Agneau tout nu

C’était à mon tour d’habiller l’agneau tout nu.

Pour cette peluche j’ai confectionné un bonnet, un petit gilet, et des petites sandales. Tous faits petit à petit… rang après rang… en essayant très souvent sur la peluche… et en défaisant parfois.
J’ai commencé le gilet par le tour de cou, le bonnet par le haut avec cinq mailles et tricoté comme un béret sans oublier les ouvertures pour faire sortir les oreilles, puis les chaussons pour lesquels j’ai adapté les explications chaussons sandales BB que vous trouvez ici.
Pour les gros pieds de cette peluche, les sandales sont tricotées tout en jersey et j’ai remplacé le bourrelet de bord de semelle par un rang au point mousse.

45g de fil à tricoter ont suffi avec des aiguilles n°3,5 pour l’ensemble.

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations et le défi de Serial Crocheteuses 510 chez Isabelle Kessedjian sur le thème des rayures.

Six mots, douzième histoire pour un mois doux

Six mots, douzième histoire pour un mois doux.

Pas l’ombre d’un doute, je savais que je ne sortirais pas indemne de ce rendez-vous, mais, croyez-moi, lui aussi allait garder quelque souvenir. Il était venu pour manger, ça se lisait sur sa mine, et voyant mon cappuccino, seul sur la petite table ronde, il s’est ravisé et s’assit sur l’autre siège un peu nerveux quand même, je le vis à ses mains. J’avais choisi le coin bar des tables étroites et sans nappe. Cependant j’étais soulagée qu’ il soit venu. L’entrevue serait courte, je le savais. Je me sentais presque détendue quand le barman arriva, et perçus, à cet instant seulement la musique de fond diffusée légèrement. Je portai la tasse à mes lèvres et le laissai passer sa commande.

Six mots, douzième histoire pour un mois doux. C’est ma participation à des mots, une histoire chez Olivia avec les mots proposés de la récolte 12 et sûrement inspirée de ma lecture du moment. Je vous invite même à cliquer et écouter.

Elle avait une petite étincelle au fond de ses yeux

Elle avait une petite étincelle au fond de ses yeux aussi vive que la flamme rouge du camion jaune de son petit fils.

Elle aimait la vie et passait des heures à contempler les enfants jouer et les gens discuter entre eux. Elle était discrète et n’avait cesse de sourire de les voir vivre ainsi. Cette « vieille branche » (c’est comme ça que ses amies de toujours la nommaient avec tendresse) était pourtant de santé précaire. Son cœur était fragile et elle savait qu’il ne faudrait pas grand chose pour qu’il se brise à jamais. Sans se plaindre et allant bon train, cette femme était empreinte d’une grande générosité et son combat le plus fort dans la vie, ça n’était de se garder en bonne forme pour elle-même, ni de veiller à la fragilité de son cœur. L’essentiel de sa vie c’était le bonheur des autres, de donner de la joie à ceux qui l’entouraient et de les préserver pour continuer à les regarder rire.

C’est ma participation aux mots, une histoire chez Olivia  dont la récolte des mots avait été pour beaucoup inspirée de l’incendie de Notre-Dame de Paris en début de semaine.

Mon tricot du moment#4

Mon tricot du moment#4 pour ma poulette

Ma poulette est la plus jeune de mes tout-petits
Oh ! elle a eu son lot de brassières et de chaussons tricotés à sa
Naissance. Elle ne manque ni de pulls ni de gilets, mais
Trois numéros la précèdent en deux ans et demi, et il faut se
Rendre à l’évidence, elle hérite des tricots des plus grands.
Ils sont encore en bon état et n’ont perdu ni leur
Couleurs, ni leurs formes, ils lui vont bien.
On les personnalise en changeant les boutons,
Tous ou partie, ou en brodant quelques fleurs sur les
Devants ou l’encolure pour leur donner
Un air plus féminin…
Mais là, j’avais envie de tricoter juste pour elle, j’ai marié deux
Onctueux fils de coton comme sa peau douce,
Mercerisé, soyeux,
Et tendre, de couleur rose comme les fleurs du
Néflier qui s’épanouissent au jardin. J’essaie la
Technique top down avec un raglan ajouré.

Patience active

Patience active

Parce que j’avais sûrement des ouvrages plus urgents
A confectionner, j’avais oublié ce gilet au fond d’un sac à
Tricot. Et quand j’ai repris à nouveau ce travail en mains,
Il se passa quelque chose d’extraordinaire, la laine était douce
Et les mailles courraient sur les aiguilles…
N’empêche que j’ai ressenti le besoin d’en parler,
Causant de tout ça et couchant des mots ici m’a fait du bien,
Et j’ai même mené à bout d’autres ouvrages en parallèle
Avec ce boulet toujours posé très près de moi et bien visible,
Chauffant mes genoux tant les morceaux sont larges et longs,
Tricotant des soirs et des matins, presque sans relâche…
Il est quasiment terminé aujourd’hui, je
Viens de remonter les mailles pour l’encolure
Et je coudrai une fermeture éclair sur le devant.

