Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Ce matin ne va pas très bien.
Il va visiter le Docteur
Qui lui ausculte le cœur.
Votre cœur va très bien
Il ne ressemble à rien,
Mais il n’a pas son pareil
De Paris à Créteil.
Il va visiter sa demoiselle
Qui lui regarde la cervelle.
Votre cervelle va très bien
Elle ne ressemble à rien,
Mais elle n’a pas son contraire
A la surface de la terre.
Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Est heureux finalement et se sent bien.
Pour l’instant, très joyeux, il n’a plus mal,
le Chat, il est ému, a l’air original
Les idées en folie, la famille s’agrandit,
Enfin Chat, ce sont elles qui lui ont dit.
Le chat qui ne ressemble à rien, aujourd’hui
Partage sa joie, en a parlé à ses amis

C’est le poème de Robert Desnos qui me sourit aujourd’hui et illumine mes ouvrages. Un à un les chats montrent leurs têtes. Je vous rassure, je vais bien et c’est peut-être vrai, je ne ressemble à rien. En tous cas, je vous le dis, la vie me sourit.

Je n’ai jamais vraiment eu d’objectif dans ma vie

Je n’ai jamais vraiment eu d’objectif dans ma vie. La politique, l’économie, la philosophie ne m’intéressent pas. Je ne me soucie pas plus du sort de l’humanité que de payer mes factures d’électricité. On se connaît ?

Non! Je ne peux pas dire que « sur le plan intellectuel, c’est en me laissant aller au fond de l’ennui qu’il m’est arrivé de rencontrer des solutions insolites, tout à fait hors de recherche à pareil moment et dont certaines m’ont valu des raisons de vivre ». Mes préoccupations sont basiques. Je n’apprécie pas particulièrement les gâteaux ni les mets raffinés, parce que je n’en ai pas le goût. Quand on me donne à manger, je mange, et quand on me demande mon avis, parfois, je le donne. Je pisse debout, mais pas très droit. Je vis au rythme de mes besoins primaires : me nourrir, dormir, essayer de me reproduire. Il suffit de m’appeler pour que je vienne. Certains nomment ça de la fidélité ou de l’obéissance : je suis dépendant.

Vous ai-je parler de ma vie ? Je n’ai aucune culture, je n’aime pas lire, je ne range jamais mes affaires, je n’aime pas les chats.

Je n’ai jamais vraiment eu d’objectif dans ma vie

Je peux rester des journées entières sans rien faire. Je suis un bâtard, issu d’une famille nombreuse mais, d’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais travaillé pour autant. Avant, j’avais un foyer, une famille, je m’endormais, au chaud, sur le canapé en cuir du salon en regardant la télévision. De temps en temps, je partais en vadrouille, sans prévenir personne, en général, je rentrais au bout de quelques heures, ou quelques jours, mais il est arrivé que je me perde, de plus en plus souvent, que je ne retrouve plus le chemin du retour, heureusement, il y a toujours eu des âmes assez charitables pour me ramener.

Un matin, alors que je pensais qu’on partait en balade, la voiture s’est arrêtée au bord de la route, on m’a fait descendre, puis la portière s’est refermée derrière moi. Je n’ai pas eu le temps de me retourner, à ma grande surprise, le véhicule était déjà reparti. Au début, j’ai cru que c’était un jeu, mais plus le temps passait plus j’ai commencé à avoir peur. J’avais froid, ’avais faim, et je ne savais pas du tout où j’étais. J’ai essayé de me souvenir du chemin pour revenir, mais je me suis perdu encore un peu plus. J’ai avancé au hasard, ah! je m’en suis posé des questions, j’ai eu le temps de méditer plus que de raison. Les idées tourbillonnaient sous mon turban, j’en avais de la fièvre, les tempes me brûlaient comme les tisons dans l’âtre. J’aurais voulu être un goéland pour voir d’en haut et repérer mon chemin. Au bout de quelques jours, une personne m’a trouvé. J’étais en piteux état, je n’avais rien mangé, et j’avais bu dans des flaques de boues, je me sentais malade, désespéré.

Depuis, je vis ici. Je n’ai pas à me plaindre. On me traite assez bien. On me sert ma nourriture dans une gamelle, je n’ai pas de couvert, je ne m’en sers pas. Quand je mange, je fais du bruit et j’en mets à côté. Deux fois par jour, on vient me chercher pour que je me dégourdisse les pattes, on me promène, on me sort. On me laisse aller où je veux, mais bien sûr on me surveille. Il ne faudrait pas que je fugue à nouveau. Je ne suis pas seul, j’ai même réussi à me faire de nouveaux amis.

