Si j’étais toi

Si j’étais toi…

Si j’étais toi, je serais bobine
Bien remplie j’aurais bonne mine
et chatoyante pour tes ouvrages
et attrayante, j’aurais pas d’âge

Si j’étais toi
Je viendrai me voir plus souvent
Qu’il fasse beau temps ou temps de vent
Approche-toi sous mon toit

Si j’jette étoile tout là haut
Ce serait les soirs ou nuits d’été
Pour admirer le ciel et sa beauté
Pour aimer la vie et boire ton eau

Si j’étais tout à deux euros
Je serais petits livres évidemment
De haïku et poésie pour ma Maman
Ou de nouvelles pour toi et pleins de mots

Si j’étais toit
Je serais d’ardoise , de chaume ou autrement
Je serais solide à tout moment
Ce serait bien, et toi ?

Si j’étais toile
Ce serait de lin ou crêpe ou soie
Pour des tentures et voiles
ou une chemise et bien chez soi

Si j’étais tout azimut
Je ne serais pas toi mais moi bien sûr
Jamais en rythme, pas à ta mesure
Je me dépêche, voilà la chute

C’est pour répondre à celle qui est loin, Victorhugotte qu’avait sorti son turban, sa boule de cristal et son vieux paquet de cartes.
Et voilà ce qu’elle avait pêché : l’Arcane XVII : l’Etoile. Les consignes étaient celles-ci: « Vous n’y connaissez rien en Tarot ? Moi non-plus. Alors bonne occasion d’imaginer ce que veut bien vous dire cette jeune femme blonde au brushing assez réussi, agenouillée sous une pluie d’étoiles multicolores et peut-être filantes. Elle vous donne dix conseils pour la nouvelle année. Vos dix bonnes résolutions en quelque sorte. Peut-être de boire plus d’eau ? (la main droite) ou de vin rouge ? (la main gauche). A vous de nous dire tout ça sous forme de poème à forme fixe ou non. Il devra commencer par : Si j’étais toi… » Je n’ai pas suivi toutes ces consignes, j’avoue mais j’ai joué, et me suis bien amusée.

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Lutin de Noël

J’étais lutin de Noël ★ ¸.•´.•´¨) ¸.•¨) ¸.•(¸.•´(¸.•´ (¸.•¨¯`♥*  ¸¸.•*¨*• ☆

Lutin de Noel

alors en janvier vous voyez le travail que ça peut représenter. La semaine qui a suivi Noël, on a fait l’inventaire, puis on a fermé les portes des grands hangars et on a fait la fête avec les rennes histoire de connaître un peu mieux les nouveaux, et de passer du bon temps avant qu’ils ne retrouvent les ours en hibernation.

Un petit tour à pôle emploi, histoire d’être toujours inscrit au chômage et au rsa, d’ailleurs ça va changer me suis-je laissé dire, mais c’est pas le sujet pour l’instant. J’ai de toutes façons rendez-vous avec l’écuyère.
Non pas les cuillères. Quoique quand j’y pense, il n’y a que des couverts en argent chez le père Léon. Si Jésus est né dans la paille, lui doit se faire un blé fou avec toutes les affaires qu’on a livrées et qu’on a rachetées juste après pour presque rien par l’intermédiaire du curé… ou de l’abbé. Parfaitement, je les ai bien entendus. Ebay qui disent tous, alors c’est kif-kif, hein ? y a de quoi être embrouillé avec
En attendant, ça n’est pas l’écuyère qui m’attend mais l’amazone. Mais c’est pareil, non ? Ok on ne la voit jamais celle-là et c’est aussi bien parce que ça n’est pas la place pour son cheval, avec les va-et-vient.
Et là c’est toute l’année qu’on transporte et qu’on rapporte. Avec des camions. Des gros culs. On dépoussière. C’est ce qu’on disait jadis quand il neigeait et que la mère Léon secouait ses édredons et faisait tomber les flocons. Et ben là, c’est tous les jours le grand ménage et qu’il neige et que les gens sont heureux, euphoriques. Parce qu’on revend déjà et à prix fort. Car le marché a déjà repris et à plein pot. Alors, moi le lutin, je surveille. Je regarde ce qui n’irait pas. Ce qui ne collerait pas avec l’attente des enfants. Parce que faut pas croire, les jours se suivent et les anniversaires reviennent. Les hommes et les enfants rêvent…
(¯`v´¯)
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Bonjour 2018

