Mi-avril et pas un nuage à l’horizon

Mi-avril et pas un nuage à l’horizon. C’est sûr ici, le vent du nord est là pour les chasser.

Et toujours pas de giboulée, non plus. C’est une année vraiment extraordinaire.

Alors, ne perdons pas le nord et prenons le fil pour aller plus vite au jardin tricoter un peu, histoire de se délasser après un enregistrement rigolo, mais assez contraignant pour une vidéo un peu spéciale.

Je ne perds pas le fil et prends mes aiguilles pour faire une sorte de riboulaine à ma façon, et essayer de cacher nos faces de zébu.

Comme le temps est presque à l’été, et qu’il faut que tout se lave à grande température, j’ai trouvé du coton, à peine 20g en tout et pour tout.

Et j’ai commencé par monter 54 mailles avec des aiguilles n° 2,5.

R1 : tricoter tout à l’endroit
R2 à R6 : répéter le R1
R7 : tricoter 49m end, retourner le travail
R8 : tricoter 44m env, retourner le travail
R9 : tricoter tout à l’endroit
R10 : tricoter tout à l’endroit
R11 : tricoter 5m end, tricoter 44m env, tricoter 5m end
R12 : tricoter tout à l’endroit

R13 à R24 : répéter 2x( de R7 à R12)

R25 : tricoter 49m end, retourner le travail
R26 : tricoter 36m env, retourner le travail
R27 : tricoter 28m end, retourner le travail
R28 : tricoter 36m env, retourner le travail
R29 : tricoter tout à l’endroit
R30 : tricoter tout à l’endroit
R31 : tricoter 5m end, tricoter 44m env, tricoter 5m end
R32 : tricoter tout à l’endroit

R33 à R72 : répéter 5x( de R25 à R32)

R73 à R84 : répéter 2x(de R7 à R12)

R85 à R87 : comme R7, R8 et R9
R88 à R92 : tricoter tout à l’endroit
R93 : arrêter toutes les mailles.

Faites une chaînette de 30cm pour chacun des 4 coins qui seront les attaches de ce masque.

Vous pouvez doubler ce masque d’une fine toile comme un mouchoir cousu à grands points.

N’oubliez pas de le laver très souvent.

J’ai pensé à toutes celles qui sont plus à l’aise au tricot qu’en couture. Gardez-vous en bonne forme.

Et Merci, Dane qui m’invite à sa participation à son défi ici.

Comme chacun un peu marri ma foi

Dans cette atmosphère délétère, je suis comme chacun un peu marri ma foi.

Après avoir voulu et tenté en vain de piocher la terre plusieurs fois,
J’ai jetai mes graines au vent, finalement, comme ça.
Puis rentré, me suis penché sur des livres, vieux extraits aux yeux des gens parfois
Ai relu le prologue de l’évangile de Jean avec attention, mais seulement une fois,
et encore l’Ours et l’Amateur de fleurs de l’autre Jean, c’ui-là deux fois, je crois
en cherchant, du fond de ma grotte, quelque vaticination à tout ça, ‘ya de quoi !
Une barrière peut-être ou un remède de guérisseuse. Pourquoi pas ?

Pour répondre aux mots, une histoire chez Olivia avec les mots de la récolte 44 (délétère, terre, extrait, prologue, grotte, guérisseuse, ours, atmosphère, vaticination, marri).