Patience active. J’ai écrit ces mots il y a quelques jours. Simplement. Je pensais qu’il était bon d’en parler. Et Jo m’avait encouragée par ces deux mots et sa définition positive. Merci, boulet est beau et va très bien.

Le boulet

Le boulet


Les ouvrages sont ainsi, certains traînent dans les paniers
Et tardent à être terminés.
Bien que la couleur plaise énormément,
Ou que le fil soit de bonne qualité,
Une non-envie de continuer s’installe et dure…
Le tricot devient boulet, est laissé de côté,
Enfoui dans un sac profond, et oublié,
Tandis que les jours passent et les saisons reviennent…

Je viens d’ouvrir le sac et de ressortir le seul morceau… ah oui, en effet, je n’étais pas allée bien loin. Un dos, même pas fini !
Et finalement je me suis attelée, ai mesuré à nouveau et commencé les devants de ce gilet, oui oui ensemble, avec quelques rais de côtes sur le côté presque sous les bras, pour « donner de l’aisance », et aujourd’hui, je fais les manches en demi-raglan.
Je souris, car je ne suis pas la seule à avoir des boulets dans mes sacs, voyez.

Pauvr’fille

La pauvr’fille, elle a un grain c’est moi qui vous le dis.


Elle est arrivée comme dans un moulin, attifée comme une vieille poule et légèrement vêtue, un sac clinquant accroché à l’avant bras gauche, croyant assurément s’être fait une beauté. Mais à cette heure où allait-elle, qu’avait-elle l’intention de faire? Mémé disait d’elle qu’elle n’avait que deux sous de malice, et qu’il faudrait sans doute toujours veiller sur elle. L’aïeule avait des petites phrases de ce genre, fameuses et bien relevées, avec du poivre et du sel juste comme on aime dans la bonne cuisine, et tout ça en essuyant la vaisselle de midi en bout de table qu’on avait posée à sa portée puisque ses jambes ne voulaient plus suivre ce que commandait sa tête et histoire d’apporter du sable au ciment de la famille à ce qu’elle avait expliqué il y avait quelques années déjà.
Ce jour-là donc, la volatile avait ouvert grand la porte et restait plantée-là, souriante, des clés de voiture dans la main droite mais hésitante à entrer, et du coup les papiers du courrier du matin laissés sur le buffet et la dentelle des napperons ornant la commode se sont agités comme les épis de blé au vent d’été. Seulement c’était toujours l’hiver, il faisait encore froid dehors et le violent courant d’air parsema le seuil d’entrée de poussières de vieilles feuilles, j’ai senti le frais envahir la pièce et caresser ma peau, Mémé aussi car elle décroisa les pieds sous sa chaise et les croisa dans l’autre sens, mais je restais scotché à regarder l’autre sans pouvoir dire un mot…

Pour répondre aux Cahiers d’Emilie et Plumes d’Asphodèle sur un thème choisi et des mots proposés.

La vraie vie

Adeline Dieudonné commence La vraie vie par ces mots :

A la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit frère Gilles, celle de mes parents et celle des cadavres. Des daguets, des sangliers, des cerfs. Et puis des têtes d’antilopes, de toutes les sortes et de toutes les tailles, springboks, impalas, gnous, oryx, kobus…

Et cette fille continue son histoire et nous emporte dans sa vie

Gilles venait se blottir dans mon lit tous les soirs. Le nez dans ses cheveux, je pouvais presque entendre ses cauchemars. J’aurais donné tout ce que j’avais pour pouvoir remonter le temps, revenir au moment où j’avais demandé cette glace. J’ai imaginé cette scène des milliers de fois. Cette scène où je dis au glacier: « Chocolat-stracciatella dans un cornet, s’il vous plait monsieur ». Et il me dit: « Pas de chantilly aujourd’hui, mademoiselle? » Et je réponds: « Non merci, monsieur ». Et ma planète n’est pas aspirée dans un trou noir. Et le visage du vieux n’explose pas devant mon petit frère et ma maison. Et je continue à entendre la « Valse des fleurs » le lendemain et le surlendemain; et l’histoire s’arrête là. Et Gilles sourit.

