Le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc

Le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc.
J’ai ouvert mon protège-livre et j’y ai posé quelques textes originaux que j’ai découverts ici.

Le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc

Douceur du printemps, le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc. Position horizon, je revois l’azur d’un ciel pur. Je me souviens des jeux d’enfant où j’emplissais mon ciel de créatures imaginaires. Elles combattaient mes peurs et y contribuaient un peu, elles gonflaient mes cauchemars et les emportaient au loin. Elles me laissaient croire à une fin joyeuse pour me laisser grandir.

Caresse d’été, le soleil brille et il fait bon. Il fait bon et le temps passe.
J’ai décidé de ranger un peu tout ce que l’on n’utilise plus. J’ai décidé de me séparer des choses que l’on amasse au fil du temps. Je les donnerai à qui saura, mieux que moi, les utiliser. Pourquoi ai-je gardé tout ça? Dans une vie, on ne voit pas toujours le temps passer. Le soleil brille depuis plusieurs jours déjà. Brûlant, énorme, il m’épuise maintenant. Je suis à genoux, je trie encore et je retrouve. Je découvre, je classe et je recycle. Le temps s’est arrêté. L’oreille posée sur le guidon de mon petit tricycle, je fixe l’orange du soleil couchant. Pour respirer un peu et mes yeux pleurent. La poussière des rêves sur mes doigts laisse des traces sur mes joues. Il m’en faut peu. Des cercles se tracent dans ma tête et s’envolent en spirales. Je jouais, je tournais en rond sur mon engin. Tantôt fée, tantôt héros, nymphe des bois ou nymphe des eaux, quel était le plus tendre ou le plus beau? j’étais l’éclair, le plus fort aussi, Nympho Man, heu, non je ne crois pas, Bioman ou Dragon Ball,

Tendresse d’automne, le soleil est là depuis longtemps maintenant, pour chauffer mes vieux os.
La vie ne s’est pas arrêtée. Non. Le temps a suspendu son vol et ces créatures sont toutes parties conquérir d’autres cieux. Je les ai enfouies au plus profond de mon âme. Et un peu à l’intérieur de cette boite que je viens d’ouvrir. Un carnet et des bouts, des morceaux de tout sans couleur et sans forme bien définie. Je brasse ces choses, cailloux et fossiles, des miettes de bois ou je ne sais quoi… Je ne suis plus sûre de rien. C’était avant, dans une autre ère, sur une autre sphère, datant sans doute du jurassique, avec un peu de paléobotanique. Une odeur lointaine s’échappe de ce coffret. Il me semble, mon nez se souvient. Mes doigts frôlent ces restes, ceux d’une racine carrée du 28ème au dessous, ou plus…

Soudain, un froid m’enserre, il déploie ses ailes majestueuses et m’en recouvre sans qu’elles ne me pèsent sur les épaules. Je sens que ma tête se pose contre lui, heureuse de l’avoir et d’être, je sens presque des battements puissants et réguliers. Il m’apprend encore le langage du cœur dans le silence. Nos mots sont suspendus, mais je les laisserai un jour dans mon carnet bleu et orange. Du mieux que je peux. Faut-il pleurer, faut-il en rire? Je n’ai pas le cœur à le dire. On ne voit pas le temps passer.

Ouf, j’ai chaud mais j’ai rangé, et j’ai du m’assoupir un peu aussi, ou j’ai rêvé. Vous ai-je parlé en dormant de l’agenda ironique de juillet?

Ce sera ma prose tendre de l’été pour les rendez-vous de la poésie du jeudi chez Asphodèle et l’Ecriturbulente Martine.

 

L’été de Théodore de Banville #6

L’été de Théodore de Banville #6

L'été de Théodore de Banville #6

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.

 

Ce sera ma participation aux poésies du jeudi chez Asphodèle (et plutôt ici, chez Martine) et au défi du fil DDF#6, avec cette application brodée du bleuet qui arrive à sa fin, le matelassage est pour bientôt, et cet ouvrage ira rejoindre ma collections de fleurs, mon herbier très spécial.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

C’était à Saintes faubourg Berthonnière dans les jardins du Monard tout près de la place Blair

C’était à Saintes faubourg Berthonnière dans les jardins du Monard tout près de la place Blair. Le Monard, o l’est plus reun d’nos jours. On le voit plus, l’ont enterré ou canalisé, qui disent. Ch’ai pas z’avio sous l’cala, mais ça ressemble plus à reun. Y’avait d’la belle herbe qui poussait un temps dans ces jardins, c’était un endroit idéal pour y trouver des piballes en bord de Charente à la bonne saison, puis y z’ont mis les biques plusieurs années durant, juste avec un cheun pour les garder. Des niquedouilles qui savaient pas mettre cette parcelle en valeur. C’est vrai que les adouberies n’étaient pas loin, mais quand même. Si belle et grasse, cette herbe, que certains se permettaient de venir avec leur dail, qu’ils avaient fourbi et affûté, pour la couper et l’emporter pour leurs animaux.

