Point de départ

Tout peut être point de départ de quelque chose.

Ce matin était justement celui d’une fameuse journée. On s’était inscrit pour ce marathon et on avait rendez-vous à dix heures ce dimanche. Assises et silencieuses, nous étions détendues et soulagées d’avoir mené à terme ce défi. On était dans une attente confiante. Tout allait pour le mieux pour chacun, on était fier de participer. Avec les vacances scolaires d’avril et ce jour férié de début mai, ç’avait été un peu agité dans nos têtes et nos actions. Mais nos gestes avaient été précis et ordonnés, ç’avait été formidable à les entendre et on avait bouclé tout ça en un temps record. Une fois installé sur son support, notre ouvrage avait de la gueule. Oui, on peut le dire. Non ce n’était pas une sculpture en argile, je vous vois venir, pas un patchwork non plus, ni du tricot. C’est un livre d’une dizaine de pages découpé de nos quatre mains, avec du collage, de la peinture, des photos, des couleurs, du tissu et des brins de laines (ben oui, petite touche personnelle), etc… sans première ni dernière page, il n’y a pas de début ni fin, ça se regarde indéfiniment… on tourne en rond autour de la table où il est posé… très chouette, je vous dis « point de départ ».

Même si ces jours derniers, les brins de muguet ont été rendus chauves de leurs clochettes par un vent qui n’a pas cessé de mettre le cahot au dehors, c’est une évidence, la journée fut excellente. Notre espérance de cette grosse semaine avait payé. On est revenu avec un premier prix. Enfin, tous en ont eu un, mais nous avons été cités en premier parce que… bla bla bla… on avait pensé à un truc auquel personne d’autres n’avait pensé. Ça mis à part, c’était quand même la présence de tous, les sourires de chacun et cet élan de solidarité qui nous rassemblait, qui faisaient que ce jour fut tellement ensoleillé, comme si un remède avait débarrassé le ciel de ce phlegmon de nuages gris.

Pour répondre aux mots, une histoire chez Olivia et sa récolte-6 et pour parler du marathon de la créativité, avec une illustration d’une des dix pages de ce fameux livre. Celle-ci, d’après l’origine de GC, n’est pas encore finie sur la photo. C’est fou comme tous ces mots collaient bien à l’actualité de ma semaine !

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La tante Bocha et le père Eskia

Je crois bien que la tante Bocha et le père Eskia sont les plus anciens habitants du village aujourd’hui.

Ils n’ont pas toujours habité là. Ma grand-mère les a connus quand ils se sont pointés dans la région. Ils disaient venir d’un pays couvert de cactus et habité par les pires espèces de la terre, et ils avaient aussi précisé qu’ils n’y retourneraient plus jamais. C’étaient des personnes qui aimaient déjà beaucoup plaisanter, alors fallait-il les croire ?

A leur arrivée au pays, elle s’installa dans la grande maison qu’elle occupe encore, pour prendre l’intendance de l’orphelinat qui n’existe plus à ce jour ; et lui l’aidait dans tout ce qui touchait les travaux extérieurs. Il avait également, remplacé le vieux sacristain dès son arrivée, et s’installa à la cure attenante à la chapelle. Il sonnait les cloches aux horaires des offices affichés, tenait entre autres, cette fonction avec sérieux, et laissait quelquefois participer les enfants, ce qui les faisait beaucoup rire. Mais ça ne se fait plus maintenant, car l’église a disparu, elle a été démolie, la cure aussi, et avec l’électrification depuis quelques bonnes années déjà, il a quitté la cure et habite le moulin. Il le fait fonctionner avec ses petits-neveux, comme il aime à dire, qui sont adultes maintenant mais dont on ne leur connaît ni l’Eve ni l’Adam.

Même si ces deux personnages ont toujours semblé bizarres et originaux, elle avec sa grosse chevelure d’un rouge naturel très vif et lui avec ses gros biscoteaux, ils se sont bien adaptés et ont tout faits pour être adoptés par la population. Ils sont très sympathiques, ont toujours aimé les enfants, et pourtant n’en ont jamais eus. Ils sont très attachés l’un à l’autre mais n’ont jamais vécu ensemble. Il s’est dit à l’époque, qu’ils auraient peut-être été frère et sœur, tout du moins ça apaisait les esprits de le croire. Aujourd’hui, on s’en moque carrément.

Pourtant, à ce qu’il paraît, lui était prêtre défroqué quand on les a connus. Ça faisait sourire dans le village, mais de son passé à elle, personne n’en connaît rien. A ce qui se disait quand même c’est que c’étaient de grandes cicatrices qui lui barraient le visage quand ils sont arrivés et qui faisaient sursauter ceux qui la regardaient pour la première fois malgré son sourire. Elle a toujours souri, si bien qu’aujourd’hui celles-là se sont estompées et ont pratiquement disparu dans les plis de ses rides. Ou on s’est peut-être simplement habitué à sa figure fripée et son regard tendre reste le plus doux à voir.