A la fin de l’année scolaire, mon prof de sciences a convoqué mes parents. Ma mère est venue seule. Mon prof tenait à ce que je sois présente lors de l’entretien. Je ne l’aimais pas beaucoup parce qu’il sentait la crème aigre. Et puis il faisait des rapprochements entre les concepts scientifiques et philosophiques qui étaient intéressants, mais qui ralentissaient le cours.

Le professeur Pavlovic me disait que j’avais désormais le niveau pour intégrer les plus grandes facultés de physique. Cela faisait maintenant deux ans que j’allais le voir régulièrement.Et mon père n’en savait toujours rien. Je m’arrangeais pour planifier nos rendez-vous pendant les heures de bureau, quand mon père était au parc d’attractions. Mais maintenant qu’il n’y était plus, ça devenait beaucoup plus compliqué. Surtout qu’il m’observait. Il s’ennuyait, il n’avait plus rien a faire de ses journées et il ne quittait presque plus la maison.

D’une plume drôle et fulgurante, Adeline Dieudonné campe des personnages sauvages, entiers. Un univers acide et sensuel. Elle signe un roman coup de poing. « La vraie vie » est son premier roman.

Il fait à peine jour quand je pars prendre le bus le matin

Il fait à peine jour quand je pars prendre le bus le matin.

Il fait à peine jour quand je pars prendre le bus le matin

Pour la saison, il ne fait pas encore trop frais. Tant mieux. J’attends bien parfois cinq ou dix minutes avant qu’il n’arrive. Il y a toujours quelque bouchon…la circulation en ville n’est pas toujours très fluide à c’t’heure… C’est vendredi, et ces matins-là, les voyageurs sont plus nombreux, comme les lundis. Enfin, le voilà., les portes s’ouvrent. Je le salue en posant ma carte sur sa petite boite, il me sourit. La journée sera bonne. Le siège qui sera éclairé par le plafonnier pendant le voyage est vide, je m’assieds et sors mon livre… C’est un recueil de petites nouvelles au profit des resto du cœurs que j’ai acheté en début de semaine. C’est celle de Philippe Besson que je lis ce matin… «L’apparition». En voici quelques lignes…

Elle le contemple et se dit qu’il n’a pas changé. Pas du tout. Son charme est inentamé. Elle ignorait qu’on pouvait rester à ce point soi-même, elle qui précisément n’est plus du tout la même.
Elle se souvient. Elle se souvient d’avoir aimé follement cet homme-là. Elle se souvient de leur rencontre dans une galerie de SoHo, elle était venue pour un vernissage, il était le type qui préparait les cocktails, en uniforme, debout derrière un comptoir improvisé. Elle ne l’avait pas remarqué en passant sa commande, ne lui avait même pas adressé un regard, elle était alors de ces femmes qui passent commande machinalement, qui considèrent que le monde est ordonné pour leur obéir, qui ne s’intéressent pas à l’intendance. Néanmoins, quand il lui avait tendu son verre, elle avait été foudroyée en une seconde. Elle ne savait pas que ça existait, ce genre de foudroiement, et même elle était persuadée que c’était une invention. Mais non. Ça s’était produit. Tout ce qui émanait de ce type qui lui tendait son verre lui avait plu : la beauté, bien sûr, l’écrasante beauté, une beauté sans arrogance, qui s’ignorait elle-même, et puis le naturel, l’absence de sophistication, et l’intelligence, ça elle l’avait discerné dans le regard, dans l’éclat du regard, et la malice, qui s’échappait de son sourire. Elle n’avait pas pris le soin de dissimuler son émoi. Elle le lui avait jeté au visage comme un enfant répand ses jouets sur le parquet du salon. Il avait rougi. Elle avait insisté, demandé à quelle heure il terminait, expliqué qu’elle était prête à l’attendre s’il était d’accord pour prendre un verre. Il avait accepté, toujours un peu embarrassé. Ils l’avaient pris ce verre. Et puis un autre. Et encore un autre. Avant de passer la nuit ensemble. Au petit matin, il n’était pas reparti.
Leur histoire durait depuis plus de quatre années quand, un soir, il n’était pas rentré…

Il fait à peine un peu plus jour quand je descends du bus le matin. Je dois marcher encore un peu pour arriver au travail. Pour la saison, il ne fait pas encore trop frais, et ce matin, le mistral ne souffle pas. Tant mieux. Pas à pas, les images crées par les mots lus s’estompent…

Mon tricot du moment#3

Mon tricot du moment#3

Mon tricot du moment#3

Ma seule activité ne consiste pas à tricoter
On aurait tendance à le penser, je vous l’accorde
Ne vous y trompez pas, coudre, broder, lire et écrire, jardiner,
Tout en papotant aussi, histoire de partager avec les autres
Retour à l’Atelier cette semaine, c’était une joie pour toutes,
Ici, les lettres et les chiffres seront à l’honneur
Croquis et gabarits avant de sélectionner les fils
Oser les couleurs et les tons les plus inutilisés
Trier et tester les accords dissonants
Disposer les morceaux choisis avec adresse
Un brin de fantaisie pour beaucoup de plaisir
Mettre deux ou trois points de broderie avec tendresse
Opter pour des boutons ou brides sur un côté
Manipuler délicatement pour les accrocher
Et former un mot préféré ou le nombre porte-bonheur
Ne pas hésiter à les assembler et, avec ironie
Tenter une phrase commune.

