Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Ce matin ne va pas très bien.
Il va visiter le Docteur
Qui lui ausculte le cœur.
Votre cœur va très bien
Il ne ressemble à rien,
Mais il n’a pas son pareil
De Paris à Créteil.
Il va visiter sa demoiselle
Qui lui regarde la cervelle.
Votre cervelle va très bien
Elle ne ressemble à rien,
Mais elle n’a pas son contraire
A la surface de la terre.
Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Est heureux finalement et se sent bien.
Pour l’instant, très joyeux, il n’a plus mal,
le Chat, il est ému, a l’air original
Les idées en folie, la famille s’agrandit,
Enfin Chat, ce sont elles qui lui ont dit.
Le chat qui ne ressemble à rien, aujourd’hui
Partage sa joie, en a parlé à ses amis

C’est le poème de Robert Desnos qui me sourit aujourd’hui et illumine mes ouvrages. Un à un les chats montrent leurs têtes. Je vous rassure, je vais bien et c’est peut-être vrai, je ne ressemble à rien. En tous cas, je vous le dis, la vie me sourit.

Jusqu’à la fin des temps ou l’infini

Jusqu’à la fin des temps ou l’infini. C’est ce que m’a inspiré ce chiffre 8 que j’ai cousu pour Pi Day et ce défi proposé par Sally Sellers dont je vous parlais ici. Je leur envoie mon carré aujourd’hui, pour que ce ruban soit assemblé à temps. Ce sera le 14 mars prochain pour ce siècle…
Et Aaron et Mehdi discutent toujours et pourraient argumenter jusqu’à l’infini… j’écris pour vous la suite de l’histoire commencée ici, puis là et

Jusqu'à la fin des temps ou l'infini

… Mehdi fouille la poche de sa veste à la recherche d’une cigarette, mais elle est vide.
A qui voudrais-tu qu’elle profite ? Nous sommes nés avec elle, nos parents et nos grands-parents aussi.
Non. Avant, nos ancêtres cohabitaient. Mais vous n’avez jamais voulu du partage.
Tu ne manques pas d’air ! Nous étions là avant vous et d’autres aussi. Vous avez érigé un mur, vous vous êtes comportés en colons.
Vous vouliez nous anéantir, nous n’avons cherché qu’à nous défendre.
En nous ôtant nos droits ? En nous humiliant ? Deux millions d’êtres humains dans un ghetto de quarante kilomètres de long et dix de large, que voulais-tu qu’il se passe d’autre que de vouloir en sortir, s’en sortir ?
Et pour cela, il fallait creuser des tunnels pour faire exploser vos bombes au milieu de nos femmes et enfants, tirer des roquettes sur nos villes ?
Et vous, bombarder nos quartiers, tuer des enfants par centaines ? hurle Mehdi. Vous n’avez rien appris de votre passé ? l’escalade , hein ?
Aaron se lève et se rend dans un coin de la pièce, le visage vers le mur. Mehdi choisit l’angle opposé et fait de même.
Combien de temps passent-ils ainsi dos à dos, aucun des deux ne le sait. Mais bien plus tard, apeurés par le silence écrasant, ils se retournent et leurs regards se croisent.
Ton père a les yeux bleus ; Mehdi.
Et comment le sais-tu ? tu ne l’as jamais connu, proteste Mehdi.
Parce que tu ne te regardes peut-être plus en face depuis longtemps, mais moi je te vois. Tu as les yeux bleus, et sans aucun doute le regrd de ton père, ça aussi c’est une histoire de gènes, répond Aaron.
Qui entretient cette haine ? reprend Mehdi.
Ceux qui ont pour ordre de nous attaquer, lâche Aaron en ricanant.
Et ceux qui ont pour ordre de vous défendre et de confisquer nos terres, ricane à son tour Mehdi.
Nous pouvons argumenter jusqu’à la fin des temps, aucun de nous n’aura raison. Ce sont nos Dieux qui s’affrontent.
Puis, Aaron baisse lentement la tête et murmure :
Je crois qu’on nous a menti, Mehdi.
Qui nous a menti ?
Les hommes de Dieu.
Tu dis vraiment n’importe quoi, les hommes de Dieu ne peuvent pas mentir, ils détiennent et portent la vérité.
Puisque tu en es si sûr, alors dis-moi qui a créé l’homme ?
Dieu, évidemment ! répond aussitôt Mehdi, tout en levant les yeux au ciel.
Dieu a créé tous les hommes ?
Tous les hommes, et les animaux, la mer, la terre, tout, absolument tout. Où veux-tu en venir ?
Si Dieu a tout créé, ce ne peut être que Lui qui a décidé que l’Humanité ne soit pas faite d’une seule couleur, Lui qui les a peintes, ces couleurs. Lui encore qui a voulu que nous ne parlions pas tous la même langue, que nous inventions des modes de vie différents, que nous ne priions pas de la même façon, que nous l’appelions par un nom différent…
Excuse-moi Aaron, mais je ne vois pas où tu veux en venir.
Réfléchis, tout ce que je viens de dire porte un nom, Mehdi.
Silence.
Tu prétends que Dieu aurait voulu et inventé la différence.
Si tu crois que Dieu a inventé le monde, alors ce ne peut être que Lui l’auteur de sa diversité. Et Dieu ne peut en aucun cas demander aux hommes de détruire en son nom, ce que lui-même a créé !
Tu m’accorderas qu’il s’est un peu compliqué la vie et que la nôtre avec. Si nous avions tous été identiques, tout aurait été plus facile.
Plus facile, mais d’un ennui… la vie n’aurait eu aucun intérêt.
Tu ne crois pas que tu exagères un peu ?
Parce que tu vas me dire que depuis que nous sommes dans cette pièce aux murs uniformes et sans couleur, nous ne nous ennuyons pas ? Tu vas me faire croire que depuis que nous sommes ici, tu n’as pas rêvé de sortir et de retrouver ta vie d’avant ? Que soif ou faim, chaleur ou froid, tu ne donnerais pas tout pour retourner courir sur nos collines, revoir les rues de nos villages où se mélangent mille odeurs et parfums, mille couleurs, où même la lumière diffère au fil de la journée ?
Je ne te dis pas le contraire, mais je ne m’ennuie pas, en tout cas, pas depuis que nous discutons.
Et qu’est-ce qui te passionne au point de te faire oublier la monotonie de ce lieu, de quoi parlons-nous depuis tout à l’heure, Mehdi ?
De nos différences… souffle Mehdi.
Alors, Aaron et Mehdi s’observent longuement, non parce qu’ils n’ont rien d’autres à faire, mais parce que chacun réfléchit.
Tu crois que si on disait tout ça à nos proches, on réussirait à changer quelque chose ? demande Mehdi.
J’en doute.
Ça vaut peut-être la peine d’essayer, non ?
… (à suivre, demain)

