Juste de la glace

Just ice. Juste de la glace. C’est ce qu’il avait répondu quand on lui avait demandé ce qu’il prenait avec son whisky. Il avait cassé un morceau pas plus gros qu’un glaçon de la carotte de glace extraite du sol. Il observait les bulles que le glaçon dégageait, comme du champagne dans son verre. Il eut « l’intuition qu’elles conservaient des archives uniques : la composition de l’air du passé », c’est ce qu’il confia plus tard avec des yeux encore pétillants.

Juste de la glace

Just ice. Juste de la glace. C’est ce qu’il voyait autour de lui. Il avait pensé ajouter « et un bretzel ». Il rêvait de justice et de liberté. Il avait rêvé de respect mutuel, pour et entre les hommes et les animaux. Il n’y en avait pas beaucoup autour de lui, et pensait à eux. Il les avait entendu parler longuement de préservation de l’environnement et de la sauvegarde des espèces. Il avait pensé et leur dirait que « seule une inflexion massive et globale des politiques économiques et environnementales permettrait de contenir le réchauffement sous la barre des deux degrés ».

Just ice. Juste de la glace et beaucoup d’eau. Il était rentré maintenant. Ils l’avaient attendu et espéraient… Il leur disait: « je commence à avoir espoir. Je crois que l’homme va se redresser. L’homme va trouver la solidarité qui mènera les gens qui vivent sur cette planète vers un autre type de comportement ». Il sourit ce matin en lisant le journal: « Des archéologues ont trouvé les plus vieux bretzels du monde ».

Just ice. Juste en pensant à C Lorius et au challenge AmeGraphique chez le carré jaune pour ce jeudi.

 

C’est l’histoire d’une petite fille qui aimait les confitures

C’est l’histoire d’une petite fille qui aimait les confitures.

C’est toujours ainsi que je commençais une histoire à mes enfants quand ils m’en demandaient une. Elles souriaient bien sûr, parce qu’elles savaient ce que j’allais leur raconter.

C'est l'histoire d'une petite fille qui aimait les confitures

Elle ne pensait qu’à ça. Elle les goûtait toutes, et les aimait toutes. Un jour sa maman venait de terminer de les mettre en pots et devait s’absenter pour faire des courses, et les avait placés encore chauds au dessus du buffet pour les préserver de la petite gourmande. Papa restait là, dans son atelier, en cas de besoin.

Elle n’aurait pas besoin d’aide. Sitôt sa mère sortie, elle ferma la porte de la cuisine, et rapprocha la table du buffet. Elle commença par échafauder une chaise sur la table, un gros livre sur la chaise, une boite sur le livre, de plus en plus haut et jusqu’à ce qu’elle puisse atteindre les pots en se mettant sur la pointe des pieds…

et là, commençait vraiment mon histoire… elle n’était jamais la même… Je divaguais, inventais un nouveau personnage qui entrait dans la cuisine… Ce qu’elles aimaient le plus, c’est quand ce nouveau personnage leur ressemblait étrangement… Surtout il ne fallait pas que l’histoire se termine vite, elles aimaient que j’en ajoute encore et encore…

Voilà c’est l’histoire d’une petite fille qui aimait les confitures… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye.

Fallait la voir croiser le fil et courber le fer

Fallait la voir croiser le fil et courber le fer, « Facile » qu’elle disait avec un grand sourire,
Accrochant les boucles entre elles, Agile de ses doigts magnant les pinces
N’hésitant pas à cacher les extrémités dans les vrilles, N‘évitant rien pour les croquer
Ni le gros nez des uns, Ni les grandes oreilles des autres
Y en avait pour tout monde, « Yaka bien regarder les gens » qu’elle disait sans jamais vouloir froisser quelqu’un

Juste pour elle qui est venue nous rendre visite ce dimanche. Juste pour toi que j’aime.

Le tag des points contés

Le tag des points contés.