Si c’est possible en septembre

Si c’est possible en septembre parle de tes lectures de l’été, avais-je noté sur mon agenda

Si c'est possible en septembre

et ça tombe bien car chez Syl, Titine et Bidip, septembre est le mois américain et des contes et légendes. J’ai donc choisi Le Mayflower ou l’odyssée de Pères pèlerins et la naissance de l’Amérique de Nathaniel Philbrick.

Quatrième de couverture :
Automne 1620. Les cent deux passagers du Mayflower débarquent sur la côtes américaines. Affamés, craintifs mais forts de leur foi, ils entrent en contact avec les tribus indiennes, elles-mêmes fragilisées par les maladies et les conflits. Que s’est-il vraiment passé ?
L’histoire américaine, qui narre cette aventure comme une conquête âpre et glorieuse, a été en partie transfigurée par la légende. Nathaniel Philbrick revisite magistralement cette épopée grâce à de nombreux documents, portraits, journaux, des épisodes et des points de vue mal connus voire totalement méconnus. Il insiste en particulier sur les raisons pour lesquelles, après cinquante ans de cohabitation pacifique, l’une des guerres les plus sanglantes jamais menées sur le sol américain va opposer les Pères pèlerins à toutes les tribus de la région.
Le destin de la colonie de la Nouvelle-Angleterre prendra alors une autre tournure, plus complexe, troublante et foisonnante.
Nathaniel Philbrick est l’auteur de La véritable histoire de Moby Dick (National Book Award). Le Mayflwer a été finaliste de nombreux prix littéraires. L’auteur vit avec sa femme et ses enfants sur l’île de Nantucket.

Ce qu’on peut en dire:
L’île de Nantucket, à quelques encablures au sud du cap Cod, là précisément où aborda le Mayflower, en 1620.
C’est dans les archives que Nathaniel Philbrick est ­tombé sur le personnage de Philippe, chef de la tribu des Indiens wampanoag, qui mena une guerre contre les colons en 1675. Décidant de remonter le temps jusqu’au père de Philippe, Philbrick en vint à étudier l’arrivée puis l’installation des immigrés du Mayflower. Et c’est cette histoire qu’il nous conte ici, en confrontant les récits des contemporains de cette période avec les recherches historiques et archéologiques récentes.

Ce n’est pas anodin si mes lectures se sont portées sur ce récit, car depuis quelques années mon conjoint en retraite maintenant passe la plupart de son temps à répertorier les migrants de France métropolitaine vers les Amériques et ailleurs. Oui, oui, on a tous des cousins en Amérique. L’été dernier, j’ai enfin pu rencontrer quelques uns de ses collaborateurs sur ce sujet au grand congrès de généalogie qui avait lieu au Havre.

Ça n’a sûrement pas été une restitution facile à faire pour l’auteur car traiter du mythe fondateur de son propre pays est un exercice délicat. La date de 1620 à laquelle le Mayflower entreprit ce périple incroyable de Southampton en Angleterre jusque sur la côte est de l’Amérique du Nord, avec sa cargaison de femmes et d’hommes en quête de liberté religieuse, reste le moment du Début pour les Etats-Unis.
Artisans de toutes sortes, tisserands, cardeurs de laine ou cordonniers quittèrent l’Angleterre pour refaire leur vie en territoire inconnu. Après 5 000 kilomètres de navigation sur un océan cruel, ils ont abordé le 9 novembre 1620 au cap Cod. Soixante-cinq jours de traversée, à affronter les tempêtes, les maladies, la faim, et à tâtonner jusqu’à un abordage définitif en raison de l’imprécision des cartes. Des moments vraiment difficiles allaient seulement venir : le choc de l’exil, l’apprentissage matériel de la condition de colon, les conflits et combats avec les Indiens mais sans qui ces immigrants n’auraient pas survécu à un hiver rude et sans ressources.
Pourtant cinquante ans plus tard, une guerre meurtrière entre immigrants et autochtones, allait durer quatorze mois et faire cinq mille victimes dont les trois quarts indiennes. Ce conflit changea la face de l’histoire de la Nouvelle-Angleterre. C’est en tout cas la conviction de l’auteur. Un demi-siècle après le rêve de liberté qui habitait les passagers du Mayflower, un peuple en exterminait un autre et le déportait par bateaux vers les Antilles. Et c’est là que le mythe des Pères pèlerins vivace aux Etats-Unis est malmené, renversé, inversé… ou une belle manière pour l’auteur de saluer ceux qui parvinrent, malgré les événements, à ne pas considérer l’autre comme mauvais par nature qu’il soit Indien ou Anglais.

