Mes aiguilles à tricoter

Mes aiguilles à tricoter

Mes aiguilles à tricoter

L’or est notre couleur préférée et nous fait penser au soleil.
Elle a choisi d’en mettre juste un peu mêlé à la couleur du ciel.
Ses deux mains nous serrent et nous croisent quand le fil court sur son index droit.

Comme au combat de sabres, on entend le cliquetis du métal froid
Harmonique, harpaillant le fil plusieurs fois pour terminer le rang.
A toute vitesse, les mailles courent sur l’une et dégringolent sur l’autre.
Un jeté par ci, un trou-trou par là, les nœuds s’étirent et se vautrent
Sur le rythme endiablé des vagues et de point mousse, s’étalant
Sur nos deux bras à la fois.
On ne le dirait pas, mais nous vivons de ce mouvement
Ne résistons pas très longtemps
Sans ouvrage sur les épaules

Dans sa boite où elle nous range, on étouffe, on meure
Et nous l’appelons, nous tempêtons en jumelles sœurs.

Malgré tout ça elle ne nous répond pas toujours
Avec les autres aussi, son ouvrage est en cours.
Ravie en tout cas aujourd’hui
C’est avec nous qu’elle rêve, qu’elle crée et qu’elle sourit
En décidant tout de go de tricoter une paire pour ce petit
Assortie à ses yeux, du moins  c’est ce qu’elle dit
Une paire, c’est pas beaucoup, enfin c’est notre avis.

Mes aiguilles à tricoter, je les aime. Ce sont des outils utiles et indispensables. Ils font ma vie, comme mes aiguilles à coudre, mes ciseaux et mon dé. Je raccommode et rafistole. Comme mes lunettes et les livres. Je vois, j’admire et je souris. Comme des casseroles, des assiettes et mes couverts. Je vis quoi, et j’aime ça. Mes outils aussi vivent et parlent. Leurs mots sont en vers, leurs phrases en acrostiche et ma prose en alexandrins quelquefois, car  ici elle nous dit de les laisser parler de nous.

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Le coffre est ouvert

Le coffre est ouvert.

Le coffre est ouvert

Oui, le coffre à souhaits est ouvert. A-t-il été ouvert ou s’est-il ouvert tout seul ? Je ne saurais le dire, bien sûr, puisque je n’étais pas là. Je repassais et j’arrive juste. Passe-poil, le chat, jouait avec ma patte-mouille et m’a attirée ici. Ces pattes sont humides et son poil passe partout.  Oh si c’est lui, misère, il a intérêt à filer droit. Ce n’était pas un coffre-fort, non, un truc tout simple, et je vois bien que ça n’était pas comme ça avant.

Avant quoi ? Ben, il y a peu de temps, j’aplatissais les lisières et suivais le droit-fil sur le linge que je pliais. Regarde et respire. L’air est envahit d’odeurs pâles et de couleurs tendres. Je ne peux pas définir correctement ce qui est apparu. Sans appât rance et de belle apparence. Ça se sent pourtant et ça se voit pour sûr. C’est léger et agréable. Y es-tu sensible? Bof. Vois, ces volutes roses, bleu mauves et orangées qui s’en échappent et qui grandissent. Tiens une petite maison s’élève au dessus d’une brume, la vois-tu maintenant ?

