Pater Noster

Pater Noster

Notre Père qui êtes au cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l’Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-mêmes d’être de telles merveilles
Et qui n’osent se l’avouer
Comme une jolie fille nue qui n’ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde

Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l’acier des canons.

Jacques Prévert, Paroles (1945)

Publicités

Recevoir un cadeau

« Mémé, que faut-il faire pour recevoir un cadeau pour Noël ? »

Recevoir un cadeau

– Eh bien, il faut écrire une lettre au Père Noël, pour lui faire ta demande…
– C’est tout ?
– Et je pense qu’il faut avoir été sage. Très sage et obéissant, et il faut le lui écrire aussi.
– Ah ! Tant pis alors… mais j’aurais bien aimé des patins à roulettes. Seulement…

Recevoir un cadeau

– Quel est ton problème ?
– Et bien, pendant que tu cousais j’ai piétiné sur les plates-bandes de Papilou et il s’est fâché, alors je suis rentré tout seul, et j’ai laissé des traces dans l’entrée avec mes chaussures crottées que je n’ai pas pu enlever…
– Oh ! Petit garnement, il faut que j’aille voir ça…
– Attends Mémé, c’est qu’après, j’ai eu l’envie de me préparer tout seul un chocolat chaud, mais la boite de cacao était trop lourde et elle tombée par terre
– Oh misère, il faut aller nettoyer…
– Pas tout de suite Mémé, j’ai pas fini…
– Quoi ?
– C’est une blague Mémé ! Je voulais te raconter une histoire qui te fasse peur. Et c’est réussi, non ?
– Peur ou colère, je ne sais pas. Mais viens que je t’embrasse, Petit Filou de mon cœur.
– Mémé, m’aideras-tu à écrire ma lettre sans faute?

Recevoir un cadeau
– Oui, bien sûr, donne-moi juste le temps de finir cette petite couture, et ensuite on se fera un bon chocolat chaud.

Enregistrer

Quel est le poids d’un flocon de neige ?

– Saurais-tu me dire quel est le poids d’un flocon de neige ? demanda, un jour, la mésange à la colombe.
– Oh, un tout petit rien, répondit la colombe.

Alors la mésange raconta son histoire à la colombe :
– J’étais sur la branche d’un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non juste comme on aime, comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, j’ai commencé à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. J’étais presque arrivée à 4 millions quand le suivant tomba sur la branche et celle-ci cassa. Un tout petit rien, comme tu l’as dit, qui a son importance vois-tu ».
Et la mésange s’envola.
La colombe, connue pour une autorité en matière de paix depuis la nuit des temps, réfléchit un moment et se dit finalement en s’envolant à son tour :
– Et s’il ne manquait qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ».

(¯`v´¯)
.`•.¸.•´ ★
¸.•´.•´¨) ¸.•’¨)
¸.•(¸.•´(¸.•´ (¸.•¨¯`♥*¸¸.•*¨*• ☆ ¸¸.•*¨*• ☆ ¸¸.•*¨*• ☆

J’en ai accrochés, et des gros sur un rideau passe-porte pour répondre à la 53ème des  53 billets en 2015 chez Agoaye et ceci sera mon dernier billet du projet.

 

Quel déchirement

Quel déchirement pour les deux jeunes oies quand les deux clans décidèrent finalement de se séparer. Mais elles ne pouvaient se résoudre à quitter leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs oncles et tantes… La veille du départ des partisans du retour vers le Nord, Alberto et Yolanda se retrouvèrent seuls auprès d’une petite mare. Là, ils osèrent enfin s’avouer leur amour… et leur tristesse de se quitter. Ils rêvaient d’un endroit, où l’hiver serait doux et l’été agréable. Un été comme dans le Nord, et un hiver comme dans le Sud. Petit à petit, une idée germa dans leurs esprits qui devait leur permettre de rester ensemble malgré tout… Tout excités, ils s’envolèrent à tire d’aile pour revenir auprès des autres oies sauvages. Il fallait convaincre les autres et, chacun de son côté, commença à parler à son clan. Ce ne fut pas facile.

