Sacs à tout

Sacs à tout cousus dans des restes de tissus, faciles à faire et à emporter partout.

A l’atelier, on a bénéficié de dons de tissus de toutes sortes et de toutes dimensions. Restes de voiles, tissu d’ameublement, toile à moustiquaire, cotonnades, jersey, fluides…

Alors dans une démarche de recyclage en accommodant les restes et en respectant le produit et les dons, on a pensé que cette fabrication de Sakatou (sacs à tout) allait nous être profitable pour achalander notre stand au prochain marché de Noël.

Toute une ribambelle de Sakatou a été confectionnée avec une partie basse en tissu d’ameublement et l’autre partie en toile à moustiquaire qui se resserre dans le haut par un lien taillé dans un vieux drap et dont les extrémités sont retenues dans un carré du même tissu que le fond. Ces sacs seront utilisés de préférence lors d’achats de fruits et légumes, parce qu’on voit bien ce qu’ils contiennent, d’autres moins transparents ou carrément opaques pourront être fabriqués pour y mettre du petit linge ou des chaussures… Les idées ne manquent pas, les tissus non plus. Serait-ce le temps !? Le temps…

Pour le grand défi de Noël éco-responsable sur une idée de Stella mes petites créations.

Lecture commune

C’est une lecture commune qui était proposée pour ce jour chez Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.
La liste de Noël de Jojo Moyes sur ebook… Veille de Noël. Chrissie fait ses derniers achats dans l’effervescence de Londres. Pour Noël, elle reçoit sa belle-mère. Alors que, sur ordre de son mari, elle se met en quête d’un parfum introuvable et du seul fromage que tolère sa belle-mère, sa rencontre avec un chauffeur de taxi lui ouvre les yeux. Elle n’a aucune envie de passer Noël en famille cette année.
Ça commence ainsi: Crocus Vernus. Il n’y a que la mère de David pour réclamer un parfum dont personne n’a jamais entendu parler. Chrissie a arpenté tout le West End, mais à chaque boutique, on lui a répondu : « Non, on ne connait pas, essayez plutôt… ».
Chrissie est désemparée,bien sûr, elle recherche le cadeau pour sa tyrannique belle-mère. Elle court partout pour les derniers achats, sans reconnaissance ni remerciement de son mari complètement indifférent.
De son côté, Jim est chauffeur de taxi, trime tous les jours. Il aime les gens et son métier. Il vit très simplement avec sa femme, sa fille et leur petit-fils.
La liste de Noël, c’est une histoire courte et simple, où Jojo Moyes nous rappelle les vraies valeurs du partage, de l’entraide, de l’amour. La plus grande richesse n’est pas dans le porte-monnaie ou à la banque, mais celle qui vient du cœur ! Cette histoire mériterait une suite… Pour notre grand bonheur, l’auteur a écrit d’autres livres…
Lecture commune
Et c’est mon livre du moment en papier que j’ai pris en photo, en réponse à #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

…Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris par les oiseaux. Ils volaient des jours entiers avant de se poser quelques heures sur un lac ou un étang afin de se reposer et de trouver de quoi se nourrir. C’était très dur pour les petites oies, mais Alberto et Yolanda volaient côte à côte et s’encourageaient lorsque leurs ailes se faisaient lourdes.

Un soir, alors qu’ils avaient volé plus longtemps encore que les jours précédents, leurs efforts furent récompensés. Leurs parents annoncèrent qu’ils étaient arrivés dans leur nouveau lieu de vie. Alberto était bien trop fatigué pour s’en réjouir, et il s’endormit sur le champ. Mais le lendemain matin, quelle surprise il eut en ouvrant les yeux !

Sous ses yeux ébahis s’épanouissaient des fleurs aux couleurs éclatantes et aux parfums enivrants, des arbres qu’il n’avait jamais vus, et les eaux étaient d’un bleu turquoise… Yolanda le rejoint et ils partirent à la découverte du pays du soleil.

Leur automne se passa ainsi, de surprise en surprise et de découverte en découverte. Quant à l’hiver, il n’aurait pu être plus beau. Les températures étaient douces, il n’y avait ni neige ni pluie glacée, l’eau regorgeait toujours de nourriture, et le vent tiède les portait délicieusement dans les airs… Quelle chance ils avaient d’être ici, loin des terres froides du Nord !

Le printemps revint à son tour. Yolanda et Alberto étaient des oies adultes maintenant, et ils devraient bientôt trouver un partenaire pour la vie, afin de fonder une famille et avoir de petits oisons… Ils passaient de plus en plus de temps ensemble, et il semblait que rien ne pourrait jamais les séparer ! Leur amitié se transformait en un bel amour, qui grandissait de jour en jour. Mais ils étaient bien trop timides pour avouer leurs sentiments véritables. Alors ils se contentaient de profiter du jour présent aux côtés de leur âme sœur…

C’est donc ensemble qu’ils virent le soleil briller de plus en plus haut dans le ciel, de plus en plus fort. La chaleur devint torride. Le soleil semblait ne jamais vouloir se coucher, et même les nuits, la chaleur devenait insupportable ! Les oies étaient accablées par ces températures qui ne baissaient pas, et chercher leur nourriture devenait de plus en plus difficile lorsque bouger sous la chaleur accablante était déjà un supplice. Même les eaux du lac ne les rafraîchissait plus. Au contraire, sous l’effet de la chaleur, elles étaient devenues vaseuses… L’été dans le Sud fut aussi difficile à vivre que l’hiver dans le Nord.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

Alors certaines oies sauvages commencèrent à parler d’un retour vers le Nord, afin d’échapper aux chaleurs torrides. Les autres ne voulaient pas en entendre parler. C’était à en perdre la boule. Elles ne voulaient plus jamais vivre un hiver glacial. Au bout de quelques jours, la colonie était divisée en deux clans opposés. Les uns voulaient retourner vivre dans le Nord, les autres tenaient à rester dans le Sud.