Le coffre est ouvert

Oui. La petite maison, c’est important. C’est le principal pour être à l’abri. Son toit est un livre. Oh ! Les livres qui s’ouvrent et qui étalent leurs pages. Certaines s’en détachent. Il n’y a pourtant pas de courant d’air. Les collines qui se forment ont un air de velours vert. Elles se retournent et offrent des pages à l’intérieur. Des cahiers en tissus comme mes portes-aiguilles. Des mots sont brodés. Lis, les phrases deviennent des poèmes au fur et à mesure que tout grandit. J’étends les bras sur mes aiguilles. Du point mousse pour les bordures, et de la mousse à l’orée du bois. Des arbres apparaissent près d’une barrière, des feuilles tombent et jonchent le sol, des graines ont germées, des tiges poussent et bourgeonnent, leurs feuilles et des fleurs éclosent. Des pétales s’en détachent et s’envolent. Je tourne sur moi-même et regarde en l’air. Des champignons éclatent, le pollen vole emporté vers les nuages en boules de coton. Je ne respire plus depuis un moment, mes oreilles bourdonnent, les muqueuses de mon nez et ma gorge sont irritées, les yeux me démangent et soudain j’éternue violemment. Tout à disparu. Je ne peux rien vous montrer. Il ne reste plus une miette. J’étais toute seule. Mais vous me croyez, hein, que tout peu disparaître après un éternuement ? J’ai cherché pour vous montrer et ça ressemblait un peu à ça.

Le coffre est ouvert

Chez Monesille, cette fois, ce sont les fous qui ont rendez-vous pour l’agenda ironique, c’est ici, et c’est un dessin des chosettes qui m’a inspiré. A tes souhaits, qu’on me dit quelquefois, mais mon plus grand souhait c’est que ce pollen arrête de voler dans les rayons du soleil, ça me rend folle.

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Jeter sa langue au chien

J’ai cherché… et trouvé ça: Autrefois, on disait « jeter sa langue au chien ».

Jeter sa langue au chien

Cette expression avait un sens dévalorisant car à l’époque, on ne « jetait » aux chiens que les restes de nourriture. « Jeter sa langue aux chiens » signifiait alors ne plus avoir envie de chercher la réponse à une question. Petit à petit, l’expression s’est transformée pour devenir « donner sa langue au chat », au XIXe siècle. En effet, à cette époque, le chat était considéré comme un gardien de secrets. Sa parole serait donc de valeur considérable, et il pourrait s’agir en « donnant sa langue au chat », de lui prêter la parole pour qu’il nous donne la réponse à une devinette.

C’est parce que l’Agenda ironique de Septembre voit double et s’énonce en deux parties chez Carnets paresseux et chez l’Écrevisse que cet article débute ainsi.

– Il était une fois… , commença Papa.

Papa avait l’habitude de raconter des histoires sans livre. Les pages étaient seulement dans sa tête. Et il ne retrouvait pas toujours le livre de la veille. Mais ça n’avait pas l’air de gêner les trois fillettes.

– Dis, Papa, tu vas continuer l’histoire d’hier soir ? demanda L.
– Moi j’aime bien les histoires qui font peur, tu sais, ajouta F.
– Y aura-t-il un animal ? osa A.
– Oh oui, un loup. Méchant. Et qui fait peur, continua la cadette.
– Oh j’aimerais mieux un autre plus doux, se permit la plus jeune.
– Mais tu sais Papa, c’était une fillette qui aimait bien les confitures… Tu ne vas pas changer ? s’assura l’aînée.
– Non, bien sûr que non. Je parlerai de cette petite fille… Et il y aura un animal tout doux, bien entendu. Et… ça fera un peu peur…
– Oh non, beaucoup peur! Elle pourrait être dans la forêt. Perdue. Et elle verrait des yeux jaunes et brillants dans la nuit.
– Tais-toi! c’est Papa qui raconte. Et d’abord, elle était dans la cuisine, cette fille. Toute seule. Et sa mère s’était absentée…
– Chut, calmez-vous et je reprendrai l’histoire. D’ailleurs, savez-vous pourquoi elle aimait tant les confitures ?

Il me semble que Papa a retrouvé la page de la veille. Je me suis arrêtée derrière la porte pour entendre ce petit monde. Mon dos a glissé contre le mur sans bruit. Je suis maintenant assise sur mes talons pour écouter à mon tour ce calme de la nuit qui commence. Je perçois leurs respirations régulières et les battements de mon cœur se sont apaisés aussi. Personne ne répond et chacune attend la suite.