Jusqu'à la fin des temps ou l'infini

Pensez-vous qu’ils vont y arriver? Je ne sais pas non plus si mon petit carré et son 8 arrivera et sera cousu sur ce ruban de Pi Day. En tout cas, j’aurai participé et ce ruban sera agrandit de 24cm! S’il ne fait pas encore jour quand je pars prendre le bus le matin, en tout cas à cette saison, il fait bien frais. J’attends parfois cinq ou dix minutes avant qu’il n’arrive et j’envoie mon 8 aujourd’hui pour les États Unis… Pensez-vous que mon petit carré y arrivera?…

Voyager avec toi et admirer tes ouvrages

Voyager avec toi et admirer tes ouvrages
Entre bonnes pâtisseries et broderies colorées
Rêvant de toiles ivoire, bleu azur ou rose thé
Où viennent s’inventer bien d’autres assemblages.
Nous n’étions qu’atomes aux rencontres impromptues
Ivres de fils, de laines, enivrées de cotons,
Qu’un retour en cuisine transformait en goulues
Un seul regard dans le four perdait notre raison
Et meringues avalées, cafés thés étaient bus…

Voyager avec toi et admirer tes ouvrages

C’est en pensant à toi que je poste cet article aujourd’hui. C’est en pensant à toi que j’ai eu envie d’essayer ce tricotage, depuis le temps que j’admire ces ouvrages de swing knitting, as-tu déjà essayé? Je rassemblai rapidement mes petits restes de laine, les enroulai en pelotons et choisis des couleurs douces, tendres et claires. J’eus vite fait de monter quelques mailles de manière à faire un petit corps de pull ou de brassière. Il fallait alterner les couleurs et les mailles, et s’arrêter à temps sans trop loin s’en aller.

Voyager avec toi et admirer tes ouvrages

Je me suis amusée, voyez!. C’est comme ça ici, en toute liberté et c’est le thème demandé pour le troisième billet du défi organisé par Agoyae Pointcom ici.