Malheureusement, les parents de Yolanda faisaient partie des premiers, et les parents d’Alberto des seconds… Alors lorsque les deux clans décidèrent finalement de se séparer pour fonder deux colonies distinctes, qui s’installeraient où elles le souhaitaient, Yolanda suivit sa famille pour le long vol du retour vers le Nord, tandis qu’Alberto restait avec les siens près du lac du Sud…. (à suivre)

J’ai décidé de raconter des histoires durant ce mois de décembre, en toute liberté et un brin de liberté.

Le temps passa, l’hiver aussi

« … Le temps passa, l’hiver aussi. Et arriva le printemps. La pluie tomba, les marais reverdirent. Et les grues furent de retour.

Le temps passa, l'hiver aussi

À la fin du printemps, l’or avait disparu. Osama et Yukiko eurent faim une nouvelle fois. Et Osama dit : « Yukiko, tu devais tisser une autre voile magique. »
« Oh, mon homme, je ne pourrai pas », répondit-elle. « Ça m’épuise, de tisser des voiles pareilles. Ça me fait peur. »
« Mais, femme, je t’en prie ! Une de plus ! Je ne t’en demanderai pas d’autre ! » insista Osamu.
Yukiko l’aimait.
« Ne regarde pas », dit-elle. Et elle disparut derrière le paravent.
Une journée entière s’écoula.
« Yukiko ! » appela Osamu. « Veux-tu de l’eau ? Ou du riz ? » Pour seule réponse, il entendit le balancement du métier à tisser.
À la fin du deuxième jour, Yukiko réapparut, épuisée, tenant une seconde voile. Plus belle que la première, elle aussi haussait comme le vent. Ne pensant qu’à l’or, Osamu courut au village vendre la voile. Tout le monde louait son talent, car il n’avait dit à personne que c’était Yukiko qui avait tissé ces voiles. Il reçut assez d’or pour vivre six longs mois… (à suivre) »

La suite du conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin et des nouveaux petits chaussons pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Le gel couvrait les branches

« … Le temps passa. Dehors le gel couvrait les branches noires, et Yukiko était toujours là. Osamu n’osait rêver qu’elle reste. Et il avait peur de lui demander de l’épouser. Il était si pauvre… Tandis que les jours passaient, l’amour grandit entre eux. Sans un mot, Yukiko devint sa femme.
Mais Osamu restait un pauvre tailleur de voiles. Et arriva le moment où dans la petite maison au-dessus des marais, il n’y eut plus assez de nourriture pour eux deux. Yukiko s’en rendit compte. Elle dit à son mari : « Je vais te tisser une voile magique, que tu pourras aller vendre au village en bas. »
« Tu peux tisser une voile magique ? »
Elle poussa le paravent à travers la chambre, pour cacher le métier à tisser qui se trouvait près de la fenêtre. « Oui, mais promets-moi de ne jamais me regarder travailler », dit-elle.
« Pourquoi ? » demanda Osamu.
« Promets-moi », insista Yukiko.
Et Osamu promit.
Yukiko se mit au travail. Osamu entendait la navette glisser et le métier à tisser basculer. Les heures passaient. La nuit tombait. Osamu s’endormit. À l’aube, Yukiko travaillait toujours derrière le paravent. Lorsqu’enfin elle réapparut, Yukiko semblait très fatiguée. « C’est normal », se dit Osamu. « Elle a travaillé toute la nuit. »
Mais lorsque Yukiko lui mit la voile dans les bras, il oublia tout. Bien qu’extrêmement solide, la voile ne pesait presque rien. Un souffle venu de très loin s’échappait d’entre ses plis. Osamu écouta de plus près. Il écarquilla les yeux. Yukiko avait tissé du vent ! Osamu courut jusqu’au port avec la voile magique. Il la montra à tous et en reçut assez d’or pour vivre une demi-année ! Fou de joie, il se précipita chez lui. Yukiko souriait… (à suivre) »

Le gel couvrait les branches

La suite du conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin pour les lectures de fin de semaine proposées pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Il avait réchauffé le bel oiseau auprès du feu

« … Il avait réchauffé le bel oiseau auprès du feu en lui lissant les plumes. Bientôt, la grue ouvrit des yeux noirs et brillants.

Pendant trois jours, Osamu la soigna. Puis, il la vit s’envoler. Le temps passa et, une nuit, une grande tempête éclata en mer. À travers la pluie battante, Osamu entendit frapper à sa porte.
« Qui est-ce ? » demanda-t-il. Une belle jeune femme le dévisagea, de ses yeux noirs et brillants.
« Qui es-tu ? » dit-il, surpris.
« Laisse-moi entrer ! » implora la jeune femme, grelottante dans ses vêtements mouillés.
« Oh ! Pardonne-moi. Entre, je t’en prie. » Et Osamu s’inclina à genoux tandis qu’elle avançait. Jamais de toute sa vie il n’avait approché une aussi jolie jeune femme.
Osamu servit du riz et du thé à la jeune femme, et un petit morceau de ce précieux poisson que lui avaient donné les pêcheurs. Elle s’arrêta de grelotter. Ils étaient à genoux, l’un à côté de l’autre. La flamme de la lampe vacilla. Il finit par retrouver ses mots. Comment était-elle arrivée chez lui ? Où se trouvait sa famille ? D’où venait-elle ? Osamu lui posa beaucoup de questions, mais tout ce que la jeune femme voulut bien lui dire, c’était qu’elle s’appelait Yukiko… (à suivre) »

Il avait réchauffé le bel oiseau auprès du feu

La suite du conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin pour les lectures de fin de semaine proposées pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian. Et là même les sorcières lisent.