– Il faut que je vous dise, poursuivit Papa,  que les confitures qu’elle préférait étaient celles aux fruits rouges. Savez-vous donc pourquoi ?

Je ne pense pas que leur père ait « jeter sa langue aux chiens », mais plutôt qu’il testait à tout moment si ce petit monde était bien à l’écoute ou s’il dormait déjà.

– Plop ! fit le pouce de la cadette arraché de sa bouche avant qu’elle se dépêche d’annoncer: C’est qu’elle aime faire peur et se barbouille de rouge pour effrayer sa mère, peut-être.
– Non, dit Papa en riant très fort, c’est une fameuse idée, mais ce n’est pas l’exacte raison.
– Je donne ma langue au chat, dit soudain la benjamine.
Ce qui ravit Papa qui enchaina.
– C’est que la fillette était née dans une forêt de roses allant du rose le plus pâle au rouge le plus foncé. Elle était toute petite, toujours vêtue de rouge, et avait été nourrie de nectar de fleurs et de fruits par les plus petits animaux des bois. Elle était petite mais un énorme secret entourait  le jour de sa naissance. Bien peu de gens connaissent la vérité. Mais je vous raconterai cela demain. Je vous souhaite une très bonne nuit.
– C’est toujours pareil, émit la grande en recevant le bisou de son père.
– Que veux-tu, tes sœurs sont fatiguées, et toi-aussi je crois, Et vous auriez vite marre de mes histoires si j’en disais trop un même soir, répondit Papa en souriant, et en bordant les draps de ses demoiselles.

Jeter sa langue au chien

Affaire à suivre… pour un agenda tendre.

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ABCD pour un défi

ABCD pour un défi.

ABCD pour un défi

As-tu pu voir pour une suite ?
Ben non, de quelle suite veux-tu parler ?
Comme d’habitude, toujours à l’ouest, tu n’as rien vu rien entendu, démo pourtant, toujours des mots…
Dis-moi tout et parle précisément, construis une phrase entièrement.
Et il faudra voir tout ça aussi (sa main tapotait un tas d’bouquins, faisait un tourbillon de l’autr’), du chanvr’ ou du lin jusqu’au fil tout doux.
Fi de tout ça, ne mélange pas tout, laisse les dicos tranquilles et continue plutôt sur ce que tu me disais.
Guère plus que ce que tu as vu et lu en début de mois, le soleil s’est levé à l’est mais tu n’étais pas levée.
Heu, je suis confuse et gênée mais ça ne me reviens pas, pas de lumière, mon soleil intérieur est éteint sans doute.
Il faut toujours que tu en rajoutes, tu parles de ta honte que tu n’éprouves même pas, cherche un peu bon sang.
J’y suis, crois-moi maintenant, on doit parler des lettres, du monde des phrases, des paragraphes et des chapitres, ouf merci ma bonne étoile !
Ko , tu l’étais presque, en bien peu de rounds, dis donc, il était temps.
Les majuscules et minuscules, oui, ça me revient.
Mais il est un peu tard car tu as trop flâné, alors je te propose de parler des uns et je me charge des autres.
Ne t’agites pas je vais causer, et tout se passera comme sur des roulettes.
On avait pris les majuscules par surprise, te rappelles-tu? écartées sur le début des phrases, elles restent capitales quand même.
Presque, car c’est là qu’est la discorde, regarde sur mes revues de tricotage, seules les minuscules sont utilisées.
Que veux-tu dire ?
Rien d’autre que ça, les explications ne sont données bien souvent qu’en minuscules et en sigles.
Si on abrège chaque mot évidemment, voilà le bon moyen d’y arriver, avec un peu de triche et de fraude…
Tu exagères car on déchiffre ou on comprend les abrégés ou raccourcis appliqués malgré cela.
Une première fois, j’ai osé m’y mettre par envie d’essayer simplement et faire comme toi, j’ai acheté la laine et elle est encore là…
Voilà une bonne chose, aide-moi à finir les quatre phrases ci-dessous et je t’apprendrai à tricoter, ok ?
Wassingue et tapis de bain, comme tu les montres et tu les vantes parfois ?
Xoxo, en majuscule si tu le souhaites, car je vois que tu y portes de l’attention parfois, et je t’aime pour ça, tu sais.
Y a pas de quoi, merci, juste qu’il faudrait être aveugle pour ne pas voir tes aiguilles et tes fils ici.
Zen, il faudra l’être si tu veux découvrir les lettres manquantes dans les explications, et tu pourras les récrire à ta façon de toutes les couleurs en majuscules et minuscules, aux quatre coins de la terre, qu’importe la chose si ça rend la vie plus douce.