Couleur framboise – Petit gilet sans manche

Couleur framboise – Petit gilet sans manche

Couleur framboise - Petit gilet sans manche

Fourniture une paire d’aiguilles n°3 et 2 pelotes de fil à tricoter assorti. Il ira à un bébé de 6 mois, même un peu plus grand.

Devant gauche :

Monter 58m et continuer tout au point mousse.

Tricoter 6 rangs

Au 7ème rang, tricoter 52m, laisser 6m sur l’aiguille gauche, retourner le travail et passer le fil entre les deux aiguilles de manière à faire le 8ème rang sur les 52m.

Au 9ème rang, tricoter 45m, laisser 13m (7+6m) sur l’aiguille gauche, retourner le travail et passer le fil pour faire le 10ème rang sur les 45m.

Au rang 11, tricoter 32m, laisser 26m (13+7+6m) sur l’aiguille gauche, retourner le travail et passer le fil pour faire le rang 12 sur les 32m.

Tricoter les rangs 13 et 14 en entier sur les 58mailles.

Tricoter 6fois ces 8 derniers rangs (du 7ème au rang14) pour faire le devant gauche du gilet.

Dessus épaule gauche :

Au 63ème rang, laisser 6m sur l’aiguille gauche, retourner le travail et passer le fil entre les deux aiguilles de manière à faire le 64ème rang sur 20m.

Laisser les 32m de l’aiguille gauche en attente (sur une aiguille annexe), on les reprendra pour le dos et retourner le travail et passer le fil.

Au 65ème rang, tricoter 13m, laisser 13m (7+6m) sur l’aiguille gauche, retourner le travail et passer le fil pour faire le 66ème rang sur les 13m.

Aux rangs 67et 68, tricoter 26m.

Tricoter 6fois ces 6 derniers rangs (du 63 au 68) pour faire le dessus de l’épaule gauche.

Dos :

Tricoter, comme au 7ème rang et laisser 6mailles sur l’aiguille gauche, retourner le travail et passer le fil, tricoter les 20m et reprendre les 32m laissées en attente sur une aiguille annexe.

Puis, comme pour le devant continuer en reprenant au rang9.

Tricoter en tout pour le dos 12fois ces 8rangs décrits pour le devant gauche.

Dessus d’épaule droite :

Tricoter comme pour la manche gauche, soit 7fois les 6rangs décrits du rang63 au rang68, en laissant, sur une aiguille annexe, 32m que l’on reprendra pour le devant droit.

Devant droit :

Reprendre comme pour le dos et tricoter 7fois du rang7 au rang14, en reprennat les 32m laissées sur une aiguille annexe.

Puis tricoter 6rangs sur les 58m et arrêter toutes les mailles

Couleur framboise - Petit gilet sans manche

Finitions :

Coudre deux boutons pour fermer le gilet et crocheter 2brides en face de chacun d’eux, rentrer les fils et c’est fini.

Dans le tronc d’un cerisier

Dans le tronc du cerisier

Dans le tronc d'un cerisier

Se cache le foyer
D’un petit écureuil
Assis sur le seuil.
Il mange des cerises
Tricotant une chemise,
Recrache les noyaux,
Tricotant un maillot
Attaque les noisettes,
Fait des gants, des chaussettes…
Qu’importe s’il fait froid,
Tant pis si vient l’hiver,
Une maille à l’endroit,
Une maille à l’envers :
L’écureuil, fort adroit,
Se fait des pulls-over,
Imitant sa grand-mère.

D’après JL Moreau, ni chemise ni maillot, juste un petit gilet sans manche couleur cerise pour ma petite princesse.

Ambroise aura son pull lui-aussi

Ambroise aura son pull lui-aussi

Ambroise aura son pull lui-aussi

Avec des aiguilles n°3 et du fil à tricoter « Lisa print » de Gründl,

Monter 80m pour le bas du dos et tricoter en cotes 2/2 pendant 12 rangs

Bien sûr, on continue en jersey maintenant sur 68rangs

Rabattre 5m en début des 2 prochains rangs pour les emmanchures

On continue en raglan en diminuant 1m à chaque début de rang

Il restera 20m après 25diminutions raglan

Sur une épingle spéciale, laisser ce morceau de côté

Et on commence le devant de la même manière jusque aux emmanchures.