Au pied du buffet d’orgue

On s’asseyait au pied du buffet d’orgue,

et on allongeait bien droites nos jambes sur le plancher pour calmer notre cœur et apaiser notre respiration. C’est sûr qu’après avoir monté à toute vitesse l’escalier de pierres en spirale, notre trio était essoufflé mais c’était là notre cachette préférée.
Nos forfaits emballés dans une serviette à carreaux étaient posés sur nos genoux. Et on rigolait enfin ! Pas très fiers de nous mais heureux de n’avoir rien renversé, on allait se régaler car on était gourmand. Je ne sais plus qui en premier avait eu l’idée de ce chapardage, mais ce sortilège nous habitait depuis quelques temps déjà. C’étaient les jeudis après-midis que nos mères préparaient  les pâtisseries avec beaucoup d’amour, et dès que l’odeur se répandait dans la maison, c’était très difficile de résister.
On savait que le partage n’allait pas être équitable du tout pour le reste de nos familles, mais c’était plus fort que nous. La mienne ne fut pas dupe et m’expliqua avec douceur que ce maraudage devait cesser parce que ça n’était pas honnête et que c’en devenait écœurant pour la fratrie. Elle a bien du me le répéter dix ou vingt fois sans changement d’attitude de ma part. Comment résister à un tel délice ? Je continuai à voler.
On était trop content de sentir cette odeur de sucre s’échapper de nos serviettes tièdes. L’énorme bretzel qu’apportait Fifi étaient couvert de gros grains de sel qu’on mangeait en premier, avant de le couper en trois et de n’en faire presque une bouchée. Les cookies de la mère de Loulou, tendres à l’intérieur et assez croquants sur le dessus étaient à tomber par terre. Et moi maintenant, j’ouvrais en dernier le sachet de fraises tagada que j’avais acheté avec une pièce de ma tirelire, parce que Maman avait fini par me punir et me priver de dessert si je n’arrêtais pas rapidement ce méchant caprice.

Pour répondre aux Plumes 7.20 chez Emilie avec les mots proposés de la semaine ( pâtisserie, amour, sucre, orgues, sel, fraise, sortilège, caprice, trio, famille, cookie, douceur, écœurant ) sur le thème du délice.

 

Tous aux abris

« Tous aux abris »

Ce n’est pas par mesure de sécurité que ces messages sont diffusés dans nos rues depuis plus d’un an et demi. Nous n’y sommes pas encore trop habitués, mais plus rien ne nous surprend vraiment.

« Kot ». Le petit doigt de Lou est tendu vers l’œil rouge scintillant d’un nouveau petit engin qui nous survole. C’est un drone de couleur noire en forme de tour Eiffel à un seul étage qu’ils ont envoyé cette fois-ci. Une sorte de petit nichoir qui transporte non seulement le coutumier haut-parleur nasillard mais qui protège également une caméra sous son ventre en mode enregistrement à en voir ce petit bouton qui clignote. Nous ne nous étonnons plus de rien, et agissons en mode d’extrême vigilance.

Je suis sur la terrasse avec les enfants. Je porte rapidement mes yeux au fond du jardin sans bouger la tête. Mémé est sortie ramasser quelques jeunes pousses pour préparer une salade à midi. Elle lève la tête. Nos regards se croisent. A l’instant même, elle connaît ma pensée et moi la sienne. Tous nos moindres mouvements vont être épiés maintenant.

On ne se parle plus beaucoup, on répond seulement aux questions des plus jeunes avec très peu de mots. Un semblant de vie en somme car tous nos mots sont écoutés, mémorisés et comptés depuis quelques temps. On l’a su quand on nous a parlé des cabanes bâties à la périphérie. On y loge actuellement les fortes têtes, les grandes gueules qui ont trop causer sans se méfier ou juste parce qu’ils ont cru bon de dire n’avoir peur de rien. On les savait forts, mais d’autres aujourd’hui ont l’autorité. Jusqu’où vont-ils aller dans leur inventivité ?

L’aïeule n’est pas sans ressource non plus dans sa créativité. Je perçois un clin d’œil subtil derrière ses lunettes. J’attrape les petits par le bras pour rentrer dans la maison, car il faut obéir. Les plus grands l’ont fait sans broncher. Obéir vite et savoir courir aussi quand leurs messages se font entendre. On l’a compris très vite, car certaines personnes portent encore la marque des coups suite à un manque de rapidité ou un zèle accentué de lenteur trop excessive. Courir où que l’on soit, et se claquemurer. Mémé n’aime pas que j’emploie ce verbe-là. Je le pense, uniquement. On se préserve. Dans nos paroles et dans nos gestes. Elle parle de se cocooner. Je la vois baisser la tête et prendre l’attitude d’un coureur. Elle a su garder sa douceur et le goût de rire, c’est tout ce qui nous reste et c’est magnifique dans notre vie aujourd’hui.