ABCD pour un défi

C’est Martine qui proposait le thème de l’Agenda Ironique de ce mois d’aout, ici, alors je tricote, fils et idées, mots et lettres, l’être et maux. Et voilà que j’étais en conversation avec moi-même. Ça n’a plus ni queue ni tête, bien sûr, mais c’est sans importance pour cet agenda. J’ai kiffé, alors j’ai laissé encore un peu mes doigts tapoter sur les touches du clavier pour l’ironie de cet agenda.

 

 

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Délices de mon été

Délices de mon été

Délices de mon été

Aux premières lueurs du jour tous ont bien peu dormi et sont encore tout étourdis de cette folle nuit.

Blessés dans leurs cœurs et mal en point dans leurs têtes, les Minuscules se rendent à l’évidence qu’ils sont encerclés et otages d’ ESON et de ses Majuscules et il est clair qu’aucune sortie facile ne sera possible.

Couverts de boue et d’épines, l’imposant personnage et son armée de géants ne sont pas plus présentables que les petits toujours valides et forts en nombre.

Dans les ronces, les Minus restent tapis, respirent un peu et discutent avec ruse, car s’il y a conflit entre un gros et un petit qui sort vainqueur à votre avis ?

Et oui, un gros costaud, ça fait buz mais bravo à vous !

Fatalement, même si aucune évasion n’est réalisable ni à l’est, ni à l’ouest, pas plus au sud qu’au nord, ce monde des petits a hâte de retrouver sa tranquillité.

Gravement, le chef Tom-pouce s’avance et affirme d’une voix claire au clan adverse que lui et son peuple veulent défendre leurs droits à leur manière pour retrouver leur liberté sans contrainte.

Humblement mais rassuré, il s’avance encore un peu et confirme d’une voix forte que ça doit se faire de façon originale et régulière, puis énonce alors des arguments de poids, malgré sa petite taille, en suggérant d’appliquer les règles de grammaire et du dictionnaire entre eux dans l’écriture de messages sans faute et sans prétention.

Immédiatement, les géants bougent, car seules les phrases commencent pas une majuscule, et s’emportent alors zt bavardent fortement, bien trop sûrs d’eux quand leur chef hoche la tête pour approuver et engager l’autre à développer.

« Justement, voyez-vous, quand vous êtes côte à côte pour écrire les points cardinaux aux quatre coins du terrain, c’est une aberration car en fait ces mots s’écrivent en minuscules, et d’ailleurs le terme et mal choisi, car vous êtes dans ce cas-là des lettres capitales » ajoute-il, en faisant signe aux siens de pousser discrètement les adversaires pour prendre leur place.

Képi sur la tête, les grands placés aux frontières du territoire relèvent la tête et bombent le torse, comme s’ils étaient tous des enluminures, très belles certes mais encombrantes, et rient fort et ne réalisent pas que les petits les poussent au centre et prennent l’endroit.

Lents à se mouvoir, maladroits mais surtout trop fiers et soucieux de se faire voir, ESON et ses sbires cèdent petit à petit sans s’en apercevoir.

Maintenant conforté dans la réussite de son action, le chef des petits ose leur parler des accents et les oblige à les porter ou à se déplacer pour éviter les contre sens.