 

Pourquoi vivons-nous ?

Pourquoi vivons-nous ?

Pourquoi vivons-nous ?

Ah les papiers blancs. Pourquoi vivons-nous ?
Bureaux abandonnés. Je pense que nous connaissons le score.
Sans cesse. Est-ce que quelqu’un sait ce que nous cherchons ?
Tiens-tu ton héros ou autre idée stupide ?
Et derrière le rideau dans la pantomime
Ne lâche pas. Est-ce que quelqu’un peut encore y arriver ?
Ton spectacle doit continuer.
Il me semble que nos cœurs sont en train de se briser
Ou nos maquillages sont juste en train de s’écailler
Non, vois, nos sourires restent encore
Non, laissons tout ça à la chance.
Il y a comme un vent de chagrin d’amour ou une romance ratée…
Sans cesse.
Mais est-ce quelqu’un sait donc pourquoi nous vivons ?
En tout cas, je devine qu’on apprend.

On en sera plus aguerri désormais
Un faux pas et ce sera la fin peut-être.

Voyez dehors, le soir commence à poindre
On se languit à l’intérieur de rester libres
Ton âme et la mienne sont peintes comme les ailes des papillons
Et les contes d’hier grandiront et ne mourront pas.

Bientôt, on pourra peut-être voler et rire encore, mes amis,
Le spectacle doit continuer
Avec une grimace ou un sourire, on fera face
N’abandonnez jamais, on tiendra l’affiche.
Continuer, trouver la volonté, même si ça doit en tuer.

Juste d’actualité en acrostiche avec les paroles (un peu revues, c’est sûr) de « The show must go on » avec sourire et bonne humeur.
On verra ce soir,
ou pas.

Pour le tricot, c’est un peu pareil. Beaucoup de restes, beaucoup d’hésitations aussi. Alors j’ai commencé, redéfait aussi.

Je dois faire quelque chose. Exactitude. Je devais me décider. Certitude.
Alors j’ai sauté dans le bateau à pieds joints. Décrépitude. J’ai peur de l’eau.
Immensitude de la mer et l’océan. Sombres et profonds, je sais nager pourtant.

Vastitude je le vois… Foultitude de choix. Infinitude des couleurs de laines et des vagues.
Oh mais je me suis décidée, sablitude en couleur d’abord et promptitude pour une autre.
Tout simplement parce que la couleur de ses cheveux clairs était au fond du sac. Douce attitude.
Embarquée dans ma galère, j’ai alterné et continué en similitude

Et je m’y suis habituée. Zénitude.
Très vite, mes aiguilles volaient telles des ailes de papillons.

Folle beauté de l’ouvrage et du mochitude de ce que j’entendais
Amplitude du travail et enflitude du discours, tout se mélangeait
Ils grandissaient le tricot et la campagne, car les mailles et les mots ne meurent pas.
Tsst, tsst, bien sûr j’ai du rêver, mais les ai entendus…

Un tout petit peu, mais j’ai rêvé et tricoté…
Non, pas grand chose, mais c’était trop long… trop dur à entendre.

Ça ne ressemblait à rien. Nullitude.
He oui, par inexactitude de latitude et longitude, j’ai donc défait, mais eux que feront-ils?
Oh  c’est sûr, pour l’un l’effet était joli et régulier, l’autre était triste et niais, mais
Inutile dans l’instant, pour l’autre intolérant à jamais. Alors j’ai repris mes aiguilles…
Xiphoïdes ces outils, xénophobes leurs paroles…

j’ai rêvé, oui oui, j’ai du rêver par habitude au lieu de ramer et compter. En tout cas, multitude de rangs jusqu’à la finitude. Arrivée à bon port, je n’ai jamais de lassitude ressentie, que de la béatitude, je vous le garantis… avec sourire et bonne humeur

Pourquoi vivons-nous ? Pour l’avenir de nos petits et des moments sympas comme ici, l’agenda ironique.

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Des étoiles accrochées au sapin

« Mémé, est-ce qu’il y aura des étoiles accrochées au sapin ? »

Des étoiles accrochées au sapin

– Je crois bien qu’il y en a une belle en bois. Regarde bien. Et quelques petites que l’on pourrait suspendre au bout des branches. Mais j’y pense, il y a une guirlande lumineuse dont les ampoules sont en formes d’étoiles.
– Oui, je la vois dans sa boite. Dis, Mémé, est-ce que je pourrai la placer tout seul, celle-là ?
– Heu, on verra, parce qu’il ne faudrait tout de même pas faire tomber tout ce qui est déjà fait, non?
– Mémé, Surprise! Il y a des étoiles que tu n’as pas encore vues. Si tu les trouves je te fais un gros bisou. Alors, j’attends.
– Oh, tu as raison, je les vois. Elles sont sur quelque chose qui t’appartiens en plus, n’est-ce pas ? Viens ici, Petit, me donner ce que tu me dois.
– Je veux bien. Dis, reste-t-il, pour le goûter, un peu de lemon curd qu’a cuisiné Papilou. J’aime bien ce goût de citron sur tes petites tartines. Et après…

Des étoiles accrochées au sapin

– Après Petit, il faudrait préparer la chaussette de friandises pour le Père Noël et son renne, et je mettrai en route les pâtés et terrines pendant que tu iras dehors chercher quelques belles feuilles mortes pour faire la décoration de table. Mais viens goûter… C’est vrai qu’elle est bonne cette crème de citron.

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Des boules rouges pour décorer

« Mémé, est-ce qu’il y a des boules rouges pour décorer le sapin dans ta boite ? »

Des boules rouges pour décorer

– Je crois bien qu’il y en a de toutes les couleurs, des grosses et des petites. Mais il faudra les prendre avec précaution car certaines peuvent se casser.
– Et c’est quoi, Mémé ces petits points dorés qui les font scintiller ?
– C’est de la poussière d’étoiles, mon Petit, et les guirlandes lumineuses les feront briller. Prends garde à ne pas te piquer avec le houx. Tu devrais le pousser un peu.
– Oh, c’est un arbre qui est déjà décoré! Il est beau. Je le pose sur ton tricot. D’accord Mémé ? Dis, c’est dans longtemps Noël?
– C’est dans quelques semaines, en effet. Tu sais, on va arrêter la décoration du sapin pour aujourd’hui, et on va goûter un peu. Le veux-tu?
– Je veux bien. Il reste du gâteau au chocolat. Et j’aimerais bien que tu me racontes une histoire aussi …

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Un sapin pour Noël

« Mémé, penses-tu que Papilou trouvera un sapin pour Noël ? un beau grand sapin, hein ? »

un sapin pour Noël

– Il ne trouvera peut-être qu’un peu de houx pour décorer la maison, et quelques branches de fusain ou de fruits d’églantier.
– Oh non, un beau et grand sapin, Mémé.
– J’espère qu’il ne prendra pas froid avec toute cette gelée ce matin…
– Crois-tu que ce sapin sera encore habité par les écureuils ? As-tu vu que mes doigts font fondre la gelée sur les feuilles.

un sapin pour Noël

– Rentre, mon Petit. Fais attention, ne touche pas à mes aiguilles et aide-moi à attraper la boite de boules et de guirlandes…
– Waouh! Elle est grosse cette boite. Papilou aura peut-être vu les famille canards et le grand cygne blanc sur le lac…
– Sans doute. Il nous racontera tout ça à son retour. Pour ce midi, je ferai du chou farci, et en dessert préfères-tu un gâteau au chocolat ou une tarte aux pommes?

un sapin pour Noël

– Au chocolat, Mémé, mais je crois que Papilou aime mieux les tartes aux pommes. Dis, quand est-ce qu’on ouvrira cette grande boite ?
– Très bientôt. Tiens, regarde qui arrive!

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Un pull à rayures pour un petit bonhomme

Un pull à rayures pour un petit bonhomme.

Un pull à rayures pour un petit bonhomme

J’ai ouvert mes sacs de fils à tricoter. J’ai toujours envie de tricoter. Ça me détend. J’ai trouvé déjà les verts. Oui, j’aime le vert, et il m’en reste toujours un peu. C’est un vert amande pour une laine mouchetée. Mes doigts caressent le fil. Une douceur traverse ma paume, et j’ai soudain envie de prendre les pelotes à pleines mains et de les broyer. Je ne le fais pas car je vois un vert plus vif et ma main droite et leste attrape cette pelote. Puis deux bleus attirent mon regard. Un peu de beige aussi. Un mélange assez curieux. Mes yeux sont sans doute encore imprégnés des teintes de la nature et du dehors. J’ai envie tout à coup de faire du jacquard, alors il me faut d’autres couleurs plus vives. Je vois du rouge. Et du blanc. Je prends l’un et l’autre et les pose à côté des autres fils déjà sélectionnés.

