Lutin de Noël

J’étais lutin de Noël ★ ¸.•´.•´¨) ¸.•¨) ¸.•(¸.•´(¸.•´ (¸.•¨¯`♥*  ¸¸.•*¨*• ☆

Lutin de Noel

alors en janvier vous voyez le travail que ça peut représenter. La semaine qui a suivi Noël, on a fait l’inventaire, puis on a fermé les portes des grands hangars et on a fait la fête avec les rennes histoire de connaître un peu mieux les nouveaux, et de passer du bon temps avant qu’ils ne retrouvent les ours en hibernation.

Un petit tour à pôle emploi, histoire d’être toujours inscrit au chômage et au rsa, d’ailleurs ça va changer me suis-je laissé dire, mais c’est pas le sujet pour l’instant. J’ai de toutes façons rendez-vous avec l’écuyère.
Non pas les cuillères. Quoique quand j’y pense, il n’y a que des couverts en argent chez le père Léon. Si Jésus est né dans la paille, lui doit se faire un blé fou avec toutes les affaires qu’on a livrées et qu’on a rachetées juste après pour presque rien par l’intermédiaire du curé… ou de l’abbé. Parfaitement, je les ai bien entendus. Ebay qui disent tous, alors c’est kif-kif, hein ? y a de quoi être embrouillé avec
En attendant, ça n’est pas l’écuyère qui m’attend mais l’amazone. Mais c’est pareil, non ? Ok on ne la voit jamais celle-là et c’est aussi bien parce que ça n’est pas la place pour son cheval, avec les va-et-vient.
Et là c’est toute l’année qu’on transporte et qu’on rapporte. Avec des camions. Des gros culs. On dépoussière. C’est ce qu’on disait jadis quand il neigeait et que la mère Léon secouait ses édredons et faisait tomber les flocons. Et ben là, c’est tous les jours le grand ménage et qu’il neige et que les gens sont heureux, euphoriques. Parce qu’on revend déjà et à prix fort. Car le marché a déjà repris et à plein pot. Alors, moi le lutin, je surveille. Je regarde ce qui n’irait pas. Ce qui ne collerait pas avec l’attente des enfants. Parce que faut pas croire, les jours se suivent et les anniversaires reviennent. Les hommes et les enfants rêvent…
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L’histoire des boules du père Léon

L’histoire des boules du père Léon

L'histoire des boules du père Léon

« A l’origine, l’arbre de noël était décoré de belles pommes rouges, symboles de la vie durant la saison morte. Cet arbre venait d’orient. Une sorte de plaqueminier m’a dit le père Léon. Dans certaines régions où cet arbre n’existait pas encore, on ajouta des bonbons, des gâteaux, des noix et des noisettes.

C’est un artisan verrier qui eut l’idée de reproduire ces noisettes en verre soufflé, ouvrant une tradition qui se répandit très vite à travers le monde. C’était une année de grande sécheresse, privant le pays tout entier de réserves pour la saison froide, de pommes et de fruits, privant du même coup les sapins de Noël de leurs décorations.

C’est alors que le père Germain, souffleur de verre réputé, a l’idée de faire plaisir aux enfants et confectionne de fameuses boules en verre.

L’idée se répand dans toute la contrée et bien au-delà. Les ouvriers verriers soufflent jours et nuits des boules de toutes tailles. Ces boules décoreront les sapins dans les maisons, mais aussi dans les rues et sur les places. Des boules énormes seront fabriquées. Faute de pouvoir les ranger, le restant de l’année, les plus grosses seront ensuite cassées en morceaux pour réaliser des verres à lunettes et d’horlogerie. Cette tradition préférée du père Léon et ces techniques de soufflage et d’argenture ne se sont jamais perdues et perdurent dans un petit coin de Germanie. »

Juste pour apporter un peu de clarté dans le ciel gris d’aujourd’hui.

Dans un village de la campagne russe vivait une petite fille

Dans un village de la campagne russe vivait une petite fille qui n’avait plus de maman.

Dans un village de la campagne russe vivait une petite fille

Son père se remaria, mais il choisit une méchante femme. Elle détestait la petite fille et la traitait mal. Elle avait l’idée de se débarrasser de l’enfant. Et un jour que son mari s’était rendu au marché vendre du blé, elle envoya, chez sa sœur, la fillette, chercher du fil et une aiguille sous prétexte de lui coudre une chemise.

