Accrocher des chaussettes sur la cheminée

Chacun tricote son morceau, à sa façon pour accrocher des chaussettes sur la cheminée, décorer la maison en ce temps d’Avent, et avoir le plaisir de recevoir quelque surprise des uns ou des autres. Maman y glissait des douceurs et Papa un petit mot écrit de sa main…

Accrocher des chaussettes sur la cheminée

Tricoter chaque morceau aux couleurs de chacun, s’attachant si bien aux autres qu’on aimera les porter pour les montrer. Des chaussettes ou des moufles jolies pour la décoration et chaudes pour le confort. La douceur de leur contact protégera de la froideur ambiante, piquante et mordante… Plus que quelques jours… et ce sera la fin… l’hiver arrivera… et Noël illuminera la nuit de ses lumières…

Je voulais aussi faire un récapitulatif des textes de l’AI de l’ond, si ça vous dit de participer, l’idée est ici et les premiers textes sont :

https://patchcath.wordpress.com/2018/12/11/emballer-les-cadeaux/

https://jobougon.wordpress.com/2018/12/08/la-dynastie-des-morts/

Ondelette. Agenda ironique 12-2018

https://differencepropre.wordpress.com/2018/12/05/laond-poursuit-sa-course-dans-la-nuit-agenda-i/

https://laglobule2.wordpress.com/2018/12/04/onesime-au-pingouinzoo/

https://palimpzeste.wordpress.com/2018/12/04/lepopee-du-pingouin/

https://carnetsparesseux.wordpress.com/2018/12/04/un-canard-sur-lond/

https://patchcath.wordpress.com/2018/12/04/on-entend-la-neige-tomber-doucement/

https://ledessousdesmots.wordpress.com/2018/12/02/nous-etions-nus-et-imparablement-fragiles-et-souffles/

https://asimon.eu/blog/agenda-ironique/week-end-a-zuydcoote/

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Préparer des chants de Noël

Les enfants vont préparer des chants de Noël « pour que la fête soit gaie et joyeuse » comme chaque année,

Préparer des chants de Noël

et « chacun mettra la main à la pâte » ont-ils ajouté. Pour ce qui est de la fête, Jeanne écrit ce qu’elle en pense.
Je n’aime plus beaucoup Noël. Ils sont gentils, tous, ils veulent absolument que je sois avec eux pour les fêtes, que je ne sois pas seule, surtout. Alors bien sûr ça me fait plaisir de les voir, mais tout ce bruit, ce désordre qui s’étend un peu plus chaque jour dans ma maison, ces repas qui n’en finissent pas, tout ce monde dans ma cuisine, les piles d’assiettes et les empilages de verres, le lave-vaisselle qui tourne sans arrêt, la poubelle qui déborde, les enfants qui courent partout et salissent tout avec leurs souliers pleins de terre et leurs petites mains grasses, le chien des uns qui prend la terrine de foie gras pour sa gamelle de croquettes, les discussion stériles, les voix qui portent, le ton qui monte avec les verres de vin, les disputes… Tout cela me fatigue.

Extrait de « Un clafoutis aux tomates cerises » de Véronique de Bure où Jeanne, une vieille dame de quatre vingt dix ans nous livre des tranches de sa vie avec beaucoup d’humour, c’est « une merveille de tendresse » et « du bonheur en mots ».

La maison est tranquille

Si habituellement, la maison est tranquille, on vient d’apprendre que le Père Noël a été assassiné.

La maison est tranquille

Ça s’est passé  juste avant le goûter d’enfants organisé par l’hôtel de luxe envahi de touristes, alors s’il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C’est mal connaître le commissaire Erlendur. Déprimé par les interminables fêtes de fin d’année, il s’installe à l’hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. Les visites de sa fille, toujours tentée par la drogue, ses mauvaises fréquentations, permettent au commissaire de progresser dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie laborantine tellement troublante qu’Erlendur lui raconte ses secrets.

Le Père Noël était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, la veille on lui avait signifié son renvoi. Mais il n’avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Le 45 tours enregistré par le jeune garçon, cette voix venue d’un autre monde, ouvre la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs, à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils.

