J’ai le droit de rêver

J’ai le droit de rêver, et j’aimerais être payée pour ça. Je plaisante comme toujours, tu le sais bien, tu y es accoutumée. Il n’y a pas très longtemps que je t’ai fait signe, mais il y a toujours une raison dans ma vie qui me font penser à toi.

Fleurs, plantes, je sais que c’est ton truc. Chez toi, y en a partout. La moindre petite graine de ta main mise en terre donne un arbre en très peu de temps. Et ton jardin est magnifique.

Alors, les Floralies, j’y suis allée en pensant à toi. On en parlait partout comme quoi c’était l’évènement à ne pas louper. J’ai vu que lundi c’était en nocturne, ça allait à point, il ne fallait pas hésiter. C’était la pleine lune, et un aller et retour à moitié prix, c’était une affaire à ne pas manquer.

C’était merveilleux, des animations de toutes sortes, de grands halls décorés des plus belles compositions, des variétés de plantes les plus curieuses venues d’une multitudes exploitations de tous les continents. J’avais mis le dernier foulard que tu m’as offert, il va bien avec ma couleur de cheveux. Et j’avais pris ma deuxième batterie d’appareil photo, mais, arrivée sur place j’ai constaté que j’avais oublié mon appareil, alors voici une carte textile des belles fleurs que j’ai vues. Je te l’offre de tout mon cœur que j’ai apposé au dos et brodé plusieurs fois tout au long des pétales.

J'ai le droit de rêver

J’ai trouvé quelques graines magiques et je te les donnerai quand on se reverra. Comme celles que tu avais dans ton sarrau quand on était petite. J’ai rempli mon sac compressible et tout est à l’abri de l’air et de l’humidité avec mon protège sac pour avion dans l’attente de notre prochaine rencontre.

J’avais emmené mes amies. Je n’avais pas à chercher tous les arguments possibles ni proposer de référendum pour les convaincre de venir avec moi à cette expo sur la Lune. Elles ont cousu elles-aussi ce qu’elles ont admiré. J’aurais envie de transformer mon jardin de la même manière. Ce sont mes copines qui me l’ont suggéré.

J’ai le droit de rêver, et j’aimerais être payée pour ça. Je plaisante et ce courrier arrivera en retard, comme toujours, tu le sais bien.

A bientôt, Mémé. Mille bises.

… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye et pour un défi en quatre étapes proposé par « Tu dines ce soir » avec un peu de retard (je rêvais, sans doute).

Publicités

Broderie blanche – Monogramme sur drap de lit bleu

Ne dit-on pas jamais deux sans trois ? Et oui, j’en ai brodé un bleu!

Je crois que c’est celui que je préfère,

j’ai dessiné les lettres, je n’ai peut-être pas trop respecté la distance entre les lettres, je n’étais pas pro en broderie,

je ne le suis pas plus aujourd’hui, c’était pour moi un plaisir d’essayer cette broderie et de personnaliser mes draps,

j’aime les défis, c’en était un,

et je ne suis pas mécontente du résultat.

Broderie blanche – Monogramme sur drap de lit rose

C’est en repassant ce retour de drap de lit rose brodé que j’ai pensé à le montrer aujourd’hui

Monogramme en broderie blanche sur drap en coton et lin rose… un passe-temps facile à faire au soleil… il n’est pas tout jeune, et c’est peut-être dépassé après tout…

mais il y a déjà quarante ans, et il n’y aura peut-être plus de soleil non plus dans notre ciel,

et mes yeux étaient jeunes encore…

Petits points – Des mots, une histoire 78

Des mots, une histoire … me trottent dans la tête

patchcath

Il pleuvait très fort maintenant, et demain je n’allais pas pouvoir prendre le raccourci par la cambrousse

Mes pensées revinrent à lui, et je me surpris à pigouiller la terre d’un pot de fleurs.

Je n’étais investie d’aucune charge ministérielle, je n’avais aucun devoir envers lui et encore moins la prétention d’être son infirmière . Il avait d’ailleurs assez de vitalité et trouvera toutes les occasions pour ne pas tomber dans la pauvreté.

Sa vie n’était pourtant que marasme. Il avait connu l’irréparable dans un monde glauque au milieu de gens fourbes et  avait rencontré  de nombreux thuriféraires sur leur palanquin.

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 78ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

patchcath

Point de croix – Des mots une histoire 77

Des mots et une histoire … me trottent encore dans la tête…

patchcath

…« Je ne pourrai pas vivre en communauté» a-t-il dit avant d’ajouter subitement comme une détonation « Sans rancune ! », puis il s’était évanoui au milieu des passants…
Je m’étais perdue dans mes pensées. J’étais abandonnée sur mes coussins  et avais écrasé un de mes tétons sur l’accoudoir du canapé. Je me redressai.
Ma tasse vide avait roulé sur le tapis assez épais pour servir d’antichoc.
J’avais encore le goût épicé des muffins à la carotte et au sirop d’érable.
Les heures s’étaient écoulées. La pièce était dans la pénombre maintenant.
L’atmosphère était vitreux. La radio émettait une succession d’airs zouk and blues .
Je ressentais le frais du dehors ; ça venait de la porte de derrière que j’avais laissée ouverte pour ventiler la maison.
Je me levai pour aller la fermer et la cadenasser pour la nuit.
Un escargot s’était logé sur le seuil, je me penchai pour le décoller et le jeter plus loin dans le jardin.
Bigre ! mon mal de dos était toujours là. Un bon massage me ferait du bien, comme ceux de cet été à l’appart des nuitées en Bretagne

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 77ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

patchcath