La petite fille mit son joli fichu rouge et partit. Et comme elle était maligne, se rendit d’abord chez la sœur de sa propre mère avant de se rendre chez la sœur de l’autre. Sa tante la reçut avec bonté.
– Tante, dit la petite fille, la nouvelle femme de papa m’a envoyée chez sa sœur lui demander une aiguille et du fil pour me coudre une chemise. Mais d’abord, je suis venue te demander, à toi, un bon conseil.

– Tu as eu raison. La sœur de ta marâtre n’est autre que Baba-Yaga, la cruelle ogresse ! Mais écoute-moi : il y a dans son jardin un bouleau qui voudra te fouetter les yeux avec ses branches, noue un ruban autour de son tronc. Tu verras une grosse barrière qui grince et qui voudra se refermer toute seule, mets de l’huile sur ses gonds. Des chiens voudront te dévorer, jette-leur du pain. Enfin, tu verras un chat qui pourrait te crever les yeux, donne-lui un bout de jambon.
– Merci bien, ma tante » répondit la petite fille.

Elle marcha longtemps, puis arriva enfin à la maison de Baba-Yaga. La sorcière était en train de tisser. « Bonjour ma tante.
– Bonjour, ma nièce.
– Ma mère m’envoie te demander une aiguille et du fil pour qu’elle me couse une chemise.
– Sans souci, je m’en vais te chercher une aiguille bien droite et du fil bien blanc. En attendant, assieds-toi à ma place et tisse. »
La petite fille se mit au métier. Elle était bien contente de s’initier à cet ouvrage.

Soudain, elle entendit Baba-Yaga dire à sa servante dans la cour : « Chauffe le bain et lave ma nièce soigneusement. Je veux la manger au dîner. »
La petite fille tremblait de peur. Elle vit la servante entrer et apporter des bûches, des fagots et des seaux pleins d’eau. Alors elle s’efforça de prendre une voix aimable et gaie, et elle dit à la servante : « Hé, ma bonne, fends moins de bois, et pour apporter l’eau, sers-toi plutôt d’une passoire ! » Et elle lui donna son joli fichu rouge.
La petite fille regardait autour d’elle. Un feu vif et clair commençait à flamber dans la cheminée, l’eau se mettait à chanter dans le chaudron, et bien que ce fût une eau d’ogresse, elle chantait une jolie chanson.
Baba-Yaga s’impatientait. De la cour, elle demanda : « Tisses-tu, ma nièce ? Tisses-tu, ma chérie ?
– Je tisse, ma tante, je tisse. »

Dans un village de la campagne russe vivait une petite fille

Sans faire de bruit, la petite fille se leva, alla à la porte… Mais le chat était là, maigre, noir et effrayant ! De ses yeux verts il regardait les yeux bleus de la petite fille. Et déjà il sortait ses griffes pour les lui crever. Mais elle lui donna un morceau de jambon et lui demanda doucement : « Dis-moi, je t’en prie, comment je peux échapper à Baba-Yaga ? »
Le chat mangea d’abord tout le morceau de jambon, prit bien son temps pour lisser ses moustaches et répondit enfin : « Prends ce peigne et cette serviette, et sauve-toi. Baba-Yaga va te poursuivre. Colle l’oreille contre la terre, si tu l’entends approcher, jette la serviette, et tu verras ! Colle encore l’oreille contre la terre, et, si elle te poursuit toujours, tu l’entendras sur la route, alors jette le peigne, et tu verras ! »
La petite fille remercia le chat, prit la serviette et le peigne, et s’enfuit.

Mais à peine sortie de la maison, elle vit deux chiens encore plus maigres que le chat, prêts à la dévorer. Elle leur jeta du pain tendre, et ils ne lui firent aucun mal.

Mais, la grosse barrière grinça et voulut se refermer pour l’empêcher de sortir de l’enclos. Alors comme sa propre tante le lui avait dit, elle lui versa toute une burette d’huile sur les gonds, et la barrière s’ouvrit largement pour la laisser passer. Sur le chemin, le bouleau siffla et s’agita pour lui fouetter les yeux; et elle noua un ruban rouge à son tronc, et le bouleau la salua et lui montra le chemin. Elle courut, courut, courut.