La Voix – Tome 3 des enquêtes d’Erlendur de Arnaldur INDRIDASON traduit de l’islandais par Eric Boury

Quand la nuit tombe

Quand la nuit tombe, la maison est tranquille et on n’entend que la neige qui étend doucement son manteau blanc…

Quand la nuit tombe

Oups, j’ai du dormir, mais je ne suis pas confuse, j’étais bien sans doute. Je suis là, je lis et comprends que je pourrais accepter l’AI de décembre… alors là je suis émue et confuse… Je ne pense pas être douée pour des idées merveilleuses comme celles des autres, je n’en ai qu’une qui me trotte dans la tête ces temps-ci: la FIN mais on peut peut-être faire quelque chose autour de ce thème…

J’ai donc cherché les synonymes du mot fin, et en voici une liste incomplète: bout limite terme cessation achèvement aboutissement but objectif issue arrêt chute suspension sortie

L’idée qui me vient soudain serait de construire un texte avec toutes ou parties des dernières phrases des textes sélectionnés dans la troisième étape de l’épopée du Pingouin. Les liens vers ces textes sont ici (ou ci-dessous) et oui, je l’avoue, je me suis attachée à cet animal.

Et l’AI pourrait être celui de l’OND (octobre, novembre et décembre). OND !? c’est un mot islandais signifiant respiration, esprit et… canard (je souris, l’idée est bonne car c’est très proche du pingouin, non ?). C’est aussi le nom d’une organisation: l’OND s’efforce d’éveiller les esprits en invitant au voyage et à l’exploration d’horizons inédits grâce à des événements atypiques (là, je ne me fais pas de souci, c’est l’esprit de l’AI ). Les événements OND sont pensés comme des voyages, où le public peut partir à la découverte de nouveaux artistes aussi bien locaux qu’internationaux  (lol, le public et les artistes internationaux, c’est un peu fort je vous l’accorde, mais on est là pour sourire et rire, alors… ) . Mais c’est également le fruit d’une réflexion scénique issue d’une collaboration de longue durée…(là on est en plein dedans) Et plus loin, en suédois, ond voudrait dire mauvais, hargneux, fâché, méchant, malfaisant.

Alors je compte sur votre humeur et humour (ou déception et hésitation) pour écrire, sourire, prendre plaisir, rêver, voyager, conter, poétiser, broder, tricoter… avec ces mots et autour de ceux mis en gras.

On se donne jusqu’au 26/12 pour poster un texte, avec un lien (ou l’écrit si vous n’avez pas de blog) en commentaire ci-dessous.

Les écrits pour la 3ème étape et leurs dernières phrases étaient :

https://victorhugotte.com/2018/11/09/conversation-agenda-ironique-de-novembre/

avec « Incroyable ! Sens-tu l’air chargé d’iode, le goût du sel qui pénètre la peau ? Regarde ! La mer s’approche, c’est marée haute. Regarde, l’étendue mergnifique. ». Je regardai. Oui, la mer s’étalait, devant nous. »

https://epaisseursansconsistance.com/2018/11/10/le-copain-dapres/ avec « Tandis qu’ils riaient à nouveau, Madeleine se leva, incommodée par le grognement des mioches, s’approcha de son amie et lui glissa à l’oreille : « Paradoxalement tu deviens drolatour avec cette diatribe, trouverais-tu que je sens la crevette arctique ? ». »

https://monesille.wordpress.com/2018/11/11/le-forfait-de-monesille/

avec « Fatalimace ! Nous voici en insolitude ! La route court sous l’eau d’artificelles habitudes ! Met tes bottes, enfant. Les écriames et les pingouinations attendront que la polimalie des virgules se solve en délibules mirifiques ! »

https://marinadedhistoires.wordpress.com/2018/11/10/maria-rosalie-et-leurs-divagalogues/

avec « Alors, on n’a qu’à prononcer des mots d’amour comme ça, ils se tiendront chaud ! »

https://differencepropre.wordpress.com/2018/11/24/3eme-etagendomne/

avec « Ma mère lui offrit des jumeleines, que nous mangeàmes en nous fixant les yeux dans les yeux un rendez-vous créaginaire. »

