Ecrire deux ou trois mots pour dire quelque chose de bien

J’ai juste envie d’écrire deux ou trois mots pour dire quelque chose de bien.

Ecrire deux ou trois mots pour dire quelque chose de bien

Sans rêver d’emblée à un récit complet ou au premier roman « j’ai chargé mon Beretta » car il faut commencer ou introduire.

C’est à autre chose que je pense  d’ailleurs « Sa peau est ambrée et ses cuisses sont musclées » ça commence peut-être mieux, seulement l’histoire dure depuis longtemps. Le vent est passé, les êtres sont bien érodés « des gens aux cheveux blanchis aux yeux opaques de cataracte » et je sens que ça ne fonctionnera pas encore cette fois-ci.

Je prends mes couleurs au bout d’une aiguille enfile mon nouveau dé cuivré et brode des E comme les œufs que j’ai cassés pour le clafoutis et des L comme les ailes des oiseaux qui piaillent dans le jardin pour inviter leurs petits à sortir du nid et à voler.

Ces formes s’accrochent, se suivent et se penchent comme des lettres sur la ligne d’un cahier, comme des notes de musique sur une portée. Des points terminent les phrases, légers s’échappent et flottent, jouent et s’envolent.

Ecrire deux ou trois mots pour dire quelque chose de bien

Pour le devant d’une petite trousse que je viens de terminer sur le modèle de la simplette de KA.

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Arrivée des radeaux de bois flotté à l’entrée des rapides

Rien n’est plus excitant que l’arrivée des radeaux de bois flotté à l’entrée des rapides. Le premier à les apercevoir pousse des cris, part en courant le long des berges pour prévenir les habitants du village.

Arrivée des radeaux de bois flotté à l’entrée des rapides

Bientôt ils sont des dizaines, massés sur le rivage, grimpés dans les arbres, à tenter d’apercevoir celui qui pilote le radeau en tête, debout à l’arrière de l’embarcation de rondins géants reliés entre eux et agrippé des deux bras au gouvernail. Premier à passer les rapides et entrer dans la ville, et à revenir en héros, le lendemain ou plus tard, dans la réserve.

Arrivée des radeaux de bois flotté à l’entrée des rapides

La drave commence dans le haut-pays, chaque année vers la mi-mai. Avec leurs perches, leurs pioche et des bâtons de dynamite, les hommes dégagent de leurs prisons de glace les troncs coupés l’été précédent et jetés dans les rivières.
Les billes de bois dévalent les cours d’eau, forment des bouchons qu’ils faut faire sauter, s’assemblent dans les fleuves et les lacs.
Sur les rives du lac, à cinq cent kilomètres à l’ouest, des millions de mètres cubes de chênes et de pins sont assemblés, attachés en immenses radeaux. Sur ces villes flottantes, les hommes campent dans de grandes tentes, dorment, mangent, rament, tirent, poussent pendant des semaines.
Il faut déjouer les sortilèges du fleuve, utiliser la force du courant sans se laisser emporter, éviter les bras morts d’où il est difficile de s’extirper. En équilibre sur les rondins, surtout ne pas glisser, ne pas tomber entre deux troncs qui vont vous broyer.
Ils sont draveurs et passent leur vie au fil du fleuve, en savent tous les détours, mais mourraient en quelques minutes si un faux-pas les précipitait dans l’écume.

Extrait de « Ciel d’acier » de Michel Moutot, qui raconte la belle histoire de John Laliberté, ironworker comme ses ancêtres, qui sectionne l’acier à la recherche de survivants. Un peu plus de quatre cents pages à lire avec plaisir et admiration pour ces hommes courageux. La légende dit qu’ils n’ont pas le vertige. Peut-on apprendre à maitriser sa peur?

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Atelier Patchwork

Atelier Patchwork du mercredi soir. On a utilisé la MAC, juste pour coudre une petite trousse à la façon de KA.

Atelier Patchwork

C’était une première pour certaines. Les tissus étaient découpés et préparés.

Atelier Patchwork

 

Il fallait juste placer la fermeture zippée et faire quelques coutures. Huit en tout, et quelquefois, très courtes.

Atelier Patchwork

Ce ne fut qu’une partie de rire. Chacune a du, sans mentir, ré-enfiler le fil au moins deux fois avant chaque couture.

Les mains allaient vite et je n’ai pas pu suivre pour les photos, je vous les montrerai finies sur un prochain billet.