 

Écrire 53 billets en 2015 en toute liberté

Écrire 53 billets en 2015 en toute liberté, c’est une idée de Agoyae qui en parle . Tous les mois, elle nous donnera les thèmes pour les semaines à venir. Nous les commenterons comme nous le souhaitons (texte, image, vidéo, chanson, lien…) sur un billet à partager sous le post de la semaine dans le groupe Facebook., là. La régularité est optionnelle, les seules composantes obligatoires sont le plaisir et la convivialité. Et j’apprécie cette liberté. Chaque semaine, le dimanche, elle répertoriera toutes les participations à la suite de son billet. Là-aussi, je découvrirai avec beaucoup d’attention et de bonheur d’autres blogs et leur auteur. Elle écrit qu’elle a élaboré ce défi autant pour nous que pour elle, afin que 2015 soit empli de sourires et de douceur, et j’adhère à cette idée.

Écrire 53 billets en 2015 en toute liberté

Semaine 1 : Pourquoi je participe à ce projet ? Et bien parce que j’aime les défis.  Ensuite parce que je pense qu’un billet par semaine, illustré à ma manière, ce ne doit pas être la mer à boire. Enfin parce que ça me plait de répondre à des questions, les plus saugrenues qu’elles soient. Celle de cette semaine est bien raisonnable. J’aime cette idée d’écrire 53 billets en 2015 en toute liberté pour parler d’abord de liberté, pour lire les autres billets avec plaisir et pour savourer la douceur qu’il m’apporteront. Alors à bientôt pour la semaine 2.

C’est ma première participation à ce défi des 53 billets pour 2015.
Et c’est Albine qui m’a offert ce papillon, il illustre bien ce besoin de liberté dont nous avons tous besoin.

 

 

Place à 2015

Bonne et heureuse Année à tous. Place à 2015 nouveaux ouvrages en patchwork ou tricot. Place à 2015 nouveaux contes ou histoires à lire et faire rêver. Place à 2015 visiteurs aux commentaires plus encourageants les uns que les autres.

Place à 2015
Parce que les jours se suivent et ne se ressemblent pas et que les semaines défilent à 2015 mots par semaine au moins, alors voici une fantaisie… grinçante comme je les aime. Ce n’était pas cette année mais c’était un …

Lundi matin, Lempereur, sa femme et le petit Prince sont venus chez moi pour me serrer la pince. Comme j’étais parti, petit Prince a dit :
— Puisque c’est ainsi, nous reviendrons mardi.
— Bon. Comme vous voudrez… a répondu ma mère.
Ils étaient déjà passés la veille mais on n’avait pas ouvert. « Bonne Année! » qu’ils avaient claironné derrière la porte.
— Z’ont des chocolats, a commenté ma mère qui lorgnait derrière le carreau.
— Ouvre pas. C’est dimanche, bon dieu!
Donc, on avait fait mine de pas être là ou d’être devenus sourds ou de dormir encore un peu.
Chez nous, le dimanche, c’est famille-famille. Papa boit. Ma mère trinque. Et on me sort de mon placard pour être de la fête.
Mardi matin, Lempereur (qui était reparti au travail) a envoyé sa femme et son fils Prince qui voulait jouer avec moi vu que c’est les vacances.
— L’est au square, a dit ma mère.
— Ah bon. Viens, Prince : on va essayer de le chercher là-bas.
— Bon. Si vous voulez… Si vous le trouvez… a répondu ma mère.
Moi, dans mon placard, j’ai pouffé. Peuvent toujours chercher! hi hi!
Ma mère avait oublié mon petit déjeuner ce matin comme souvent et j’ai grignoté des bouts de l’escalope qu’elle m’avait scotché sur l’œil hier soir pour soigner le beurre noir. Cela me vaudra sûrement une autre correction. Mais bon. On est comme on est et moi pas discipliné pour un sou, on me l’a assez dit et répété, pourtant. Tant pis. Pour une fois que j’ai de la viande, j’en profite.
Mercredi matin (pourquoi toujours le matin ? Sont réglés comme des horloges, ces voisins !). Mercredi matin donc. Idem. Madame Lempereur :
— Mon mari vous salue bien ! Comment va le p’tit ?
Ma mère :
— L’est chez sa tante.
— Il n’est pas souvent là, dites donc, votre petit !
— …
— Bon. Puisque c’est ainsi, nous reviendrons jeudi. Allez, viens, mon p’tit Prince, on s’en va.
Et donc, jeudi, comme vous pouvez l’imaginer : rebelote. Mais, cette fois, juste la femme Lempereur, sans son fils, Prince.
— Euh… dites donc, Voisine. Hum, Hum… Comment cela se fait-il qu’on ne voie plus jamais votre petit gars ? Hein ?
— L’est en vacances, a grogné ma mère.
Moi, pour rigoler, j’ai fait tomber la torche de l’étagère dans mon placard.
— Mais qu’est-ce qu’on a entendu ? a crié Madame Lempereur.
— Oh, c’est rien, a répondu ma mère. Sûrement une souris. Saleté de bestiole ! Va passer un sale quart d’heure, celle-là!
Vendredi matin, Lempereur, sa femme, pas le petit Prince mais l’assistante sociale sont venus chez moi.
Tout ce monde-là voulait me serrer la pince, à ce que j’ai cru comprendre mais j’entendais mal avec le pansement sur mon oreille. Comme j’étais parti (chez tante Josie, hi hi ! Elle aime bien faire des blagues, ma mère), l’assistante sociale a dit :
— Va falloir que je vérifie.
— Comme vous voulez, a marmonné ma mère.
— Mais, soyez-en sûre, chère Madame, je reviendrai samedi.
Samedi matin… Mes amis,  quel tintouin!
On s’est tous levés tôt, car ça cognait fort à la porte: les Lempereur, l’assistante sociale et les gendarmes étaient là et venaient pour me voir, moi!
Ils ont frappé sur les cloisons et trouvé la porte du placard. Quand ils ont toqué à la porte, j’ai crié « Entrez! », tout content d’avoir de la visite.
Mais cette fois, c’était le petit Prince qu’était pas là. S’il vient me voir demain, là c’est sûr : je ne serai vraiment plus là.