La femme oiseau

La femme oiseau

« Il y a très longtemps, au Japon, vivait un tailleur de voiles solitaire appelé Osamu. Sa maison se trouvait loin au-dessus de la mer, sur le sommet d’une colline. C’est là qu’il tissait ses voiles en regardant les marais salants où s’ébattaient des grues. Tout en cousant et filant, il se disait souvent :
« Comme les grues sont belles. De tous les oiseaux, ce sont elles qui ressemblent le plus aux voiles des bateaux. Le vent gonfle leurs ailes. »
Toute sa vie Osamu avait souhaité rencontrer une femme qui le réconforte lors des longues heures passées à tisser. Mais il ne possédait pas grand-chose d’autre qu’une marmite et une théière, et ses chances de trouver une épouse étaient bien minces.
Vint l’automne, la saison des orages. Les feuilles tombaient sur le porche de la maison. Une nuit, alors que le vent hurlait, Osamu entendit frapper à sa porte. Curieux, il alla voir, et découvrit une grande grue, assommée et immobile.
« Pauvre bête ! » s’écria-t-il à genoux. Osamu replia doucement les ailes froissées et la transporta chez lui. Comme elle était légère ! Et fragile ! Stupéfait, il réchauffa le bel oiseau auprès du feu, lui lissant les plumes. Bientôt, elle ouvrit des yeux noirs et brillants. Pendant trois jours, Osamu la soigna. Puis, il la vit s’envoler… (à suivre) »

La femme oiseau
Un conte de Odds Bodkin et Gennadij Spirin pour les lectures de fin de semaine proposées pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

La huppe

Savez-vous que la Huppe est le seul oiseau capable de trouver un point d’eau dans le désert ? C’est pour cette raison que la reine de Saba l’envoya comme messagère à Jérusalem pour annoncer à Salomon sa venue… Ah la Huppe! Voici l’histoire de celle qui entra par mégarde dans la demeure des hiboux

La huppe

« C’était à la tombée du jour quand une huppe s’engouffra par hasard dans la demeure des hiboux. Ils s’étonnèrent fort de leurs différences et toute la nuit ils échangèrent sur toutes sortes de sujets. Ce fut si passionnant que les hiboux en oublièrent de sortir cette nuit-là.
Au lever du jour, la huppe voulut prendre congé de ses hôtes en les remerciant. Mais ceux-ci furent fort effrayés :
–  Comment ? Tu veux sortir alors que le soleil brille ! Cela n’est pas possible ! Le soleil est l’ennemi des oiseaux ; il les aveugle. Les oiseaux ne peuvent sortir durant le jour ! C’est trop dangereux…
– Je vous assure qu’il n’en est pas ainsi pour moi, tempéra la huppe. Je ne suis pas semblable à vous. Je peux fort bien sortir sans danger durant le jour…
– Cela n’est pas possible, répliquèrent en chœur tous les hiboux. De ce point de vue, tous les oiseaux sont semblables. Pour ton bien, nous ne pouvons te laisser sortir. Le soleil te rendrait aveugle et nous serions responsables de ce malheur !
Les hiboux barrèrent la sortie du nid à la huppe, à grands coups de bec !
– Tiens, lui disaient-ils à chaque coup, voilà pour t’apprendre la sagesse !
Ils lui auraient même crevé les yeux à coups de bec pour l’empêcher de sortir… Tout cela pour que le soleil ne l’aveugle pas !

En un éclair, la huppe jugea la situation :
– Ces fous croient vraiment que tous les oiseaux sont à leur image. Il est inutile de les contrarier, cela ne fait que les rendre plus agressifs.
Elle décida donc de contrefaire les hiboux. C’est trop dangereux de contrarier les fous.
Elle fit la raisonnable :
– Vous avez raison ; je me range à votre avis… Les oiseaux ne peuvent sortir que la nuit ! Merci à vous d’avoir ainsi pris soin de moi !
– Ah ! Enfin ! Te voilà raisonnable ! Nous savions bien que tu étais comme nous que le soleil aveugle, et qui ne pouvons sortir, comme tous les autres oiseaux, cela nous en avons la certitude, qu’à la nuit tombée.

La huppe passa la journée dans la demeure des hiboux, à méditer sur la folie de ceux qui se croient sages. A la nuit tombée, échappant à ses geôliers, elle regagna d’un coup d’aile un buisson proche pour y passer la nuit et attendre le lever du soleil… »

Un conte pour petits et grands… Les uns lisent les contes, et d’autres les écoutent, ils sont appréciés, certes, mais on a parfois l’impression d’être entré par mégarde … dans la demeure des hiboux ! C’est à Sohravardî que nous devons ce conte de la huppe.Ce n’est pas d’aujourd’hui que les hiboux, qui ne peuvent supporter l’éclat du soleil de la vérité, s’en prennent pour leur bien à ceux dont les yeux sont ouverts sur un réel qui leur échappe… A certains signes, apparemment il était évident que rien ne changera pour autant. Il y aura toujours des hiboux face aux huppes, et vice et versa… En chacun de nous, conteur y compris, sommeille un inquisiteur qu’il nous faut connaître, un loup qui se déguise en mouton comme il a été dit ! Qu’il est facile de le devenir tant la contagion est grande ! Nous devons tant de fois faire comme la huppe, à l’école, dans la famille, dans notre travail ou ailleurs… La folie des gens ordinaires exerce une telle pression qu’il n’est pas toujours facile d’attendre la nuit pour s’envoler en toute liberté…en attendant le lever du soleil…

Un conte pour petits et grands… Les uns lisent les contes, et d’autres les écoutent, ils sont appréciés quand le temps se fait moins chaud dehors… à la tombée de la nuit, ou en attendant le lever du soleil…

 

Le secret de tante Eudoxie

Le secret de tante Eudoxie de Eric Boisset. C’est le premier tome de La Trilogie des Charmettes. On y rencontre Jeanne Cornette, une petite sorcière dotée des neuf signes distinctifs classiques. Elle vit avec sa mère et ses animaux de compagnie, dont elle a activé le point de parole pour leur permettre de s’exprimer dans le langage des humains. Dans ce premier tome, Mina présente à ses amies Jeanne et Victoire, Iris, celle qui deviendra la quatrième petite sorcière associée à la création des Figures.

