Des chaussons pour Marceau

Des chaussons pour Marceau

Des chaussons pour Marceau

Des restes de laine fine bleu et jaune pâle

Et des aiguilles de numéro 2 ou 2,5

Seulement du point mousse avec le bleu et point jersey avec le jaune.

Commencer avec la laine bleue monter 35mailles.

Habilement tricoter 8rgs mousse en augmentant 4m tous les 2rgs de la façon suivante :

Au rg1  tricoter à l’endroit comme ceci: 1m lisière, 1jeté, 16m, 1jeté, 1m, 1jeté, 16m, 1jeté, 1m.

Un rang de retour (rang2) tout à l’endroit.

Simplement au rg3 tricoter à l’endroit: 1m lisière, 1jeté, 17m, 1jeté, 3m, 1jeté, 17m, 1jeté, 1m.

Sans rien changer, tricoter le retour (rang4) à l’endroit.

On tricote le rg5: 1m lisière, 1jeté, 18m, 1jeté, 5m, 1jeté, 18m, 1jeté, 1m et le rg6 à l’endroit.

Ne pas oublier les augmentations du rg7: 1m, 1jeté, 19m, 1jeté, 7m, 1jeté, 19m, 1jeté, 1m.

Sans compliquer, tricoter le retour à l’endroit pour finir la semelle.

Prendre le jaune pour un petit bourrelet de 6rgs en jersey

On prend le fil bleu et les mailles sur une aiguille annexe pour fermer le bourrelet jaune.

Un regard ici pour aider dans cette manipulation.  Continuer et tricoter 7rgs endroit.

Maintenant le dessus de pied: 17m, 4x2m ens, 1m, 4x2m ens, 17m. Retour à l’endroit.

Amoindrir encore et tricoter 13m, 4x2m ens, 1m, 4x2m ens, 13m. Et tricoter 1rg endroit.

Rabattre de la façon suivante: 10m, arrêter 15m, tricoter 10m.

Côté1 de cheville, tricoter 9rgs mousse sur ces 10 premières m du rg, puis arrêter ces 10m.

Enfin reprendre les 10m restantes et augmenter 16m côté milieu du chausson pour la bride.

Avec un trou-trou sur cette bride au 4eme rg à 3m du bord, tricoter 9rgs mousse sur ces 26m.

Un 2eme chausson tricoté en vis à vis.

Enregistrer

Enregistrer

Ce jour là j’ai pleuré de joie

Ce jour là j’ai pleuré de joie…

quand il m’a demandé en mariage, oui, ce jour-là j’ai pleuré de joie.

Ce jour là j'ai pleuré de joie

Et je me souviens, quand les filles ont trouvé un travail…
puis quand les enfants m’ont annoncé qu’ils se mariaient…
plus tard quand j’ai su que j’allais être grand-mère…
et quand je regarde le petit, non je ne pleure pas, j’essuie parfaitement mes lunettes pour ne rien perdre de ses mimiques, de ses sourires et de ses regards qui me cherchent… sans doute.

… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye.

Layette – Brassière et swing knitting

Layette – Brassière et swing knitting.
Je vous avais montré quelques détails ici.
J’ai découvert cette façon de changer de couleur sur des modèles chez Ravelry pour des mitaines, des chaussettes ou des châles
Pour essayer et voir l’effet produit assez rapidement, il me fallait un modèle de petite dimension.
Une brassière, c’était parfait. Je me suis inspirée de deux modèles que vous trouvez dans mes tutoriels :
celui de la brassière point mousse de 2 couleurs (tuto ici) pour le bas et de la brassière raglan (tuto là) pour le haut.

Layette - Brassière et swing knitting

Je prépare les explications de cette Layette – Brassière et swing knitting qui apparaitra bientôt dans mes tutoriels avec quelques indications pour ce point.