Dans un village de la campagne russe vivait une petite fille

Pendant ce temps, le chat s’était mis à tisser. De la cour, Baba-Yaga demanda encore une fois : « Tisses-tu, ma nièce ? Tisses-tu, ma chérie ?
– Je tisse, ma vieille tante, je tisse, répondit le chat d’une grosse voix.
Furieuse, Baba-Yaga se précipita dans la maison. Plus de petite fille ! Elle rossa le chat et cria : « Pourquoi ne lui as-tu pas crevé les yeux, traître ?

– Eh ! dit le chat. Voilà longtemps que je suis à ton service, et tu ne m’as jamais donné le plus petit os, tandis qu’elle m’a donné du jambon ! »
Baba-Yaga rossa les chiens. « Eh ! dirent les chiens. Voilà longtemps que nous sommes à ton service, et nous as-tu seulement jeté une vieille croûte ? Tandis qu’elle nous a donné du pain tendre ! »

Baba-Yaga secoua la barrière. « Eh ! dit la barrière. Voilà longtemps que je suis à ton service, et tu ne m’as jamais mis une seule goutte d’huile sur les gonds, tandis qu’elle m’en a versé une pleine burette ! »

Baba-Yaga s’en prit au bouleau. « Eh ! dit le bouleau. Voilà longtemps que je suis à ton service, et tu ne m’as jamais décoré d’un fil, tandis qu’elle m’a paré d’un beau ruban de soie !

– Et moi, dit la servante, à qui pourtant on ne demandait rien, et moi, depuis le temps que je suis à ton service, je n’ai jamais reçu de toi ne serait-ce qu’une loque, tandis qu’elle m’a fait cadeau d’un joli fichu rouge ! »

Baba-Yaga siffla son mortier, qui arriva ventre à terre, et elle sauta dedans. Jouant du pilon et effaçant ses traces avec son balai, elle s’élança à la poursuite de la petite fille, à travers la campagne.

La petite fille colla son oreille contre la terre : elle entendit que Baba-Yaga approchait. Alors elle jeta la serviette qui se transforma en une large rivière !

Baba-Yaga fut bien obligée de s’arrêter. Elle grinça des dents, roula des yeux jaunes, courut à sa maison, fit sortir ses trois bœufs de l’étable et les amena près de la rivière. Et les bœufs burent toute l’eau jusqu’à la dernière goutte. Alors Baba-Yaga reprit sa poursuite.

La petite fille était loin. Elle colla l’oreille contre la terre. Elle entendit le pilon sur la route. Elle jeta le peigne qui se changea en une forêt touffue ! Baba-Yaga essaya d’y entrer, de scier les arbres avec ses dents. Impossible ! La petite fille écouta : plus rien. Elle n’entendit que le vent qui soufflait entre les sapins verts et noirs de la forêt.

Pourtant elle continua de courir très vite parce qu’il commençait à faire nuit, et elle voulait rentrer très vite à la maison pour rassurer son père, avant qu’il ne la croit perdue.

Justement, le vieux paysan, de retour du marché, avait demandé à sa femme :

– Où est la petite ?
– Qui le sait ! avait répondu la marâtre. Voilà des heures que je l’ai envoyée faire une commission chez sa tante. »

La petite fille arriva enfin , les joues toutes rouges d’avoir couru. Il lui demanda :
– D’où viens-tu, ma petite ?
– Ah ! dit-elle. Petit père, ma mère m’a envoyée chez ma tante chercher une aiguille et du fil pour me coudre une chemise, mais figure-toi que c’est Baba-Yaga, la cruelle ogresse ! »

Et elle raconta toute son histoire. Le vieil homme était très en colère contre sa femme et la chassa de sa maison en lui ordonnant de ne plus jamais revenir.

Depuis ce temps, la petite fille et son père vivent en paix. Je suis passée dans leur village, il y a peu. Enfin je crois que c’est eux qui m’ont invitée à leur table. Le repas était très bon, on a bien ri au récit de leur histoire et tout le monde était content. En fait tout se mélange dans ma tête et dans ce livre…  Je ne sais plus très bien si j’y étais vraiment. Ce que je sais c’est que j’y suis restée longtemps dans ce livre et finalement, ça me plait de penser que c’était ainsi.

