Six nuages s’étirent dans le ciel bleu

Six nuages s’étirent dans le ciel bleu
Deux oiseaux volent et combattent le vent
Le soleil brillera toute la journée.

Six nuages s'étirent dans le ciel bleu

Six adultes qui vivent souvent autour de moi
Deux petits garçons font le bonheur de ma vie
Un nouveau jour commence plein de joie.

Six amis  (et plus) auxquels je tiens infiniment
Pour deux jours de weekend partagés affectueusement
Et une vie entière qui continue allègrement.

Six visages sont terminés
Deux pages seulement sont assemblées
Pour un body flip book de fous rires.

Juste pour remercier toutes les personnes qui m’entourent, avec lesquelles je vis et je ris, à celles qui me liront et celles qui m’ont écrit. Juste pour une journée que l’on voudrait comme les autres.

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On est en 1831 et Mary aura bientôt 16 ans

On est en 1831 et Mary aura bientôt 16 ans.

On est en 1831 et Mary aura bientôt 16 ans

Dans son journal, elle nous décrit la dernière année qu’elle vient de vivre.  Réaliste, elle se dépêche d’écrire avec ses mots et son franc parler.
Si elle partageait une vie difficile de labeur et de misère dans la campagne anglaise entre ses trois grandes sœurs, un père dur, une mère insensible et son grand-père tendre, elle nous raconte combien sa vie a changé quand elle fut placée au service de la famille du pasteur.
Si elle a pu découvrir la douceur auprès d’une femme fragile, elle sera dévouée et fera preuve d’obéissance.
Si elle apprend rapidement à lire et à écrire auprès du pasteur, elle doit accepter d’être humiliée et avilie… jusqu’à ce que sa vie bascule tragiquement.

On est en 1831 et Mary aura bientôt 16 ans

C’est sans doute la couverture de ce roman en format poche qui a attirée mon attention. « La couleur du lait »… Je l’ai mis dans mon sac pour le lire, comme les autres, dans le bus.
Mary a tout juste quinze ans au début de la première saison. Elle écrit tout ce qu’elle pense, comme elle le pense. Le style est spécial, mais c’est elle qui écrit et elle en est fière. Sans majuscule, elle note ce qu’elle vit, ce qu’elle voit et ce que lui disent les autres aussi, tel quel, mis bout à bout.

Je lis vite, au rythme de ses mots. Mais le trajet est court ce jour-là, et je dois descendre.
Mary vient d’une famille pauvre où le fait de savoir lire et écrire n’a pas vraiment d’intérêt.
Elle est la petite dernière d’une fratrie de quatre filles. Elle a une patte folle et les cheveux couleur de lait.
Elle n’est jamais allée beaucoup plus loin que la ferme où elle a grandi et la terre qui l’entoure.
Elle doit travailler du matin au soir sans exprimer de sa fatigue.
Elle se méfie d’un père menaçant et parfois brutal qui ne pense qu’au rendement.
Elle connaît peu d’amour dans sa famille, sauf avec son grand-père paternel avec qui il partage des moments tendres.
Il est paralysé et fataliste, et vit avec eux, sous le même toit. Dans la remise aux pommes, il l’attend chaque jour.
Ces instants touchants de leur vie quotidienne l’aident à garder sa bonne humeur.
Pleine de bonté, elle n’a pas la langue dans sa poche et dit tout ce qu’elle pense sans prendre de gants, même quand son aïeul essaie de lui faire comprendre que tout n’est bon à dire.
Leur quotidien va changer quand son père va décider de vendre ses services au pasteur pour s’occuper d’une épouse malade. Elle devient donc domestique. Si elle comprend les richesses de l’instruction et espère sûrement qu’elle pourrait avoir une meilleure condition, elle reste elle-même et la vie de la ferme lui manque.

J’ai lu ce livre durant mes trajets. Pas de façon continue. Certains jours, mes voisins de voyage ressentaient le besoin de m’adresser la parole et je me sentais obligée de ne pas ouvrir ce roman. S’ils avaient su…
Les voyages où je pouvais lire me paraissaient courts. Ces moments de lecture m’étaient précieux, ou simplement la douce compagnie de Mary ?
Pleine de fraîcheur et de vivacité dans les cent cinquante premières pages, elle change petit à petit dans l’empressement de ces tas de choses qu’elle veut dire et sous l’écriture habile de son auteur.

C’est pour répondre à l’Agenda Ironique de Février 2017 chez JoBougon que je vous parle de ce livre de Nell Leyshon.

