux. Voici ceux de ce mois, .

Oiseau de juillet

Oiseau de juillet en plein travail devant sa machine à coudre.

Oiseau de juillet

C’est que la mère oiseau va être grand-mère à son tour. Il fait chaud sous ses plumes, mais il faut qu’elle s’agite encore. Elle n’a pas fini ce qu’elle s’était projeté de faire. Elle ne sait pas ce qu’elle a attendu, elle a simplement laissé le temps passer.

D’ailleurs pourquoi dit-on que le temps passe? Il passe où? Si c’est par le trou de l’aiguille, il devrait bien tirer le fil derrière lui, et repasser sur le tissu, elle aurait moins chaud.

Elle est restée les pieds dans l’eau à lire et se remplir la tête d’idées et de nouvelles envies. Elle les a notées, a changé l’ordre des choses à faire.

La mère oiseau s’est assise à nouveau à sa table devant sa MAC. Toucher le tissu lui a donné de nouvelles ailes.

Cet oiseau du mois me ressemble un peu,  pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux.