Lecture commune

C’est une lecture commune qui était proposée pour ce jour chez Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.
La liste de Noël de Jojo Moyes sur ebook… Veille de Noël. Chrissie fait ses derniers achats dans l’effervescence de Londres. Pour Noël, elle reçoit sa belle-mère. Alors que, sur ordre de son mari, elle se met en quête d’un parfum introuvable et du seul fromage que tolère sa belle-mère, sa rencontre avec un chauffeur de taxi lui ouvre les yeux. Elle n’a aucune envie de passer Noël en famille cette année.
Ça commence ainsi: Crocus Vernus. Il n’y a que la mère de David pour réclamer un parfum dont personne n’a jamais entendu parler. Chrissie a arpenté tout le West End, mais à chaque boutique, on lui a répondu : « Non, on ne connait pas, essayez plutôt… ».
Chrissie est désemparée,bien sûr, elle recherche le cadeau pour sa tyrannique belle-mère. Elle court partout pour les derniers achats, sans reconnaissance ni remerciement de son mari complètement indifférent.
De son côté, Jim est chauffeur de taxi, trime tous les jours. Il aime les gens et son métier. Il vit très simplement avec sa femme, sa fille et leur petit-fils.
La liste de Noël, c’est une histoire courte et simple, où Jojo Moyes nous rappelle les vraies valeurs du partage, de l’entraide, de l’amour. La plus grande richesse n’est pas dans le porte-monnaie ou à la banque, mais celle qui vient du cœur ! Cette histoire mériterait une suite… Pour notre grand bonheur, l’auteur a écrit d’autres livres…
Lecture commune
Et c’est mon livre du moment en papier que j’ai pris en photo, en réponse à #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

…Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris par les oiseaux. Ils volaient des jours entiers avant de se poser quelques heures sur un lac ou un étang afin de se reposer et de trouver de quoi se nourrir. C’était très dur pour les petites oies, mais Alberto et Yolanda volaient côte à côte et s’encourageaient lorsque leurs ailes se faisaient lourdes.

Un soir, alors qu’ils avaient volé plus longtemps encore que les jours précédents, leurs efforts furent récompensés. Leurs parents annoncèrent qu’ils étaient arrivés dans leur nouveau lieu de vie. Alberto était bien trop fatigué pour s’en réjouir, et il s’endormit sur le champ. Mais le lendemain matin, quelle surprise il eut en ouvrant les yeux !

Sous ses yeux ébahis s’épanouissaient des fleurs aux couleurs éclatantes et aux parfums enivrants, des arbres qu’il n’avait jamais vus, et les eaux étaient d’un bleu turquoise… Yolanda le rejoint et ils partirent à la découverte du pays du soleil.

Leur automne se passa ainsi, de surprise en surprise et de découverte en découverte. Quant à l’hiver, il n’aurait pu être plus beau. Les températures étaient douces, il n’y avait ni neige ni pluie glacée, l’eau regorgeait toujours de nourriture, et le vent tiède les portait délicieusement dans les airs… Quelle chance ils avaient d’être ici, loin des terres froides du Nord !

Le printemps revint à son tour. Yolanda et Alberto étaient des oies adultes maintenant, et ils devraient bientôt trouver un partenaire pour la vie, afin de fonder une famille et avoir de petits oisons… Ils passaient de plus en plus de temps ensemble, et il semblait que rien ne pourrait jamais les séparer ! Leur amitié se transformait en un bel amour, qui grandissait de jour en jour. Mais ils étaient bien trop timides pour avouer leurs sentiments véritables. Alors ils se contentaient de profiter du jour présent aux côtés de leur âme sœur…

C’est donc ensemble qu’ils virent le soleil briller de plus en plus haut dans le ciel, de plus en plus fort. La chaleur devint torride. Le soleil semblait ne jamais vouloir se coucher, et même les nuits, la chaleur devenait insupportable ! Les oies étaient accablées par ces températures qui ne baissaient pas, et chercher leur nourriture devenait de plus en plus difficile lorsque bouger sous la chaleur accablante était déjà un supplice. Même les eaux du lac ne les rafraîchissait plus. Au contraire, sous l’effet de la chaleur, elles étaient devenues vaseuses… L’été dans le Sud fut aussi difficile à vivre que l’hiver dans le Nord.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

Alors certaines oies sauvages commencèrent à parler d’un retour vers le Nord, afin d’échapper aux chaleurs torrides. Les autres ne voulaient pas en entendre parler. C’était à en perdre la boule. Elles ne voulaient plus jamais vivre un hiver glacial. Au bout de quelques jours, la colonie était divisée en deux clans opposés. Les uns voulaient retourner vivre dans le Nord, les autres tenaient à rester dans le Sud.

Malheureusement, les parents de Yolanda faisaient partie des premiers, et les parents d’Alberto des seconds… Alors lorsque les deux clans décidèrent finalement de se séparer pour fonder deux colonies distinctes, qui s’installeraient où elles le souhaitaient, Yolanda suivit sa famille pour le long vol du retour vers le Nord, tandis qu’Alberto restait avec les siens près du lac du Sud…. (à suivre)

J’ai décidé de raconter des histoires durant ce mois de décembre, en toute liberté et un brin de liberté.

Le temps passa, l’hiver aussi

« … Le temps passa, l’hiver aussi. Et arriva le printemps. La pluie tomba, les marais reverdirent. Et les grues furent de retour.

Le temps passa, l'hiver aussi

À la fin du printemps, l’or avait disparu. Osama et Yukiko eurent faim une nouvelle fois. Et Osama dit : « Yukiko, tu devais tisser une autre voile magique. »
« Oh, mon homme, je ne pourrai pas », répondit-elle. « Ça m’épuise, de tisser des voiles pareilles. Ça me fait peur. »
« Mais, femme, je t’en prie ! Une de plus ! Je ne t’en demanderai pas d’autre ! » insista Osamu.
Yukiko l’aimait.
« Ne regarde pas », dit-elle. Et elle disparut derrière le paravent.
Une journée entière s’écoula.
« Yukiko ! » appela Osamu. « Veux-tu de l’eau ? Ou du riz ? » Pour seule réponse, il entendit le balancement du métier à tisser.
À la fin du deuxième jour, Yukiko réapparut, épuisée, tenant une seconde voile. Plus belle que la première, elle aussi haussait comme le vent. Ne pensant qu’à l’or, Osamu courut au village vendre la voile. Tout le monde louait son talent, car il n’avait dit à personne que c’était Yukiko qui avait tissé ces voiles. Il reçut assez d’or pour vivre six longs mois… (à suivre) »

La suite du conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin et des nouveaux petits chaussons pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Le gel couvrait les branches

« … Le temps passa. Dehors le gel couvrait les branches noires, et Yukiko était toujours là. Osamu n’osait rêver qu’elle reste. Et il avait peur de lui demander de l’épouser. Il était si pauvre… Tandis que les jours passaient, l’amour grandit entre eux. Sans un mot, Yukiko devint sa femme.
Mais Osamu restait un pauvre tailleur de voiles. Et arriva le moment où dans la petite maison au-dessus des marais, il n’y eut plus assez de nourriture pour eux deux. Yukiko s’en rendit compte. Elle dit à son mari : « Je vais te tisser une voile magique, que tu pourras aller vendre au village en bas. »
« Tu peux tisser une voile magique ? »
Elle poussa le paravent à travers la chambre, pour cacher le métier à tisser qui se trouvait près de la fenêtre. « Oui, mais promets-moi de ne jamais me regarder travailler », dit-elle.
« Pourquoi ? » demanda Osamu.
« Promets-moi », insista Yukiko.
Et Osamu promit.
Yukiko se mit au travail. Osamu entendait la navette glisser et le métier à tisser basculer. Les heures passaient. La nuit tombait. Osamu s’endormit. À l’aube, Yukiko travaillait toujours derrière le paravent. Lorsqu’enfin elle réapparut, Yukiko semblait très fatiguée. « C’est normal », se dit Osamu. « Elle a travaillé toute la nuit. »
Mais lorsque Yukiko lui mit la voile dans les bras, il oublia tout. Bien qu’extrêmement solide, la voile ne pesait presque rien. Un souffle venu de très loin s’échappait d’entre ses plis. Osamu écouta de plus près. Il écarquilla les yeux. Yukiko avait tissé du vent ! Osamu courut jusqu’au port avec la voile magique. Il la montra à tous et en reçut assez d’or pour vivre une demi-année ! Fou de joie, il se précipita chez lui. Yukiko souriait… (à suivre) »

Le gel couvrait les branches

La suite du conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin pour les lectures de fin de semaine proposées pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Il avait réchauffé le bel oiseau auprès du feu

« … Il avait réchauffé le bel oiseau auprès du feu en lui lissant les plumes. Bientôt, la grue ouvrit des yeux noirs et brillants.

Pendant trois jours, Osamu la soigna. Puis, il la vit s’envoler. Le temps passa et, une nuit, une grande tempête éclata en mer. À travers la pluie battante, Osamu entendit frapper à sa porte.
« Qui est-ce ? » demanda-t-il. Une belle jeune femme le dévisagea, de ses yeux noirs et brillants.
« Qui es-tu ? » dit-il, surpris.
« Laisse-moi entrer ! » implora la jeune femme, grelottante dans ses vêtements mouillés.
« Oh ! Pardonne-moi. Entre, je t’en prie. » Et Osamu s’inclina à genoux tandis qu’elle avançait. Jamais de toute sa vie il n’avait approché une aussi jolie jeune femme.
Osamu servit du riz et du thé à la jeune femme, et un petit morceau de ce précieux poisson que lui avaient donné les pêcheurs. Elle s’arrêta de grelotter. Ils étaient à genoux, l’un à côté de l’autre. La flamme de la lampe vacilla. Il finit par retrouver ses mots. Comment était-elle arrivée chez lui ? Où se trouvait sa famille ? D’où venait-elle ? Osamu lui posa beaucoup de questions, mais tout ce que la jeune femme voulut bien lui dire, c’était qu’elle s’appelait Yukiko… (à suivre) »

Il avait réchauffé le bel oiseau auprès du feu

La suite du conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin pour les lectures de fin de semaine proposées pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian. Et là même les sorcières lisent.

La femme oiseau

La femme oiseau

« Il y a très longtemps, au Japon, vivait un tailleur de voiles solitaire appelé Osamu. Sa maison se trouvait loin au-dessus de la mer, sur le sommet d’une colline. C’est là qu’il tissait ses voiles en regardant les marais salants où s’ébattaient des grues. Tout en cousant et filant, il se disait souvent :
« Comme les grues sont belles. De tous les oiseaux, ce sont elles qui ressemblent le plus aux voiles des bateaux. Le vent gonfle leurs ailes. »
Toute sa vie Osamu avait souhaité rencontrer une femme qui le réconforte lors des longues heures passées à tisser. Mais il ne possédait pas grand-chose d’autre qu’une marmite et une théière, et ses chances de trouver une épouse étaient bien minces.
Vint l’automne, la saison des orages. Les feuilles tombaient sur le porche de la maison. Une nuit, alors que le vent hurlait, Osamu entendit frapper à sa porte. Curieux, il alla voir, et découvrit une grande grue, assommée et immobile.
« Pauvre bête ! » s’écria-t-il à genoux. Osamu replia doucement les ailes froissées et la transporta chez lui. Comme elle était légère ! Et fragile ! Stupéfait, il réchauffa le bel oiseau auprès du feu, lui lissant les plumes. Bientôt, elle ouvrit des yeux noirs et brillants. Pendant trois jours, Osamu la soigna. Puis, il la vit s’envoler… (à suivre) »

La femme oiseau
Un conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin pour les lectures de fin de semaine proposées pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

La huppe

Savez-vous que la Huppe est le seul oiseau capable de trouver un point d’eau dans le désert ? C’est pour cette raison que la reine de Saba l’envoya comme messagère à Jérusalem pour annoncer à Salomon sa venue… Ah la Huppe! Voici l’histoire de celle qui entra par mégarde dans la demeure des hiboux

La huppe

« C’était à la tombée du jour quand une huppe s’engouffra par hasard dans la demeure des hiboux. Ils s’étonnèrent fort de leurs différences et toute la nuit ils échangèrent sur toutes sortes de sujets. Ce fut si passionnant que les hiboux en oublièrent de sortir cette nuit-là.
Au lever du jour, la huppe voulut prendre congé de ses hôtes en les remerciant. Mais ceux-ci furent fort effrayés :
–  Comment ? Tu veux sortir alors que le soleil brille ! Cela n’est pas possible ! Le soleil est l’ennemi des oiseaux ; il les aveugle. Les oiseaux ne peuvent sortir durant le jour ! C’est trop dangereux…
– Je vous assure qu’il n’en est pas ainsi pour moi, tempéra la huppe. Je ne suis pas semblable à vous. Je peux fort bien sortir sans danger durant le jour…
– Cela n’est pas possible, répliquèrent en chœur tous les hiboux. De ce point de vue, tous les oiseaux sont semblables. Pour ton bien, nous ne pouvons te laisser sortir. Le soleil te rendrait aveugle et nous serions responsables de ce malheur !
Les hiboux barrèrent la sortie du nid à la huppe, à grands coups de bec !
– Tiens, lui disaient-ils à chaque coup, voilà pour t’apprendre la sagesse !
Ils lui auraient même crevé les yeux à coups de bec pour l’empêcher de sortir… Tout cela pour que le soleil ne l’aveugle pas !

En un éclair, la huppe jugea la situation :
– Ces fous croient vraiment que tous les oiseaux sont à leur image. Il est inutile de les contrarier, cela ne fait que les rendre plus agressifs.
Elle décida donc de contrefaire les hiboux. C’est trop dangereux de contrarier les fous.
Elle fit la raisonnable :
– Vous avez raison ; je me range à votre avis… Les oiseaux ne peuvent sortir que la nuit ! Merci à vous d’avoir ainsi pris soin de moi !
– Ah ! Enfin ! Te voilà raisonnable ! Nous savions bien que tu étais comme nous que le soleil aveugle, et qui ne pouvons sortir, comme tous les autres oiseaux, cela nous en avons la certitude, qu’à la nuit tombée.

La huppe passa la journée dans la demeure des hiboux, à méditer sur la folie de ceux qui se croient sages. A la nuit tombée, échappant à ses geôliers, elle regagna d’un coup d’aile un buisson proche pour y passer la nuit et attendre le lever du soleil… »

Un conte pour petits et grands… Les uns lisent les contes, et d’autres les écoutent, ils sont appréciés, certes, mais on a parfois l’impression d’être entré par mégarde … dans la demeure des hiboux ! C’est à Sohravardî que nous devons ce conte de la huppe.Ce n’est pas d’aujourd’hui que les hiboux, qui ne peuvent supporter l’éclat du soleil de la vérité, s’en prennent pour leur bien à ceux dont les yeux sont ouverts sur un réel qui leur échappe… A certains signes, apparemment il était évident que rien ne changera pour autant. Il y aura toujours des hiboux face aux huppes, et vice et versa… En chacun de nous, conteur y compris, sommeille un inquisiteur qu’il nous faut connaître, un loup qui se déguise en mouton comme il a été dit ! Qu’il est facile de le devenir tant la contagion est grande ! Nous devons tant de fois faire comme la huppe, à l’école, dans la famille, dans notre travail ou ailleurs… La folie des gens ordinaires exerce une telle pression qu’il n’est pas toujours facile d’attendre la nuit pour s’envoler en toute liberté…en attendant le lever du soleil…

Un conte pour petits et grands… Les uns lisent les contes, et d’autres les écoutent, ils sont appréciés quand le temps se fait moins chaud dehors… à la tombée de la nuit, ou en attendant le lever du soleil…