Sapin brodé pour un conte

Sapin brodé pour un conte

Il y a très longtemps… L’hiver était presque là, et il faisait très froid. Dans la forêt gelée, un petit oiseau était tout seul, triste. Il avait une aile brisée et sa famille l’avait abandonné pour s’envoler vers des pays sans hiver. Il voletait péniblement, d’un arbre à l’autre. Le vent soufflait très fort et une pluie glaçante se mit à tomber. L’oiseau se réfugia dans les feuilles d’un énorme chêne. Hélas! « Va-t-en, vilain, je t’interdis de venir manger mes glands » Les uns après les autres, tous les arbres le chassèrent.

Sapin conte brodé

Complètement découragé, il se posa sur le sol, il allait sans doute mourir. Il entrouvrit les yeux dans un dernier effort, un sapin lui faisait signe: « Viens, je ne suis pas méchant, viens, n’aie pas peur. Installe-toi chez moi au chaud, mange mes graines tant que tu voudras. » Puis la neige tomba, le vent se leva, souffla de plus en plus fort. Tous les arbres perdirent leurs feuilles, tous, sauf le sapin qui avait accueilli le petit oiseau blessé qui vivait toujours chez lui. C’est depuis ce temps-là que le sapin est le seul à garder sa verdure tout l’hiver, mon beau sapin, roi des forêts!

Sapin brodé conte

D’après Miss Sarah Cone Bryant et c’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour que nous passions un mois de décembre agréable dans nos livres et nos histoires.

Mémé Souris je continue mon histoire

Rat de Noël qu’elles ont dit, alors Mémé Souris je continue mon histoire pleine de lumière aujourd’hui.