Qu’est-ce qu’un tag ? Un tag est une série de questions qui circulent sur la blogosphère ; une sorte de chaîne. Il est amicalement adressé à des copinautes qui y répondent et qui continuent à le faire voyager sur d’autres blogs. C’est un beau moyen pour tisser des liens. Comment faire ? Suivre les instructions suivantes…

Le tag des points contés

1. Je réponds aux questions en mettant sur mon blog un billet avec le logo (ci-dessous) et les questions-réponses.
2. Je préviens l’amie qui me l’a adressé en lui donnant le lien de mon billet.
3. Je sélectionne quelques amies qui seraient susceptibles de vouloir le continuer et je l’adresse à mon tour avec les mêmes consignes, les mêmes questions.

Ce tag débute ici :

1. Appartiens-tu à un club ou patchworkes-tu seule ?
Oui, j’anime un atelier patchwork depuis 20 ans maintenant

2. Combien de temps passes-tu, moyenne journalière, sur tes bouts de tissus ?
Une bonne heure par jour avec mes tissus et du temps bien sûr pour feuilleter les magasines, noter les idées et tracer les croquis.

Le tag des points contés

3. Es-tu vieux tissus de récupération ou dépenses-tu une bonne partie de ta tirelire dans l’achat ?
J’ai commencé le patchwork avec des chutes de tissus de vêtements que je faisais aux enfants. Je suis récupération avant tous, de chemises ou de chutes que l’on me donne. Ils sont tous rangés dans des boites par couleur, et les plus petits morceaux sont regroupés et mélangés dans une seule. Aujourd’hui, il m’arrive d’acheter un ou deux tissus qui me plaisent pour plus tard… quand l’idée viendra…

4. Combien de top te reste-t-il à quilter ?
Si je compte bien… il m’en reste 3 ou quatre…

5. Où les entreposes-tu ? Malle, armoire, boîtes…
Mes patchworks terminés sont là autour de moi dans la maison, je les utilise. Ou j’en ai fait cadeau aux uns et aux autres.

6. Raconte-nous l’endroit où tu couds… Atelier ou petit coin ? Bien rangé ou désordonné ?
Je couds dans la pièce commune avec les autres. J’ai un tout petit espace de manœuvre, avec l’en-cours et le reste dans des placards. Et je range quand je m’étends trop, mais je le fais vraiment lorsqu’un ouvrage est terminé, souvent l’autre est déjà commencé.

7. L’art textile, le patchwork classique, est-ce une vieille histoire d’amour ou est-ce une passion récente ?
C’est de famille, cette façon d’embellir. Chez ma mère et mes grands-mères, le tricot et le raccommodage étaient des occupations utiles avant tout. Elles avaient vite fait d’embellir un accroc par une belle broderie, ou un poignet usé par une autre laine assortie au reste du vêtement. J’ai essayé d’autres activités manuelles, mais je reviens toujours au tissu et la laine. J’aime les toucher, j’aime cette souplesse. Avec le patchwork, je me suis éloignée de la couture utile en prenant le temps. Je joue, j’assemble ce qui n’est pas assorti, je confectionne des choses que l’on n’attend pas, dont personne n’a besoin. Je me raconte des histoires, je fais des essais.

Le tag des points contés

8. Essaies-tu de convertir tes amies ? Celles qui sont bricoleuses mais pas couturières.
Oui, il faut beaucoup de patience. C’est tellement inutile!

9. Offres-tu tes ouvrages ou gardes-tu le tout précieusement et amoureusement ?
Je les offre pour la plupart, à des personnes qui vont les respecter et en prendre soin. Mais il m’est difficile de m’en défaire, je l’avoue.

10. Ton dernier ouvrage ? Couleurs, motifs, dimensions…
Il est en cours depuis septembre, sur le thème du mandala et des neufs vies d’un chat. J’ai tracé le croquis en septembre, et je me suis décidée tard pour les couleurs, j’ai regardé mes restes sans doute. J’ai sélectionné des bleus du plus clair au foncé, je me souviens et pareil pour les verts et puis j’avais acheté 2 tissus, un gris à pois verts et un vert bleu et blanc mélangés, qui m’avaient plus quand j’étais allée chercher des fermetures éclairs pour des petites trousses. Ce sera un ouvrage de 150cm x150cm, j’aime bien cette dimension.