Fantaisie d’après Tegon.

Suffit-il d’aimer pour inventer un style

Suffit-il d’aimer pour inventer un style
Un bon roman a toujours besoin d’une histoire
Zigzaguant de découpes en confections futiles
Avec des assemblages imprévus du hasard
Nos coutures folles dingues et ces jeux fertiles
Ne forment pas seulement un monument de l’art
Et de cet amour nait un jardin subtil

Suffit-il d'aimer pour inventer un style

Une poussine est née il y a quelques jours, des poussins dansent dans mes tissus et c’est un poème de Santos Duval qui m’inspire cet ascrostiche pour cette occasion toute particulière.

Sois sans temps Bel Ami de ma vie

Sois sans temps Bel Ami de ma vie,

Soixante ans tu les as eu juste aujourd’hui,

Sois sans temps, et plein d’envie.

Déjà un régal préparé pour midi

Une tourte pour te plaire

humant les herbes et le lapin

avec des cèpes et du raisin

et des cookies pour le dessert

accompagnés comme il se doit

de bon vin , et oui, ma foi

Mon vieil ami, sois sans temps,

et si tu le veux bien, encore longtemps

 

Trente ans, trente ans l’âge mûr

Trente ans, trente ans l’âge mûr

Trente ans, trente ans l'âge mûr

Tout commence, un sale matin,
Dans le miroir d’une salle de bains.
Ce n’est plus Boucle d’or,
Cette jeune femme has been qui dort encore…
Qu’est-ce que c’est que ces coups de canifs
Qui remontent du coin des yeux vers tes tifs ?
Je vais pas faire un mélodrame
Mais ce sont des rides, ma p’tit’ Dame!
Alors ell’s’détériore,
Le rose caoutchouc fort qui colle ton corps…
C’est ton âge. Faut pas que tu pleures.
Ma pauv’ fifille, trente ans, pas que du malheur.

Trente ans, trente ans l’âge mûr.
Où l’on s’aperçoit qu’on peut pas compter sur
L’élasticité du tissu, c’est sûr…
Bébé rose était content,
Tu grimpais sur le toboggan.
Maintenant que tu ris moins fort,
Tu vas dégouliner sans faire d’effort…
Arrêtez. Ca va trop vite.
Tu deviens bien sûr molle de partout.
Ça s’précipite.

T’as beau jogguer au bois d’Boulogne,
T’as beau lifting, ma mignonne.
Tu dormiras pas mieux.
Vas pas chez c’ui qu’a les yeux rouges, qu’a pas les pneus.
SOS, docteur, malheur,
N’te retends pas la peau, détends-toi le cœur.
T’es une belle fille de trente ans, pas que du malheur.

D’après A Souchon. C’est vrai qu’à 30 ans l’enfance s’est échappée, mais la fraicheur est encore là. J’ai pensé à toi. Et j’ai divagué un peu, beaucoup, passionnément… et même à la folie, ma chérie.