En réponse aux Plumes 5.20 pour les petits cahiers d’Emilie avec les mots proposés (sécurité, jardin, créativité, nichoir, kot, cocooner, protéger, courir, claquemurer, pensée, cabane, bras, bon), peut-être inspirée de mes lectures et ça peut être une suite à mon texte d’hier.

 

Un saut de dix jours dans le futur

Un saut de dix jours dans le futur

-Que dirais-tu de faire un saut de dix jours dans le futur en une seule nuit, dix jours rayés de ton agenda, sans jamais pouvoir dire hier ou avant-hier !?

-Alors là tant mieux, je serais déjà en vacances, dans un endroit idéal, et une fée serait sûrement venue finir et boucler les projets et ouvrages avant mon départ dans ce délire.

-C’est une réalité, ça s’est vraiment passé, il y a un peu plus de quatre cents ans, quand Henri de Navarre n’avait pas trente ans et n’était pas encore devenu Henri IV, ni père de son fils qui deviendra LouisXIII qui connaîtra d’Artagnan et qui prendra à son service les quatre mousquetaires.

-…ah oui, et quand les quatre filles du docteur March vivaient au bord du lac des Quatre Cantons, hein !? Dis, ces jours ont été effacés pour le monde entier avec du tétrachloroéthylène, sans doute ? On est vraiment dans une tétradimension, avec toi !

-D’accord pour les mousquetaires, autrement tout est vrai. D’abord des pays catholiques d’Europe, comme l’Italie et la péninsule ibérique, ont adopté ce nouveau calendrier du jeudi 4 octobre au vendredi 15 octobre 1582 alors que la France n’a seulement accepté ce passage du 9 au 20 décembre de la même année, juste un peu avant Noël…

-Et bien bonjour pour que les cadeaux soient prêts à temps pour Noël ! Dis, sans rire, je te savais atteint de tétracapillectomie, mais ne serais-tu pas tétraploïde aussi ?

-Tu vois que tu t’y mets ! …puis des pays protestants ont acté ce changement, mais certains ont traîné longtemps les pieds si bien qu’en Russie la révolution d’octobre s’est déroulée en novembre pour les français car le calendrier grégorien n’avait pas remplacé julien…

-Tu vois bien que tu as l’art d’embrouiller les choses, avoue ! Pourquoi Grégorien a voulu rouler et remplacer Julien ?

-… (Rire) pour que notre calendrier, avec une année bissextile tous les quatre ans, et nos saisons soient en phase avec la révolution de la Terre autour du Soleil.

-Je ne vois pas bien l’importance de changer tout ça. On aurait pu rêver de fêter Noël en été ou au printemps sans que rien ne change rien à la Terre et au Soleil.

-Compliquer les choses, c’est le propre de l’humain et je pense qu’un poète de l’époque a du vouloir en parler dans une suite de quatrains intitulée « contre la présence réelle », regarde ce que j’ai trouvé et ça commence comme ça :

« N’est-ce point sans raison que ces champis désirent
Etre sur les humains respectés en tous lieux,
Car ils sont demi-dieux, puisque leurs pères tirent
Leur louable excrément de substance des Dieux… »

-Dis m’en plus, ne t’arrête pas, je ne comprends pas tout mais c’est beau et ça ne m’embrouille point.

– C’est de Théodore Agrippa d’Aubigné, originaire d’une région qui m’est chère et grand-père d’une marquise bien connue de l’histoire …
« …Et si vous adorez un ciboire pour être
Logis de votre Dieu, vous devez, sans mentir,
Adorer ou le ventre ou bien le cul d’un Prêtre,
Quand ce Dieu même y loge et est prêt d’en sortir.

Tout ce que tient le Prêtre en sa poche, en sa manche,
En sa braguette est saint et de plus je vous dis
Qu’en ayant déjeuné de son Dieu le dimanche,
Vous devez adorer son étron du lundi.

