Porter une paire de gants

Elles voulaient presque toutes porter une paire de gants qu’elles auraient tricotés. Envie, désir…

Je leur avais expliqué qu’il valait mieux déjà faire un gant comme le modèle, pour pouvoir ensuite l’adapter à leur main.

Chacune avait apporté sa pelote de laine fine pour apprendre à tricoter ses gants au point mousse à 2 aiguilles.

Et toutes sont parties avec leur gant-gabarit et l’envie d’apporter une laine de couleur à son goût pour la prochaine fois.

Rien de plus facile, les explications sont là

pour répondre au grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Chaussons BB bleus

Ces chaussons BB bleus ne sont ici confectionnés qu’avec des restes de fils à tricoter,

Commencés d’abord par la semelle au point mousse,
Hérissés ensuite en jersey après un bourrelet de bord de semelle.
Au début, monter 35 mailles avec des aiguilles n°3, et continuer au point mousse
Une série de huit rangs avec quatre augmentations sur les rangs impairs
Suivant cette règle : aux extrémités de rang et autour de la maille centrale.
Suit ensuite un bourrelet de 6 rangs en jersey, et pour le corps du chausson
On tricote d’abord 8 rangs en jersey puis 8 diminutions de 2 m tous les 2 rangs,
Naturellement autour de la maille centrale, et il reste 35 mailles.
Stopper après avoir tricoter encore 8 rangs en jersey. Tricoter un autre chausson.

Pour il était 7 fois Noël chez Chicki Poo et Samarian quand elles disent qu’aujourd’hui on est créatif au chalet, il n’y avait qu’à ouvrir le placard à paillettes, on sort les peintures, la colle, il n’y a plus qu’à faire marcher votre imagination,

(ben oui, mais dans mes placards et malles il n’y a presque que des fils à tricoter et des tissus… alors j’ai sélectionné quelques bouts de fil pour tricoter ces chaussons BB bleus)

et pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Petits lutins

Petits lutins.

C’est une idée qui a emballé le club du lundi.
Le modèle vient de notre Roberte, et c’est une façon pour épuiser les tout-petits restes de fils à tricoter.
Ces lutins pourront décorer notre sapin au prochain marché de Noël.
Si chacune en confectionne deux ou trois, il nous faudra un sapin d’au moins… 2 ou 3 mètres de hauteur ! Waouh comme ça va être joli !
Alors j’ai tricoté… tricoté des petits lutins de plusieurs couleurs.
En voici deux et pleins de petits pelotons reposent encore au fond de mon panier…

Si l’envie vous prend d’en tricoter quelques uns pour votre sapin, voici les explications de ces petits lutins.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains

Mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains.

Mes mains ont pris la forme de cette préhension au fil du temps, et la gardent, c’est vrai ! Comme d’autres outils plus plats et plus modernes se logent trop facilement dans la main des plus jeunes, pour moi, c’est très difficile de les poser pour écrire deux ou trois mots ici.
A croire que les miennes sont des automates incontrôlables, comme le sont les pouces de certains autres, car sitôt que les aiguilles sont dans une main, l’autre se tend vers le panier des fils à tricoter, tâte et jauge la grosseur de laine correspondant à la taille des aiguilles puis tire et choisit une couleur, ou deux ou plus.
On pourrait même croire que mes mains savent évaluer la quantité de laine sans que je n’ai rien à vérifier.
Et d’autres chaussons naissent de mes aiguilles et tombent sur mes genoux, comme les news les plus originales et incongrues arrivent sur les réseaux sociaux. Voilà ce qui arrive quand mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains sans que je ne m’en rende compte vraiment.

Les explications de ces chaussons sandales sont ici ou là.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations, et le défi des Serial Crocheteuses & Plus chez Thali avec les couleurs d’automne.