Bonjour 2018

2018

Ah, elle commence bien, cette année-ci

Une pleine lune, un beau bébé chez les amis

Gardez la forme, profitez des jours et des nuits

Unissez-vous contre le vent, restez au chaud

Souriez, riez et partagez votre joie

Tenez bon, serrez les mains tendues

Il est là le bonheur, dans les mots des uns et les paroles des autres

Ne fermez pas les yeux, admirez les étoiles et aimons la vie.

Du jour de Noël

Du jour de Noël

Du jour de Noël

Une Pastourelle gentile
Un Berger en un Verger,
L’autre hyer en jouant à la Bille
S’entredisoient, pour abreger :
Roger
Berger !
Legere
Bergere !
C’est trop à la Bille joué,
Chantons Noé, Noé, Noé !
Te souvient-il plus du Prophete,
Qui nous dit cas de si hault faict,
Que d’une Pucelle parfaicte
Naistroit un Enfant tout parfaict ?
L’effect
Est faict :
La belle
Pucelle
A un Filz du Ciel avoué,
Chantons Noé, Noé, Noé !

Poème de Clément Marot extrait de ce recueil des histoires à lire au pied du sapin. En ces jours de pluie et de neige ventés, des lectures pour enfants et des poèmes d’un autre temps ou simplement feuilletage de pages juste pour regarder et commenter les images.

Noël sceptique

Noël sceptique

Noël sceptique

Noël !Noël ! J’entends les cloches dans la nuit…
Et j’ai sur ces feuillets sans foi, posé ma plume :
O souvenirs, chantez ! Tout mon orgueil s’enfuit,
Et je me sens repris de ma grande amertume.

Ah ! ces voix dans la nuit chantant Noël !Noël !
M’apportent de la nef qui, là-bas, s’illumine,
Un si tendre, un si doux reproche maternel
Que mon cœur trop gonflé crève dans ma poitrine…

Et j’écoute longtemps les cloches dans la nuit…
Je suis le paria de la famille humaine,
A qui le vent apporte en son sale réduit
La poignante rumeur d’une fête lointaine.

Jules Laforgue

Les sapins

Les sapins

Les sapins

Les sapins en bonnets pointus
De longues robes revêtus
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les bateaux qui sur le Rhin voguent

Dans les sept arts endoctrinés
Par les vieux sapins leurs aînés
Qui sont de grands poètes
Ils se savent prédestinés
A briller plus que des planètes

A briller doucement changés
En étoiles et enneigés
Aux Noëls bienheureuses
Fêtes des sapins ensongés
Aux longues branches langoureuses

Les sapins beaux musiciens
Chantent des noëls anciens
Au vent des soirs d’automne
Ou bien graves magiciens
Incantent le ciel quand il tonne

Guillaume Apollinaire

Il marchait dans une ville déserte

Sous le soleil, il marchait dans une ville déserte.

Il marchait dans une ville déserte

Une cité blanche, avec de grandes avenues ponctuées de palmiers et d’édifices aux toits-terrasses. Il savait qu’il rêvait mais le rêve était plus fort que tout, formant un univers clos dont il lui était impossible de s’extraire.

Il avançait avec difficulté, sentant ses pas s’enfoncer dans le sol. Pourtant l’asphalte était dur : c’était son corps qui cédait comme de la boue. Ses membres ne contenaient plus ni os ni muscle. La lumière accentuait encore sa déliquescence. Il fondait dans la chaleur…

Il repéra sous les porches des taches brunes qui ressemblaient à des silhouettes. Il s’approcha et découvrit des peaux noircies, graisseuses, clouées aux portes, s’étoilant sur un mètre d’envergure…

Extrait de Congo Requiem de JC Grangé.