Trouvez-vous cette phrase et dure et messéante ?
Le prophète Esaïe en traitant de ce point
En usait, appelant vos Dieux Dieux de fiente,
Or digérez le tout et ne m’en laissez point. »

Pour répondre à Jacou qui posait cette question : MAIS, OÙ DONC SONT PASSÉS CES DIX JOURS ? Chers adeptes et ami.e.s de l’agenda ironique,  je vous propose de répondre à cette question, avec quelques contraintes :
– Placer dans votre texte, au choix  : Henri IV, les quatre mousquetaires, les quatre filles du docteur March, le lac des Quatre Cantons,
– Le texte ne devra pas dépasser 29 phrases.
– Insérer un quatrain.
Saupoudrer de quelques mots comportant le suffixe tétra.
Je n’ai aucun mérite, j’ai tout trouvé sur le Net, et même Max-Louis nous avait entraînés dans sa fiction, il y a peu.

Joyeuses année 2020

Joyeuses année 2020.

Je sais que deux mille vingt mailles et plus agrémenteront mes nouveaux ouvrages, que deux mille vingt petits bouts de tissus et plus confectionneront mes nouveaux ouvrages, que deux mille vingt mots et plus composeront de nouveaux articles, mais que ferai-je, où serai-je dans deux mille vingts jours ?

Adieu l’an dit neuf et marre dit vieux, et Meilleurs vœux pour l’an de mille vins, sans en abuser qu’il apaise nos peines et qu’il fasse rejaillir sourires et joie, bonheur et sérénité dans nos cœur pour toute une année de douceur… ¸¸.•*¨*• ☆

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Se perdre chez l’influenceur

Ne pas vouloir se perdre chez l’influenceur, ni se laisser modeler par la folie.


Garder la certitude de retrouver l’harmonie et toute la tendresse des années bonheur.
Se mêler aux bousculades pour ne pas manquer le saltimbanque.
Se mouiller et se tremper, au point de passer pour un exploiteur de bourses, pour n’apercevoir finalement qu’une ombre floue et insipide.
Frôler le burn out et retrouver assez de caractère au risque de se faire enguirlander.
Elles m’avaient lancé : « Chiche ». Sans toutefois lâcher les cloches d’une main, j’ai plongé et tendu l’autre. Et voilà ce que j’ai attrapé et rapporté. Pourquoi penser qu’en rouge et blanc ?

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots proposés des deux dernières semaines et beaucoup de fantaisie pour sourire un peu sans se perdre chez l’influenceur. Ici, tout est fait main.

Porter une paire de gants

Elles voulaient presque toutes porter une paire de gants qu’elles auraient tricotés. Envie, désir…

Je leur avais expliqué qu’il valait mieux déjà faire un gant comme le modèle, pour pouvoir ensuite l’adapter à leur main.

Chacune avait apporté sa pelote de laine fine pour apprendre à tricoter ses gants au point mousse à 2 aiguilles.

Et toutes sont parties avec leur gant-gabarit et l’envie d’apporter une laine de couleur à son goût pour la prochaine fois.

Rien de plus facile, les explications sont là

pour répondre au grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Chaussons de 8 carrés

Confection de chaussons de 8 carrés et calendrier de l’Avent

Quoi ? Il faut être un peu tordue pour rapprocher l’idée de confection de chaussons de 8 carrés tricotés avec le calendrier de l’Avent ?! Oh Pas tant que ça, vous allez voir.
Depuis la Lauouine,
les jouets et les décos pour Noël sont exposés dans les commerces, et déballés les chocolats et les galettes des rois…
alors sans y penser vraiment, mais largement imprégnée quand même à l’idée de cette fête…
tout en tricotant pour faire plaisir
les restes de laine sur mes aiguilles d’abord et à Stella ensuite… Etoile…
je compte mes mailles et les enchaîne, fil arrière, fil devant… Avent…
il y en a toujours une qui manque s’échapper ou qui ne veut pas passer… ai-je un ongle accrocheur ? non, peut-être les doigts juste un peu abîmés par le froid… non pas de crème maintenant… Crème ou écrue… je change de couleur de laine et des rayures se forment…
Je compte mes rangs, puis les carrés aussi… Vingt-quatre, c’est divisible par deux, trois, quatre, huit, douze…
et c’est comme ça que si on tricote un carré par jour quand on ouvre une case du calendrier de l’Avent on aura une paire et demie de chaussons pour Noël…
alors bien sûr il faudra continuer pour compléter la deuxième paire si on ne veut pas que le destinataire soit à moitié content…
et comme on aimera ça on continuera à tricoter et chaque jour sera l’avant d’une paire… ou presque.
Avec tout mon sourire.
Fatiguée ? un peu sans doute.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations
et pour répondre à Chicky Poo et Samarian sur il était 7 fois Noëlen rythme et en musique de mes aiguilles.