Mais le lendemain, au moment où le grand envol était prévu, toutes les oies étaient là. Certaines hésitaient encore, se demandaient que faire et tournaient en rond… Après tout, Alberto et Yolanda n’avaient-ils pas raison ? Pourquoi devaient-elles vraiment choisir entre le froid glacial et l’été torride ?

Finalement, elles avaient adopté la solution originale proposée par Alberto et Yolanda. Vivre l’hiver dans le Sud, et l’été dans le Nord… Faire deux migrations dans l’année, qu’était-ce après tout, comparé aux souffrances de climats trop durs ?

Alberto et Yolanda étaient fous de bonheur. Ils allaient pouvoir passer le reste de leur vie ensemble, sans plus jamais se quitter !

Ils fondèrent d’ailleurs une jolie famille et eurent beaucoup d’oisons, tous plus mignons les uns que les autres… Et c’est depuis ce jour, et grâce à l’ingéniosité de deux oies amoureuses, que les oies sauvages s’envolent en automne pour profiter d’un hiver clément dans le Sud, et qu’elles reprennent le chemin de leur migration vers le Nord, le printemps venu, pour vivre un doux été…

Quel déchirement

C’est sûrement pour ne pas les oublier que nous avons pris l’habitude d’en manger une à Noël.

Quel déchirement, car c’est la fin de l’histoire dont j’ignore le nom de l’auteur.

En attendant la suivante, il me faut continuer à décorer la maison… quelques rubans pour décorer une boule, un sapin en tissu tout petit et bien moelleux et quatre bonhomme de neige couvrent un patchwork… pour répondre au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

…Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris par les oiseaux. Ils volaient des jours entiers avant de se poser quelques heures sur un lac ou un étang afin de se reposer et de trouver de quoi se nourrir. C’était très dur pour les petites oies, mais Alberto et Yolanda volaient côte à côte et s’encourageaient lorsque leurs ailes se faisaient lourdes.

Un soir, alors qu’ils avaient volé plus longtemps encore que les jours précédents, leurs efforts furent récompensés. Leurs parents annoncèrent qu’ils étaient arrivés dans leur nouveau lieu de vie. Alberto était bien trop fatigué pour s’en réjouir, et il s’endormit sur le champ. Mais le lendemain matin, quelle surprise il eut en ouvrant les yeux !

Sous ses yeux ébahis s’épanouissaient des fleurs aux couleurs éclatantes et aux parfums enivrants, des arbres qu’il n’avait jamais vus, et les eaux étaient d’un bleu turquoise… Yolanda le rejoint et ils partirent à la découverte du pays du soleil.

Leur automne se passa ainsi, de surprise en surprise et de découverte en découverte. Quant à l’hiver, il n’aurait pu être plus beau. Les températures étaient douces, il n’y avait ni neige ni pluie glacée, l’eau regorgeait toujours de nourriture, et le vent tiède les portait délicieusement dans les airs… Quelle chance ils avaient d’être ici, loin des terres froides du Nord !

Le printemps revint à son tour. Yolanda et Alberto étaient des oies adultes maintenant, et ils devraient bientôt trouver un partenaire pour la vie, afin de fonder une famille et avoir de petits oisons… Ils passaient de plus en plus de temps ensemble, et il semblait que rien ne pourrait jamais les séparer ! Leur amitié se transformait en un bel amour, qui grandissait de jour en jour. Mais ils étaient bien trop timides pour avouer leurs sentiments véritables. Alors ils se contentaient de profiter du jour présent aux côtés de leur âme sœur…

C’est donc ensemble qu’ils virent le soleil briller de plus en plus haut dans le ciel, de plus en plus fort. La chaleur devint torride. Le soleil semblait ne jamais vouloir se coucher, et même les nuits, la chaleur devenait insupportable ! Les oies étaient accablées par ces températures qui ne baissaient pas, et chercher leur nourriture devenait de plus en plus difficile lorsque bouger sous la chaleur accablante était déjà un supplice. Même les eaux du lac ne les rafraîchissait plus. Au contraire, sous l’effet de la chaleur, elles étaient devenues vaseuses… L’été dans le Sud fut aussi difficile à vivre que l’hiver dans le Nord.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