Mémé Souris histoire

« … Et le jour d’après, chacune des trois grands-mères eut sur son buffet, un bouquet de violettes. Bizarre par ces temps frisquets. Ça n’empêchait pas la plus grande de faire une figure longue comme ça! Les deux autres se demandaient bien pourquoi. Alors, elle leur a dit:
– Vous ne pensez donc à rien ? ça vous paraît normal, tout ça? Et bien moi, je me pose des questions! Et si Mémé était sorcière?
C’était vrai, elles n’y avaient pas pensé! Quelle horreur si jamais c’était vrai! Comment faire pour le savoir? La petite s’est écriée:
– J’ai une idée! Nous allons lui acheter un éventail!
Les éventails protègent contre tout ce qui est mauvais, c’est bien connu, et les sorcières en ont une peur bleue. Dès qu’elles en aperçoivent un, elles se sauvent en poussant des cris d’orfraie. Alors quand Mémé verrait leur éventail, si elle était vraiment sorcière, elle s’enfuirait en criant et on ne la reverrait plus. Bon débarras!
C’est ainsi que les trois amies allèrent au bazar choisir un éventail. Elles firent faire un joli paquet et partirent en début d’après-midi chez Mémé. Il faisait froid, le sol était gelé, elles avaient le cœur qui battait fort. Ce n’était pas seulement parce que leurs pieds glissaient, elles se demandaient bien ce qui allait se passer.
Mémé les a trouvé bien trop gentilles de lui faire un cadeau avant Noël. Ses yeux brillaient de bonheur. Elle a défait soigneusement le nœud de la ficelle. Elle a enlevé le papier à fleurs qui enveloppait la boîte et  l’a plié pour qu’il puisse resservir. Elle a tenu la boîte dans sa main en se demandant ce que ça pouvait bien être. Elle a soulevé le couvercle…et elle a poussé des petits cris en riant avec plein d‘étoiles dans le regard. Ce n’était pas des cris d’orfraie, mais de joie:
– Oh! un éventail! Qu’il est joli! Que je suis contente! Que vous êtes gentilles! J’adore les éventails.
Elle s’éventait, elle éventait ses amies, elle était enchantée, Mémé. Et elle laissait les mamies pantoises de la voir ainsi, elle n’était pas sorcière.
Du coup, elles ont accepté de sauter par la fenêtre, et hop ! et hop! toutes les quatre, dans l’été! Mémé les a conduites au verger où poussaient les marguilisiers et elles se sont régalées de marguilis. Ça ressemblait à de grosses pommes, d’un magnifique jaune et bien meilleur que des pommes! Bien meilleur…que de la barbe à papa, ou…que des loukoums ou …que de la glace au chocolat. C’était meilleur que tout.
Et avec ça, épatant pour la santé. La mère qui avait un rhumatisme à l’épaule a été guérie aussitôt. Celle qui portait des lunettes les a enlevées, elle avait retrouvé une vue perçante et celle qui avait un dentier le a mis dans sa poche, ses vraies dents venaient de repousser! Elles se sont promenées tout l’après-midi en plein bonheur, et sont revenues bras dessus, bras dessous, toutes guillerettes.
A partir de ce jour, Mémé et ses amies se virent très souvent et dans la bonne humeur. Les gens disaient d’elles qu’elles avaient presque rajeuni. Tous les jours, elles se retrouvaient dans la petite maison et on les voyait sauter par une fenêtre, l’une après l’autre, lestes comme des cabris, puis pfft! plus personne. On se demandait bien où elles étaient passées. La grande amie avait recommandé aux autres de ne pas parler de leurs balades, parce que ça risquait de faire jaser. L’ennui, c’est que la moyenne amie ne savait pas tenir sa langue et qu’elle en avait trop dit au fil des jours. Tout le monde fut au courant et dans ce village le plus riche agriculteur était envieux et jaloux. Il se dit que Mémé n’avait pas besoin d’une maison comme celle-ci, au carrefour des quatre saisons du monde et il voulut l’acheter pour lui. Mémé n’était pas disposée à la vendre, mais il espérait fortement la faire céder. Il alla la trouver très vite un soir, tard pour que personne ne le voie, et il insista, et il insista. Il lui promettait beaucoup d’argent en échange, mais elle lui répondit qu’elle garderait sa maison et qu’il devait la laisser tranquille.
Il est reparti furieux et se demandait comment la faire changer d’avis. Il décida de lui faire peur pour la faire quitter sa maison. Il revint donc, le soir même, déguisé en fantôme avec un vieux drap sur la tête en traînant une grosse chaîne qu’il cognait le long des murs et il secouait les volets. S’il avait su. Mémé avait le sommeil profond. Elle dormait à poings fermés, son éventail ouvert sur sa table de nuit.
Par contre, quelqu’un d’autre avait entendu ce vacarme. C’était le facteur qui revenait de rendre visite à sa bien-aimée. Entré dans le jardin à pas de loup pour voir d’où venait ce tapage, il avait reconnu la voix de l’agriculteur. Arrivé derrière lui sans bruit, il lui envoya un grand coup de pied dans les fesses. L’autre surpris tomba en avant et se fendit la lèvre sur le seuil. Il ronchonnait, plus blessé dans son orgueil qu’au visage, et disait qu’il avait voulu simplement faire une blague à Mémé. Le facteur lui promit d’en parler aux gendarmes s’il recommençait.

Le lendemain, c’était un 8 décembre, comme aujourd’hui. Il neigeait très fort ce matin-là et le facteur apportait une lettre à Mémé. Les chemins étaient peu dégagés mais juste assez pour qu’il puisse passer à vélo. Elle l’a lue, puis elle a dit: « Je m’en vais. Je dois partir »… »

Mémé Souris je continuerai mon histoire demain, ce sera la fin aussi. C’est ma participation aujourd’hui au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculoos . Je passerai la suite de décembre dans la douceur de mes coussins à continuer le RAT au fil de mes lectures pour faire pâlir ma PAL et surtout bien éclairée  par les explications d’une blogueuse sympathique.