Lundi Noir

C’est le résumé que je fais du Lundi Noir de Dominique Dyens. Non, il n’est pas question que je parle ici des 28 octobre 1929 ou 19 octobre 1987… ni du 5 juin 1944 où les idées devaient pourtant être sombres dans les esprits de ceux qui se préparaient au D-Day , il y a déjà 70 ans…

Juste un livre que j’ai lu très vite sous mon cerisier par un après-midi ensoleillé.

Lundi Noir

Au crépuscule de sa vie, il a la sagesse d’attendre devant une grenadine. Il prend la vie avec philosophie et le temps de certaines réflexions. Quelques images défilent devant ses yeux. Sans doute qu’aujourd’hui, il serait même capable d’écouter la voix gracile du psalmiste moduler la paix et la sérénité.

Pour garder sa femme, il avait dilapidé toute sa richesse sans circonspection.

Avec vanité, elle avait refusé que l’âge tente de graver la vieillesse sur son corps et son visage. Faisant fi de sa vertu, elle s’était fait refaire la face pour se faire croquer les fesses à pleines dents, pendant que lui restait tourné vers sa lune et son ego.

C’est mon texte pour Les plumes 29 chez Asphodèle, car je crois que j’ai utilisé tous les mots imposés. Il n’y a pas beaucoup plus de choses à en dire. Je ne m’identifierai ni à l’un ni à l’autre de ces personnages. Des gens perdus dans leur mondanité qui ne savent pas qu’ils passent à côté de plaisirs simples. 

J’ai mal à la tête, j’ai mal au cœur

J’ai mal à la tête, j’ai mal au cœur, faites que l’on arrête, appelez-moi le contrôleur. C’est comme une machine à fond de train, une locomotive qui foncerait sans fin. Des coups, des secousses, je n’m’habitue pas. Qui conduit, qui pousse ce train, qui sait où il va?

J'ai mal à la tête, j'ai mal au cœur

J’ai mal à la tête, j’ai mal au cœur, faites que l’on arrête, appelez-moi le contrôleur. Je veux qu’on m’explique, je veux quelqu’un, en cas de panique c’est écrit là -haut: « tirez sur le frein à main ». Et toi qu’est-ce que tu fous là, sur ton sofa, à côté d’moi. Tu vois pas que j’crève, que j’suis vidée, que j’ai plus de sève, que je vais lâcher. Regarde-moi, dis-moi les mots tendres, ces mots tout bas, fais-moi redescendre loin de tout, loin de tout ça. Je veux, je demande, regarde-moi. J’ai besoin de tes yeux, c’est le miroir où j’existe. Sans eux, je ne me vois pas. Mais tout nous aspire, petits et grands, faut montrer le pire ailleurs pour accepter nos néants. Si t’y prends pas garde, avec le temps, tu te fous des gares et jamais plus tu ne redescends. Les tempes qui cognent, ça me reprend ou tu te raisonnes ou tu prends des médicaments. Mais je voudrais savoir, une fois seulement, la fin de l’histoire et pourquoi, où et comment qui sont les bons et les méchants?

J'ai mal à la tête, j'ai mal au cœur

Je ne me prends pas pour Céline mais je suis CD quand même, et j’aime voyager souvent en train et peu en avion alors je vais faire un petit tour. J’ai mal à la tête, j’ai mal au cœur, mais c’est pour autre chose…

Je voulais te dire que je t’attends

Je voulais te dire que je t’attends et tant pis si je perds mon temps. Je t’attends , je t’attends tout le temps, ce soir, demain, n’importe quand …
Comme quelqu’un qui n’a plus personne, s’endort près de son téléphone, et qui te cherche à son réveil, toute seule dans le brouillard, j’attends.

Je mettrais mon cœur dans du papier d’argent, mon numéro d’appel aux abonnés absents. Mes paroles d’amour resteront là sur le bureau, je n’ai plus de clefs comme perdues dans l’eau. Je pourrais courir et aller partout, vendre mon cœur pour trois francs six sous, tu sais si bien t’en approcher et ma vie s’est arrêtée, quand tu m’as quittée

Je voulais te dire que je t'attends

Je voulais te dire que je t’attends et tant pis si je perds mon temps. Je t’attends , je t’attends tout le temps, sans me décourager pourtant, comme quelqu’un qui n’a plus personne et s’endort près de son téléphone, et sourit quand on le réveille mais je n’ai toujours pas d’appel.

Je vois sans cesse quelqu’un qui te ressemble, et la rue comme une photo qui tremble. Si c’est toi qui passe le jour où je me promène, si c’est vraiment toi, je vois déjà la scène, moi je te regarde, et tu me regardes.