Néanmoins, pour les aider, il leur cite quelque exemple choisi qui fait rire l’assemblée.

Où étaient bien passés ces attributs qui ne leur servaient à rien d’habitude ?

Pourquoi cet intérêt soudain à ces choses envolées et égarées ?

Quelle importance y a-t-il tout à coup à montrer ces accents disparus ou tordus pendant leur pagaille nocturne ?

Réellement, les minuscules y tiennent, et c’est même un atout de taille.

« Si je demande d’écrire UN CHEF INDIGNE, continue Tom-pouce, comprenez bien qu’il pourrait y avoir erreur d’interprétation »

Toujours dans sa lancée, il donne des exemples et à chaque fois une lettre minuscule remplace une lettre capitale, alors que ce concile s’esclaffe.

Unanimement ils plaisantent et s’égayent, parce qu’ils se trompent et qu’ils dérapent et ils sont sales et restent parfois collés à terre.

Vifs et lestes à la répartie, les mignons gagnent des places et de l’espace alors que les gros glissent et tombent.

Warrantant leur territoire, le petit peuple a finalement gagné et retrouver leur liberté.

Xénophile, tout à coup, il se met à rire et à crier de joie :

« Youpi, regarde ESON, nous te laissons notre pays que tu convoites tant et partons sur le net et sa toile acheter tes pets (*) ».

« Zut, dit l’autre en se retournant vers les siens pour n’en voir que trois debout et valides prêts à écrire le mot FIN.

(*)  http

C’est Martine qui propose le thème de l’Agenda Ironique de ce mois d’aout, ici, alors parmi tous les loisirs et les délices de mon été en voilà un qui m’a bien plu et m’a beaucoup fait rire. Même si au début, je me suis sentie contrainte par cette règle de 26 phrases et des limitations de lettres. Joli défi!

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Tricote un sourire

« Tricote un sourire » proposait, il y a quelques mois un nouveau grand projet. Plusieurs blogs en parlent. A l’aide de petits carrés de laine, tricotés ou crochetés et assemblés ensemble, nous allons être Monet. De grands tableaux vont être confectionnés.

Une mosaïque de laine.

Tricote un sourire

J’ai tellement admiré les précédents travaux que je me suis prise au jeu. J’ai bien sûr recherché quelques restes de laine et tricoté quelques petits bouts à mon tour, que j’ai bien vite envoyés en Normandie. La quatrième news-letter annonçait qu’il en manquait encore, mais il restait encore un peu de temps, alors je m’y suis remise.

Encore une douzaine de carrés.

Tricote un sourire

Les news récentes étaient bonnes, nous sommes Monet jusqu’au bout, et nous serons Monet. Seulement maintenant il faut assembler, on lit, par les mots employés, l’entrain qu’elles ont toutes à l’autre bout du pays. Pour finir cette œuvre et relever ce défi, on peut participer à l’assemblage de blocs de cinq carrés sur cinq lignes et cinq colonnes.

Le facteur est passé.

Tricote un sourire

Alors hier soir, j’étais la plus contente de la terre. Oui, oui, j’avais reçu une belle cinquantaine de carrés à assembler. Tellement heureuse que je les ai admirés d’abord, puis triés par couleurs. Et j’ai assemblé avec plaisir ces beaux carrés, le sourire aux lèvres et dans le cœur.Le colis est reparti ce matin avec ces petits confections. Je suis très heureuse.

Merci.

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L’été de Théodore de Banville #6

L’été de Théodore de Banville #6

L'été de Théodore de Banville #6

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.

 

Ce sera ma participation aux poésies du jeudi chez Asphodèle (et plutôt ici, chez Martine) et au défi du fil DDF#6, avec cette application brodée du bleuet qui arrive à sa fin, le matelassage est pour bientôt, et cet ouvrage ira rejoindre ma collections de fleurs, mon herbier très spécial.

 

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