On en a raconté des choses sur ces deux phénomènes, et inventé des secrets à leur sujet qu’on aurait bien voulu connaître et dévoiler… Il n’y avait sans doute rien d’exceptionnel à découvrir. Ces gens sont simples, et faciles d’abord. Lui est impressionnant de corpulence, et de sa voix grave, il sait raconter comme personne, des histoires toujours nouvelles et un peu effrayantes qu’on aime écouter à la tombée du soir ou durant les nuits d’été. Elle, a plutôt une voix rauque et suave, dont les jeunes enfants savourent quand elle entonne des berceuses pour les rassurer ou les endormir. En tous cas, un grand nombre de ces tous petits qui ont grandi dans la grande maison, reviennent leur rendre visite au village, et chacun a un métier ou est artisan de la vie à sa manière. Je ne sais pas pourquoi on les appelle comme ça ces deux-là, et je doute que ce soit leurs vrais noms, mais peu importe ça leur va bien.

Si je vous parle d’eux, c’est que justement comme chaque année à cette saison quand le printemps est là et qu’on est passé à l’heure d’été, tante Bocha a envie de renouveau. Elle sort alors ses fourneaux hors de sa maison, les protégeant sous la tonnelle pour un grand ménage et pour faire plus de place à l’intérieur. Elle a de la force et du caractère. Elle tient à remettre en marche, à la mode d’antan, les deux fours du village bordant la grande propriété, et ce, jusqu’au prochain changement d’heure. Du bois de chauffe est toujours prêt dans les abris sur les côtés. On n’a plus qu’à apporter les plats à cuire et étendre ou dresser les grandes tables et les bancs.

C’est une habitude au village, que la communauté vienne à la belle saison se servir des fours et cuisiner ensemble pour tous. Des senteurs et de bonnes odeurs envahissent l’air ambiant, le tintamarre des conversations et les rires des enfants colorent les jours et claironnent comme une fanfare jusqu’aux soirs, même tard au milieu de la nuit. On trouve le sommeil, ou on en sort, comme on peut. D’ailleurs, cette pratique est devenue un rituel auquel les gens du pays ont donné un nom spécial pour cette moitié d’année, « les fours mi-temps Bocha », où l’on vit et se retrouve autour des fours. On aime l’entendre rire de toute sa gorge et dire que tout ce remue-ménage l’enchante, que le retour des beaux jours lui font du bien, que ce brin de folie épice sa vie et que c’est le Père Eskia qui apporte tout le piquant dont elle a besoin à ses jours et sa vie.

Non en fait, si je vous ai parlé de ça, c’est parce que le piaillement des oiseaux à l’aube m’a réveillée, que je me suis levée trop tôt et qu’en plus j’ai trouvé des fourmis autour du pot de miel, sans doute mal rebouché lors d’une utilisation précédente. J’ai eu soudain la tête comme remplie d’oursins et d’orties tant j’étais énervée.
Et je me suis rappelée du poème d’Aimé Césaire proposé par Anna Coquelicot pour l’Agenda Ironique d’avril. Avec des mots comme ça, Aimé, Coquelicot, ironique, comment ne pas se calmer, sourire à nouveau et admirer la Nature ?

Le voilà ce poème d’Aimé Césaire, qu’il a intitulé : -Insolites bâtisseurs-
tant pis si la forêt se fane en épis de pereskia
tant pis si l’avancée est celle des fourmis tambocha
tant pis si le drapeau ne se hisse qu’à des hampes desséchées
tant pis
tant pis si l’eau s’épaissit en latex vénéneux
préserve la parole
rends fragile l’apparence
capte aux décors le secret des racines la résistance
ressuscite autour de quelques fantômes plus vrais que leur allure insolites bâtisseurs—

C’est ma façon de sourire à la vie et de répondre à Anna Coquelicot qui nous proposait de traiter des épis de pereskia et des fourmis tambocha, de chercher à connaitre cette faune et cette flore, en prose ou en vers pour l’Agenda Ironique d’Avril.

 

Meilleurs vœux pour l’an dit neuf

Adieu l’an dit huit et lundi vieux, et Meilleurs vœux pour l’an dit neuf

Meilleurs vœux pour l'an dit neuf

 

J’avais écrit tout au long de décembre pour l’Aönd et annoncer la fin du mois, de l’année et le début d’une autre saison : Quand la nuit tombe, en fin de journée, la maison est tranquille, on entend la neige tomber doucementTout le monde s’affaire pour confectionner un bon repas, préparer des chants et décorer le sapinDes petites choses à ne pas oublier : écrire une lettre au Père Noël, emballer les cadeaux, accrocher les chaussettes à la cheminée, allumer les bougiesUne fête sous les lumières, une arrivée préparée tout au long du mois. Avec des gourmandises, des douceurs, de la tendresse et la fête sera parfaite. Avent, il y a l’après : Hiver de ma vie. Dans l’interminable jardin d’hiver, un peu avant minuit, nous irons où le soleil vient tard .