Saint Nicolas nous ne l’avons pas vu

Saint Nicolas nous ne l’avons pas vu. C’est l’ancêtre du Père Noël. Il est apparu au moyen-âge. Dans plusieurs régions de France, dans la nuit du 5 au 6 Décembre, il venait sur son âne apporter des friandises et des cadeaux aux enfants sages.

Saint Nicolas

Dans mon enfance et dans ma région, on parlait de la tante Airie. Elle passait dans les rues, vêtue en paysanne, avec son âne Marion chargé de cadeaux. Elle était toujours accompagnée du Père Fouettard.

Il était là pour repérer les enfants pas sages. On racontait qu’il mettait dans les chaussures des enfants désobéissants une brassée de brindilles très dures (parfois trempées dans le vinaigre), un martinet ou parfois seulement des oignons. Ne me demandez pas comme il était, je ne l’ai jamais regardé. Je sais qu’il était très grand, portait des pantalons et des souliers sombres, et il faisait de très grands pas.

La tante Airie n’y prêtait aucune attention. Elle avait des bouchées de pain d’épice dans ses paniers et les donnait en échange d’un merci et d’un sourire. Ce soir là, avant de rentrer à la maison, mes parents nous offrait un verre de jus de pomme chaud à la cannelle, ils avaient acheté un pain d’épice en forme de bonhomme glacé sur le dessus.

Saint Nicolas

Je me souviens de cette chansonnette :
La Légende de Saint Nicolas
Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs.
Tant sont allés, tant sont venus
Que sur le soir se sont perdus.
Ils ont frappé chez le boucher:
-Boucher, voudrais-tu nous loger?
-Entrez, entrez, petits enfants,
Il y a d’ la place, assurément.
Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués.
Les a coupés en p’tits morceaux,
Mis au saloir comm’ des pourceaux.
Saint Nicolas, au bout d’ sept ans
Vint à passer dedans ce champ.
Il est allé chez le boucher:
– Boucher, voudrais-tu me loger?
– Entrez, entrez, saint Nicolas
Il y a d’ la place, il n’en manque pas.
Il n’était pas sitôt entré
Qu’il a demandé à souper.
– Voulez-vous une tranche de jambon?
– Je n’en veux pas, il n’est pas bon!
– Voulez-vous mieux une tranche de veau?
– Je n’en veux pas, il n’est pas beau!
Du p’tit salé, je veux avoir,
Qu’il y a sept ans qu’est au saloir!
Quand le boucher entendit ça,
Il eut si peur qu’il s’enfuya.
Saint Nicolas alla s’asseoir
Dessus le bord de ce saloir.
– Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas!

Les blogs se mettent aux couleurs de Noël

Les blogs se mettent aux couleurs de Noël ces temps-ci.

couleurs Noël

J’ai brodé une branche de houx avec le rouge pour la chaleur et l’amour, et le vert pour l’espoir de retrouver le réveil de la nature à la belle saison prochaine.

Le houx doit ses lettres de noblesse aux services rendus à la Sainte Famille. Afin d’échapper à la colère d’Hérode, prêt à faire massacrer tous les enfants mâles de moins de deux ans, pour être sûr d’en éliminer un seul, Jésus. Marie, Joseph et leur enfant furent contraints de fuir en Égypte. Des miracles ont jalonné leur chemin. Sous une escorte de lions, de loups et de léopards, la famille pu avancer sans danger. Pour les nourrir et les désaltérer le palmier se baissa leur offrant ses fruits, de ses racines jaillit une source. Lorsque les soldats d’Hérode s’approchèrent dangereusement, le houx, à son tour, a étendu ses branches pour cacher, mère, père et enfant. En reconnaissance Marie le bénit en disant que le houx resterait toujours vert, un symbole d’immortalité. Une légende raconte que la croix était en bois de houx, parce que parmi tous les arbres, seul le houx se laissa sacrifier. Les piquants le long des feuilles symbolisent la Passion. Pour que l’année à venir soit profitable, il faut faire rentrer du houx à la maison à Noël.

Un rêve ou une réalité? Une belle histoire en tout cas pleine de douceur et sérénité.