On est en 1831 et Mary aura bientôt 16 ans

J’ai fini ce petit roman et l’ai posé tout près de moi.
J’ai choisi mes tissus et cousu les pages de mon livre textile tout en pensant à Mary.
En fait c’est elle que j’ai voulu garder tout près de moi.
Pas de mots sur mon livre, que des points. Des visages souriants et des cheveux aux couleurs de cendres.
Notez « La couleur du lait » dans votre PAL. Juste parce que Mary est attachante, et que je voudrais que vous la rencontriez.
Mais je ressens encore le malaise qui m’a envahit dans les trente dernières pages.

 

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Mes premiers souvenirs de rentrée

Mes premiers souvenirs de rentrée, datent de la maternelle. Je m’y vois très bien, dans la classe des grands. Je n’étais ni devant, ni derrière. Je me souviens très bien, j’étais face à la porte. C’est bizarre comme les images me reviennent tout à coup. Quand elle s’ouvrait c’était souvent pour voir la Josette qu’on appelait Christiane. Elle faisait sans cesse des allers et retours. Elle lavait les pinceaux pleins de peinture et de couleurs, elle balayait la neige sur les trois marches de l’entrée avant que l’on sorte en récréation. Elle nous aidait aussi à bien boutonner nos manteaux avant de sortir ou à les accrocher à la rangée de paternes à notre hauteur dans le couloir, quand on arrivait. Elle soignait un petit bobo, quand on s’était fait mal, et essuyait nos larmes. Qu’est-ce qu’elle était douce et gentille. Elle n’avait pas d’âge, avec deux grandes nattes qui lui remontaient sur les oreilles et se croisaient sur le haut de la tête. J’ai longtemps cru qu’elle devait être de l’âge des institutrices. « Penses-tu, me dit un jour Maman, elle avait à peine quelques années de plus que toi. Elle était jeune. » Je crois que je ne l’ai pas cru, ce jour là, j’ai encore un doute aujourd’hui. Je devais être dans les rangs du milieu. Les camarades que je voyais, c’était de dos. Ceux des premiers rangs bougeaient et se retournaient souvent. C’était  surtout le Jean-Luc et le Kiki Ribou qui étaient les pitres. C’est la maîtresse qui les nommait ainsi. C’était la directrice de l’école, elle avait un sifflet dans sa poche et sifflait pour avertir qu’il fallait se ranger avant d’entrer. Elle l’utilisait aussi quand elle voulait interpeler des camarades qui avaient une attitude incorrecte ou dangereuse pendant la récréation. Même qu’un jour, le Kiki a porté le bonnet d’âne, pour avoir fait un dessin tout rigolo au milieu du tableau, pendant que notre enseignante était à la porte et demandait de l’aide à Christiane. C’était un bonnet de papier avec deux grandes pointes. Le Kiki aurait du avoir honte derrière le petit tableau, dans le coin entre le mur du grand tableau et celui des fenêtres, mais il souriait et nous regardait en se penchant sur les côtés ou par dessous…

Au fur et à mesure que j’écris, l’odeur de pâte à modeler me chatouille les narines. C’est vrai que j’aimais sortir le grand rectangle en linoleum de mon casier sous le bureau pour malaxer et façonner des boudins de plusieurs couleurs…

J’ai retrouvé cette photo pour illustrer ce billet des  53 billets en 2015 chez Agoaye , ce devait être Carnaval, et je portais un masque de Bambi.

Profiter du moment présent

Profiter du moment présent, tout au matin, c’est garder les yeux fermés et rester encore trente secondes immobile. C’est savourer cet instant, les envies arrivent, les membres demandent à s’étirer et les projets de la journée envahissent l’esprit.

Profiter du moment présent

Profiter du moment présent, c’est boire mon café en toute tranquillité, là, avec un livre que je découvre et qui me plait. J’ai fait de la confiture d’abricot et j’en tartine un peu sur mon pain.

Profiter du moment présent, c’est entendre les oiseaux chanter, se préparant à aller chercher la nourriture pour leurs petits avant de les apprendre à voler. Le nid n’est pas loin, les petits piaillent. Le merle, lui, s’égosille au coin de la toiture et fait entendre ses plus belles ritournelles. Les pies jacassent, elles ont trouvé les figues en haut de l’arbre.

Je profite de la brise du matin après la chaleur de la nuit. Je profite encore de la pénombre du point du jour quand le soleil n’est pas encore levé.

Profiter du moment présent, c’est apprécier la présence des autres habitants de la maison. Ils se lèvent les uns après les autres et découvrent que la journée sera encore une fois belle et chaude. C’est l’été, nous en sommes heureux. C’est profiter de leurs rêves que certains racontent, d’autres sont simplement contents d’être ici. C’est entendre les paroles et les mots qui fusent en même temps. Ça caquette, ça bougonne, c’est peut-être ce qu’il se passait dans le nid des oiseaux tout à l’heure.