https://laglobule2.wordpress.com/

avec « A ce moment là, Onésime réalisa à quel point il était en retard. Les Douze Coups de Midi sonnaient au clocher et les odeurs de brioche remplaçaient allègrement celles des Mc Bacon et autres Cheeseburgers. Il s’empressa de rentrer chez lui, honteux et confus, et jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. »

https://patchcath.wordpress.com/2018/11/08/parangouinage-pour-un-agendapplique/

avec « Pas encore. La pinguouination est assez complexe, il va me falloir plus de temps. »

https://jobougon.wordpress.com/2018/11/06/la-bouteille-de-champagne/

avec « Chuuuutttt, Elodie, ils sont pour moi, les derniers mots de la fin !Tu peux pas t’en empêcher ! Pffff ! C’est pas moi, c’est le Zébulon. »

 

Il fait à peine jour quand je pars prendre le bus le matin

Il fait à peine jour quand je pars prendre le bus le matin.

Il fait à peine jour quand je pars prendre le bus le matin

Pour la saison, il ne fait pas encore trop frais. Tant mieux. J’attends bien parfois cinq ou dix minutes avant qu’il n’arrive. Il y a toujours quelque bouchon…la circulation en ville n’est pas toujours très fluide à c’t’heure… C’est vendredi, et ces matins-là, les voyageurs sont plus nombreux, comme les lundis. Enfin, le voilà., les portes s’ouvrent. Je le salue en posant ma carte sur sa petite boite, il me sourit. La journée sera bonne. Le siège qui sera éclairé par le plafonnier pendant le voyage est vide, je m’assieds et sors mon livre… C’est un recueil de petites nouvelles au profit des resto du cœurs que j’ai acheté en début de semaine. C’est celle de Philippe Besson que je lis ce matin… «L’apparition». En voici quelques lignes…

Elle le contemple et se dit qu’il n’a pas changé. Pas du tout. Son charme est inentamé. Elle ignorait qu’on pouvait rester à ce point soi-même, elle qui précisément n’est plus du tout la même.
Elle se souvient. Elle se souvient d’avoir aimé follement cet homme-là. Elle se souvient de leur rencontre dans une galerie de SoHo, elle était venue pour un vernissage, il était le type qui préparait les cocktails, en uniforme, debout derrière un comptoir improvisé. Elle ne l’avait pas remarqué en passant sa commande, ne lui avait même pas adressé un regard, elle était alors de ces femmes qui passent commande machinalement, qui considèrent que le monde est ordonné pour leur obéir, qui ne s’intéressent pas à l’intendance. Néanmoins, quand il lui avait tendu son verre, elle avait été foudroyée en une seconde. Elle ne savait pas que ça existait, ce genre de foudroiement, et même elle était persuadée que c’était une invention. Mais non. Ça s’était produit. Tout ce qui émanait de ce type qui lui tendait son verre lui avait plu : la beauté, bien sûr, l’écrasante beauté, une beauté sans arrogance, qui s’ignorait elle-même, et puis le naturel, l’absence de sophistication, et l’intelligence, ça elle l’avait discerné dans le regard, dans l’éclat du regard, et la malice, qui s’échappait de son sourire. Elle n’avait pas pris le soin de dissimuler son émoi. Elle le lui avait jeté au visage comme un enfant répand ses jouets sur le parquet du salon. Il avait rougi. Elle avait insisté, demandé à quelle heure il terminait, expliqué qu’elle était prête à l’attendre s’il était d’accord pour prendre un verre. Il avait accepté, toujours un peu embarrassé. Ils l’avaient pris ce verre. Et puis un autre. Et encore un autre. Avant de passer la nuit ensemble. Au petit matin, il n’était pas reparti.
Leur histoire durait depuis plus de quatre années quand, un soir, il n’était pas rentré…

Il fait à peine un peu plus jour quand je descends du bus le matin. Je dois marcher encore un peu pour arriver au travail. Pour la saison, il ne fait pas encore trop frais, et ce matin, le mistral ne souffle pas. Tant mieux. Pas à pas, les images crées par les mots lus s’estompent…

Parangouinage pour un agendappliqué

Parangouinage pour un agendappliqué

 Parangouinage pour un agendappliqué

Il commençait toujours sa journée comme ça. Après un café qui aurait réveillé n’importe quel délibule épuisé, il s’assit à sa table de travail et réfléchit à la créaginaire quasi préhistorique dont il allait relater le drôlatour.