Le secret de tante Eudoxie

La Trilogie des Charmettes appartient au genre fantastique, elle met en scène quatre petites sorcières, qui pratiquent la magie fondamentale sous la conduite de tante Eudoxie.
Ces fillettes doivent créer successivement trois mystérieuses Figures dont la réunion engendrera une énergie fabuleuse appelée Mana.
Elles sont en butte aux agissements hostiles de la diabolique mademoiselle d’Abbeville, ex-sorcière déchue de ses pouvoirs.
Celle-ci a développé une technique offensive pour palier à son impuissance et tente de s’approprier les Figures au fur et à mesure de leur création.
Avec beaucoup d’humour, Eric Boisset met en opposition la magie écologique de tante Eudoxie et les astuces destructrices de mademoiselle d’Abbeville.
Les petites sorcières sont reconnaissables à leurs neuf signes particuliers.
Elles ont un grain de beauté dans le cou, à la jointure de l’oreille gauche avec la nuque.
Elles apparaissent toujours floues sur les photographies.
Dans un miroir, il y a toujours un décalage d’un dixième de seconde entre elles et leur reflet.
Elles ne peuvent souffler une flamme quelconque.
Quand elles se mettent en colère, leurs yeux changent de couleur : les yeux bleus deviennent violets, les yeux verts deviennent gris et les yeux marron deviennent noirs.
Elles sont allergiques aux aliments rouges, qui leur donnent de l’urticaire (beurk le ketchup !).
Elles font systématiquement sonner les portiques de détection des grands magasins.
À proximité d’une petite sorcière, les téléphones portables sont parasités.
Quand une petite sorcière novice entre en contact physique avec une initiée, cela crée une étincelle d’électricité statique qui les fait sursauter toutes les deux.

Les animaux constituent des personnages à part entière. Chez tante Eudoxie, il y a le labrador à l’accent suisse qui passe son temps à dormir, et M. Grognatout le grand duc qui terrorise tout le monde. Les chamailleries entre le mainate de Jeanne et son chat Moulinex font sourire, tout comme les récriminations des poissons qui se plaignent de la qualité de l’eau dans l’aquarium.

Avec une touche qui peut surprendre comme le fait que Jeanne vouvoie sa tante, le texte recèle de mots de vocabulaire et de formulations soutenues, et l’ensemble est agréable à lire.

C’est ma participation au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian. Et chez Syl, c’est un arbre qui parle, une bien jolie histoire dans le thème de Noël. Et pour les amateurs de FB, c’est ici.

Si je gagne au loto

Si je gagne au loto, je serai heureuse. Oui, je serai heureuse, parce que je sais ce que c’est. Nous avons gagné une voiture. C’était il y a une quinzaine d’années, nous avions gagné une 106 blanche. Après avoir acheté un seul carton de loto, à la sortie d’un supermarché. C’était d’ailleurs inhabituel, d’aller dans cet endroit. J’avais juste envie d’une déchiqueteuse ou broyeuse de déchets verts, et profité des soldes. « Il y a de nombreux beaux lots à gagner » avait-il ajouté, celui qui nous le proposait, avec un joyeux sourire en notant nos nom et adresse derrière le carton. Nous avions souri, n’y croyant pas trop, plutôt contents d’avoir fait notre BA au vu du prix du carton…

Si je gagne au loto, je serai heureuse, encore une fois, bien sûr. Mais est-ce que ça peut se produire plusieurs fois de gagner le 1er gros lot de l’Ultime Partie? Pour gagner il faut jouer, d’abord J’ai encore une fois acheté un carton cette année… pas pour gagner, bien sûr, juste en pensant à la bouille que feront les autres gagnants qu’en ils apprendront que ce sont eux cette année…

C’est un rêve qui se réalise quand on ne l’attend plus. Un peu comme habiter un château, ou une maison de rêve…

Si je gagne au loto

qu’on aurait construit avec de petits moyens…

Si je gagne au loto

et dont la porte s’ouvre enfin…

Pour répondre avec un grand sourire aux  53 billets en 2015 chez Agoaye en toute liberté.

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d’aiguilles

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d’aiguilles.

Aujourd’hui, il pleut  et le vent souffle très fort ici. Le muguet s’est ouvert au jardin, depuis quelques jours déjà. D’autres fleurs sont bien belles aussi, et se basculent affreusement au gré des bourrasques. J’irai me cueillir un bouquet de fleurs de lilas et d’iris, ou de pervenches et boules de neige, cet après-midi, pour en profiter un peu plus. Je continuerai mes travaux d’aiguilles et j’aurai tout le temps pour préparer le matelassage de ma courte-pointe.

A tous ceux qui me liront, à tous ceux que j’aime, à tous ceux qui m’aiment je souhaite autant de petits bonheurs que les gouttes de pluie d’aujourd’hui.

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d'aiguilles

Vive le 1er mai et vive la pluie après tout, puisque c’est elle qui me permet de passer toute une journée sur mes travaux d’aiguilles et qui m’offre de si belles fleurs au jardin.

Découpages bois et petites princesses

Je personnaliserai ma table de fête de ces découpages bois et petites princesses…

Découpages bois et petites princesses

Bois… Princesses… Aujourd’hui, ce sera la fin de mon histoire (clic ici pour la première partie)

Découpages bois et petites princesses

ou conte de Grimm (clic ici pour la deuxième partie), François est riche depuis qu’il a trouvé le trésor de la sorcière.

Il alla s’habiller chez le meilleur tailleur du pays et loger dans le plus bel hôtel de la ville. Après quelques jours de cette vie de luxe et de rêve, une idée lui traversa l’esprit et, avec sa pipe, il fit venir le petit homme noir…

Découpages bois et petites princesses

Écoute, dit François au petit homme, j’ai à me venger du roi qui m’a traité injustement par le passé. Vas chercher sa fille unique cette nuit pour qu’elle nettoie mes bottes.