Je fais le vœu de ne pas perdre de temps, faire ce que j’aime, suivre mes désirs, profiter de la vie jusqu’au dernier flocon… Je vous souhaite une très belle et bonne année 2019.

Adieu l’an dit huit et lundi vieux, et Meilleurs vœux pour l’an dit neuf, que cet an dit neuf apaise nos peines et nos douleurs, qu’il fasse rejaillir sourires et rires et bonheur dans notre cœur pour toute une année de douceur… ¸¸.•*¨*• ☆

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Les plumes du 15

Elle découvrait les nouvelles pages de son mensuel « des pattes et les plumes du 15 Rue du Cheptel ».

Les plumes du 15

Elle se régalait des blagues et des bulles et souriait en dégustant sa faisselle avec un peu de miel qui accompagnait son thé du matin.

Ces épisodes actuels mettaient en scène une kyrielle de bestiaux : une tourterelle jouvencelle et cruelle et une vieille sarcelle caractérielle. Sur cet archipel artificiel, des poules y vivaient avec un coq exceptionnel, qui flattait ces donzelles mais ne se privait pas de dire combien ces femelles lui broyaient la cervelle et lui rebattaient les oreilles. L’ambiance était conflictuelle à souhait. C’était un duel perpétuel et un flot d’injures torrentiel entre ces demoiselles. Elles s’évertuaient pourtant à pousser telles des brelles pour pondre toujours la même voyelle et con-sonnaient avec leur voix de crécelle : « mais Keskeskeskessebordeeeeeel ».

Elle aurait voulu que cette lecture soit éternelle.

Mais il fallait se mettre en selle après cet instant très personnel. Elle attendait qu’Annabelle l’appelle pour aller faire 2 ou 3 pas avec elle. Où iraient-elles ? … à la chapelle, leur petit tour habituel où la vue était imprenable.

Elle sortit donc la grande gamelle. Un pique-nique pour deux, avec des radicelles de légumes qu’elle avait mis à suer dans du gros sel, des vermicelles de riz et quelques fruits coupés en cubes, tout ça bien ficelé pour une salade colorée. Elle glissa de la ficelle pour rapporter des bagatelles, et son gilet de flanelle si la couleur du ciel chancelle.

Accompagnées du chien Fidèle, elles partirent quand sa jumelle arriva. Celle-ci avait pris son matériel usuel avec l’intention de peindre une aquarelle pour Adèle. C’est vers la petite stèle dans la roche du castel qu’elles stoppèrent. Sous une tonnelle de feuilles, la lumière était bonne et elles apercevaient la passerelle au loin, c’était parfait. Au retour elles sifflaient et causaient rapportant un fameux cadeau dans un sac à dos aux nouvelles bretelles confectionnées de la veille.

Au détour d’une ruelle, elles s’attardèrent à admirer le va et vient d’une d’hirondelle sous le préau de la maternelle. Puis sa sœur la quitta pour son cours de violoncelle. Elle cueillit quelques nigelles et fit un beau bouquet.

La promenade de l’après-midi était vraiment la plus belle de la semaine.

Maintenant, assise sur la balancelle en profitant des branches qui lui servaient d’ombrelle, elle sirotait une citronnelle et dégustait des mirabelles des yeux, celles qui prenaient formes sur l’arbre en face d’elle.

Elle avait étalé la nappe en dentelle sur la table et préparé le goûter des petits qui passaient en sortant de l’école : des croquants aux brimbelles embaumaient la cuisine et la cannelle infusait dans du lait. Pour une grosse faim, il restait du flan au caramel.

Elle les entendait : ils arrivaient en ribambelle claironnant la ritournelle actuelle des voyelles qu’ils préféraient. Quand ils ouvrirent le portail dans un battement d’ailes, des étincelles brillaient dans leurs yeux.

Un joli clin d’œil à Asphodèle que propose Mindthegap

 

 

Tout ou rien

Tout ou rien

Tout ou rien

J’ai connu un chien qui se nommait « Rien », il ne répondait pas souvent à son nom, ni au mien non plus… à rien en fait. J’aurais préféré « Foulcan » mais il serait resté, ça n’aurait rien changé. On l’appelait « Toutou Rien ». Il faisait ce qu’il voulait, souvent rien de bien.