Je m’avançais pour le saluer et lui rappeler les rendez-vous de la matinée, quand il eut ce visage possédé entre le patibulaire et le l’abomifreux. J’osai tout juste lui serrer la main de peur qu’il brisa ma confiance en moi, et que son obsession de l’éléphantastique ne fut qu’une fantasmagorie d’enfant.

A ce moment-là une enchanquise nous déposa une tarte à la crème de bambou, celui comestible au nord ouest du pays des Polpilles et celui que j’affectionne pour mon fil à tricoter.

Heureusement, d’autres y mettaient plein de délicaristique, en sirotant leur café tout juste tiré et en tirant les chaises autour de la table pour s’y installer.

– Tu entends ce grondement sourd ? fit remarquer Rosalie en jetant des regards gourmands sur nos tasses pleines.

– C’est le cri de balument des martinets bleus au-dessus d’un nid de roudoudous à poil roux, répondit B au ventre rebondi admirant le cœur que la crème dessinait au-dessus du mien.

– En tout cas, c’est mirififique ! s’enquit P d’une intonation marquée sans qui B ne l’eut pas remarquée.

– Ha tu m’énerves avec tes doigts qui charonnent sur la table et ton petit sourire satisuffisant, et maintenant, si tu ajoutes le dandinement conventionnel à cause des chociles  :  le prénom, la couleur des rideaux, le parfum du p’tit pot…

Elle s’arrêta là et c’est tant mieux car je lui aurais bien planté la cuillère dans la bouche et ramené mon grain de sel dans sa tasse à celle-là, mais pas de bol, mon côté nounours me fit prendre le parti de l’autre.

– Allez viens, Pimprenelle, tu vois bien que le marchand de sable est atteint de polimalie aiguë.

Si l’une était molasse, l’autre, un peu trop remuante à mon goût. Elle gesticulait, brassait du vent et appréciait l’effet produit de ses grands ongles rouges sur les récipients, tous de différentes couleurs. C’est vrai qu’elle avait de belles mains, mais on n’était pas là pour ça, et ce qui devait arriver arriva, à pencher les contenants comme ça, elle fit presque chavirer le mien et le sien s’écrasa au sol avec son contenu.
– Fais voir ? Mais tu te trompes, cette tâche est mergnifique ! criait-elle laissant le liquide s’étendre devant elle.

– Même si la jumeleine n’est plus ce qu’elle était, elle y a gagné en aisance et en amplitude de sauts d’obstacles, affirma gentiment Barn à B, récipiendaire lui-aussi, tâtant sur son pull et vantant la texture du morceau.

– Tu as vu l’agengouin qui fait traverser les enfants ? dit U lorgnant par la fenêtre entre-ouverte pour aérer la pièce et remplir son récipient d’air.

– Non mais, ça va pas ? Tu vas pas épouser un vieux brumageux comme ça ! répliqua C ramassant les bris à terre.

– C’est, comment dit-on… ??? Hum, voyons… La fatalimace peut-être ? suggéra Barn à B brisé de cette réplique.

Regarde ton cousin, tu vois comme il est amupliqué en faisant des rubiks cube ou des mots croisés? B étonné, ouvrait grands ses yeux globuleux et lorgnait dans son gobelet.

– Dans les espaces d’insolitude, tu peux glisser de la machine à trucs à la moulinette métaphorique. Essaie un jour, tu verras la différence, conseilla Barn à B.

L’autre montrait des signes d’impatience face aux allers et retours incessants des midinettes devant la turbinelle à papier, alors il posa sa tasse et sa question préférée :

– Dans la pièce que nous étudions, qui peut me donner la signification de la réplique suivante : « Loin de l’existancié, le tartuffolique ne voit que le bout de son escarcelle » ?

Le petit nouveau se crut malin et répondit du tacotac :

– Si c’est pas dans le bec, c’est pas la peine de te tortillonner la tête comme un gymnasticot !