Rien de plus facile, répondit le nain. Seulement il faut que la chose reste secrète, car le roi n’aime pas la plaisanterie. Mais cela te regarde, moi je ne fais qu’obéir.
Sur les coups de minuit, il amena la princesse, qui était plongée dans un état semblable au somnambulisme.
– Au travail, Mademoiselle, s’écria François, et servez-moi, comme jadis j’ai servi votre père. Prenez ce balai, et balayez le plancher.
La princesse, muette et les yeux presque entièrement fermés, fit ce qui lui était demandé.

Maintenant, voici des brosses et du cirage, reprit François ; nettoyez mes bottes et faites-les bien briller, je vous prie.
La fille du roi obéit de nouveau et prit son temps.

Puis, sur l’ordre de François, le petit homme la ramena chez son père.

Le lendemain matin elle raconta à son père ce qu’elle croyait n’avoir été qu’un simple rêve.
– Cependant, ajouta-t-elle, je suis toute fatiguée.

Le roi prit la chose au sérieux. Il savait bien que dans ce temps des fées il se passait des choses extraordinaires. Alors il dit à sa fille de remplir, le soir, les poches de son peignoir de pois et d’y faire un trou.
C’est ce qu’elle fit et, lorsque le petit homme vint la rechercher et la transporta à travers les airs à la chambre de François, les pois s’échappèrent et auraient pu indiquer le chemin qu’elle avait pris.

Mais le petit homme s’aperçut de la ruse et, lorsqu’il eut ramené la princesse chez elle, il alla semer des pois dans toutes les rues de la ville. C’est ce qu’on vint annoncer au roi et après avoir réfléchi, il dit à la princesse de garder, la prochaine fois, ses pantoufles en se couchant, et d’en laisser une sous un meuble, si on venait de nouveau l’enlever.
C’est ce qu’elle fit. Cette fois le petit homme ne s’aperçut de rien, et lorsque, le lendemain, les gens du roi vinrent visiter tous les appartements de la ville, ils découvrirent, dans la chambre de François, la mule de la princesse.
François fut jeté en prison. À travers les barreaux de sa cellule, il reconnut la sentinelle, un de ses anciens bons camarades du régiment. Il parvint à ouvrir la fenêtre et il appela son ami.
– Écoute, dit François, quand tu quitteras ton travail, il faudrait t’introduire dans la chambre que j’occupais à l’hôtel. Au fond de l’armoire, tu trouveras un sac plein d’or, il sera pour toi. Je ne te demande en retour que de m’apporter l’étui en cuivre que tu trouveras à côté du sac.
Son ami entendit la chose et sut s’y prendre habilement. Il vint apporter à François l’étui en cuivre où se trouvait la chandelle à la flamme bleue. Il garda le sac d’or comme c’était convenu.
Rassuré,François fut amené devant le tribunal, il se laissa condamner à mort sans protester. On le mena à l’échafaud sur la plus grande place de la ville. Une foule immense s’y trouvait rassemblée le roi et toute sa cour. Et puis, pendant le trajet, François demanda une dernière grâce au bourreau. Il voulut fumer une dernière pipe de tabac.

Cela lui fut accordé. Lorsque ayant allumé sa pipe à la lumière magique, il eut tiré quelques bouffées, le petit homme se présenta à nouveau à ses côtés.
– Rosse et fouette-moi tout ce monde-là, dit François, le roi, la cour, les juges et toutes les autorités. Ménage seulement la princesse ; je l’ai déjà assez fait souffrir. Au fond j’ai été brutal à son égard elle était innocente des torts de son père.
Le petit homme alors s’élança, et frappa avec une force surnaturelle toute l’assistance. Il mit tout le monde en fuite. Seul le roi meurtri de coups, ne pouvait se sauver. Il demanda grâce à François, qui la lui accorda sans condition.

Le roi se piqua d’honneur et donna à François la princesse en mariage. Celui-ci rangea sa pipe, remercia chaleureusement le petit homme et lui rendit sa liberté. Les noces furent prévues pour le dimanche avant Noël.

 

C’était la Lumière bleue

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Non l’esprit n’est pas encore là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats
Que le chat gâcha.

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Le médium était concentré
L’assistance était convulsée
La table soudain, a remué
Et l’esprit frappeur a frappé

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Puis un souffle étrange a passé
Une ombre au mur s’est profilée
L’assistance s’est mise à trembler
Mais le médium a déclaré …

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Alors en rond on se remit
Et puis on attendit l’esprit
Quand une dame poussa un cri
En disant je le sens c’est lui

Une voix dit miaou me voilà
Quelle drôle de surprise
Car l’esprit s’était caché là
Dans la queue du… dans la queue du… dans la queue du chat.

Chanté par les Frères Jacques. Ce sont les broches de Nadine (ici) qui m’ont inspirée ce petit chat. Dans l’esprit de Noël, ce peut être une ID pour faire plaisir, et un autre pour le thème de l’année de notre Atelier Patchwork.

L’air en conserve

L’air en conserve

Dans une boîte, je rapporte
Un peu de l’air de mes vacances
Que j’ai enfermé par prudence.
Je l’ouvre ! Fermez bien la porte

Respirez à fond ! Quelle force !
La campagne en ma boîte enclose
Nous redonne l’odeur des roses,
Le parfum puissant des écorces,

Les arômes de la forêt…
Mais couvrez-vous bien, je vous prie,
Car la boîte est presque finie :
C’est que le fond de l’air est frais.

air conserve

de Jacques CHARPENTREAU

Partage d’une ou deux recettes

Partage d’une ou deux recettes pour Noël

Partage recettes

Ce sera « escargots emballés » pour une entrée chaude:
Il nous faut des escargots déjà cuits (en conserve par exemple, c’est très bien), du beurre aillé persillé préparé et des feuilles de brick.
Pour chaque part, étalez 1 feuille de brick, déposez 3 escargots au centre espacés chacun de 3 ou 4 cm, recouvrez chaque escargot d’une pointe de couteau de beurre préparé et fermez la feuille suivant votre inspiration (papillote, aumônière…).
Placez vos parts sur la plaque du four chaud et laissez juste dorer.
Déposez chaque paquets au centre de l’assiette décorée de 2 ou 3 feuilles de salade et d’une rondelle de betterave cuite formant un décor de Noël.