Entendre à nouveau le cri des kangourous

Me tarde-t-il vraiment d’entendre à nouveau le cri des kangourous ?

Je pense souvent à cette rencontre d’antan. Énorme défi qu’on accepte bon gré mal gré. Il y a eu le défilé aux invalides… et des pique-assiettes, bien sûr. Fameux vestige ! Je sens un sourire monter. N’empêche qu’il y aura toujours cette étincelle dans les yeux de nos petits. Et puis j’entends: « plus d’espoir ! », mon visage s’éteint.

Ressentir cette dualité intérieure, enserrée dans une situation indicible, où les souvenirs se bousculent et les projets restent et attendent… Mais attendre quoi grand dieu puisque d’aventure on ignore ce que demain sera. Je voudrais calmer cette révolte au creux de mon ventre. Mes épaules sont lourdes comme si tous les méandres de la vie y reposaient soudain. J’ai l’impression d’avoir vécu ce moment… Est-ce une répétition ? Drôle d’interprétation, ça va sans dire. Je serais incapable de sortir trois mots de suite sans zézayer. Alors je me tais. J’écoute.

Chaque expiration est un soupir et sa respiration est régulière. Est-ce pour ça que le Finistère porte ce nom ? Faut-il aller au bout du bout pour s’envoler ? Le cygne le fait bien, lui. Fais-moi un signe… les paroles de la chanson trottent dans ma tête et apportent un sourire sur mes lèvres. Il va falloir… ou ne plus falloir y penser… Penser au canard et préparer son foie une dernière fois. Déposer la brioche sous le torchon et la laisser s’enfler sans l’oublier. Ouvrir la bouteille pour que le vin s’oxyde et prenne tous ses arômes.

Ne plus penser et se laisser explorer les méninges comme si des milliers de mains les trituraient en douceur. Sans sursauter, se souvenir des claquements de portes et surveiller l’arrivée des amis, des claquements de langues des convives à la découverte des saveurs, des claquements de glace sur le lac gelé, des claquements de fouet du traîneau qu’on ne verra peut-être jamais dans le ciel…

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots proposés de ces dernières semaines et mes idées grises.

Chaussons de deux couleurs tricotés au point de chevrons

Chaussons de deux couleurs tricotés au point de chevrons

Je ne saurais pas dire où j’ai vu ces explications en vidéo. Sur le Net bien sûr, mais où ? comment y retourner ?… j’ai longtemps chercher… en vain. Ce dont je me rappelle c’est qu’Elle avait griffonné sur un papier ses notes que j’ai pu lire avant que mon ordi se ferme, faute d’alimentation électrique et batterie épuisée. Elle faisait un chausson de 2 couleurs contrastées, rose fuchsia et bleu marine avec de jolis effets de demi-fleurs sur le dessus du pied et des chevrons, en petits escaliers sur les côtés qui rendait le chausson assez rigide et très coloré. Un peu déçue, j’aurais bien aimé la remercier et faire un lien vers sa vidéo.

Je pense avoir vu qu’elle avait noté 39m en bas du papier, puis dessiné 9 boucles au centre de bas en haut qui signifiaient des augmentations sur les mailles centrales, puisque sur les chaussons il y avait comme des demi-rosaces de couleur rose. Et 11m était écrit tout au-dessus au centre de la page, pour la semelle je suppose.