Donner à manger

En allant donner à manger aux poules j’ai posé le talon sur une fiente…

et en levant le bras pour retenir mon chapeau imperméable qui allait s’envoler, j’ai accroché la manche de mon gilet sur le haut du grillage. Et de fait je ne pus éviter une grosse fiente de l’autre pied. Je suis énervée et surtout déçue. Le ciel est à l’orage ce matin, les éclairs et le tonnerre y vont de bon cœur. Les poules réfugiées dans leur cabane n’ont même pas remarqué les belles épluchures colorées que je leur ai apportées. Tiens il faudra rattraper cette maille avant que ça ne fasse un gros trou…

C’est peut-être l’émerveillement pour ceux qui attendaient la pluie depuis longtemps et pour les autres qui aiment juste entendre ces barouf et ces flic-floc, mais il ne faudrait pas mettre tous les œufs dans le même panier, moi je n’aime pas ce temps de chien, ça perturbe mon humeur. A propos d’œufs, il y en aura pas beaucoup si ce peu de luminosité perdure, les poules vont dormir longtemps…

Et dire que la nuit était si belle avec une lune bien ronde et si claire qui avait l’air de veiller sur nous. Avec l’absence de soleil, c’est fichu, ça va être l’obscurité pour la journée entière. Ah il nous a bien pigeonnés celui d’en haut. On va devoir rester à l’intérieur maintenant, le froid de canard va se faire sentir avec toute cette humidité et ce vent violent. Je sais que ça ne sert à rien de ruer dans les brancards mais le dire me fait du bien. Râleuse, moi !? Euh non pas trop…

Et puis après la pluie, le beau temps est revenu, j’ai retrouvé le sourire, mon pull n’aura pas de gros trou. Les poules ont chanté après avoir pondu, elles ont fouillé, farfouillé, picoré et gobé les vers, mais elles ne font toujours pas de poésie.

Perturbée, moi !? non, c’est juste pour répondre à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots récoltés lundi dernier.

On tend souvent la main juste par habitude

On tend souvent la main juste par habitude vers un quotidien,

sans espoir forcément d’y découvrir quelque chose en particulier. C’est pour moi un motif de lecture rapide du matin en attendant que les rayons du soleil tardif de l’automne réchauffent l’air frais au dehors.

J’ai donc tendu la main vers la gazette laissée sur le coin de la table, et l’ai dépliée à la page des bulles. Mes épaules se détendaient et je souriais à l’idée d’y lire un truc plaisant. Mais cette fois encore c’était partie remise, car je sentais le regard soupçonneux presque inquiet de Mémé, arrivée clopin-clopant dans le hall d’entrée et marquant déjà son impatience avec sa canne sur le carrelage.

Je levai la tête et lui fis un clin d’œil. Je ne suis pas sûre qu’il faille lui répéter sans fin les mêmes mots. L’ordre dans sa tête n’est plus le même qu’avant et il faudra s’y faire. Elle se frottait les mains de contentement. Elle portait les gants roses qu’elle avait tricotés avec pleins de petits restes de laines et qui lui allaient si bien.

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots récoltés : souvent – ordre – soupçonneux – gazette – espoir – bulle – particulier – faille

Le grand prisme de l’univers

C’est un peu comme si le grand prisme de l’univers fonctionnait à l’envers en absorbant les couleurs et ne rejetant qu’un camaïeu de gris.

La grisaille cache le soleil et recouvre toujours notre ciel et les choses.
– Ce n’est pas grave, répètent jour après jour nos anciens, c’est comme ça à l’automne.
Nous sommes partis et avons quitté notre pays d’origine depuis bien longtemps maintenant. Quand nous avons jeté l’ancre dans cette immense baie, c’était avec l’espoir d’y revoir les couleurs où l’atmosphère semblait dégagée. Le lieu bordé de collines nous a paru accueillant. Mais le gris persistait, alors nous sommes repartis, vers l’ouest d’après la boussole. Le trajet à pied a été assez difficile pour arriver jusqu’ici. On a escaladé des cols pour passer les montagnes avec l’idée de retrouver à nouveau l’orange des couchers de soleil. Notre effort paraissait vain quand nous avons rencontré les indiens avec qui nous vivons aujourd’hui. Ces gens sont généreux, ils nous ont encouragés et accompagnés jusqu’à cette cascade merveilleuse qui tombe d’en haut comme un arrosoir. On partage l’endroit et nos points de vues. Ils nous ont aidés à bâtir nos maisons et à accepter avec eux, notre nouvelle vie. Parfois, on entend les enfants rire à nouveau, car quand on s’approche de la chute, les gouttelettes forment un magnifique arc-en-ciel de couleurs oubliées avant de disparaître à tout jamais dans l’abîme d’une terre aride.