Profiter du moment présent, c’est fermer les yeux et imaginer…

Profitez du moment présent pour aller voir les  53 billets en 2015 chez Agoaye , faites comme moi, en toute liberté.

Un rendez-vous d’amour

Un rendez-vous d’amour, un vrai rendez-vous pour les amoureux des mots.
Ce sont trois poètes talentueux à moustache qui nous ouvrent les portes d’une caverne à eux de textes en tous genres.
Musiciens sans instrument et jongleurs de mots,  ils donnent vie à une poésie joyeuse.
On s’engouffre avec amour dans ce tourbillon plein d’humour.
L’un se la joue romantique, l’autre est asocial et le troisième, grand beau et ténébreux.
Influencés de petits riens, par des scénaristes et comédiens, ils embarquent les spectateurs dans leurs aventures dès les premières rimes.
Dans une adaptation claire et une interprétation un peu folle de la vie quotidienne, ils nous entraînent dans ces tranches de vie sombre et dramatique de moustachus.
La Moustache, ils la portent comme celle faite un jour à la Joconde avec une pointe d’ironie.
Ils sont passés d’abord au Théâtre du Rond-Point. L’année suivante, c’est au Festival d’Avignon que je me suis laissée séduire par « le Grandiloquent Moustache Poésie Club ». Un vrai rendez-vous pour les amoureux des mots.

rendez-vous amour

C’est ma participation à « Des mots, une histoire 125 » chez Olivia en plaçant les mots imposés et en suivant la consigne… ou à peu près.

Atelier Patchwork

L’Atelier Patchwork fait sa rentrée. Nous continuerons le chemin ensemble. De belles soirées de partages et d’échanges en perspective.

Atelier Patchwork

C’est en feuilletant quelques pages du monde virtuel et de ses blogs que j’ai trouvé quelques idées que je vais proposer ce soir.

J’ai simplement donné quelques indications avant l’été et laissé chacune vagabonder au gré de ses pas et des expos proposées en cette belle saison.

Je verrai ce soir le résultat des moissons et des idées amassées… Pour ma part je reste encore aujourd’hui forte inspirée par ces 2 ci et.

Challenge Animaux – Le chat qui venait du ciel

Je vous le montre depuis hier emballé dans sa pochette de voyage… Bien sûr que je vais vous en parler…

C’est l’image de couverture sur ce livre qui a attiré mon attention.
Beau modèle pour inspirer un prochain ouvrage.
Les livres de la même collection étaient présentés à l’entrée et les auteurs japonais étaient mis à l’honneur ce jour-là.
J’en ai pris un, l’ai ouvert, ai parcouru quelques phrases: l’homme parlait simplement et tendrement de Chibi.
Je l’ai fermé et c’est en lisant le titre que j’ai pensé au challenge de Sharon.  Le chat qui venait du ciel de Hiraide Takashi traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu

Je l’ai lu… je suis encore sur mon nuage.

Au départ, l’homme disait qu’il n’était pas attiré plus que ça par les animaux… mais sa femme avait l’air de tous les comprendre … et au fil des pages, ils ne peuvent plus vivre un jour sans voir Chibi…ils nous font vivre chaque jour… chaque attitude…

Très court, vite lu…De la poésie à chaque page. C’est tendre et délicat.

Quatrième de couverture:
Quand le narrateur et sa femme emménagent un jour dans le pavillon indépendant d’une ancienne demeure, ils ne savent pas encore que leur vie va s’en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d’un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l’incarnation même de l’âme du jardin, gagné peu à peu par l’abandon, foisonnant d’oiseaux et d’insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté appelle le bonheur est toujours en sursis…

L’auteur qui est avant tout poète a insufflé une lumineuse et délicate magie à cette histoire du « chat qui venait du ciel », son premier roman, qui est largement autobiographique

C’est Sharon qui propose ce Challenge Animaux jusqu’au 31 décembre 2014 !!
L’objectif  : lire des livres dont le titre comporte un nom d’animal ou dans lequel l’animal tient une place importante. Les animaux imaginaires sont acceptés.
Tous les livres sont acceptés, du roman aux albums en passant par la BD et le théâtre.
Voici les catégories : Garfied : 2 livres à lire  Chat du Cheshire : 4 livres à lire  Bagheera : 8 livres à lire  Roi Lion : 12 livres à lire  Saphira : 20 livres ou plus.                 Pour vous y inscrire c’est ICI.