Ma voisine, qui ne voyait justement pas que l’ambiance se dégradait, pensa tout haut en rajustant ses bas :

– Demain la saison de la couettivité débute ! ça te dit d’y participer ?

Il suffisait d’un bref coup d’œil pour que des éclats de rires artificellent devant cette BA et que le bât blesse l’autre béat, un peu con, para :

– Tu as terminé ta thèse sur les écriames ?

– Pas encore. La pinguouination est assez complexe, il va me falloir plus de temps.

 C’est ma participation à la 3ème étape, à quand la 4ème ? Ils sont venus pour une rencontre autour d’un café et les consignes ressemblent aux explications que j’utilise souvent pour tricoter; ça disait à peu près ça: pour 11p ou 10p, suivant la grosseur de votre laine, prenez 2m pour 7p ou 4p et 3m pour 4p ou 6p, le résultat est simple, on doit toujours avoir 26m au final, comme les lettres de l’alphabet. La formule est la suivante : 2 X 7 = 14 ; 3 X 4 = 12 ; 14 + 12 = 26 ou 2 X 4 = 8 ; 3 X 6 = 18 ; 8 + 18 = 26.

Les p correspondent aux points, phrases, personnages, purées ou pingouins et les m sont des mailles, mots, Mémé, marmelades ou moutons, c’est comme vous voudrez, et c’est ça qu’est bien pour déguster un bon Kfé. C KiKféKoi?

L’ai n’est pas si abomifreux que ça

Quoiqu’on en dise l’ai n’est pas si abomifreux que ça !

 L'ai n'est pas si abomifreux que ça

A la mi-mois, nous nous sommes retrouvés pour ce délibule délire.

Bien sûr, cette fois-ci encore, les règles avaient changé, mais nous étions fins prêts pour nos écriames et plus si affinité.

Comme si elle avait lu sur ma bouille , ma voisine ajouta : « cette bouillie littéraire se termine souvent très tôt au petit matin du mois prochain dans une super couettivité ». Rosalie me sauva la mise comme C l’avait faite en début de mois :

« De drolatour enfin vous êtes revenu ! » s’enquit R auprès de Jo d’une intonation marquée sans qui B ne l’eut pas remarqué.

Et Bougon n’apprécia pas puis fit sa mine des mauvais jour, Rosa lut sur son visage et rit : «  Créaginaire est de retour » déclama-t-elle en riant fortement et mâchant ses tagliatelles goulûment. Parce que finalement on avait décidé de souper ensemble.

Fatalement c’était parti de nos pingouinations, on riait comme des fous, on se tordait le bide en se le remplissant et on applaudissait comme des manchots.

Grâce à ces échanges (de plats et de mets), certains s’étouffaient pris de tartuffolique de ces déclamations loufoques.

Heureusement, d’autres y mettaient plein de délicaristique.

Il suffisait d’un bref coup d’œil pour que des éclats de rires artificellent.

Justes et à propos, les blagues fusaient dans tous les sens et de tous genres pour l’agendagouine,

Haut et fort, nous renchérissions plus mergnifiquement.

L’ambiance était à la fête et nous faisait oublier l’air brumageux du dehors.

« Mirififique soirée » me souffla-t-elle à l’oreille d’un ton rieur, avant de le répéter .

N’était-ce pas Charonne qui était venue ce soir, pour la première fois ?

Oui, elle s’appliquait dans des répliques amupliquées.

Pour sûr, elle ne regrettait pas son insolitude habituelle et

Quotidienne.

Radieuse et enchanquise, elle pleurait de rire, telle une grosse pieuvre rouge.
Soirée vraiment drôle et éléphantastique
Tous, on aurait voulu que le temps s’arrête et soit fatalimace pour une fois.

Un mois existancié est vite passé, mine de rien,

Vainement et sans doute atteinte de polimalie, j’ai pris ce train et ses

Wagons abomifreux…

Xième voyage à naviguer au milieu des baluments et ballonnements,

Y avait aussi des jumeleines qui m’ont fait trotter, tricoter et galoper.

Z’en peux plus de tous ces gymnasticots et gymastimots, et quoiqu’on en dise l’ai n’est pas si abomifreux que ça !

Pour plaire à tous pour l’AI d’Octobre