Ces deux couleurs très différentes ont fait que j’ai pu voir que l’escalier formé par les chevrons d’un côté du chausson était exécuté de façon symétrique sur l’autre côté comme dans un miroir.

Alors j’ai pris mes aiguilles et deux fils à tricoter, un clair et un foncé, et j’ai foncé pendant que je me souvenais de ce que je pensais avoir vu et qui était accroché là comme imprimé juste derrière mes yeux. Voici ce que ça donne.

Et j’ai copié mes petites notes en forme d’explications pour ces chaussons chevrons sur cette page ici.

Gants de raphia pour peeling réussi

Gants de raphia pour peeling réussi

J’avais déjà fait un tout premier gant pour montrer qu’on pouvait tricoter tout lien autre que le fil à tricoter, comme du raphia ici.

Ce premier gant que j’avais utilisé comme contenant ou cache pot et posé sur une table ou à suspendre contre un mur ou un grillage.

Le raphia résiste à l’humidité, mais n’est pas très agréable au toucher, ça gratte un peu. Alors j’en ai faits d’autres pour être mouillés et servir de grattoirs. C’est pour ça (et pour l’avoir utilisé) que j’ai intitulé mon article gants de raphia pour peeling réussi. Il y en a déjà toute une ribambelle pour notre prochain marché de Noël.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

 

Petits lutins

Petits lutins.

C’est une idée qui a emballé le club du lundi.
Le modèle vient de notre Roberte, et c’est une façon pour épuiser les tout-petits restes de fils à tricoter.
Ces lutins pourront décorer notre sapin au prochain marché de Noël.
Si chacune en confectionne deux ou trois, il nous faudra un sapin d’au moins… 2 ou 3 mètres de hauteur ! Waouh comme ça va être joli !
Alors j’ai tricoté… tricoté des petits lutins de plusieurs couleurs.
En voici deux et pleins de petits pelotons reposent encore au fond de mon panier…

Si l’envie vous prend d’en tricoter quelques uns pour votre sapin, voici les explications de ces petits lutins.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains

Mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains.

Mes mains ont pris la forme de cette préhension au fil du temps, et la gardent, c’est vrai ! Comme d’autres outils plus plats et plus modernes se logent trop facilement dans la main des plus jeunes, pour moi, c’est très difficile de les poser pour écrire deux ou trois mots ici.
A croire que les miennes sont des automates incontrôlables, comme le sont les pouces de certains autres, car sitôt que les aiguilles sont dans une main, l’autre se tend vers le panier des fils à tricoter, tâte et jauge la grosseur de laine correspondant à la taille des aiguilles puis tire et choisit une couleur, ou deux ou plus.
On pourrait même croire que mes mains savent évaluer la quantité de laine sans que je n’ai rien à vérifier.
Et d’autres chaussons naissent de mes aiguilles et tombent sur mes genoux, comme les news les plus originales et incongrues arrivent sur les réseaux sociaux. Voilà ce qui arrive quand mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains sans que je ne m’en rende compte vraiment.

Les explications de ces chaussons sandales sont ici ou là.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations, et le défi des Serial Crocheteuses & Plus chez Thali avec les couleurs d’automne.

Agneau tout nu

C’était à mon tour d’habiller l’agneau tout nu.

Pour cette peluche j’ai confectionné un bonnet, un petit gilet, et des petites sandales. Tous faits petit à petit… rang après rang… en essayant très souvent sur la peluche… et en défaisant parfois.
J’ai commencé le gilet par le tour de cou, le bonnet par le haut avec cinq mailles et tricoté comme un béret sans oublier les ouvertures pour faire sortir les oreilles, puis les chaussons pour lesquels j’ai adapté les explications chaussons sandales BB que vous trouvez ici.
Pour les gros pieds de cette peluche, les sandales sont tricotées tout en jersey et j’ai remplacé le bourrelet de bord de semelle par un rang au point mousse.

45g de fil à tricoter ont suffi avec des aiguilles n°3,5 pour l’ensemble.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations et le défi de Serial Crocheteuses 510 chez Isabelle Kessedjian sur le thème des rayures.