C’était à Saintes faubourg Berthonnière dans les jardins du Monard tout près de la place Blair

Et maintenant c’est un palais qu’ils y ont construit. On ne sait pas bien qui sont ceux-là, mais je savais que ce terrain pouvait être rentable. Entouré de hauts murs, parce que c’est privé, of course, et des palisses bordent cet enclos à l’extérieur pour dissuader quiconque de les escalader. On voit entrer quelquefois de belles nanas, habillées de rouge, paraît-il. Et les gens disent qu’ils ont des crocodiles, laissés en liberté, pour garder la propriété. Des cannibales, Beurnocio. C’est y pas triste si c’est vrai. Quoique, quand j’y pense, j’ai vu l’autre jour… ou j’ai rêvé tant on en parle… enfin ça fait bien trois mois maintenant, une mère et sa fille, sautillant à ses côtés. Des visiteurs surement, parce qu’elles ont sonné et attendu avant de passer le beau et grand portail. La dame portait un gros anorak rouge et des chaussures de la même couleur, et la fille avait l’air d’un petit chaperon rouge sans la galette et le pot de beurre. Le rouge, ma foi, c’était la mode de cet hiver! Elles étaient jolies ces deux-là, au teint praliné, et elles portaient des chausses blanches qui leur donnaient belle allure…. ça se dit encore ce mot-là, non? En tout cas, j’ai pas entendu de cris une fois qu’elles ont été à l’intérieur. Les crocos doivent être en plastique, je vous dis, ou drôlement bien apprivoisés.

C’était à Saintes faubourg Berthonnière dans les jardins du Monard tout près de la place Blair

On ne voit pas grand monde sortir de cette maison. Sans doute le font-ils très tard ou trop tôt pour que je sois levée. J’en aurais fait un hôtel, et j’aurais pu y aller encore profiter de e grand jardin. J’imagine les habitants d’un genre triste et austère. Sans sourire et la mine pincée. Vu la taille de la propriété, ils pourraient bien être huit ou dix familles à vivre là, sans se gêner.
Ah j’en entends déjà qui pensent « mais de quoi j’me mêle ». Eh ben oui, j’pense c’que j’veux, voilà, et je l’écris aussi.
Oui, je les imagine ces gens. Ils doivent être bien sapés. Toujours en costards, de tweed à chevrons ou écossais, et bien taillés en plus de ça. Des chemises blanches pour les hommes, avec boutons de manchettes, pourquoi pas, portant cravate ou nœud pap, ça c’est sûr. J’en mets pas ma main à couper, parce que j’en ai encore besoin mais je les vois bien aussi, les jeunes femmes surtout, en martiens telluriques, tu sais, genre Courrèges. Super endimanchés même si c’est pour pique-niquer dans le jardin. Tu vois ?

C’était à Saintes faubourg Berthonnière dans les jardins du Monard tout près de la place Blair

Et, au fait, pourquoi en suis-je venue à te parler de ceux-là ? Ah oui, c’était à Saintes faubourg Berthonnière dans les jardins du Monard tout près de la place Blair. Le Monard, o l’est plus reun d’nos jours. On ne l’voit plus, canalisé, j’te disais, hein! Ben viens on va y aller faire un tour, histoire de marcher un peu et de prendre l’air.

On est sorti, j’ai pris l’air et le vent. Et le soleil, un peu. Mais je ne suis pas allée dans ce faubourg. J’ai rêvé, simplement, à ma grand-mère et son pays. Des amis sont passés à la maison, et les enfants aussi. On a mangé et on a ri. Les jours sont passés et le temps aussi. Mes petits me manquent déjà. Et puis j’ai couru jusqu’ici. L’été est arrivé. C’est la fin du mois de juin. Le premier semestre se termine… Anne avait donné rendez-vous pour l’agenda. Ironie! allez lire les participations des gais lurons.  Je suis essoufflée d’avoir trop ri en découvrant ces idées saugrenues et rigolotes.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Le Fleuriste et les Légumes