Pour répondre à Des mots, une histoire chez Olivia avec les mots récoltés de la semaine : arrosoir – automne – trajet – ancre – retrouver – indien – cascade – orange – grisaille.

Matinale par habitude

Je suis matinale par habitude,

et ce matin, prête bien avant l’heure de mon rendez-vous. Alors j’ai pris le chemin du jardin public et marché jusqu’au kiosque. La glycine a tressé de jeunes lianes sur les deux piliers les plus ensoleillés et de nouvelles hampes fleurissent. Est-ce de façon aléatoire si je cueille la plus petite qui se trouve à portée de ma main, ou parce que je la sais assortie à la couleur de mes yeux ? Je souris et l’accroche à une boutonnière de ma veste, comme il le faisait jadis. Et puis l’émotion envahit mes joues que je sens rougir, mes oreilles bourdonnent et une vague de révolte me fait accélérer le pas jusqu’à une terrasse de café où je m’affale avant de commander un café.

C’est ma participation à « des mots, une histoire » chez Olivia avec les mots proposés dans cette récolte 17 et pour laquelle les textes paraîtront ce vendredi 13 septembre.

Quand l’orage éclairait notre ciel du soir

Hier quand l’orage éclairait notre ciel du soir, je mettais les derniers points à mes gants arc-en-ciel.

Aujourd’hui, on est sur la plage sous un ciel d’azur et un soleil ardent. La lumière est intense et l’atmosphère détendue. On n’est pas en maillot de bain, car on porte tous l’uniforme, un costume ou un tailleur. On pourrait presque entendre les cigales si elles avaient choisi de débarquer ici elles-aussi. Pour ne rien perdre de chaque instant des cérémonies dans les villes de la côte et voir en direct et en simultané l’accueil des différents chefs d’états invités à l’occasion de ces commémorations, tout est retransmis sur de grands écrans installés devant les arbres au bord des routes. Personne ne foulera les pelouses vertes et entretenues des cimetières autour des croix blanches alignées là par milliers depuis des années pour le long repos de ceux d’en dessous. Aucune nostalgie anime les cœurs, mais une immense émotion, beaucoup de respect et une énorme soif de liberté et de paix envahit nos âmes en ce jour d’anniversaire de soixante quinze ans.

Pour répondre aux Plumes 10 d’Asphodèle chez Emilie avec les mots imposés et une pensée pour mes parents et grands parents,

et pour celles qui viendraient pour les gants tricotés en mousse à deux aiguilles, les explications sont là.

 

Chaussettes arc en ciel

Chaussettes arc en ciel – La vie est belle

Chaussettes arc en ciel

Laines de toutes les couleurs
Avec plaisir et bonne humeur
Vive allure ou selon la chaleur
Imagine un rêve, fine saveur
En fil d’une pure douceur
Enchanteur
Soyeux de bonheur
Tricote tendrement
Brode une histoire
Embellis tes aiguilles
Libère ta candeur
Laisse aller ton cœur
Et offre cet arc en ciel.

 

Chaussettes arc en ciel

La vie est belle, fin de vacances, la rentrée arrive. J’ai posé mes livres et gardé mes lectures dans la tête, j’ai monté à nouveau quelques mailles de douceur sur mes aiguilles; J’ai déposé les explications de ces petites chaussettes ici . J’ai simplement changé de couleur en milieu de rangs, la semelle et le derrière de ces chaussettes sont d’une seule couleur et le dessus et devant sont arc en ciel, juste pour sourire à la vie.