C’est parce que Chicky Poo, Samarian et petit-Speculoos veulent apporter de la joie sur les blogs en décembre qu’elles ont lancé le challenge « Il était une fois Noël« .

Point de croix et 13 plumes pour la dérive d’Asphodèle

La soirée s’éternise

Ils ont sorti le plateau de jeu. Les pions en formes de petits bateaux déambulent sur les cases entre les continents. Certains ont déjà accosté et sont prêts à débarquer. Pour eux, l’argent coule à flot et ils pourront bientôt construire des murailles pour défendre et garder leurs territoires. Pour d’autres, un peu malhabiles, le vent a tourné. Ils ont failli et n’ayant pu se placer dans le sillage des uns, ils vont maintenant s’égarer dans les icebergs.

Oh, mais j’ai le sentiment que notre capitaine au bout de la table est en complète perdition. Il n’a pas su maintenir le cap ce soir. Et pour cause, il a mis la main sur ma bouteille de liqueur de myrte. Son regard flotte entre son verre presque vide, ses pions et les dés. Il espère un double six pour se refaire, mais le jeu est contre lui. L’ami râle bien sûr, en pleine dérive alcoolique (non, pas génétique tout de même). Il serait temps pour lui d’aller se coucher

point de croix 13 plumes dérive Asphodèle

Point de croix et 13 plumes pour la dérive d’Asphodèle

Édit : c’est ma participation à « Des plumes13 d’Asphodèle ». Les mots imposés sont ceux mis en gras, ou  à peu près.

Point de croix – Challenge animaux – Le lièvre de Vatanen

En époussetant les ouvrages sur les étagères, j’ai remarqué ce livre, dans le thème du Challenge animaux, et

surtout à cette époque de l’année, où l’on parle du lapin de Pâques.

J’ai posé « Le lièvre de Vatanen » de Arto Paasilinna à côté de cette broderie au point de croix le temps d’une ou deux photos.

Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, la quatrième de couverture nous le présente ainsi:

Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu’il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de voiture et s’enfonce dans les fourrés. Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière attelle et s’enfonce délibérément dans la nature.
Ce roman-culte dans les pays nordiques conte les multiples et extravagantes aventures de Vatanen remontant au fil des saisons vers le cercle polaire avec son lièvre fétiche en guise de sésame. Il invente un genre: le roman d’humour écologique.


Mon avis:

C’est un livre qu’on lit avec plaisir, et facilement aux enfants.

Quand on ouvre le livre, la première page juste avant le titre, c’est une carte de la Finlande, carte entourée de mers (de Barens, Baltique, Blanche) et pays criblé de lacs comme les pays voisins (Norvège, Suède et URSS). La page suivante présente l’auteur, né en Laponie finlandaise en 1042. Successivement bûcheron, ouvrier agricole, journaliste et poète, il est l’auteur d’une vingtaine de romans… traduits en plusieurs langues.Et, à la dernière page du livre, l’histoire se termine par une ville, une date (à Suomusjarvi, le 14-5-1975) et la signature de l’auteur.

Le roman est construit comme une suite de tableaux (24 courts chapitres), tous plus pittoresques les uns que les autres.

L’auteur nous dit, d’une écriture légère et amusante. avoir recueilli les paroles de Vatanen. Il aurait vécu de tas d’aventures avec son lièvre, le plus souvent au cœur de la nature sauvage. Ils ont affronté l’hostilité des bêtes, l’imbécillité et la cruauté d’une bande d’hommes d’affaires et bureaucrates, et fera de belles rencontres, comme celle de Leila.

Le lièvre? on le poursuit, on veut le manger, le reprendre et le rendre aux autorités. Sans lui, l’histoire aurait été moins comique. On s’y attache, on a peur pour lui, et de là,  se nouent les sympathies et les antipathies. On voit que l’homme n’est pas si différent que ça de l’animal. Et la nature est parfois cruelle comme en témoignent les combats que Vatanen doit livrer à un corbeau et à un ours malfaisants. Ces épisodes peuvent être transposés dans des rapports humains montrant que les profiteurs et parasites génèrent des sentiments extrêmement douloureux et violents chez leurs victimes.