Je vous suggère d’aller voir les secrets d’ Émilie et Léa, là (clic) parce que, chez elles, la cuisine ça se regarde aussi.

Et, puisque c’est un partage de recettes aujourd’hui, c’est du plastique fou ou plastique dingue que j’ai utilisé pour réaliser ces « étiquettes » sur mon calendrier de l’Avent. Une activité agréable et un grand moment de patience à partager avec les plus jeunes et à faire découvrir aux anciens. La cuisson stresse un peu même si tout est expliqué sur l’emballage et le résultat est magique.

C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour que décembre soit un mois de partage de toutes sortes.

18 Le jardin de la magicienne

Le jardin de la magicienne sera la suite de l’histoire, pendant que je reçois et continue à assembler des ouvrages.

jardin magicienne

Le garçon avait disparu de la rue. La petite fille avait pleuré beaucoup et longtemps. On disait qu’il était tombé dans la rivière. Les gens disaient qu’il était mort et disparu, mais la petite n’y croyait pas. Les jours de cet hiver-là furent longs et sombres. La petite avait soigné ses roses et parlait de son ami à la nature entière. Le printemps vint et le soleil aussi.

– Je vais mettre mes nouvelles bottes rouges, dit-elle un matin, et je vais aller interroger la rivière.
Il était de bonne heure, elle embrassa sa grand-mère qui dormait encore, chaussa ses bottes et sortit toute seule par la porte de la ville, vers le fleuve.

– Est-il vrai que tu m’as pris mon petit camarade de jeu ? Je te ferai cadeau de mes bottes rouges si tu me le rends.
Elle vit les vagues lui faire signe, alors elle enleva ses bottes auxquelles elle tenait, et les jeta dans l’eau. Elles tombèrent tout près du bord et revinrent vers la fillette. Elle grimpa alors dans une barque qui était là entre les roseaux, elle alla jusqu’au bout du bateau pour les jeter loin dans l’eau. Mais l’embarcation qui n’était pas attachée s’éloigna de la rive et fila.
La fillette confiante pensa que la rivière l’emportait près de son camarade. Elle admira longtemps la beauté du paysage.

C’est ainsi que la barque s’arrêta le long d’un verger de cerisiers, où se trouvait une petite maison avec de drôles de fenêtres et couverte d’un toit de chaume. La fillette appela. Elle ne pouvait descendre à terre sans tomber à l’eau. Elle criait fort, et une très vieille dame sortit de la maison, elle s’appuyait sur un bâton à crochet et portait un grand chapeau pour se protéger du soleil orné de ravissantes fleurs.

– Pauvre petite, dit la vieille, comment es-tu venue? Pourquoi es-tu là?
La vieille femme entra dans l’eau, accrocha le bateau avec le crochet de son bâton, le tira vers la rive et la petite fille put descendre.
La petite était contente de toucher le sol sec mais un peu effrayée par cette inconnue.

– Viens me raconter qui tu es et comment tu es ici, lui dit l’ancienne.
La petite lui expliqua tout et lui demanda ensuite si elle n’avait pas vu son ami. La femme lui répondit qu’il n’était pas encore passé, mais qu’il allait sans doute venir. Il ne fallait pas qu’elle s’en attriste et elle lui offrit de goûter ses confitures de cerises, admirer ses fleurs très particulières qui chacune racontait une histoire.
Main dans la main, elles entrèrent dans la maison.
Les fenêtres aux vitres rouges, bleues et jaunes laissaient passer une lumière du jour aux teintes étranges. La table était couverte de délicieux mets à la cerise. La fillette en mangea et comme la vieille était magicienne, elle lui fit oublier peu à peu son petit camarade. Cette femme n’était pas une méchante sorcière, mais pour son plaisir personnel elle avait très envie de garder la petite fille auprès d’elle.
Puis elles sortirent dans le jardin. La fillette fut émerveillée de voir toutes ces fleurs. Et quels parfums!  Toutes les fleurs des quatre saisons étaient là dans leur plus belle floraison.
Elle ne vit pas la sorcière tendre sa canne à crochet vers tous les rosiers et, bien que chargés de ravissantes fleurs, ils disparurent sous la terre. La vieille femme avait peur que la petite voit les roses, se souvienne de son ami et veuille la quitter.
Le jardin était immense et la fillette resta là longtemps à parler aux fleurs. Elle les connaissait toutes par leur nom, il y en avait tant et tant… il lui semblait cependant qu’il en manquait une…

Un jour elle remarqua la rose sur le chapeau de la sorcière qui avait oublié de la faire disparaître… et la fillette pensa soudain au petit garçon disparu, et pleura. Ses larmes chaudes mouillèrent le sol et firent pousser les roses disparues.
– Oh je me suis attardée, dit la petite fille. Et je devais chercher mon ami! Savez-vous où il est? demanda-t-elle aux roses. Croyez-vous vraiment qu’il soit mort?
– Non, il n’est pas mort, répondirent-elles, nous avons été sous la terre, tous les morts y sont et lui n’y était pas !
Elle se tourna vers les autres fleurs et leur demanda où était son ami.
Mais chaque fleur rêvait sa propre histoire et ne parlait pas du garçon.
Le lis rouge parlait d’un long sari rouge de la femme hindoue, des flammes, de l’incendie sur le bûcher et les cendres de son cœur.
– Je n’y comprends rien du tout, dit la petite.
– C’est là mon histoire, dit le lis rouge.
Le liseron parlait d’une jeune fille dans une robe de soie, aussi fraîche que la rose et aussi légère que la fleur du pommier
– Parles-tu de mon ami? demanda la petite.
– Je ne parle que de ma propre histoire, de mon rêve, répondit le liseron.
Le perce-neige parlait des filles en robes blanches assises pour se balancer et des garçons tenant des coupes et faisant des bulles de savon
La fillette sut qu’il ne parlait pas de son ami. Elle se tourna vers la jacinthe qui parlait de trois sœurs délicieuses, transparentes et délicates. L’air embaumait d’un parfum exquis.
La petite, étourdie du parfum entêtant, entendait les clochettes des jacinthes sonner.
– Sonnez-vous le glas pour mon ami? demanda la fillette Est-il mort?
Les jacinthes répondirent qu’elles ne connaissaient pas le petit garçon, et qu’elles ne sonnaient que pour elles seules.
La petite regarda alors le bouton d’or qui brillait parmi les feuilles vertes.
– Tu es un vrai petit soleil! lui dit-elle. Dis-moi si tu sais où je trouverai mon camarade de jeu?
Le bouton d’or brillait tant qu’il pouvait et regardait aussi la petite fille. Dans la seule histoire qu’il savait, on n’y parlait pas du garçon, mais du soleil qui brillait au premier jour du printemps et chauffait la terre au bas d’un mur où poussaient des fleurs d’un jaune d’or lumineux que les grand-mères offraient aux enfants qui aimaient leur cuisine au beurre.