Des chaussons pour Marceau

Des chaussons pour Marceau

Des chaussons pour Marceau

Des restes de laine fine bleu et jaune pâle

Et des aiguilles de numéro 2 ou 2,5

Seulement du point mousse avec le bleu et point jersey avec le jaune.

Commencer avec la laine bleue monter 35mailles.

Habilement tricoter 8rgs mousse en augmentant 4m tous les 2rgs de la façon suivante :

Au rg1  tricoter à l’endroit comme ceci: 1m lisière, 1jeté, 16m, 1jeté, 1m, 1jeté, 16m, 1jeté, 1m.

Un rang de retour (rang2) tout à l’endroit.

Simplement au rg3 tricoter à l’endroit: 1m lisière, 1jeté, 17m, 1jeté, 3m, 1jeté, 17m, 1jeté, 1m.

Sans rien changer, tricoter le retour (rang4) à l’endroit.

On tricote le rg5: 1m lisière, 1jeté, 18m, 1jeté, 5m, 1jeté, 18m, 1jeté, 1m et le rg6 à l’endroit.

Ne pas oublier les augmentations du rg7: 1m, 1jeté, 19m, 1jeté, 7m, 1jeté, 19m, 1jeté, 1m.

Sans compliquer, tricoter le retour à l’endroit pour finir la semelle.

Prendre le jaune pour un petit bourrelet de 6rgs en jersey

On prend le fil bleu et les mailles sur une aiguille annexe pour fermer le bourrelet jaune.

Un regard ici pour aider dans cette manipulation.  Continuer et tricoter 7rgs endroit.

Maintenant le dessus de pied: 17m, 4x2m ens, 1m, 4x2m ens, 17m. Retour à l’endroit.

Amoindrir encore et tricoter 13m, 4x2m ens, 1m, 4x2m ens, 13m. Et tricoter 1rg endroit.

Rabattre de la façon suivante: 10m, arrêter 15m, tricoter 10m.

Côté1 de cheville, tricoter 9rgs mousse sur ces 10 premières m du rg, puis arrêter ces 10m.

Enfin reprendre les 10m restantes et augmenter 16m côté milieu du chausson pour la bride.

Avec un trou-trou sur cette bride au 4eme rg à 3m du bord, tricoter 9rgs mousse sur ces 26m.

Un 2eme chausson tricoté en vis à vis.

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Ce jour là j’ai pleuré de joie

Ce jour là j’ai pleuré de joie…

quand il m’a demandé en mariage, oui, ce jour-là j’ai pleuré de joie.

Ce jour là j'ai pleuré de joie

Et je me souviens, quand les filles ont trouvé un travail…
puis quand les enfants m’ont annoncé qu’ils se mariaient…
plus tard quand j’ai su que j’allais être grand-mère…
et quand je regarde le petit, non je ne pleure pas, j’essuie parfaitement mes lunettes pour ne rien perdre de ses mimiques, de ses sourires et de ses regards qui me cherchent… sans doute.

… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye.

Layette – Brassière et swing knitting

Layette – Brassière et swing knitting.
Je vous avais montré quelques détails ici.
J’ai découvert cette façon de changer de couleur sur des modèles chez Ravelry pour des mitaines, des chaussettes ou des châles
Pour essayer et voir l’effet produit assez rapidement, il me fallait un modèle de petite dimension.
Une brassière, c’était parfait. Je me suis inspirée de deux modèles que vous trouvez dans mes tutoriels :
celui de la brassière point mousse de 2 couleurs (tuto ici) pour le bas et de la brassière raglan (tuto là) pour le haut.

Layette - Brassière et swing knitting

Je prépare les explications de cette Layette – Brassière et swing knitting qui apparaitra bientôt dans mes tutoriels avec quelques indications pour ce point.