Je voulais te dire que je t’attends, si tu savais comme je t’attends.

D’après une chanson de M Jonasz

Fatiguée de t’attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Fatiguée de t’attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer,
Fatiguée de chercher quelques traces d´amour
Dans l´océan de boue où sombre ma pensée

Fatiguée de t'attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d´être civilisée
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m´y suis brûlée
Fatiguée, fatiguée

Fatiguée d´habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l´univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatiguée de t'attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatiguée, fatiguée

Fatiguée de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m´écœure
Depuis l´horreur banale du moindre fait divers
Il n´y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatiguée de t'attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée d´espérer et fatiguée de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d´hommes ont connu l´abattoir
Fatiguée, fatiguée

Je voudrais être un arbre, boire à l´eau des orages
Pour nourrir la terre, être amie des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu´aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j´aime tellement
Et que ces mauvais hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée de haïr et fatiguée d´aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatiguée des discours, des paroles sacrées

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer
Fatiguée de chercher quelques traces d´amour
Dans l´océan de boue où sombre la pensée

Fatiguée, fatiguée

Chanté par Renaud

Depuis le jour où je suis née, tu es là

Depuis le jour où je suis née, tu es là
On ne compte plus les jours, ni les années
Mais on ne voit pas le temps passer
Il y a un nuage de félicité, pour toi
Niché au creux de mon cœur, gros comme ça
Il se dégage un parfum de sérénité
Que je n’ai pas envie de quitter
Une à une les années s’écoulent
Et j’apprécie cet amour partagé, c’est cool.

depuis jour née là

Cet acrostiche, juste pour toi

Elle posa son tricot et alla ouvrir à demi les rideaux

Elle posa son tricot et alla ouvrir à demi les rideaux, pour laisser pénétrer la lumière dans la chambre.

– Debout mes poulettes!

Elle avait bien dormi, quelques heures pourtant. Elle avait émergé à l’aube et écouté la litanie de la pluie. En suspens dans la demi-obscurité, bercée par cette cadence, sans savoir vraiment où elle se trouvait. Elle avait tant voyagé.

Une toute petite lampe éclairait son ouvrage. Patiemment, elle avait attendu l’heure de réveiller les enfants en se berçant de ses interrogations : devaient-ils acheter cette villa ? Cette idée d’alternance était-elle la bonne ? Elle était décidée à lui en parler aujourd’hui même.

Elle se pencha sur sa plus jeune et la couvrit de petits baisers. Quand elle les voyait dormir ainsi, elle devait se faire violence pour les déranger. Elle ne cessait de lutter contre son inclinaison naturelle à la tendresse, la douceur. Pour faire bonne mesure, elle redoublait de fermes résolutions, de manifestations d’autorité.

tricot rideaux

Une tranche de vie inspirée de mes lectures du moment pour un clin d’œil à toutes les femmes. 

Fable de La Fontaine

Elle a une grande famille, blague tout le temps et a revu une fable de La Fontaine à sa façon pour ses enfants et rester jeune. Elle a des projets plein la tête, plusieurs ouvrages en cours et des repas sur le feu…

Black Daron sur un arbre perché
avait le clacos in the noose
Sacré Goupil reniflant dans le vent
lui bave tout de go:
« Ouaich man
Que t’es bonne today
Que t’es une merveille
La vérité, si tu nous serines les oreilles
Comme t’es classe
T’es le phœnix de la cité ».
Aussi sec, il entame un solo,
Le clacos choit,
Goupil l’chope et lui déclame:
« Sache, curé, qui faut pas être naïf Bollos,
j’me paye avec ton puant ».
Black Daron y s’dit:
« Sur la tête d’ma mère, l’rusé, c’est un bâtard ».

Fable de La Fontaine

Une journée de retrouvailles, dans cette ambiance, avec du soleil, de la bonne humeur pour fêter une année de grandeur, un repas plein d’odeurs et des ouvrages plein de couleurs. C’est chouette le bonheur.

On est bien peu de chose et mon amie la rose me l´a dit

On est bien peu de chose
Et Mon Amie la Rose
Me l´a dIt cE matin
A l´aurore Je suis née
Baptisée de rOsée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

rose amie choses

Pourtant j´étais très belle
Oui j´étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l´a dit ce matin
Vois le dieu qui m´a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J´ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

amie rose choses

Tu m´admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain.

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j´ai vu
Éblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

choses amie rose

Crois celui qui peut croire
Moi, j´ai besoin d´espoir
Sinon je ne suis rien

Ou bien si peu de chose
C´est mon amie la rose
Qui l´a dit hier matin.