La fillette pensa soudain à sa Grand-mère qui devait s’inquiéter de ne plus la voir. Elle courut au bout du jardin. La porte était fermée, mais la charnière rouillée qu’elle remua céda et la porte s’ouvrit. Elle vit alors que l’été était passé, l’automne était très avancé. Le soleil était là et toutes les fleurs de toutes les saisons aussi.

Elle partit et s’arrêta quand elle sentit ses pieds endoloris et fatigués. Autour d’elle tout était froid et hostile, les longues feuilles du saule étaient toutes jaunes et le brouillard s’égouttait d’elles, une feuille après l’autre tombait à terre.
Oh ! que tout était gris et lourd dans le vaste monde!

magicienne jardin

C’est aussi ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour partager un film aujourd’hui.

Courrier particulier

Il est temps d’envoyer nos vœux de fin d’année… Ça me fait penser à ce courrier particulier qui a été envoyé il y a bientôt cent ans.

Courrier

« Tranchées-Palace, le 14 décembre 1914
Chers parents,
Il se passe des faits à la guerre que vous ne croiriez pas ; moi-même, je ne l’aurais pas cru si je ne l’avais pas vu ; la guerre semble autre chose, eh bien, elle est sabotée. Avant-hier (et cela a duré deux jours dans les tranchées que le 90ème occupe en ce moment) Français et Allemands se sont serré la main ; incroyable, je vous le dis ! Pas moi j’en aurais eu du regret.
Voilà comment est arrivé : le 12 au matin, les Boches arborent un drapeau blanc et gueulent : « Kamarades, Kamarades, rendez-vous. »
Ils nous demandent de nous rendre « pour la frime ». Nous, de notre côté, on leur en dit autant ; personne n’accepte. Ils sortent alors de leurs tranchées, sans armes, rien du tout, officier en tête ; nous en faisons autant et cela a été une visite d’une tranchée à l’autre, échange de cigares, cigarettes, et à cent mètres d’autres se tiraient dessus ; je vous assure, si nous ne sommes pas propres, eux sont rudement sales, dégoûtants ils sont, et je crois qu’ils en ont marre eux aussi.
Mais depuis, cela a changé : on ne communique plus ; je vous relate ce petit fait, mais n’en dîtes rien à personne, nous ne devons pas en parler à d’autres soldats.
Je vous embrasse bien fort tous les trois.

Votre fils, Gervais »
C’est une lettre que les parents de Gervais ont reçu aux environs de Noël. C’était un jeune homme calme, tendre et gai quand il partit sur le front. Il mourra à vingt et un an, tué pour la France en mai 1915.

C’est aussi ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie à partager des courriers sympathiques et inattendus.