Il était moche et ressemblait à tout autre chose qu’un chien…  « Il est pourtant gentil » disait Jean et tous les gens d’ailleurs, ici, si si…

Et on le trouvait un peu sot aussi. Ah! des sauts, il en faisait, il sautait haut et s’accrochait aux bras et aux bas des manches des dames, à leurs bracelets et leurs sautoirs, elles sursautaient, leurs cris fusaient comme des pétoires, les perles tombaient par terre; elles, les femmes se laissaient choir, et leurs brillants roulaient dans les coins sombres. Lui avait compris qu’il serait puni et filait dans l’ombre.

Il faut qu’j’vous dise, Rien, il était noir. De l’ombre et du sombre, il y en avait, c’était l’été! Mais quel été! Il pleuvait tant qu’on sentait bien que l’hiver était proche. L’eau du ciel était gelée alors qu’on aurait dû manger des glaces. Y a plus d’saisons. Tout était gris, même les idées et les pensées et d’autres fleurs, on les cueillait pour égayer et Toutou Rien les déterrait, on se fâchait et rien n’était panser.

« Trois beaux jours suffiraient », disait Jean qui revenait de brousse, « du jaune du chaud et du soleil ». Je sais ce qu’il souhaitait en regardant sa mousse « un verre, du rhum et du sommeil » mais je répliquai en souriant : « Trois fois rien en somme » Et là j’ai vu son œil vert viré au fauve… !!?? Tel un dogue, sinistre et bête comme le chien « Faudrait pas m’épuiser? Je calcule peut-être comme un pied, mais si j’enfile deux chaussures tous les matins c’est que j’en ai deux et c’est pas rien. Alors ne me prends pas pour un pingouin. Si c’est trois fois c’est pas une somme ».

Ce quelque chose l’avait assis. Était-ce la flotte ou le mauvais temps ? Étaient-ce les mois et les ans ?  Il était là à bouger ces doigts comme arthrosés. Dix tentacules qu’il pliait et qu’il comptait. Et je riais intérieurement: « Quel con tu es ».

Je suis partie. Je gardai le silence le laissant là, peut-être las un peu grisé et imbibé. On a beau dire, les Jean et les genres des gens sont différents. Un peu de mots c’est beaucoup trop parfois, un presque rien avait tout effacé. Rien de lui ne m’a suivi, mais Rien, lui, me suivit. Ce chien, je l’aimais bien.

Chez Carnets Paresseux c’est l’AI de juin avec Tout et son contraire ! mais attention, pas tout, tout de suite, ni tout de même, ou tout et n’importe quoi, encore moins tout le monde cherche son chat… On pourra glisser des mots et une photo, les siens ou la sienne, ou pas. Chez moi, c’est le chien et plutôt que Tout, j’ai choisi Rien.

Se mettre à nu

Se mettre à nu… c’est pas facile, j’ai hésité bien entendu. Je ne voulais pas être vue.

Se mettre à nu

Le bon moment j’ai attendu. Turlututu chapeau pointu, je ne sais comment ce jour est venu.

Je n’avais pas mis mes bas et je sortis une jambe: elle fut gelée. Puis j’ai tendu un bras et j’ai pris froid. Et là j’ai toussé mouché craché… ça a continué et bien duré deux ou trois mois.

J’ai réessayé en juin et enlevai mes lunettes. Sans elles rien était net. Je voyais trouble mais j’étais bien. Je restai au dehors, je me sentais pousser des ailes, j’étais légère comme un oiseau dans l’air.

L’air de rien, toujours en juin il faisait chaud, j’ai quitté le haut et montré mes seins. Juste un collier au ton bleuté autour du cou. Collet monté, me direz-vous. Pourquoi pas bien ? Et du coup, si peu vêtus, les autres aussi. Combien ? qu’importe le nombre et les formes, ceux-ci étaient gros tant pis et ceux-là tous riquiqui.  Dommage, aurais-je du cacher les miens ? Non ma foi, c’est chouette ainsi et si tout va bien j’enlève le bas demain.

Se mettre à nu

Oser et divaguer pour répondre à Valentyne et l’agenda ironique et sourire avec une page de mon body-flip-book.

Six nuages s’étirent dans le ciel bleu

Six nuages s’étirent dans le ciel bleu
Deux oiseaux volent et combattent le vent
Le soleil brillera toute la journée.

Six nuages s'étirent dans le ciel bleu

Six adultes qui vivent souvent autour de moi
Deux petits garçons font le bonheur de ma vie
Un nouveau jour commence plein de joie.

Six amis  (et plus) auxquels je tiens infiniment
Pour deux jours de weekend partagés affectueusement
Et une vie entière qui continue allègrement.

Six visages sont terminés
Deux pages seulement sont assemblées
Pour un body flip book de fous rires.

Juste pour remercier toutes les personnes qui m’entourent, avec lesquelles je vis et je ris, à celles qui me liront et celles qui m’ont écrit. Juste pour une journée que l’on voudrait comme les autres.

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