Il parcourt à pas pressés et trotte dans les sentiers

Tap top Tap top. Il parcourt à pas pressés et trotte dans les sentiers. Le nez en l’air, Hérisson cherche et fouille de tous côtés pour trouver de quoi manger. Soudain, juste devant lui, une pomme.

Il parcourt à pas pressés et trotte dans les sentiers

Une pomme bien ronde, bien mûre, bien grosse. Une pomme si belle qu’elle ouvrirait l’appétit de n’importe qui. « Voilà de quoi me régaler », se dit le Hérisson.
Hop. Il pousse de ses pattes, il pousse de son nez la grosse pomme derrière un rocher.
C’est que les gourmands ne manquent pas dans les bois. Alors, pour manger tranquille, Hérisson préfère manger caché.

« Oh la belle pomme » dit une voix.
Et papoum, papoum. Des petits bonds tranquilles, des petits bonds en coton. Voilà Lapin qui n’était pas loin et qui vient.
– C’est à toi ça ?
– La pomme est à moi, répond le hérisson.
– Hum, ça donne faim. Y aurait-il un morceau pour moi ?

Hérisson embarrassé réfléchit, remue sa tête, remue son nez.
Mais sa pomme est assez grosse pour être partagée.
– Coupons-la en deux, dit-il, il y en aura bien assez.
Et hop. Tous les deux poussent des pattes, ils poussent des oreilles et du nez la grosse pomme derrière un tronc d’arbre pour manger cachés. Et oui, à cause des gourmands.

– Oh, la belle pomme, dit une autre voix.
Et zou et zip et zip et zou. Des petits pas rapides, des petits pas qui volent. Voilà Écureuil qui glisse jusqu’au sol.
– C’est à qui ça ?
– La pomme est à moi, répond le hérisson.
– Hum, ça donne faim. Y aurait-il un morceau pour moi ?

Hérisson embarrassé réfléchit, remue sa tête, remue son nez.
Mais sa pomme est assez grosse pour être partagée.
– Coupons-la en trois, dit-il, il y en aura bien assez.
Et hop, tous les trois poussent des pattes. Ils poussent des oreilles, de la tête et du nez la grosse pomme derrière un buisson pour manger cachés. Et oui, à cause des gourmands.

– Oh, la belle pomme, dit encore une voix.
Et tati tati, toti toti. Des petits pas légers, des petits pas de brindilles. Voilà Souris toute excitée qui sautille jusqu’à eux.
– C’est à qui ça ?
– La pomme est à moi, répond le hérisson.
– Hum, ça donne faim. Y aurait-il un morceau pour moi ?

Hérisson embarrassé réfléchit, remue sa tête, remue son nez.
Mais sa pomme est assez grosse pour être partagée.
– Coupons-la en quatre, dit-il, il y en aura bien assez.
Et hop, tous les quatre poussent des pattes. Ils poussent des oreilles, de la queue, de la tête et du nez la grosse pomme vers le milieu de la clairière pour manger sans se cacher. Et oui, les gourmands sont tous invités.

Et pomme est coupée, déchiquetée, partagée, puis rousillée, savourée, dégustée, avalée.
Mais… un morceau de pomme, même d’une grosse pomme, ce n’est pas comme un pomme entière. Les petits ventres émettent des gargouillis et les animaux ont encore faim. Hérisson se demande s’il n’aurait pas du tout garder…
– Attendez, dit Lapin, j’ai deux carottes et une salade dans mon terrier.
– J’ai des glands et des fruits des bois, ajoute Écureuil.
– J’ai du fromage et des noix, complète Souris, allons vite les chercher.
Des petits pas s’en vont de tous côtés et Hérisson attend. Lapin, Écureuil et Souris reviennent vite, les bras chargés de bonnes choses à manger.

Quel repas, quel régal, Le hérisson ne regrette plus du tout d’avoir partagé sa pomme. Sans ça, pas de carottes ni de salade, pas de fromage ni de noix, pas de glands ni fruits des bois, et surtout pas d’amis non plus pour partager tout ça.