On est bien peu de chose et mon amie la rose me l´a dit

Elle nous laisse de merveilleux souvenirs et était une énorme source d’inspiration. J’ai le cœur gros et l’Atelier est triste…

L’année 2014 commence et les travaux continuent

L’année 2014 commence et les travaux patchwork continuent.
Nous allons brasser nos tissus et redécouvrir les couleurs.
Pour cette nouvelle année,
je vous souhaite de réaliser vos vœux les plus chers et précieux,
de profiter des moments les plus simples et tellement chaleureux
et de partager encore longtemps ensemble nos soirées et nos sourires généreux.
J’espère que nous continuerons à exprimer nos envies,
à assembler sur des idées soudaines,
à confectionner de jolis ouvrages,
à embellir nos réalisations les plus sages,
à s’appliquer dans celles des plus compliquées
et à perfectionner nos techniques textiles.

L'année 2014 patchwork

et je vous offre ce poème de Bernadette Ribot

Quand PATCHWORK tu feras, Ce sera minutieusement
Tous les tissus, tu décatiras Si tu ne veux désagrément.
Les gabarits tu découperas Marquant les coins, évidemment.
Carrés, rectangles, triangles, tu assembleras, Couleurs choisies harmonieusement.
Biais et droit fil tu manieras Pour bonne tenue, naturellement.
Aiguilles, fil, dé, tu prendras Pour petits points, facilement.
Jamais coutures tu n’ouvriras Ni les fixeras évidemment.
Des nœuds, point tu ne feras Même sur l’envers, honnêtement.
Petite aiguille, tu tireras Pour le quilting, patiemment.
Onglet, biais, tu t’appliqueras, Pour finitions, artistement.
Sans cesse, modèle, tissus, tu chercheras, D’expo en magasin, inlassablement.
O, PATCHWORK tu l’avoueras, On t’aime, un peu, beaucoup, passionnément …

Gui, symbole de prospérité et de longue vie

On s’embrassera sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie le soir du réveillon à l’aube de la nouvelle année. C’est une tradition en France et dans toute l’Europe du Nord.

Gui symbole prospérité longue vie

Il est vrai que c’est la saison où le gui abonde.
D’ailleurs du temps des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l’année celtique. Ils coupaient le gui en s’exclamant : « O Ghel an Heu » ce qui signifie littéralement « Que le blé germe ». Cette expression sera modernisée au Moyen Âge dans « Au gui l’an neuf ». Les druides considéraient cette plante comme sacrée en raison des vertus médicinales, ou même miraculeuses, qu’ils lui attribuaient. Le gui était un talisman qui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, neutralisait les poisons, assurait la fécondité des troupeaux, permettait même de voir les fantômes et de les faire parler. C’était le gui cueilli sur le chêne qui était recherché, parce que c’est chose rare. Le chêne était l’arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le gui était l’arbuste de la lune.
On en cueillait dès le Moyen Âge pour l’offrir avec ce souhait « Au gui l’an neuf ». Cette formule fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans ». Au XIXème siècle on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », l’expression s’est modernisée au siècle dernier en « Bonne et heureuse année ».
Je me souviens, j’allais souhaiter une « Bonne Année et Bonne Santé » à mes grands-parents paternels, et ma Grand-mère souriait et répondait en me donnant un petit cadeau: « Bonne Année, Bonne Santé, la goutte au nez pour toute l’année », parce que dans ce paquet il y avait souvent un mouchoir brodé ou plié en forme de fleur.