C’est ma participation au tag des Points Contés. C’est Syl qui le propose à ses copinautes.

Je le propose à mon tour à toutes celles qui me liront, qui n’ont pas forcément de blogs, à celles qui font du patch au tricot aussi, à celles qui voudront bien me répondre par un commentaire, à celles qui aiment parler de leur passion. En toute liberté avec le sourire.

 

Si un jour un fil dépasse d’une couture

Si un jour un fil dépasse d’une couture,
Et qu’arrive l’envie de tirer doucement dessus,
Ne le fais pas, disait maman, ne le fais pas,
Parce qu’un fil rebelle comme ça qui dépasse,
On ne va pas se voiler la face,
C’est pas toujours une couture mal cousue…

Si un jour un fil dépasse de son cœur,
Et que vient l’irrésistible tentation de tirer dessus,
Ne le faites pas, disait ma mère, ne le faites pas,
Parce qu’un fil qui dépasse comme ça,
Sur la poche avant de son pardessus,
C’est pas toujours une couture mal cousue…

Si un jour un fil dépasse d'une couture

J’ai saisi ce petit fil hirsute insignifiant
J’ai tiré encore et encore, délicatement,
C’est le fil de ton corps et de ta vie que tu vois là,
Dépassée, je n’en voyais pas le bout,
Une grosse bobine de fil qu’on déroule,
Un tricot qu’on détricote rang par rang…

Un fil dehors, un écheveau dedans,
Et plus je tirais, plus le fil se déroulait,
Ça ne se fait pas, que tu disais, ça ne se fait pas,
J’avais décousu peu à peu mon cœur,
Effiloché, pêle-mêle, un fil enchevêtré.

Si un jour un fil dépasse d'une couture

Le passé, le présent, le futur proche,
Mes peines tissées avec mes joies,
Mes passions brodées avec mes rêves,
On peut y laisser son âme et son corps à cette beauté là
Le fil de la vie sous toutes ses coutures.
Le cœur battu à plates coutures…

Au fil du temps, le cœur recousu,
Tiré à quatre épingles à ce que j’ai cru,
Juste un petit fil invisible à l’œil nu,
J’y fais attention, maintenant,  à ce petit truc-là
Un rêve qui ne tient qu’à ce fil,
Ça j’y tiens.

C’est ma participation au challenge AmeGraphique chez le carré jaune pour ce jeudi d’après le joli poème de Capucine, un billet illustré de mon « paillasson » de pied de biche et ma souris-dé pique-aiguilles.

Un petit poisson un petit oiseau

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

Un petit poisson un petit oiseau

Quand on est là-haut
Perdus aux creux des nuages
On regarde en bas pour voir
Son amour qui nage
Et l’on voudrait bien changer
Ses ailes en nageoires
Les arbres en plongeoir
Le ciel en baignoire

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau

Un petit poisson un petit oiseau

Quand on est dans l’eau
On veut que vienne l’orage
Qui apporterait du ciel
Bien plus qu’un message
Qui pourrait d’un coup
Changer au cours du voyage
Des plumes en écailles
Des ailes en chandail
Des algues en paille.

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

Cette chanson de J Gréco pour le défi des oiseaux chez Albine,  ma broderie inspirée d’un dessin de Geninne.

Layette – Brassière et swing knitting

Layette – Brassière et swing knitting.
Je vous avais montré quelques détails ici.
J’ai découvert cette façon de changer de couleur sur des modèles chez Ravelry pour des mitaines, des chaussettes ou des châles
Pour essayer et voir l’effet produit assez rapidement, il me fallait un modèle de petite dimension.
Une brassière, c’était parfait. Je me suis inspirée de deux modèles que vous trouvez dans mes tutoriels :
celui de la brassière point mousse de 2 couleurs (tuto ici) pour le bas et de la brassière raglan (tuto là) pour le haut.

Layette - Brassière et swing knitting

Je prépare les explications de cette Layette – Brassière et swing knitting qui apparaitra bientôt dans mes tutoriels avec quelques indications pour ce point.