Et vous, avez-vous des amis ou préférez-vous les petites pommes? et s’il n’y avait plus que des grosses pommes, auriez-vous des amis?
C’est une histoire de Zemanel, que vous pouvez raconter aux enfants, et pas que.

Rouge fillette était née comme tous les autres enfants, elle avait vu le jour dans une rose

Rouge fillette était née comme tous les autres enfants, elle avait vu le jour dans une rose.

Rouge fillette était née comme tous les autres enfants, elle avait vu le jour dans une rose

Dans une énorme fleur au cœur pourpre et aux pétales écarlates, dont les étamines étaient couvertes de poudre d’or. Dans la magnifique roseraie du château. Elle avait été déposée là, en gestation, par le roi et la reine sur les conseils de la fée bleue, car elle était trop petite. Et seule une fleur pouvait lui donner la force de naître dans de bonnes conditions. Son père et sa mère venait la visiter à tous moments et lui portaient tout leur amour. La fée bleue venait souvent voir la fleur et lui prodiguait beaucoup de soin.

Mais le jour de sa naissance, la fée bleue n’est pas venue. Très tôt, ce matin-là, elle s’était faite manger par le loup de la forêt. Comme à son habitude, elle avait traversé le bois pour se rendre au jardin et visiter le petit ange à naître. La tête pleine de pensées tendres, elle ne s’était pas méfiée abandonnant ses pouvoirs magiques Dieu sait où. Elle était pressée sans doute. Et sa baguette tomba à terre et y resta. Le loup enfila les habits de la fée et se précipita au jardin.

Il arriva déguisé juste à l’instant où la fillette ouvrait les yeux pour admirer le monde. Elle vit d’abord ses parents, émus et remplis de bonheur comme tous les gens de la contrée qui formaient un cortège. Elle aperçut bien vite les très nombreux insectes venus l’admirer. Elle sourit aux fourmis et pucerons, aux abeilles et coccinelles, aux mouches et araignées venues déposer une goutte leur nectar qu’elle gouttait avec délectation. Quelques jours auparavant, la fée bleue avait prévenu les parents que cette princesse devrait être nourrie de cette façon-là au début de sa vie. Juste quelques jours suffiraient avant d’aller vivre au château.

Le loup déguisé se fraya un passage et tous virent la fée bleue dans un piteux état. Certains la crurent fatiguée ou malade. La fée (enfin le loup, vous savez bien) ordonna que la fillette devrait finalement rester dans ce jardin au milieu des fleurs durant toute son enfance. Elle y serait nourrie par les insectes au début puis par les autres animaux de la forêt jusqu’à ces quatorze ans au moins, pour être grasse et dodue.

La fée (c’est du loup qu’il s’agit, vous vous rappelez) ajouta qu’elle serait vêtue d’habits faits de pétales de roses rouges que les animaux allaient lui confectionner tout au long de son enfance qui lui garderaient cet air attendrissant. Moi, j’écoutais la fée, et j’ai entendu « attendrissant », mais d’autres ont entendu que le loup aurait dit « appétissant ». Ça se peut qu’un loup parle ainsi. Seulement les autres ne le savaient pas. Les parents surpris mais émus s’inclinèrent devant la fée en guise d’acceptation. Par contre, les animaux effrayés partirent se cacher et la fillette se mit à pleurer et ses joues prirent de belles couleurs rouges. Quand la fée voulut étendre le bras pour toucher ce tendre bébé et le calmer, la fleur referma ses pétales pour le protéger. Elle ne les rouvrit plus. Des gens prirent peur et repartirent en ramassant leurs gosses. D’autres découvrirent que le loup s’était déguisé et le renvoyèrent bien vite au fin fond de la forêt à coups de bâtons et de souliers pointus dans le c…

La fleur resta fermée. Très longtemps. Elle ne desserraient ses pétales que pour faire pénétrer les insectes et leur nectar afin de nourrir la rouge fillette et la faire grandir.

