Porter une paire de gants

Elles voulaient presque toutes porter une paire de gants qu’elles auraient tricotés. Envie, désir…

Je leur avais expliqué qu’il valait mieux déjà faire un gant comme le modèle, pour pouvoir ensuite l’adapter à leur main.

Chacune avait apporté sa pelote de laine fine pour apprendre à tricoter ses gants au point mousse à 2 aiguilles.

Et toutes sont parties avec leur gant-gabarit et l’envie d’apporter une laine de couleur à son goût pour la prochaine fois.

Rien de plus facile, les explications sont là

pour répondre au grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Chaussons BB bleus

Ces chaussons BB bleus ne sont ici confectionnés qu’avec des restes de fils à tricoter,

Commencés d’abord par la semelle au point mousse,
Hérissés ensuite en jersey après un bourrelet de bord de semelle.
Au début, monter 35 mailles avec des aiguilles n°3, et continuer au point mousse
Une série de huit rangs avec quatre augmentations sur les rangs impairs
Suivant cette règle : aux extrémités de rang et autour de la maille centrale.
Suit ensuite un bourrelet de 6 rangs en jersey, et pour le corps du chausson
On tricote d’abord 8 rangs en jersey puis 8 diminutions de 2 m tous les 2 rangs,
Naturellement autour de la maille centrale, et il reste 35 mailles.
Stopper après avoir tricoter encore 8 rangs en jersey. Tricoter un autre chausson.

Pour il était 7 fois Noël chez Chicki Poo et Samarian quand elles disent qu’aujourd’hui on est créatif au chalet, il n’y avait qu’à ouvrir le placard à paillettes, on sort les peintures, la colle, il n’y a plus qu’à faire marcher votre imagination,

(ben oui, mais dans mes placards et malles il n’y a presque que des fils à tricoter et des tissus… alors j’ai sélectionné quelques bouts de fil pour tricoter ces chaussons BB bleus)

et pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Petits lutins

Petits lutins.

C’est une idée qui a emballé le club du lundi.
Le modèle vient de notre Roberte, et c’est une façon pour épuiser les tout-petits restes de fils à tricoter.
Ces lutins pourront décorer notre sapin au prochain marché de Noël.
Si chacune en confectionne deux ou trois, il nous faudra un sapin d’au moins… 2 ou 3 mètres de hauteur ! Waouh comme ça va être joli !
Alors j’ai tricoté… tricoté des petits lutins de plusieurs couleurs.
En voici deux et pleins de petits pelotons reposent encore au fond de mon panier…

Si l’envie vous prend d’en tricoter quelques uns pour votre sapin, voici les explications de ces petits lutins.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains

Mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains.

Mes mains ont pris la forme de cette préhension au fil du temps, et la gardent, c’est vrai ! Comme d’autres outils plus plats et plus modernes se logent trop facilement dans la main des plus jeunes, pour moi, c’est très difficile de les poser pour écrire deux ou trois mots ici.
A croire que les miennes sont des automates incontrôlables, comme le sont les pouces de certains autres, car sitôt que les aiguilles sont dans une main, l’autre se tend vers le panier des fils à tricoter, tâte et jauge la grosseur de laine correspondant à la taille des aiguilles puis tire et choisit une couleur, ou deux ou plus.
On pourrait même croire que mes mains savent évaluer la quantité de laine sans que je n’ai rien à vérifier.
Et d’autres chaussons naissent de mes aiguilles et tombent sur mes genoux, comme les news les plus originales et incongrues arrivent sur les réseaux sociaux. Voilà ce qui arrive quand mes aiguilles à tricoter se calent toutes seules dans mes mains sans que je ne m’en rende compte vraiment.

Les explications de ces chaussons sandales sont ici ou là.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations, et le défi des Serial Crocheteuses & Plus chez Thali avec les couleurs d’automne.