C’est un grand bol d’air frais et de liberté.

C’est Sharon qui propose ce Challenge Animaux jusqu’au 31 décembre 2014 !!
L’objectif  : lire des livres dont le titre comporte un nom d’animal ou dans lequel l’animal tient une place importante. Les animaux imaginaires sont acceptés.
Tous les livres sont acceptés, du roman aux albums en passant par la BD et le théâtre.
Voici les catégories : Garfied : 2 livres à lire  Chat du Cheshire : 4 livres à lire  Bagheera : 8 livres à lire  Roi Lion : 12 livres à lire  Saphira : 20 livres ou plus.                 Pour vous y inscrire c’est ICI.

Point de Croix – Des mots, une histoire 87

J’ai posé mes plumes pourtant… mais aujourd’hui encore, des mots, une histoire … me trottent dans la tête…

…  J’arrive enfin sur la place du vieux fort où les voitures ont cessé d’y circuler, ça ne pouvait durer. Cet endroit est magnifique et entraînerait la terre entière dans la conspiration de l’enthousiasme. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Après un certain nombre d’essais et de projets plus ou moins souples à mettre en œuvre, il était temps d’y penser et sans autre mesure. L’effet fut immédiat pour ce lieu, meilleur qu’un comprimé qu’on prend pour se soigner.

J’avance face au vent maintenant, je remonte mon col car il ne fait vraiment pas très chaud…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 87ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Patchwork et Petites Croix et morbiflette pour Nans sous Sainte Anne

Du patchwork pour terminer ces petites croix sur cette broderie représentant une vue de Nans sous Sainte Anne.

Elle l’a brodée et je l’ai terminée et accrochée juste le temps d’une photo avant de lui envoyer…

Du vert, un peu printanier, qui apportera une touche de douceur et de lumière.

mais il ne fait pas très chaud aujourd’hui, et, je penserai à elle à midi, je vais préparer une morbiflette comme celle-ci…

Dans une casserole, cuire les PDT épluchées lavées et découpées en rondelles dans du lait,
pendant ce temps, cuire une saucisse fumée,
beurrer un plat à four et déposer, avec un écumoire, la moitié des PDT cuites pour couvrir le fond du plat, couper la saucisse cuite en rondelles et répartir sur les PDT du plat,
déposer de fines tranches de morbier sur la saucisse,
pour finir, déposer le reste des PDT cuites,
et verser le lait restant dans la casserole,
passer au four, juste pour chauffer tout ça, le temps que le fromage fonde et que le dessus se teinte un peu.
Déguster avec ceux que vous aimez et en pensant à moi, bon appétit!

Damier de Point de croix et Patchwork

Damier de Point de croix et Patchwork pour ce dessus de chaise.

patchcath

Quelques points imitant la tapisserie dans un camaïeu de bleus ….

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et des restes de tissus d’ameublement… déposé sur un tissu de lit de patchwork au tricot.

patchcath

Dessus de chaise brodé ou assemblé  par ma sœur Véro qui n’a pas de blog et dessus de lit tricoté en fils de coton teints par ma Grand-mère Jeannette.

Patchwork et petites croix pour des mots et une histoire 80

Des mots et une histoire … continuent à trotter dans ma tête

patchcath

…Ce texte sera mis en chanson pour la fête de fin d’année. Bien sûr, quelques dernières mises au point restent à faire, mais sans mentir, on éprouve une certaine admiration d’en arriver là. On en est assez fiers, veuillez nous pardonner.