Rouge fillette était née comme tous les autres enfants, elle avait vu le jour dans une rose

Un jour, une extrêmement gentille dame venue visiter la roseraie aperçut ce bouton de rose rouge anormalement gros. Elle lui parla tendrement, lui raconta sa vie et était prête à l’aider à s’ouvrir, juste pour voir la beauté de ses pétales pourpres au soleil. Elle causait tout en manipulant un joli bâton bleu (et qui devenait de plus en plus beau) qu’elle avait trouvé sous ses pas dans ce jardin parfumé. La fleur s’ouvrit soudain et lui confia la rouge fillette. Elle lui dit combien la fillette grandissait en se régalant de nectars et lui fit promettre de la remettre à ses parents quand elle serait assez forte pour vivre au château.

C’est pour ça que la petite fille aimait tant les confitures.
C’est aussi pour aller donner des nouvelles de la rouge fillette au roi et à la reine que la dame s’était absentée, ce jour-là.

C’est parce que l’Agenda ironique de Septembre voit double et s’énonce en deux parties chez Carnets paresseux et chez l’Écrevisse que cette histoire est née.

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Agenda ironique de l’an neuf (mais seize) et du mois Blanc

Agenda ironique de l’an neuf (mais seize) et du mois Blanc

14 participants !  qui m’ont permis de présenter leurs 16 textes de l’ Agenda ironique en acrostiche.

Ce fut un plaisir de finir l’année en proposant le thème de cet agenda ironique du premier mois de l’an seize. C’est un bonheur de publier la liste des billets  des fantaisistes et originaux qui ont répondu pour le mois blanc.

Bientôt fini, mon tapis ! Je vais m’attaquer aux T-shirts de couleurs…

Agenda ironique de l'an neuf (mais seize) et du mois Blanc

Les textes sont là, Servez-vous !

Et plus bas, vous pouvez voter. C’est un bien grand mot, mais on va essayer, juste pour rigoler.

Asphodèle et Humeur du jour

grand blanc douteux  et un blanchiment qui a mal tourné et Une blanche vaut deux noires de Jacou

en poésie Mort d’Hiver de Bodoblog

noir et Blanc pour un échiquier ici

des ailes d’une blancheur immaculée de La Plume et la Page

Anne de Louvain la Neuve et sa blanche indulgence

Immaculée, la couverture de Jobougon sur l’impertinence n’est pas un rêve

rêve de Renard sur Carnets Paresseux

Oh, Martine a tout effacé sur Ecriturbulente

nuances de  blancs de Valentyne sur La Jument Verte

Ironie à l’encre blanche et sympathique pour l’agenda d‘Une patte dans l’encrier

qu’une concaténation ironique pour l’an entier chez Monesille

une fleur d’Iceberg de Leodamgan

Esprit sain dans un corsage et sa fileuse

Vote pour « Agenda ironique de l’an neuf (mais seize) et du mois Blanc »

Et là, avez-vous voté ? Le gagnant sera peut-être celui qui reste à blanc !

Avant de refermer la grande porte de l’an quinze, j’avais répondu à la gentille invitation de  Monesille et accepté d’être organisatrice de l’agenda ironique de janvier 2016. Vous étiez là au mois de décembre  Anne de Louvain la Neuve, Jobougon, Jacou33 ici et et là aussi , Unepattedansl’encrier ici et là , Monesille, Un esprit sain dans un corsage , Valentyne ici et et là aussi , EcriTurbulente , Mariejo 64 ici et là , Carnets paresseux ici et et là aussi ou encore là , Asphodèle , BodoBlog  , et je vous remercie tous d’avoir répondu ce mois-ci, ici.

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend.
C’est en pensant à mes petits que mon esprit divague ainsi. J’aime les histoires et eux aussi.
Ils aiment ma voix apparemment, puisqu’ils sourient jusqu’à présent, quand je leur parle et que je chante.

Il était une fois au pays blanc, un roi tout vieux et très sage. Il vivait là depuis longtemps et son pays était bizarre.

Ce pays n’était pas comme le nôtre. Il n’y faisait jamais froid. Si tout était blanc, ce n’était pas de neige. Le sol était fait de marbre et de porcelaine, de bois et de liège mais tout blanc, comme dans le monde des Gillikins, si j’ose.