Noël d’un chat et d’un chien

Voici la fin de l’histoire en ce 15 Noël d’un chat et d’un chien

Noël chat chien

…Sans réponse, le chat questionna à nouveau le chien.
– Eh bien, je voudrais…je voudrais une petite fille! lui dit le chien
Le chat fut tellement surpris qu’il tomba de la branche sur laquelle il se reposait.
– Une petite fille! Et qu’est-ce que tu ferais d’une petite fille ?
– Je la promènerais, a dit le chien. Je lui lécherais les mains. Et peut-être qu’elle nous caresserait?
– Pour la loger, comment ferais-tu? dit le chat
– Je lui cueillerais des fleurs pour lui faire un joli tapis bien douillet, répondit le chien
– Et pour la nourrir, comment ferais-tu ? dit le chat, pas très convaincu pour le tapis de fleurs
– Tu lui attraperais des oiseaux, dit le chien.
– Des oiseaux! s’est écrié le chat, les petites filles ne mangent pas d’oiseaux crus avec leurs plumes. Elle ne s’habituerait pas. Je suis désolé de te le dire, mais ton idée est saugrenue.
On pouvait faire confiance à ce que pensait le chat. Il connaissait bien les choses du monde et de la vie. Le chien n’a pas insisté. Il s’est couché et a fermé les yeux pour essayer d’oublier.
Le soir de ce 15 décembre, il est allé aboyer à la lune:
-Lune, tu peux dire au Père Noël de ne pas se déranger pour moi. Puisque je ne peux pas avoir une petite fille, je n’ai vraiment envie de rien.
Puis il est retourné dans la grotte endormir sa tristesse.
Et un beau jour, ce fut la veille de Noël. Il n’y avait pas de neige, cette année-là. Il faisait très beau, très doux. Si on avait bien écouté, on aurait entendu, dans la terre, les violettes en train de se réveiller. Le chien et le chat ont décidé d’aller faire une promenade. Ils ont marché longtemps, jusqu’à une partie de la forêt qu’ils ne connaissaient pas encore. Et tout à coup, au détour d’un sentier, la surprise les cloua sur place.
– Vois-tu la même chose que moi ? a demandé le chat.
– Je vois une petite fille ! a murmuré le chien. Elle est juste comme je la voulais
– Il y a aussi une grand-mère a ajouté le chat. Tu sais, les grands-mères sont gentilles. Elles offrent souvent du chocolat.
Au même instant, la petite fille s’est écrié:
– Oh! grand -mère, regarde, un chat et un chien!
Elles avaient cueilli du houx, et la grand- mère expliqua qu’elle avait assez de feuillage, que ce n’était pas la peine d’aller plus loin et que les bêtes sauvages restent libres de faire ce qu’elles veulent. Libres de les suivre ou pas.
Le chien a remué la queue, le chat a essayé d’en faire autant et comme la grand-mère et la petite fille s’en retournaient, ils les ont suivies. De temps en temps, la petite fille regardait en arrière et disait d’un air ravi:  » Ils nous suivent »
Ils sont arrivés dans une clairière où se dressait une jolie maison. Un grand-père travaillait dans le jardin. La petite-fille a crié:
– Grand-père, nous avons ramené un chien et un chat. C’est sûrement le Père Noël qui nous les envoie. Il ne pouvait tout de même pas les mettre dans une boîte!
La grand-mère est entrée dans la maison et elle en est ressortie avec deux bols de lait, un pour le chien, un pour le chat. Depuis qu’ils étaient dans la forêt, ils avaient oublié le goût du lait. Ils n’en finissaient pas de se lécher les babines. Le grand-père a dit:
– Bonnes bêtes, si vous avez une maison et des maîtres qui vous attendent, il faut repartir, maintenant. Mais si vous n’en avez pas, venez avec nous et nous vous garderons.
Le chien et le chat n’ont pas attendu qu’il répète l’invitation et sont entrés. Ils croyaient rêver. On leur a cherché un tapis. La petite fille les caressait. On les regardait à tout instant. Le grand-père disait:
– Je suis content. Il nous fallait absolument un chien, pour remplacer l’ancien parti au pays de l’avant et de l’après.
– Et un chat! disait la grand-mère, nous en avions grand besoin. Les souris font trop de dégats dans nos réserves. La petite fille répétait pour la dixième fois que ça lui était bien égal si le Père Noël n’apportait pas de trottinette, cette nuit. Qu’elle était bien assez gâtée avec un chien et un chat.
De bonnes odeurs sortaient de la cuisine. Au dîner, ils se régalèrent de choses délicieuses. Et ils eurent le droit de coucher dans la chambre de la petite fille.
Quand elle fut endormie, le chat avoua tout doucement au chien:
– Tout de même, on peut dire que le père Noël fait bien les choses. Il t’a apportée, ta petite fille et s’est arrangé pour que nous n’ayons pas le souci de la loger et de la nourrir.
– Oui, dit le chien d’une voix pleine d’extase. Il nous a choisi ce qu’il y a de mieux comme petite fille et comme grands-parents aussi.
Le chat sourit rapidement à son ami, ses yeux commençaient à se fermer.
Cette nuit-là, au-dessus de la maison, le ciel était plein d’étoiles. Et dans la maison, il y avait un grand-père, une grand-mère, une petite fille, un chien et un chat dont le cœur aussi, était plein d’étoiles.

D’après un conte de L Lamiable. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la quiétude et illuminé par nos histoires et lectures.

Fils…  je n’en manquais pas dans mes boites… mes filles m’en ont apportés…

Tricot Layette – Explications pour une brassière

Pour continuer la collection Tricot  Layette – Explications pour une brassière ici dans mes tutos.

Je vois dans mes statistiques que ce sont les demandes de modèles de tricot les plus nombreuses en cette saison.

Tricoter pour quelqu’un est la meilleure façon de ne pas être seule dans les plus grands moments de solitude. Et mes tutos vous permettent de faire rapidement un cadeau à offrir. Des petits morceaux rapide à confectionner comme des gants, des chaussons, des bonnets, des écharpes ou de la layette. Aujourd’hui je poste le tutoriel de cette brassière bleue raglan que j’ai tricoté l’hiver dernier pour le petit Paul.

Tricot  Layette Explications brassière

En vous souhaitant de très belles parties de tricotage pour ce mois de novembre.

Retrouvailles pour des mots, une histoire 114 chez Olivia

Le récit continue et ce sont les retrouvailles pour des mots, une histoire 114 chez Olivia

Retrouvailles mots histoire 114 Olivia

…Je marche vite, des larmes perlent au coin de mes yeux. J’ai froid, peut-être un peu sommeil aussi. Et j’ai bien compris qu’il ne sera pas question de faire la grasse matinée demain. On a tout laissé en plan dans le local, notre matériel et notre énergie. Je suis lasse.

Quand j’ouvre la porte, plusieurs feuilles me suivent dans la maison. Elles tourbillonnent dans l’entrée, comme sur un manège invisible. Quel méli-mélo! Dieu m’aidera plus tard, ou le ciel…

Et soudain, l’émotion me submerge. Ma gorge se noue et ma vue s’embue. Elle est là, je l’entends fredonner. Elle est enfin venue me rendre visite.

Je l’aperçois dans l’entrebâillement, elle est penchée au dessus de mes ouvrages étalés sur la table. Elle observe un de ses bricolages que j’ai posé près du bouquet. Elle sourit quand elle me voit. On se précipite l’une vers l’autre. On s’embrasse. Je l’étreins tendrement. Elle se blottit contre moi un instant. Sa joue est chaude et douce. Que c’est bon, ces retrouvailles.

Et puis, on s’installe. On se met à parler de tout, en même temps l’une et l’autre. On se regarde et on rit. Elle me raconte sa vie de là-bas et nos mains se caressent. Je suis dans un rêve. Je ne pense plus à dormir… C’est tellement agréable de la sentir à nouveau près de moi …

Édit : c’est ma participation à Retrouvailles pour des mots, une histoire 114 chez Olivia. Les mots imposés sont ceux mis en gras, ou  à peu près.