Le Fleuriste et les Légumes

Le Fleuriste et les Légumes

Un Homme avoit un parterre de fleurs
Dont il prenoit un foin extrême
Artiftement il mêloit les couleurs.
C’étoit-là fon plaifir fuprême.
L’or & l’azur, lnège & le corail
Y formoient le plus bel émail.
Tout à côté nôtre Fleurifte
Avoit un Potager dans un état fort trifte.
Il y portoit rarement l’arrofoir.
Les Légumes féchoient. C’étoit pitié de voir
La Laituë & l’Ozeille
Se faner, & baiffer l’oreille.
Il arriva qu’un jour
Le Maître du jardin fe promenant autour,
Un Chou des plus têtus, au nom de l’Affiftance,
Se plaignit de fa négligence.
Pourquoi nous oublier ainfi ?
Ne fommes-nous pas plus utiles
Que ces belles Plantes ftériles,
Qui vous caufent tant de fouci ?
Lorfque vôtre fanté fe trouvoit altérée,
Par quel moïen l’avez-vous recouvrée ?
Au Jafmin, à l’Oeillet avez-vous eu recours ?
Ne fut-ce pas à la Chicorée,
Avec mes autres Sœurs, qui vous prêta fecours ?
Vous en eûtes befoin, & vous l’aurez toujours.
Je ne dis rien de mon ufage.
Vous le connoiffez trop. Sans doute il feroit beau
De voir une Tulipe au milieu d’un potage
Au lieu d’un Chou : cela feroit nouveau .
Mais laiffons là le badinage.
N’ai-je pas eu mainte fois l’avantage,
Avec mon frère le Porreau,
De vous racommoder le timbre du cerveau ?
Jufqu’où va vôtre ingratitude ?
Vous n’avez cependant aucune inquiétude
De nos befoins. Vous nous laiffez périr ;
Tandis que nous voïons fleurir
La Jonquille & la Tubéreufe,
Qui n’ont pourtant qu’un vain éclat,
Et dont l’odeur eft dangereufe.
Le Fleurifte fit peu d’état
Du Supliant & de fes remontrances.
Vous avez pour un Chou, dit-il, trop de caquet.
Taifez-vous : c’eft mieux vôtre fait.
A ces mots, il retourne admirer les nuances
De la Tulipe & de l’Oeillet.
Qu’arriva-t-il ? Nôtre Chou fut Prophète ;
Et ce caprice enfin à Monfieur fut fatal.
Des diverfes odeurs le mêlange l’entête.
Il hume du ferein. Monfieur fe trouve mal.
On court au Potager préfenter fa requête,
Pour lui compofer un boüillon :
Mais tout étoit péri, jufques au moindre Ognon.
On cherche donc ailleurs, & l’on fe met en quête :
Mais Monfieur, pendant ce temps-là,
Droit chez Pluton en pofte s’en alla.

Réglons mieux nos plaifirs. L’Homme vraîment habile
Sçait cultiver l’agréable & l’utile.

Cette fable extraite du livre des fables nouvelles mises en vers par Mr Richer et dédiées à Son Altesse Sérénissime Monseigneur Le Prince de Conty avec Privilège du Roy du 18ème siècle.

C’est en regardant mon potager et mes fleurs que j’ai soudain ressenti une honte semblable à celle que Monfieur auroit dû avoir avant de mouroir. Je l’ai recopiée telle qu’elle avec tout l’humour qu’elle procure quand on la prononce tout haut.
Humour en toute liberté pour répondre aux poésies du jeudi chez Asphodèle, aux rencontres d’Amegraphique chez le petit carré jaune de Sabine et les défis du fil DDF#5 pour ce mois de mai.

 

Mai tout en fleurs dans les prés

Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,

Mai tout en fleurs dans les prés

Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l’air et le printemps et l’horizon immense,
L’horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux.
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l’arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l’ombre et le soleil et l’onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l’amour dans ton cœur.

J’ai choisi un poème de Victor Hugo aujourd’hui, pour la poésie du jeudi chez Asphodèle

Depuis ce 8 mai ils attendaient tous leur libération

Depuis ce 8 mai ils attendaient tous leur libération.

Depuis ce 8 mai ils attendaient tous leur libération

L’information leur était arrivée par la hargne renforcée des gardiens devenus encore plus méchants. Les journées de travail étaient plus longues et les réveils plus tôt. Les ordres étaient plus forts dans leurs oreilles trop sensibles et pour certains, des coups reçus plus durs sur les corps fatigués. Il ne fallait pas réagir à tout ça, il fallait espérer en silence.

Je n’ai jamais sollicité notre père pour qu’il nous raconte ces instants, j’étais trop jeune et il est parti trop tôt. Mais des bribes de paroles ont formé quelques images restées collées dans mon esprit. Je me souviens par contre du ton sérieux de sa voix et ce petit tremblement ému dans le fond de sa gorge. Je n’ai jamais perçu cet évènement dans son intégralité ni sa durée, mais il fallait être bien téméraire en ce temps là.