Un pull à rayures pour un petit bonhomme

Un pull pour un petit bonhomme. L’ensemble est original. Je soupèse des yeux la quantité de laine pendant que mes mains trient ces fils de la plus petite pelote à la plus grosse et classent les couleurs de la plus claires à la plus vive. J’ai pris mes aiguilles et commence à monter les mailles. C’est toujours le dos en premier. Je ne sais pas pourquoi, je pense que c’est parce que ma grand-mère et ma mère le faisaient. Il me faut une bonne trentaine de centimètres en largeur, et je mettrai donc une soixantaine de mailles. Là, je le sais rien qu’en regardant ce que ça donne sur l’aiguille. Mais on peut vérifier sur un magazine que l’on aime bien. Tiens j’ai fait le bas en cotes 1/1. Oui, c’est comme ça qu’on dit. Et j’ai fait ça machinalement, parce que j’avais envie de changer de couleur et commencer vraiment le pull. Je prends une deuxième couleur et ce sera des rayures. Oui, le temps de tricoter cette douzaine de rangs de côtes, j’ai vu que telles et telles couleurs allaient bien ensemble. J’ai même monter sur la même aiguille les mailles du devant. Ça, je ne le fais pas souvent. Le défi est lancé. Et pour les manches, ça s’est fait aussi à deux.

Ce sera un joli petit pull à rayures pour un de mes petits bonhommes. Une patte de boutonnage sur le devant. Et sans emmanchures. Et voilà le travail.

Un pull à rayures pour un petit bonhomme

Et ce pull à rayures pour un petit bonhomme, je l’ai tricoté quelques jours avant de tricoter le bonnet rayé que je vous ai déjà montré. Plus de vert sur le pull et plus de bleu sur le bonnet.

Et j’ai même eu de quoi tricoter des mitaines aussi.

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Mon tricot du moment#2

Mon tricot du moment#2, c’est justement ce petit paletot que j’ai très rapidement tricoté avec beaucoup de plaisir.

Mon tricot du moment#2

Beaucoup de plaisir dans les mains et de la douceur au cœur. Il est déjà parti et arrivé aussi. Je ne vous dirai pas qu’il l’a porté, ça non, car il fait vraiment trop chaud ces temps-ci. Et voici les explications… avec un jeu de mots sans maux… et un peu de je. Je peux ?!

Monter 50 mailles (oui j’ai choisi de la grosse laine, et ça n’est pas parce que la laine est grosse que les moutons sont gros, hein!) et continuer au point mousse (ben oui, on dit mousse en opposition à jersey) sur cette largeur de 32cm pendant 20cm jusqu’au dessous des bras.

On augmente 29 mailles de chaque coté pour les manches, et on continue au point mousse pendant 15cm.

Ne continuer que sur les 29 + 17 mailles de droite :

Tricoter 6 rangs, puis augmenter à gauche, tous les 2 rangs, 1 fois 3 mailles et 1 fois 9 mailles, et continuer sur cette partie droite pendant 15cm au total (depuis qu’on a laissé de côté les mailles de gauche).

Rabattre à droite les 29 mailles (c’est la fin de la manche droite).

Il faudra continuer pendant 20cm (comme pour le dos) et rabattre toutes les mailles (là, c’est le bas du devant droit).

Continuer le paletot en reprenant les 17 + 29 mailles de gauche. Si j’ai bien compté, il reste 16mailles centrales pour l’encolure dos.

On continue comme pour la partie droite en inversant. (Tu vois que tu dois faire à gauche quand tu lis droite et faire à droite quand tu lis gauche).

Trois boutonnières seront à faire sur le bord droit de ce côté gauche (là tu lis bien droit pour droit et gauche pour gauche), à 3 mailles du début du rang: la première à 4 rangs de l’encolure, puis les 2 autres à 16 rangs d’intervalles.

Une capuche pour couronner tout ça (ça veut juste dire qu’on va commencer la capuche, parce qu’il fallait que la ligne commence par un U).

Monter 6 mailles sur une aiguille et  reprendre les mailles autour de l’encolure en commençant à la quatrième maille du bord du devant et en terminant à 3 mailles avant la fin du  et monter 6 nouvelles mailles en fin de rang. Ces 6 mailles du début et de fin  formeront un revers de capuche. Si j’ai bien compté: 6+5+3+5+16+5+3+5+6 = 54 mailles relevées à l’encolure au départ de la capuche.

On continue au point mousse sur toutes ces mailles en augmentant tous les 4 rangs 9 fois 2 mailles au milieu dos de part et d’autre des 2 mailles centrales.

Même si la capuche peut vous paraitre large, elle sera confortable.

Et continuer sur une hauteur de 35cm et rabattre les mailles.

Ne faire que 3 coutures: une au dessus de la capuche, et deux autres en dessous de chaque bras et sur les côtés dos-devant.

Terminer ce paletot en cousant 3 boutons sur le côté droit en face des boutonnières du côté gauche.

Mon tricot du moment#2 (une taille 2ans à peu près) que je vous propose avec douceur. Je l’ai tricoté pour mon premier petit bonhomme que la vie m’a offert. Je suis sous le charme.

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