C’est un voisin, qui venait juste d’emménager dans le quartier, qui eut l’idée de départ. Il voulait nous faire connaître ce qu’il avait vécu ailleurs. Il avait envie d’une grande rencontre entre habitants du village. Certains ont cru à un canular. «J’ai lâché un pavé sur la banquise? » a-t-il ajouté en voyant leur étonnement. C’est vrai qu’il a des réparties bien sympathiques, il est blagueur et surtout, très original. Il porte souvent une grande cape et des pantalons de moleskine satinée noire sur des chaussures trop colorées.

L’idée a mûri et cette rencontre aura lieu. Des jeux de toutes sortes, et des tournois de chants et de danse seront proposés. Des parcours et des circuits organisés à travers la ville seront susceptibles d’intéresser tout le monde et tous les âges. On se retrouve dans deux jours pour les dernières vérifications.

Je regarde une dernière fois par la fenêtre avant d’aller me coucher en avalant mes gouttes contre l’apnée du sommeil. La pluie scintille encore sous les lumières de la rue…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 80ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

patchcath

Petits points – Des mots, une histoire 78

Des mots, une histoire … me trottent dans la tête

patchcath

Il pleuvait très fort maintenant, et demain je n’allais pas pouvoir prendre le raccourci par la cambrousse

Mes pensées revinrent à lui, et je me surpris à pigouiller la terre d’un pot de fleurs.

Je n’étais investie d’aucune charge ministérielle, je n’avais aucun devoir envers lui et encore moins la prétention d’être son infirmière . Il avait d’ailleurs assez de vitalité et trouvera toutes les occasions pour ne pas tomber dans la pauvreté.

Sa vie n’était pourtant que marasme. Il avait connu l’irréparable dans un monde glauque au milieu de gens fourbes et  avait rencontré  de nombreux thuriféraires sur leur palanquin.

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 78ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

patchcath

Point de croix – Des mots une histoire 77

Des mots et une histoire … me trottent encore dans la tête…

patchcath

…« Je ne pourrai pas vivre en communauté» a-t-il dit avant d’ajouter subitement comme une détonation « Sans rancune ! », puis il s’était évanoui au milieu des passants…
Je m’étais perdue dans mes pensées. J’étais abandonnée sur mes coussins  et avais écrasé un de mes tétons sur l’accoudoir du canapé. Je me redressai.
Ma tasse vide avait roulé sur le tapis assez épais pour servir d’antichoc.
J’avais encore le goût épicé des muffins à la carotte et au sirop d’érable.
Les heures s’étaient écoulées. La pièce était dans la pénombre maintenant.
L’atmosphère était vitreux. La radio émettait une succession d’airs zouk and blues .
Je ressentais le frais du dehors ; ça venait de la porte de derrière que j’avais laissée ouverte pour ventiler la maison.
Je me levai pour aller la fermer et la cadenasser pour la nuit.
Un escargot s’était logé sur le seuil, je me penchai pour le décoller et le jeter plus loin dans le jardin.
Bigre ! mon mal de dos était toujours là. Un bon massage me ferait du bien, comme ceux de cet été à l’appart des nuitées en Bretagne

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 77ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

patchcath

Cœur au Point de croix pour l’Alsace et ses cigognes

Un petit cœur au point de croix pour l’Alsace aujourd’hui, comme je l’ai vu chez Carole.

patchcath

En brodant cette cigogne, je me suis souvenue des tissus qu’on allait acheter dans les filatures de Masevaux avec ma mère quand j’étais enfant, et du muguet cueilli dans la forêt de la Hardt en mai, des énormes péniches admirées au barrage de Kembs, d’une visite scolaire au parlement de Strasbourg suivie d’une visite de la vieille ville et des canaux, puis des cours de compta à Mulhouse alors que je venais de la France de l’intérieur, des visites aux cousins de Colmar, des promenades dans de très jolis villages comme Riquewihr, Ribeauville, les caves de Rouffach, du château du haut Koenigsbourg et surtout des rencontres de patcheuses en septembre au grand carrefour européen de Sainte Marie aux Mines…

patchcath

Je ne sais pas ce que deviendra cette petite broderie… à classer avec les autres petits cœurs dans les « à finir »