Ils continuaient jour après jour à vivre dans ces baraquements non loin de Munich et se levaient chaque matin pour aller travailler. Ils attendaient dans leurs cœurs et leurs visages devaient rester impassibles au dehors. Ils n’avaient d’ailleurs aucune idée de la façon ni quand ça allait se passer. Il en parlait avec modestie et soulagement.

Et ça s’est passé en juin, par une fin de chaude journée. Ils étaient déjà rentrés et à peine assoupis quand les avions sont arrivés de l’est. Le ronronnement au loin les avaient faits sursauter. Ils sont sortis et ont très vite imaginé le cauchemar que ça allait être dans peu de temps. Lui avait pris sa valise avant de suivre les autres, et s’était toujours demandé pourquoi il avait eu ce réflexe. Il fallait sortir du camp et ils ont couru. Les engins volaient bas, les bombes éclataient et les rafales les frôlaient. Lui fut projeté à plat ventre et s’est protégé la tête de son bagage un court instant avant de se relever et repartir. Il en parlait avec une pointe d’humour il me semble, comme de tout ce qui s’était bien passé là-bas. C’était la débâcle, qu’il disait. Ils ont traversé les terrains vagues qui entouraient le lieu, puis des champs. Ils couraient encore et sont arrivés vers une forêt. Ils étaient vulnérables et pour éviter de se faire repérer, ils se sont enfoncés dans les bois et ont dit adieu aux lisières des rivières et des arbres. Ils ont trouvé de l’eau et se sont arrêtés pour boire. Bouleversés ils se sont comptés. Il étaient seulement trois du même baraquement que lui. Pris de vertige ils se sont terrés là pour y passer la nuit. Ils n’ont pas dormi, et pas parler non plus. Ils n’étaient pas très inspirés, plutôt vidés. Entendre la respiration des uns et des autres leur suffisait.

Cette nuit-là il était un homme libre, et le lendemain, à ce qu’il disait, il n’avait jamais vu soleil plus brillant et ciel plus bleu. Ils ont marché, ce lendemain et les suivants à travers bois en direction de l’ouest ou du sud. Plus tard ils ont décidé qu’ils ne marcheraient que la nuit et resteraient cachés dans les sous-bois pendant la journée, protégés de celle qu’ils avaient nommée la femme en vert. Certains savaient s’orienter avec les étoiles, ils en avaient parler entre eux, et lui avait repéré une étoile d’argent qui lui porterait chance. Elle lui avait porté chance et il nous l’a montrée. Je la regarde encore les nuits d’été. Ils en avaient arpenté des champs, longé et traversé des rivières, en attendant le prochain pont, le vrai.

C’est ma participation aux Plumes 52 chez Asphodèle avec les mots inspirés du mots Peur: bleu, cauchemar, vertige, avion, tremblement, sursauter, vulnérable, coller, ventre, eau, téméraire, inspirer, méchante, bouleverser, et les trois titres de livre à insérer dans le texte: L’adieu aux lisières (de Guy Goffette) (poésie), L’étoile d’argent (Jeannette Walls) (roman) et La femme en vert (d’Arnaldur Indridaso,) (policier).

C’est aussi ma participation à l’Agenda ironique (mais pas comique du tout et je m’en excuse, j’espère que la douceur de ces chaussons adoucira l’ambiance un peu grise) pour ce mois de mai chez Camille et Émilie, en attendant le prochain pont.

Autoportrait d’une journée en couleurs

Autoportrait d’une journée en couleurs

Autoportrait d'une journée en couleurs

Quand l’aube blanche pointe à l’horizon,
Le temps est passé de rêver en bleu,
Même si de froid virait au violet,
Je dois garder le teint rose et frais,
Et penser en jaune et aux gens heureux.
J’essaie de vivre en vert en toute saison.
Je sais rire en orange de mes déboires,
J’adore aimer en rouge et je souris,
Maîtrise le pourpre qui arrive, assurément,
Sans mystère distraire en marron mon amant.
Tandis que tous les chats redeviennent gris
C’est alors que la nuit tombe noire.

Autoportrait d’une journée en couleurs avec beaucoup d’humour pour répondre  à la poésie du jeudi chez Asphodèle et à AmeGraphique du  le petit carré jaune.

Tout s’est combiné à merveille. Tout d’abord la découverte du défi laine, très tôt ce week-end, chez Anne-Claire que propose « Tricote un sourire » sur le thème de la palette de Monet. Et la pluie de samedi ou le temps changeant du dimanche qui me permettent de chercher les fils et commencer à tricoter les carrés. En revenant sur le blog. je relis et réalise que ce serait bien d’écrire pour ce rendez-vous poétique de jeudi. Et c’est Ame graphique qui m’inspire le titre.

Et le défi du fil me rattrape, vous trouverez tout ça ici.