Pi Day

C’est la chaleur du printemps qui l’avait sortie du sommeil, en ce Pi Day. Cette saison au goût de renouveau est une renaissance, pour elle. Elle s’est vite apprêtée pour profiter de la douceur de l’air. Son lit refait, elle tourne et retourne son édredon sur son lit, comme on le fait d’une crêpe dans la poêle, et termine en le tapotant légèrement du plat de la main pour évaluer le vaporeux des plumes qui le garnissent. Elle glisse sa nuisette dessous l’oreiller et surprend sa silhouette virevolter avec volupté dans le miroir de sa porte d’armoire. La veille au soir, elle a aperçu une cigogne sur le haut d’un sapin étendre les ailes plusieurs fois et arranger son espace pour la nuit. Elle l’a déserté ce matin. La neige a fondu. Elle-aussi va sortir et retourner dans la nature. Bien chaussée, elle prend son sac à dos et son bâton de marche. Elle aime sa montagne, apprécie cet univers.

Elle marche bon train, mais depuis trop longtemps maintenant. Elle se rend compte qu’elle n’a pas pris son téléphone portable ; elle n’a prévenu personne, non plus. Est-ce par paresse ou insouciance ? Elle a pris la liberté de prendre le chemin du côté de l’ubac et s’est égarée. Elle sait qu’il y a urgence maintenant et se sent comme le bernard-l’hermite qui a trop vite quitté sa coquille. Elle note sur son carnet: « En ce troisième mois, quatorzième jour de l’an quinze, il est neuf heures et vingt six minutes… »

Pi Day

C’est ma participation aux plumes 42 chez Asphodèle avec les mots proposés suivants: douceur, printemps, déserter, sommeil, chaleur, renaissance, air, bernard-l’hermite, édredon, paresse, plume, aile, volupté, insouciance, liberté, vaporeux, virevolter, cigogne, nuisette, ubac, univers, urgence, suggérés par la phrase de Gaëlle Josse… « Le lit ouvert, la fenêtre ouverte. Elle, endormie. La vie légère comme une hirondelle parfois. »
et c’est un clin d’œil à cette date qui correspond au nombre Pi et qui ne se produit qu’une seule fois par siècle. Un rendez-vous proposé par  la Ruche des quilteuses en janvier dernier. Et Fabienne qui en parlait aussi ici. Sur les indications de Sally Sellers, chacun pouvait participer  au ruban pour Pi Day. Elle invitait tout le monde à participer à un immense ruban de chiffres mis dans l’ordre des décimales du nombre Pi, lequel sera exposé aujourd’hui, ici.

 

La légende des pommes d’or

La légende des pommes d’or

Accrochée à une liane de passiflore, j’ai trouvé une pomme d’or à côté des chaussons tricotés, gonflés et renflés à l’allure de fruits.

Elle avait planté un arbre fruitier dans son jardin divin qui se trouvait sur les pentes du mont, là où les chevaux du char du Soleil, achèvent leur randonnée en se couchant à l’ouest de l’océan. Un jour, elle s’aperçut que les filles d’A à qui elle avait confié la garde de l’arbre, volaient les pommes, elle plaça alors un dragon à cent têtes, autour du pommier pour en interdire l’approche. Après maintes péripéties, le grand H arrivant à la fin de sa liste de travaux devait rapporter les pommes d’or. Il obtint quelques renseignements de l’autre qu’il menaçait de mort s’il ne lui livrait pas le secret, notamment que des pommes d’or poussent dans un jardin situé dans l’extrême O où vivent des nymphes. Ces informations un peu vagues laissent le grand H dans le flou et l’autre profite de ce moment d’inattention pour se transformer en serpent et se faufiler entre deux pierres. Le grand H se dirige déjà vers les terres de l’Ouest qu’il a eu l’occasion de visiter lors d’un précédent périple. Après quelques jours de voyage il atteint cette région de l’Ouest.

Le grand H franchit le détroit de G d’où s’élèvent les colonnes à son nom, afin de rencontrer le Titan A, car ce dernier est le seul à pouvoir l’aider dans sa quête des pommes d’or poussant dans ce fabuleux jardin situé dans cette région extra-océanique réservée uniquement aux immortels. Arrivé sur la pointe nord du continent africain, le grand H découvre l’immense A courbé sous le poids de la voûte céleste qu’il est chargé de supporter depuis la défaite des Titans contre les dieux de l’O. Celui-là fatigué écoute les raisons de sa visite et, ne le reconnaissant pas, lui propose de se rendre au jardin pour y cueillir trois fruits d’or mais à la seule condition que le grand H porte le fardeau de la voûte céleste. Ce dernier connaît la chanson et ne veut pas être piégé. Il n’accepte donc pas d’endosser sur ses épaules le poids du ciel car il sait qu’A partirait cette fois-ci. Il laisse l’A dans sa position et s’éloigne encore avec un geste d’adieu. Puis il suit le seul chemin tracé sur les pierres et après de longues heures trouve l’arbre aux fruits d’or. Il cueille seulement deux fruits et les remplace par ses deux sandales.