Alors certaines oies sauvages commencèrent à parler d’un retour vers le Nord, afin d’échapper aux chaleurs torrides. Les autres ne voulaient pas en entendre parler. C’était à en perdre la boule. Elles ne voulaient plus jamais vivre un hiver glacial. Au bout de quelques jours, la colonie était divisée en deux clans opposés. Les uns voulaient retourner vivre dans le Nord, les autres tenaient à rester dans le Sud.

Malheureusement, les parents de Yolanda faisaient partie des premiers, et les parents d’Alberto des seconds… Alors lorsque les deux clans décidèrent finalement de se séparer pour fonder deux colonies distinctes, qui s’installeraient où elles le souhaitaient, Yolanda suivit sa famille pour le long vol du retour vers le Nord, tandis qu’Alberto restait avec les siens près du lac du Sud…. (à suivre)

J’ai décidé de raconter des histoires durant ce mois de décembre, en toute liberté et un brin de liberté.

Le temps passa

« … Le temps passa. Revint l’automne, la saison des tempêtes. Les grues, dans les marais, grandissaient. Elles ébouriffaient leurs plumes parmi les joncs et les feuilles. Un jour, alors qu’Osamu se trouvait au village, arriva un gros navire marchand. Un grand capitaine en sortit. C’était un riche commerçant. Le capitaine questionna les pêcheurs dans le port, et tous lui indiquèrent Osamu.
« J’ai longtemps navigué pour te trouver, Osamu », dit le capitaine. « Je veux que tu tisses une voile magique pour mon bateau. »
Osamu pensa à Yukiko et à la promesse qu’il lui avait faite. « Je ne peux pas », répondit-il. « Je n’en réaliserai pas d’autre. »
Le capitaine éclata de rire. « Allons, Osamu, je te donnerai assez d’or pour que tu ne doives plus jamais travailler ! »
De l’or pour une vie entière…, se dit Osamu. Il courut à la maison. « Yukiko ! Il y a un homme au port qui nous donnera de l’or pour une vie entière… si tu tisses une autre voile. » … (à suivre) »

Le temps passa

Une suite au conte d’hier pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian. Et pour les amateurs de FB, c’est ici.

Oiseau d’aout

Oiseau d’aout. Il tapait le sol avec son bec, il cognait et heurtait la terre dure comme de la pierre. Ça résonnait terriblement sous les branchages.

Oiseau d'aout

Il s’acharnait et décollait juste un peu de poussière. Cherchait-il à boire ou un peu de nourriture? Il n’avait pas plu depuis longtemps. L’air était chaud et l’atmosphère écrasante. Son œil brillait mais ne me voyait pas. Il ne griffait pas le sol de ses pattes, son bec tapait simplement le sol avec entêtement.

Oiseau d'aout

Dans l’ombre des arbustes, j’admirais sa robe bleutée. Son plumage avait de jolis reflets roses sur la gorge et la tête. Soudain son seul œil visible eut des couleurs aquatiques, et l’oiseau se mit à picorer de plus en plus vite. Il suivait une procession de fourmis qui avaient pris possession d’une figue trop mûre tombée à terre. Il les engloutissait rapidement.

Oiseau d'aout

Je l’avais bien observé et j’ai vite crayonné les motifs qu’il avait sur les ailes pour ne pas les oublier. Je ne sais trop s’il était vraiment comme ça. J’ai trouvé à peu près les tissus aux couleurs de ses plumes.

Oiseau d'aout

Oui, il avait cette attitude là. Et la queue fine, bien droite et plus blanche que tout le reste du corps. Je broderai les feuillages qui l’abritaient, et quelques fourmis pour finir cet ouvrage comme les perles d’un trésor qu’il avait trouvé.

Oiseau d’Août pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux. Voici ceux de ce mois, .