Pi Day

C’est la chaleur du printemps qui l’avait sortie du sommeil, en ce Pi Day. Cette saison au goût de renouveau est une renaissance, pour elle. Elle s’est vite apprêtée pour profiter de la douceur de l’air. Son lit refait, elle tourne et retourne son édredon sur son lit, comme on le fait d’une crêpe dans la poêle, et termine en le tapotant légèrement du plat de la main pour évaluer le vaporeux des plumes qui le garnissent. Elle glisse sa nuisette dessous l’oreiller et surprend sa silhouette virevolter avec volupté dans le miroir de sa porte d’armoire. La veille au soir, elle a aperçu une cigogne sur le haut d’un sapin étendre les ailes plusieurs fois et arranger son espace pour la nuit. Elle l’a déserté ce matin. La neige a fondu. Elle-aussi va sortir et retourner dans la nature. Bien chaussée, elle prend son sac à dos et son bâton de marche. Elle aime sa montagne, apprécie cet univers.

Elle marche bon train, mais depuis trop longtemps maintenant. Elle se rend compte qu’elle n’a pas pris son téléphone portable ; elle n’a prévenu personne, non plus. Est-ce par paresse ou insouciance ? Elle a pris la liberté de prendre le chemin du côté de l’ubac et s’est égarée. Elle sait qu’il y a urgence maintenant et se sent comme le bernard-l’hermite qui a trop vite quitté sa coquille. Elle note sur son carnet: « En ce troisième mois, quatorzième jour de l’an quinze, il est neuf heures et vingt six minutes… »

Pi Day

C’est ma participation aux plumes 42 chez Asphodèle avec les mots proposés suivants: douceur, printemps, déserter, sommeil, chaleur, renaissance, air, bernard-l’hermite, édredon, paresse, plume, aile, volupté, insouciance, liberté, vaporeux, virevolter, cigogne, nuisette, ubac, univers, urgence, suggérés par la phrase de Gaëlle Josse… « Le lit ouvert, la fenêtre ouverte. Elle, endormie. La vie légère comme une hirondelle parfois. »
et c’est un clin d’œil à cette date qui correspond au nombre Pi et qui ne se produit qu’une seule fois par siècle. Un rendez-vous proposé par  la Ruche des quilteuses en janvier dernier. Et Fabienne qui en parlait aussi ici. Sur les indications de Sally Sellers, chacun pouvait participer  au ruban pour Pi Day. Elle invitait tout le monde à participer à un immense ruban de chiffres mis dans l’ordre des décimales du nombre Pi, lequel sera exposé aujourd’hui, ici.

 

La légende des pommes d’or

La légende des pommes d’or

Accrochée à une liane de passiflore, j’ai trouvé une pomme d’or à côté des chaussons tricotés, gonflés et renflés à l’allure de fruits.

Elle avait planté un arbre fruitier dans son jardin divin qui se trouvait sur les pentes du mont, là où les chevaux du char du Soleil, achèvent leur randonnée en se couchant à l’ouest de l’océan. Un jour, elle s’aperçut que les filles d’A à qui elle avait confié la garde de l’arbre, volaient les pommes, elle plaça alors un dragon à cent têtes, autour du pommier pour en interdire l’approche. Après maintes péripéties, le grand H arrivant à la fin de sa liste de travaux devait rapporter les pommes d’or. Il obtint quelques renseignements de l’autre qu’il menaçait de mort s’il ne lui livrait pas le secret, notamment que des pommes d’or poussent dans un jardin situé dans l’extrême O où vivent des nymphes. Ces informations un peu vagues laissent le grand H dans le flou et l’autre profite de ce moment d’inattention pour se transformer en serpent et se faufiler entre deux pierres. Le grand H se dirige déjà vers les terres de l’Ouest qu’il a eu l’occasion de visiter lors d’un précédent périple. Après quelques jours de voyage il atteint cette région de l’Ouest.