Donner à manger

En allant donner à manger aux poules j’ai posé le talon sur une fiente…

et en levant le bras pour retenir mon chapeau imperméable qui allait s’envoler, j’ai accroché la manche de mon gilet sur le haut du grillage. Et de fait je ne pus éviter une grosse fiente de l’autre pied. Je suis énervée et surtout déçue. Le ciel est à l’orage ce matin, les éclairs et le tonnerre y vont de bon cœur. Les poules réfugiées dans leur cabane n’ont même pas remarqué les belles épluchures colorées que je leur ai apportées. Tiens il faudra rattraper cette maille avant que ça ne fasse un gros trou…

C’est peut-être l’émerveillement pour ceux qui attendaient la pluie depuis longtemps et pour les autres qui aiment juste entendre ces barouf et ces flic-floc, mais il ne faudrait pas mettre tous les œufs dans le même panier, moi je n’aime pas ce temps de chien, ça perturbe mon humeur. A propos d’œufs, il y en aura pas beaucoup si ce peu de luminosité perdure, les poules vont dormir longtemps…

Et dire que la nuit était si belle avec une lune bien ronde et si claire qui avait l’air de veiller sur nous. Avec l’absence de soleil, c’est fichu, ça va être l’obscurité pour la journée entière. Ah il nous a bien pigeonnés celui d’en haut. On va devoir rester à l’intérieur maintenant, le froid de canard va se faire sentir avec toute cette humidité et ce vent violent. Je sais que ça ne sert à rien de ruer dans les brancards mais le dire me fait du bien. Râleuse, moi !? Euh non pas trop…

Et puis après la pluie, le beau temps est revenu, j’ai retrouvé le sourire, mon pull n’aura pas de gros trou. Les poules ont chanté après avoir pondu, elles ont fouillé, farfouillé, picoré et gobé les vers, mais elles ne font toujours pas de poésie.

Perturbée, moi !? non, c’est juste pour répondre à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots récoltés lundi dernier.

On tend souvent la main juste par habitude

On tend souvent la main juste par habitude vers un quotidien,

sans espoir forcément d’y découvrir quelque chose en particulier. C’est pour moi un motif de lecture rapide du matin en attendant que les rayons du soleil tardif de l’automne réchauffent l’air frais au dehors.

J’ai donc tendu la main vers la gazette laissée sur le coin de la table, et l’ai dépliée à la page des bulles. Mes épaules se détendaient et je souriais à l’idée d’y lire un truc plaisant. Mais cette fois encore c’était partie remise, car je sentais le regard soupçonneux presque inquiet de Mémé, arrivée clopin-clopant dans le hall d’entrée et marquant déjà son impatience avec sa canne sur le carrelage.

Je levai la tête et lui fis un clin d’œil. Je ne suis pas sûre qu’il faille lui répéter sans fin les mêmes mots. L’ordre dans sa tête n’est plus le même qu’avant et il faudra s’y faire. Elle se frottait les mains de contentement. Elle portait les gants roses qu’elle avait tricotés avec pleins de petits restes de laines et qui lui allaient si bien.

C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots récoltés : souvent – ordre – soupçonneux – gazette – espoir – bulle – particulier – faille

Le grand prisme de l’univers

C’est un peu comme si le grand prisme de l’univers fonctionnait à l’envers en absorbant les couleurs et ne rejetant qu’un camaïeu de gris.

La grisaille cache le soleil et recouvre toujours notre ciel et les choses.
– Ce n’est pas grave, répètent jour après jour nos anciens, c’est comme ça à l’automne.
Nous sommes partis et avons quitté notre pays d’origine depuis bien longtemps maintenant. Quand nous avons jeté l’ancre dans cette immense baie, c’était avec l’espoir d’y revoir les couleurs où l’atmosphère semblait dégagée. Le lieu bordé de collines nous a paru accueillant. Mais le gris persistait, alors nous sommes repartis, vers l’ouest d’après la boussole. Le trajet à pied a été assez difficile pour arriver jusqu’ici. On a escaladé des cols pour passer les montagnes avec l’idée de retrouver à nouveau l’orange des couchers de soleil. Notre effort paraissait vain quand nous avons rencontré les indiens avec qui nous vivons aujourd’hui. Ces gens sont généreux, ils nous ont encouragés et accompagnés jusqu’à cette cascade merveilleuse qui tombe d’en haut comme un arrosoir. On partage l’endroit et nos points de vues. Ils nous ont aidés à bâtir nos maisons et à accepter avec eux, notre nouvelle vie. Parfois, on entend les enfants rire à nouveau, car quand on s’approche de la chute, les gouttelettes forment un magnifique arc-en-ciel de couleurs oubliées avant de disparaître à tout jamais dans l’abîme d’une terre aride.

Pour répondre à Des mots, une histoire chez Olivia avec les mots récoltés de la semaine : arrosoir – automne – trajet – ancre – retrouver – indien – cascade – orange – grisaille.