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance
Que les jours peu à peu étalent ta beauté
Je m’éveille parfois pour mieux te contempler
Joy, tu te reposes encore en poses innocentes
Qui souvent nous enchantent
Mêlées de pureté
Mon cœur est fou de joie quand il va te surprendre
Etendue sans défense, alanguie, sans pouvoir
Tu es l’enfant qui sourit sans savoir
Et murmure les mots impossibles à comprendre

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance

J’ai l’amour à fleur de cœur
Et mon cœur veille ta couche
Vit sur ma bouche
Qui veut crier
Et réveiller
Ton sommeil lourd
Car j’ai le cœur à fleur d’amour

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance

J’ai l’amour à fleur de cœur
Avec des joies qui me dépassent
Et me surpassent
Et c’est normal
Mon cœur s’emballe
La nuit, le jour
Car j’ai le cœur à fleur d’amour

Toi qui souris
Rêvant à je ne sais qui
Au fond tu ne sais pas
Tout ce qui se passe en moi

J’ai l’amour à fleur de cœur
Qui me fait grandir sans trêve
Lorsque tu rêves
Paisiblement
Toi mon enfant
Toi ma douceur
Quand j’ai l’amour à fleur de cœur

d’après une chanson de Charles Aznavour. J’ai revu les paroles pour que ça colle avec ta naissance, Joy qui est venue agrandir la famille. Et j’ai remarqué qu’en brodant ton prénom avec un cœur à la place du O, je te laissais un message aussi. I love you, Baby

La princesse aux milles trousses

La princesse aux milles trousses.

Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la Terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait. Des princesses, il n’en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C’était difficile à apprécier. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu rencontrer une véritable princesse.

Un soir, par un temps merveilleux et sous un ciel étoilé, on frappa à la porte du château et le vieux roi lui-même alla ouvrir. C’était une princesse qui était là, dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l’air, mouillée comme une soupe, ayant traversé le jardin au moment où les arrosages automatiques s’étaient déclenchés ! L’eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon… et elle prétendait être une véritable princesse !

« Nous allons bien voir ça », pensa la vieille reine, et elle ne dit rien. Elle avait lu dans sa jeunesse l’histoire de la princesse au petit pois. Elle alla donc dans la chambre à coucher, retira toute la literie et mit un petit pois au fond du lit. Puis elle empila vingt matelas sur le petit pois et ajouta par dessus vingt édredons en plumes d’eider. C’est là-dessus que la princesse coucha cette nuit-là. Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi.

« Merveilleusement bien, répondit-elle, j’ai vu que vous avez l’habitude vous aussi de recevoir vos hôtes comme chez nous et j’ai admiré votre belle collection de matelas et édredons que vous possédez. Rassurez-vous, je n’ai ni bleus ni noirs sur tout le corps, je suis très sensible et j’ai trouvé le petit pois que vous aviez caché sous les milles matelas et édredons. C’est une farce qui a été faite à une de mes aïeules par ses futurs beaux-parents et, dans la famille, nous faisons, depuis ce temps-là, cette blague à chacun de nos invités. »

Alors ils surent que c’était une vraie princesse, elle avait la peau sensible et elle aurait senti le petit pois. Ils rirent ensemble de cette aventure. Le prince, heureux de cette authenticité, la prit donc pour femme, sûr maintenant d’avoir trouvé une vraie princesse. Le petit pois, gardé par la princesse, alla rejoindre ses collections dans une de ses trousses. Ce que le prince ne savait pas c’est qu’elle faisait une collection de tout.

La princesse aux milles trousses

Récit simplement inspiré de la vraie histoire de la Princesse au petit pois.

J’ai caché mieux que partout ailleurs au jardin de mon cœur une petite fleur

J’ai caché mieux que partout ailleurs au jardin de mon cœur une petite fleur.
Cette fleur plus jolie qu’un bouquet; elle garde en secret tous mes rêves d’enfant, l’amour de mes parents et tous ces clairs matins faits d’heureux souvenirs lointains.

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Quand la vie par moment me trahit, tu restes mon bonheur, Petite fleur. Sur mes vingt ans je m’arrête un moment pour respirer ce parfum que j’ai tant aimé
Dans mon cœur tu fleuriras toujours au grand jardin d’amour

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Petite fleur, prends ce présent que j’ai toujours gardé même à vingt ans je ne l’avais jamais donné. N’aies pas peur, cueillie au fond d’un cœur  une petite fleur jamais ne meurt.