Le grand H franchit le détroit de G d’où s’élèvent les colonnes à son nom, afin de rencontrer le Titan A, car ce dernier est le seul à pouvoir l’aider dans sa quête des pommes d’or poussant dans ce fabuleux jardin situé dans cette région extra-océanique réservée uniquement aux immortels. Arrivé sur la pointe nord du continent africain, le grand H découvre l’immense A courbé sous le poids de la voûte céleste qu’il est chargé de supporter depuis la défaite des Titans contre les dieux de l’O. Celui-là fatigué écoute les raisons de sa visite et, ne le reconnaissant pas, lui propose de se rendre au jardin pour y cueillir trois fruits d’or mais à la seule condition que le grand H porte le fardeau de la voûte céleste. Ce dernier connaît la chanson et ne veut pas être piégé. Il n’accepte donc pas d’endosser sur ses épaules le poids du ciel car il sait qu’A partirait cette fois-ci. Il laisse l’A dans sa position et s’éloigne encore avec un geste d’adieu. Puis il suit le seul chemin tracé sur les pierres et après de longues heures trouve l’arbre aux fruits d’or. Il cueille seulement deux fruits et les remplace par ses deux sandales.

Selon certaines interprétations, les pommes d’or seraient des oranges, inconnues des Grecs à l’époque. La couleur dorée des fruits était la couleur de la pelure de l’orange et son goût plus sucré était celui de l’orange.

Pour d’autres il est plus vraisemblable que c’étaient des coings, nommés pommes d’automne dans l’Antiquité. Le climat méditerranéen arrosé de la façade atlantique offre des conditions idéales pour la culture des cognassiers.

Même un cartographe français place un jour ces îles dans la région des Antilles sur une de ses mappemondes. Et selon cette hypothèse, la pomme d’or pourrait être l’ananas, seul fruit à la couleur dorée poussant dans cette région du monde.

Aujourd’hui dans mon jardin, j’ai trouvé une pomme d’or à côté de petites sandales qui ont gonflé et pris l’allure de pommes. Et là, je vous l’assure, c’est un fruit de la passion.

Comment tricoter des chaussons en laine

Comment tricoter des chaussons en laine pour adultes. On a souvent un modèle qui plait, mais il est rarement à la dimension de nos pieds.

J’ai pris les explications de chaussons pour bébé, et regardé les dimensions de l’échantillon noté sur la bande enserrant la pelote. Il fallait que je les adapte à un pied d’adulte. J’ai mesuré ensuite mon tour de pied et sa longueur des orteils au talon. J’avais déjà suivi cet exemple pour les chaussons hollandais adultes, ici.

Comment tricoter des chaussons en laine

Et ces chaussettes longitudinales me plaisent aujourd’hui. J’avais une grosse pelote de fil à tricoter de milles couleurs. Ma longueur de pied et le tour mesurés, deux règles de trois posées sur un papier et me voici partie à monter 2 fois 30 mailles pour la longueur de pied plus 25 mailles  pour la hauteur de cheville, puis 6 fois 2 augmentations pour le talon et 6 fois 2 augmentations pour le bout de pied 6 rangs de plus pour la partie centrale et 6 fois 2 diminutions pour le talon et la même chose au bout du pied et enfin arrêt de toutes les mailles. J’ai plié la chaussette et fini par 2 coutures sur chaque côté. Et voici ce que ça donne.

Je vais réécrire ces explications proprement pour plusieurs tailles de pieds et les posterai en tutoriel dans quelques jours pour que vos chaussons soient prêts pour la veillée de Noël. .

Je tourne en rond, je tourne en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais le monde à ma façon
Aiguille d’alu ou de laiton
Corps en laine ou cœur de mouton
Je tourne en rond, je tourne en rond.