Selon certaines interprétations, les pommes d’or seraient des oranges, inconnues des Grecs à l’époque. La couleur dorée des fruits était la couleur de la pelure de l’orange et son goût plus sucré était celui de l’orange.

Pour d’autres il est plus vraisemblable que c’étaient des coings, nommés pommes d’automne dans l’Antiquité. Le climat méditerranéen arrosé de la façade atlantique offre des conditions idéales pour la culture des cognassiers.

Même un cartographe français place un jour ces îles dans la région des Antilles sur une de ses mappemondes. Et selon cette hypothèse, la pomme d’or pourrait être l’ananas, seul fruit à la couleur dorée poussant dans cette région du monde.

Aujourd’hui dans mon jardin, j’ai trouvé une pomme d’or à côté de petites sandales qui ont gonflé et pris l’allure de pommes. Et là, je vous l’assure, c’est un fruit de la passion.

Comment tricoter des chaussons en laine

Comment tricoter des chaussons en laine pour adultes. On a souvent un modèle qui plait, mais il est rarement à la dimension de nos pieds.

J’ai pris les explications de chaussons pour bébé, et regardé les dimensions de l’échantillon noté sur la bande enserrant la pelote. Il fallait que je les adapte à un pied d’adulte. J’ai mesuré ensuite mon tour de pied et sa longueur des orteils au talon. J’avais déjà suivi cet exemple pour les chaussons hollandais adultes, ici.

Comment tricoter des chaussons en laine

Et ces chaussettes longitudinales me plaisent aujourd’hui. J’avais une grosse pelote de fil à tricoter de milles couleurs. Ma longueur de pied et le tour mesurés, deux règles de trois posées sur un papier et me voici partie à monter 2 fois 30 mailles pour la longueur de pied plus 25 mailles  pour la hauteur de cheville, puis 6 fois 2 augmentations pour le talon et 6 fois 2 augmentations pour le bout de pied 6 rangs de plus pour la partie centrale et 6 fois 2 diminutions pour le talon et la même chose au bout du pied et enfin arrêt de toutes les mailles. J’ai plié la chaussette et fini par 2 coutures sur chaque côté. Et voici ce que ça donne.

Je vais réécrire ces explications proprement pour plusieurs tailles de pieds et les posterai en tutoriel dans quelques jours pour que vos chaussons soient prêts pour la veillée de Noël. .

Je tourne en rond, je tourne en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais le monde à ma façon
Aiguille d’alu ou de laiton
Corps en laine ou cœur de mouton
Je tourne en rond, je tourne en rond.

Je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis la seule puis des millions
Je suis la maille au cœur de coton
L’hiver, l’été, en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

J’ai de la laine plein un camion
Je tricote sans peine ni punition
Je tourne toujours sans perdre la raison
Et je tourne en rond, je tourne en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond

J’aurai bien chaud dans ma maison
Je fais des pulls et des caleçons
Et des coussins bourrés de molleton
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis une femme en pantalon
C’est pas parce que j’manie l’p’loton
Que mes deux pieds n’portent pas d’talons
Là je tourne en rond encore en rond

Près de l’aquarium dans le salon
Devant la table vers le poisson
Café sucré et macarons
Je touille en rond je touille en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond

J’entoure la laine et déroule le peloton
Je garde un œil sur les chatons
J’ai l’estomac dans les talons
Je tourne en rond, je tourne en rond

J’ai plein d’idées sous le chignon
Je fais plein de circonvolutions
J’écris et récris les explications
Et je trace des ronds, toujours des ronds.

Je tourne en rond, je tourne en rond

Une petite robe en confection,
J’écoute Zazie et sa chanson,
Je chante, je crie j’émets des sons
J’tricote en rond, j’tricote en rond