De temps en temps, de façon inattendue, on m’accorde un peu d’attention, on me fait jouer. Sans être hypocrite, je peux dire qu’un rien m’amuse. Un rien m’ennuie aussi. Je me lasse vite et j’oublie rapidement. Je joue avec mes amis, à des choses simples, qui demandent peu de réflexion. Le plus souvent, l’ambiance est détendue, mais il arrive qu’on ne puisse plus se sentir, alors on grogne, on s’engueule sans raison et, juste après la bataille, on se réconcilie, ou bien j’oublie. Il me semble que régulièrement, on me donne un peu d’affection. Quelqu’un vient pour s’occuper de moi, il me toilette, parfois vigoureusement, il me pique (quel culot !), il me talque, il me caresse, parfois son visage me dit quelque chose, le plus souvent, il ne me dit rien. Suis-je atteint de la maladie de l’oubli ? Je suis content et j’aurais envie de dire merci, alors je sors un peu la langue, je remue la queue : Je manifeste ma joie comme je peux. Je n’ai pas trop d’inspiration mais il me semble que c’est la bonne décision.

Je n’ai jamais vraiment eu d’objectif dans la vie, et quelques fois, je me dis que c’est vraiment une vie de chien. Puis j’oublie. On se connaît ? Vous ai-je parler de ma vie ?

C’est ma participation aux Plumes 41 chez Asphodèle en toute liberté… Je suis en peu triste, car il faudra attendre un mois pour les prochaines plumes. Ce sera le printemps, les oiseaux feront leur nid, on trouvera quelque plume au bord de la table avec ses mots. Cette fois-ci, c’étaient « question, inattendu, merci, gâteau, méditer, souplesse, culot, surprise, hasard, décision, inspiration, trouver, hypocrite, goéland, bataille, réflexion, objectif, tourbillonner, turban, tison »

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Non l’esprit n’est pas encore là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats
Que le chat gâcha.

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Le médium était concentré
L’assistance était convulsée
La table soudain, a remué
Et l’esprit frappeur a frappé

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Puis un souffle étrange a passé
Une ombre au mur s’est profilée
L’assistance s’est mise à trembler
Mais le médium a déclaré …

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Alors en rond on se remit
Et puis on attendit l’esprit
Quand une dame poussa un cri
En disant je le sens c’est lui

Une voix dit miaou me voilà
Quelle drôle de surprise
Car l’esprit s’était caché là
Dans la queue du… dans la queue du… dans la queue du chat.

Chanté par les Frères Jacques. Ce sont les broches de Nadine (ici) qui m’ont inspirée ce petit chat. Dans l’esprit de Noël, ce peut être une ID pour faire plaisir, et un autre pour le thème de l’année de notre Atelier Patchwork.

Tricot en cours – Tout juste commencé

Tricot en cours – Tout juste commencé, et je n’ai que mes deux mains pour avancer, alors j’ai le temps d’en reparler. Est-ce le tissu et ces chats, ou la lenteur dans cet ouvrage qui me firent penser à cette fable?

Tricot en cours - Tout juste commencé

Le singe et le chat

Bertrand avec Raton, l’un Singe, et l’autre Chat,
Commensaux d’un logis, avaient un commun Maître.
D’animaux malfaisants c’était un très bon plat;
Ils n’y craignaient tous deux aucun, quel qu’il pût être.
Trouvait-on quelque chose au logis de gâté ?
L’on ne s’en prenait point aux gens du voisinage.
Bertrand dérobait tout ; Raton de son côté
Était moins attentif aux souris qu’au fromage.
Un jour au coin du feu nos deux maîtres fripons
Regardaient rôtir des marrons ;
Les escroquer était une très bonne affaire
Nos galants y voyaient double profit à faire,
Leur bien premièrement, et puis le mal d’autrui.
Bertrand dit à Raton : Frère, il faut aujourd’hui
Que tu fasses un coup de maître.
Tire-moi ces marrons; si Dieu m’avait fait naître
Propre à tirer marrons du feu,
Certes marrons verraient beau jeu.

Tricot en cours - Tout juste commencé
Aussitôt fait que dit: Raton avec sa patte,
D’une manière délicate,
Écarte un peu la cendre, et retire les doigts,
Puis les reporte à plusieurs fois;
Tire un marron, puis deux, et puis trois en escroque.
Et cependant Bertrand les croque.
Une servante vient: adieu mes gens. Raton
N’était pas content, ce dit-on,
Aussi ne le sont pas la plupart de ces Princes
Qui, flattés d’un pareil emploi,
Vont s’échauder en des Provinces,
Pour le profit de quelque Roi.

de Jean de la Fontaine

Le cochet, le chat et le souriceau

Le cochet, le chat et le souriceau

Un souriceau tout jeune, et qui n’avait rien vu,
Fut presque pris au dépourvu.
Voici comme il conta l’aventure à sa mère.