Le froid revient et mes mains souffrent

Le froid revient et mes mains souffrent. J’ai ressorti mes gants presque inusables…

et s’ils se détériorent je défais et re-tricote le doigt abîmé.

J’en ai fait une petite collection pour notre marché de Noël, tous en restes de fils à tricoter accommodés.

Voici les derniers en laine duveteuse, et légers comme deux plumes.

La réalisation est simple et facile, et les explications sont ici .

 

 

Cagoules pour préserver du froid et prévenir des maux d’oreilles

Des cagoules pour préserver du froid et prévenir des maux d’oreilles.


J’en ai tricotées deux pour mes petits savoyards avec de la laine aux mille étincelles.
Pour la plus petite, comme il ne me restait pas assez de laine multicolore, j’ai tricoté les bord en côtes de couleur bleu uni assortie.
Il faisait encore chaud quand ils les ont essayées au début de l’automne, mais elles leur plaisaient.
« On pourra nous repérer quand nous serons perdus dans la neige » ont-ils dit en riant, et ils les ont gardées sur la tête le temps d’un long fou-rire.
C’était bon, leurs rires valaient tous les mercis du monde.

D’autres cagoules pour préserver du froid et prévenir des maux d’oreilles sont en cours. Les explications en différentes tailles de ces cagoules sont ici.

C’est ma participation au grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Ouvrage en patchwork

J’avais bien l’intention d’avancer mon ouvrage en patchwork ce matin,

mais d’un geste impromptu, ma main a plongé dans mon sac de fils à tricoter en vrac. Ce sac à vrac est toujours à portée de mains. J’ai l’impression qu’il ne sera jamais vide malgré mes longues journées de tricotage. Je ne perds pas courage, j’y arriverai bien un jour. Je tire d’abord un fil bleu turquoise accroché à un fil vert anis, puis un mélange de fils emmêlés suit. J’aperçois aussi du blanc, du rouge et du rose pâle. J’essaie de démêler ce vrac et le secoue un peu, l’énorme pelote informe rebondit mais rien ne s’arrange, ni se décroche…

Les deux premières couleurs me plaisent pourtant bien et j’ai bien envie d’essayer de faire un petit lutin. Je fouille un peu plus au fond et aperçoit un peu de noir. Ah, c’est ce qu’il me faut. Je tire. Le bout de laine n’est pas très long mais ça ira. Je monte vingt mailles sur une aiguille. C’est ce que je lis sur mon petit papier bien que mon dessin ait plutôt l’air d’un squelette. J’ai griffonné rapidement lundi ce croquis d’après les explications qu’elle nous a livrées.

Elle, c’est Roberte qui est revenue enfin au club du lundi après-midi. Elle va mieux, nous a-t-elle dit. Elle a été cambriolée cet été, en pleine nuit alors qu’elle était dans sa maison, elle n’osait plus sortir, n’avait plus goût à rien. Puis elle a déménagé. Et c’est une renaissance pour elle. Elle était déçue, car elle avait pris du retard dans la confection de ses ouvrages. Alors on l’a aidé tandis qu’elle papotait et riait à nouveau. Puis elle a parlé de lutins qu’elle avait tricotés un jour il y a des années déjà mais elle croyait bien se rappeler des dimensions.

Je regarde aujourd’hui ce croquis qui ressemble plus à une arête de poisson qu’à des explications de tricot, avec d’un côté deux mots, mousse et jersey, répétés l’un sous l’autre alternativement ou presque, au milieu sont notés des nombres de rangs et de l’autre côté des noms de couleurs…

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots proposés de la semaine.

Chaussons sandales

Des chaussons sandales sont sortis de mes aiguilles sans que je le réalise vraiment.

Les restes de fils de la brassière étaient encore sur mes genoux et, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, les pieds de bébé seront habillés, à croire que les explications sont imprimées dans mes doigts ou enregistrées dans mes aiguilles.

En tout cas, si vous voulez habiller des petits pieds, les explications de ces chaussons sont ici et .

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.