Noël d’un chat et d’un chien

Voici la fin de l’histoire en ce 15 Noël d’un chat et d’un chien

Noël chat chien

…Sans réponse, le chat questionna à nouveau le chien.
– Eh bien, je voudrais…je voudrais une petite fille! lui dit le chien
Le chat fut tellement surpris qu’il tomba de la branche sur laquelle il se reposait.
– Une petite fille! Et qu’est-ce que tu ferais d’une petite fille ?
– Je la promènerais, a dit le chien. Je lui lécherais les mains. Et peut-être qu’elle nous caresserait?
– Pour la loger, comment ferais-tu? dit le chat
– Je lui cueillerais des fleurs pour lui faire un joli tapis bien douillet, répondit le chien
– Et pour la nourrir, comment ferais-tu ? dit le chat, pas très convaincu pour le tapis de fleurs
– Tu lui attraperais des oiseaux, dit le chien.
– Des oiseaux! s’est écrié le chat, les petites filles ne mangent pas d’oiseaux crus avec leurs plumes. Elle ne s’habituerait pas. Je suis désolé de te le dire, mais ton idée est saugrenue.
On pouvait faire confiance à ce que pensait le chat. Il connaissait bien les choses du monde et de la vie. Le chien n’a pas insisté. Il s’est couché et a fermé les yeux pour essayer d’oublier.
Le soir de ce 15 décembre, il est allé aboyer à la lune:
-Lune, tu peux dire au Père Noël de ne pas se déranger pour moi. Puisque je ne peux pas avoir une petite fille, je n’ai vraiment envie de rien.
Puis il est retourné dans la grotte endormir sa tristesse.
Et un beau jour, ce fut la veille de Noël. Il n’y avait pas de neige, cette année-là. Il faisait très beau, très doux. Si on avait bien écouté, on aurait entendu, dans la terre, les violettes en train de se réveiller. Le chien et le chat ont décidé d’aller faire une promenade. Ils ont marché longtemps, jusqu’à une partie de la forêt qu’ils ne connaissaient pas encore. Et tout à coup, au détour d’un sentier, la surprise les cloua sur place.
– Vois-tu la même chose que moi ? a demandé le chat.
– Je vois une petite fille ! a murmuré le chien. Elle est juste comme je la voulais
– Il y a aussi une grand-mère a ajouté le chat. Tu sais, les grands-mères sont gentilles. Elles offrent souvent du chocolat.
Au même instant, la petite fille s’est écrié:
– Oh! grand -mère, regarde, un chat et un chien!
Elles avaient cueilli du houx, et la grand- mère expliqua qu’elle avait assez de feuillage, que ce n’était pas la peine d’aller plus loin et que les bêtes sauvages restent libres de faire ce qu’elles veulent. Libres de les suivre ou pas.
Le chien a remué la queue, le chat a essayé d’en faire autant et comme la grand-mère et la petite fille s’en retournaient, ils les ont suivies. De temps en temps, la petite fille regardait en arrière et disait d’un air ravi:  » Ils nous suivent »
Ils sont arrivés dans une clairière où se dressait une jolie maison. Un grand-père travaillait dans le jardin. La petite-fille a crié:
– Grand-père, nous avons ramené un chien et un chat. C’est sûrement le Père Noël qui nous les envoie. Il ne pouvait tout de même pas les mettre dans une boîte!
La grand-mère est entrée dans la maison et elle en est ressortie avec deux bols de lait, un pour le chien, un pour le chat. Depuis qu’ils étaient dans la forêt, ils avaient oublié le goût du lait. Ils n’en finissaient pas de se lécher les babines. Le grand-père a dit:
– Bonnes bêtes, si vous avez une maison et des maîtres qui vous attendent, il faut repartir, maintenant. Mais si vous n’en avez pas, venez avec nous et nous vous garderons.
Le chien et le chat n’ont pas attendu qu’il répète l’invitation et sont entrés. Ils croyaient rêver. On leur a cherché un tapis. La petite fille les caressait. On les regardait à tout instant. Le grand-père disait:
– Je suis content. Il nous fallait absolument un chien, pour remplacer l’ancien parti au pays de l’avant et de l’après.
– Et un chat! disait la grand-mère, nous en avions grand besoin. Les souris font trop de dégats dans nos réserves. La petite fille répétait pour la dixième fois que ça lui était bien égal si le Père Noël n’apportait pas de trottinette, cette nuit. Qu’elle était bien assez gâtée avec un chien et un chat.
De bonnes odeurs sortaient de la cuisine. Au dîner, ils se régalèrent de choses délicieuses. Et ils eurent le droit de coucher dans la chambre de la petite fille.
Quand elle fut endormie, le chat avoua tout doucement au chien:
– Tout de même, on peut dire que le père Noël fait bien les choses. Il t’a apportée, ta petite fille et s’est arrangé pour que nous n’ayons pas le souci de la loger et de la nourrir.
– Oui, dit le chien d’une voix pleine d’extase. Il nous a choisi ce qu’il y a de mieux comme petite fille et comme grands-parents aussi.
Le chat sourit rapidement à son ami, ses yeux commençaient à se fermer.
Cette nuit-là, au-dessus de la maison, le ciel était plein d’étoiles. Et dans la maison, il y avait un grand-père, une grand-mère, une petite fille, un chien et un chat dont le cœur aussi, était plein d’étoiles.

D’après un conte de L Lamiable. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la quiétude et illuminé par nos histoires et lectures.

Fils…  je n’en manquais pas dans mes boites… mes filles m’en ont apportés…