On y croisait le petit Chaperon blanc, bien sûr, portant à sa Mère-Grand un peu de crème et des meringues dans un grand panier blanc. Le loup courait devant, évidemment, pour arriver avant. Il était connu, celui-là, car il était parfaitement blanc. Il passait vite sans voir Blanchette, la petite chevrette de Monsieur Seguin. Tous les matins, c’était Gamin, le vieux cheval de feu le roi Henry qui faisait un bout de chemin avec lui, le raisonnait et lui disait que c’était pas bien de vouloir manger l’ancêtre. Manger l’aïeule, il aurait pu car chevillette et bobinette s’étaient rompues depuis le temps, et le chasseur qui l’attendait patiemment dormait maintenant.

Dans ce pays bizarre le roi donc était tout blanc, et pas avare bon sang. Il aimait les gens et partageait ses biens, et habitait un palais blanc. Un immense château tout blanc. Deux solides tours blanches le protégeaient. Juste à côté des tours, les écuries étaient bâties. Elles abritaient des chevaux blancs, pardi, montés par des cavaliers tous blancs aussi. Comment c’eut été autrement ? Et à côté des écuries qui abritaient les chevaux blancs vivaient de drôles de gens. Deux drôles de gens tous blancs au comportement amusant que le roi tout vieux et très sage appelait fous. Au palais blanc, la reine y avait fait son trou, une reine toute blanche assurément. Des soldats tous blancs étaient installés devant le château tout blanc. Ils étaient là, en rangs, pour protéger tout ce monde blanc.

La vie dans ce pays tout blanc était très agréable. Les forêts blanches s’étendaient à perte de vue, le gibier y était blanc, comme les gens. Tout le monde vivait ici depuis longtemps dans un bonheur paisible. Les animaux et les enfants. Personne n’y avait vu d’ennemis.

Et puis un jour, les cavaliers du roi tout blanc revinrent au château inquiets pour annoncer une bien étrange nouvelle :
« Sire roi dit le premier non sans émotion, nous avons découvert à l’autre bout du royaume tout blanc une chose incroyable, absolument !
-Que voulez-vous dire ? s’étonna le roi tout blanc
-Oui, Sire dit le deuxième aussi ému que le premier, la chose est étonnante, étonnamment !
-Expliquez-vous ! s’emporta le roi tout blanc qui d’habitude ne criait pas, Qu’avez-vous vu ?
-Et bien, Sire ! reprirent ensemble les cavaliers tous blancs, nous avons vu, à l’autre bout du royaume, un château, oui.. oui.. pareil au nôtre, mais ce château est tout noir !

-Tout noir ! cria le roi, mais c’est impossible, je le saurais tout de même… ! »
Au même moment les fous tous blancs, qui faisaient rire le roi habituellement, entrèrent très affolés, voire complètement. Ils annoncèrent qu’un roi tout noir venait parler, « parler au roi immédiatement ! » Un lapin blanc traversa la place, toujours en retard évidemment ! La lune toute ronde se rapprocha, son cercle blanc éclaira l’endroit.

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

– Sire, gronda le roi tout noir d’une voix terrible, votre royaume tout blanc me plaît et je veux l’y habiter ! puis menaçant, il ajouta, Dès demain, nous ferons la guerre ! nous verrons bien des deux armées celle qui est plus forte et que je préfère !

Fièrement, le roi tout noir, sur ces paroles, s’en repartit, laissant pour sûr, le roi tout blanc abasourdi.

Le roi tout blanc n’avait jamais combattu, non non. Vieux et sage pourtant, ça le mit en pelote. Son armée n’avait jamais fait la guerre, ne servait qu’à chasser, pour manger et s’amuser. Le roi savait que la guerre était une chose terrible. Elle provoquait d’énormes dégâts et tuait des braves gens. Elle n’apportait que larmes et horreur, que souffrances et douleur. Ne sachant que faire, le roi tout blanc et très vieux décida d’aller voir son amie la fée, si si, pour lui exposer son souci :

« Roi tout blanc, c’est un honneur ! lui dit la fée avec douceur, je t’attendais. Je suis fée et ainsi faite que je connais la raison de ta visite. Voilà ce que je te propose. »

La fée expliqua lentement. Elle répéta longuement au roi tout blanc ce qu’il fallait faire. Et content il repartit.