Le cochet, le chat et le souriceau
J’avais franchi les monts qui bornent cet État
Et trottais comme un jeune Rat
Qui cherche à se donner carrière,
Lorsque deux animaux m’ont arrêté les yeux ;
L’un doux, bénin et gracieux,
Et l’autre turbulent et plein d’inquiétude.
Il a la voix perçante et rude ;
Sur la tête un morceau de chair,
Une sorte de bras dont il s’élève en l’air,
Comme pour prendre sa volée ;
La queue en panache étalée.
Or c’était un Cochet dont notre Souriceau
Fit à sa Mère le tableau,
Comme d’un animal venu de l’Amérique.
Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras,
Faisant tel bruit et tel fracas,
Que moi, qui grâce aux Dieux de courage me pique,
En ai pris la fuite de peur,
Le maudissant de très bon cœur.
Sans lui j’aurais fait connaissance
Avec cet Animal qui m’a semblé si doux.
Il est velouté comme nous,
Marqueté, longue queue, une humble contenance,
Un modeste regard, et pourtant l’œil luisant :
Je le crois fort sympathisant
Avec Messieurs les rats ; car il a des oreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
L’autre m’a fait prendre la fuite.
Mon fils, dit la souris, ce doucet est un Chat,
Qui sous son minois hypocrite,
Contre toute ta parenté
D’un malin vouloir est porté.
L’autre animal tout au contraire,
Bien éloigné de nous malfaire,
Servira quelque jour peut-être à nos repas.
Quant au chat, c’est sur nous qu’il fonde sa cuisine.
Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger des gens sur la mine.

Fable de Jean de la Fontaine

Pourquoi dit-on que le chat a 9 vies ?

Pourquoi dit-on que le chat a 9 vies ?

Il existe au moins 2 légendes qui font penser que les chats ont 9 vies.

La première c’est qu’il y a environ 3000 ans les Égyptiens avaient remarqué que les chats étaient très résistants à la mort.

Ils vénéraient ces bêtes et disaient que les chats avaient 9 vies, car ils étaient capables de se sortir de situations critiques…

Pourquoi dit-on que le chat a 9 vies ?

Mais pourquoi 9 ?

A cette époque, on croyait que le 9 était un chiffre mystique et, par là même, porte-bonheur. En effet, le 9 est composé de trois trois, une triple trinité en quelque sorte.

Le nombre de vies des chats découle donc de cette croyance.

Pourquoi dit-on que le chat a 9 vies ?

Dans le monde arabe, on dit que le chat n’a pas 9 vies même 7 âmes, enfin on le dit, et on peut écrire peut-être qu’il y a une vie neuve pour cette âme…

C’est une courte pointe que j’ai confectionnée pour Léa et qu’elle dépose souvent sur ses genoux les soirs d’hiver.

 

Challenge Animaux – La chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams

Pour mon nème livre du Challenge Animaux, je vous parlerai à nouveau de chat. Aujourd’hui j’ai choisi pour ce Challenge Animaux – La chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams parce qu’en plus mis en théâtre à Grignan, dans le cadre des fêtes nocturnes de l’été

Cette pièce courte est plus connue au cinéma, interprétée par Paul Newman et Elisabeth Taylor.

On y voit un couple et sa famille… Leur ami est mort, lui boit, son père est malade, sa mère ne veut pas y croire et il sera question d’héritage… Une ambiance familiale difficile à vivre avec des non-dits, des pas assez et des trop (dits).

J’ai relu ces 150 pages avant d’y aller avec beaucoup de plaisir. J’ai encore plus apprécié cette mise en scène moderne qui ne collait pas exactement au texte, mais quel coup de jeune dans ce cadre féérique. C’est vrai, il fallait l’accepter et je me suis laissée emportée.

challenge animaux chatte toit Tennessee Williams

C’est Sharon qui le propose jusqu’au 31 décembre 2014 !!
L’objectif  : lire des livres dont le titre comporte un nom d’animal ou dans lequel l’animal tient une place importante. Les animaux imaginaires sont acceptés.
Tous les livres sont acceptés, du roman aux albums en passant par la BD et le théâtre.
Voici les catégories : Garfied : 2 livres à lire  Chat du Cheshire : 4 livres à lire  Bagheera : 8 livres à lire  Roi Lion : 12 livres à lire  Saphira : 20 livres ou plus