Je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis la seule puis des millions
Je suis la maille au cœur de coton
L’hiver, l’été, en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

J’ai de la laine plein un camion
Je tricote sans peine ni punition
Je tourne toujours sans perdre la raison
Et je tourne en rond, je tourne en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond

J’aurai bien chaud dans ma maison
Je fais des pulls et des caleçons
Et des coussins bourrés de molleton
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis une femme en pantalon
C’est pas parce que j’manie l’p’loton
Que mes deux pieds n’portent pas d’talons
Là je tourne en rond encore en rond

Près de l’aquarium dans le salon
Devant la table vers le poisson
Café sucré et macarons
Je touille en rond je touille en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond

J’entoure la laine et déroule le peloton
Je garde un œil sur les chatons
J’ai l’estomac dans les talons
Je tourne en rond, je tourne en rond

J’ai plein d’idées sous le chignon
Je fais plein de circonvolutions
J’écris et récris les explications
Et je trace des ronds, toujours des ronds.

Je tourne en rond, je tourne en rond

Une petite robe en confection,
J’écoute Zazie et sa chanson,
Je chante, je crie j’émets des sons
J’tricote en rond, j’tricote en rond

Le défi laine avec la Route de la laine

Ouvrage terminé pour le défi laine avec la Route de la laine (clic)
et
Olivia m’a taguée. Un nouvel award circule dans la blogosphère… Merci d’avoir pensé à moi !
Juste une dizaine de questions, par trop compliquées, ça va être facile à répondre. La partie nomination va prendre trop de temps…

Route laine

Les questions :

  1. Votre couleur préférée ? Le vert, peut-être
  2. Votre animal de compagnie préféré ? un poisson rouge
  3. Votre boisson préférée ? Le café, sous toutes ses formes
  4. Lequel préférez-vous, Facebook ou Twitter ? Je vais plus souvent sur le premier que l’autre, mais je ne sais pas pourquoi
  5. Votre modèle préféré ? En couture, ma mère, elle aimait bien Coco Chanel. En patchwork, Lea Stansal. En tricot, Helen Magnussen.
  6. Vous préférez recevoir ou donner des cadeaux ? Les deux, pardi
  7. Votre chiffre préféré ? le 7 et c’est pourtant le seul chiffre impair qui n’est pas dans ma date de naissance…
  8. Votre jour préféré ? Celui de ma fête, et c’est souvent
  9. Votre fleur préférée ? Celle que je brode sur mes ouvrages
  10. Quelle est votre passion ? devinez!

Le pouvoir des fleurs et des fils

Le pouvoir des fleurs et des fils, pour répondre au défi de Nathalie D (clic) et dire le plaisir que j’ai eu à broder avec cette laine d’Aubusson qu’elle m’avait offerte.

Je m’souviens on avait des projets pour la terre
pour les hommes comme la nature
faire tomber les barrières, les murs,
les vieux parapets d’Arthur
fallait voir
imagine notre espoir
on laissait nos cœurs
au pouvoir des fleurs
jasmin, lilas,
c’étaient nos divisions nos soldats
pour changer tout ça

pouvoir fleurs fils

changer le monde
changer les choses avec des bouquets de roses
changer les femmes
changer les hommes
avec des géraniums

pouvoir fleurs fils

je m’souviens, on avait des chansons, des paroles
comme des pétales et des corolles
qu’écoutait en rêvant
la petite fille au tourne-disque folle
le parfum
imagine le parfum
l’Éden, le jardin,
c’était pour demain,
mais demain c’est pareil,
le même désir veille
là tout au fond des cœurs
tout changer en douceur

pouvoir fleurs fils

changer les âmes
changer les cœurs  avec des bouquets de fleurs
la guerre au vent
l’amour devant
grâce à des fleurs des champs

ah! sur la terre
il y a des choses à faire
pour les enfants, les gens, les éléphants
ah! tant de choses à faire
moi pour
te donner du cœur
je t’envoie des fleurs

pouvoir fleurs fils

tu verras qu’on aura des foulards, des chemises
et que voici les couleurs vives
et que même si l’amour est parti
ce n’est que partie remise
pour les couleurs, les accords, les parfums
changer le vieux monde
pour faire un jardin
tu verras
tu verras
le pouvoir des fleurs
y a une idée pop dans mon air

Chantée par L Voulzy, les Enfoirés…