C’est ainsi que le lendemain matin, le roi tout blanc s’en vint jusqu’à l’autre bout du royaume y rencontrer le roi tout noir :
« Roi tout noir, viens me voir ! dit le roi tout blanc d’une voix ferme et décidée, je déteste la guerre. Je refuse de faire combattre nos armées, mais, je ne refuse pas le combat.»
A ces mots, le roi tout noir éclata de rire, d’un méchant rire :
« Ah ! Ah ! Ah ! Mais comment peux-tu combattre sans armée ?

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

-Écoute-moi et entends bien: nous allons combattre dans un jeu. Personne ne sera mis en danger, je le veux. On n’est pas nord-coréen. Le champ de bataille sera un quadrillage. Un quadrillage équilibré fait de cases noires et de cases blanches. Sur deux côtés du quadrillage, des pièces en bois égales en nombre et alignées représenteront les soldats, les tours du château, les cavaliers, les fous, les reines et nous. D’un coté noir ce sera toi, d’un côté blanc ce sera moi. Ce quadrillage, je le nomme échiquier. Puisque avant toi, j’étais dans ce royaume, je jouerai le premier. Nous jouerons, je dis, plusieurs parties. Et le gagnant gagnera la guerre. »

Le roi noir fier et têtu accepta de jouer. Les deux rois inventèrent les règles au fur et à mesure.

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

Chacun put s’approcher, tel qu’il était, dans sa couleur. Les couleurs se mêlèrent. D’abord les noirs et les blancs. Les sept nains sortis de la mine poussaient Blanche-neige, la dépassèrent. Et puis l’effervescence leur fit monter le rose aux joues. Ils voulaient aborder Cendrillon, mais elle restait avec le prince alors ils firent la connaissance du petit Poucet et de ses frères. C’étaient des livres qui s’ouvraient, tous en sortaient et s’amusaient de ce jeu inconnu. Le chapelier fou fut à l’honneur et appelé pour battre le temps. Pas rassuré il s’était fait accompagné du lièvre et du loir. Hansel et Gretel furent délivrés, Chaperon Rouge put s’avancer. La Belle au bois dormant dormait encore et ne fut pas visible, comme la petite fille aux allumettes, d’ailleurs, qui s’était faite fouillée et arrêtée aux portes du château. Et Pinocchio aussi pointa son nez, avait tout fait, si si, pour voir la fée. Bécassine ouvrit son parapluie pour se protéger du soleil et de la pluie, car le combat promettait d’être long… Le rossignol se mit à chanter et Casse-Noisette osa se montrer… mais le silence fut demandé pour une meilleure concentration des participants.

Les autres appelèrent ça des parties, et l’ensemble fut nommé le jeu d’échecs. Les règles furent écrites devant témoins. Ceux-ci rentrèrent et les livres se fermèrent, seuls des pions noirs et blancs restèrent, nombrex couchés sur les côtés.

Et la guerre, qui l’a gagnée ? Les deux clans en réalité. Tantôt c’étaient les noirs et tantôt les blancs gagnaient. Grâce à la fée, les blancs et les noirs ont appris à vivre ensemble. il n’y eut jamais la guerre dans le royaume. Que stratégie et douce folie. Que des jeux et du plaisir. Que de la joie et des rires. Le vieux roi sage et blanc regardait le blanc du ciel et était bien, par dessus l’étang, soudain a vu passer les oies sauvages. Elles s’en allaient vers le midi, la Méditerranée. Et tous ces oiseaux qui étaient si bien, là-haut dans les nuages. Il aurait bien aimé les accompagner, au bout de leur voyage. Oui tous ces oiseaux qui étaient si bien là-haut…

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

J’ai divagué, excusez-moi. J’y vois que du noir et un peu de blanc, en regardant bien, je vois du blanc et des pois noirs. Et les couleurs, lecteur, c’est quand que je vais les voir? J’ai plaisanté avec l’idée de participer à l’agenda ironique du mois blanc. Ils étaient tous là le mois dernier :

 Anne de Louvain la Neuve
Jobougon
Jacou33 ici et et là aussi
Unepattedansl’encrier ici et
Monesille
Un esprit sain dans un corsage
Valentyne ici et et là aussi
EcriTurbulente
Mariejo 64 ici et
Carnets paresseux ici et et là aussi ou encore
Asphodèle
BodoBlog
et moi, juste