Talons aiguilles et jambes fines

Talons aiguilles et jambes fines
Mes chevilles flageolent et se bousillent
Mais j’ai horreur des ballerines

Talons aiguilles et jambes fines

Pour un parcours de lèche-vitrines
J’chausse ma jolie paire d’espadrilles
Et j’protège ainsi mes chevilles

Matin de pluie mets mes bottines
J’vais au marché chercher lentilles,
J’rapporte aussi des mandarines

Talons aiguilles et jambes fines

J’me fais belle et j’me maquille
Ce soir, robe rouge… tu imagines?
Et mes chaussures talons aiguilles

d’après une publication de Lefapagain. Broderie en cours d’après un dessin de Angeline Melin.

En espadrille, on danse le disco

En espadrille, on danse le disco, on fait du vélo, et bye bye boulot ! En espadrille, on se sent léger ! En espadrille…

pour une pub…

En espadrille, on danse le disco

Un clip revu et revisité par les Nuls

En espadrilles, on a l’air d’un con…..on a des ampoules…..on danse le disco….
En espadrilles ça pue des pieds….en espadrilles, ahahahahahaha. En espadrilles, on rachète une paire….au bout de 3 semaines….en espadrilles….lalalalala.

Broderie en cours inspirée d’un dessin de AM .

J’ai imprimé le dessin en pleine page sur un papier quadrillé. J’ai relevé plusieurs dessins et préparé de cette façons plusieurs ouvrages pour cette fin d’été.

 

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance
Que les jours peu à peu étalent ta beauté
Je m’éveille parfois pour mieux te contempler
Joy, tu te reposes encore en poses innocentes
Qui souvent nous enchantent
Mêlées de pureté
Mon cœur est fou de joie quand il va te surprendre
Etendue sans défense, alanguie, sans pouvoir
Tu es l’enfant qui sourit sans savoir
Et murmure les mots impossibles à comprendre

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance

J’ai l’amour à fleur de cœur
Et mon cœur veille ta couche
Vit sur ma bouche
Qui veut crier
Et réveiller
Ton sommeil lourd
Car j’ai le cœur à fleur d’amour

Quand la joie est arrivée at home dès ta naissance

J’ai l’amour à fleur de cœur
Avec des joies qui me dépassent
Et me surpassent
Et c’est normal
Mon cœur s’emballe
La nuit, le jour
Car j’ai le cœur à fleur d’amour

Toi qui souris
Rêvant à je ne sais qui
Au fond tu ne sais pas
Tout ce qui se passe en moi

J’ai l’amour à fleur de cœur
Qui me fait grandir sans trêve
Lorsque tu rêves
Paisiblement
Toi mon enfant
Toi ma douceur
Quand j’ai l’amour à fleur de cœur

d’après une chanson de Charles Aznavour. J’ai revu les paroles pour que ça colle avec ta naissance, Joy qui est venue agrandir la famille. Et j’ai remarqué qu’en brodant ton prénom avec un cœur à la place du O, je te laissais un message aussi. I love you, Baby

Entre tes doigts comme on pèle des œufs

Entre tes doigts comme on pèle des œufs, l’herbe est rose sous tes pieds. Tu marches sur l’herbe comme une chinoise dans une rizière.

Entre tes doigts comme on pèle des œufs

Tu t’enfonces doucement dans la tiédeur de la terre noire.
Noire sous le ciel bleu parfois.
Parfois, quand fatiguée, tu t’interroges sur ton sort et qu’à tout prix tu veux échapper à la mort qui te guette.

Entre tes doigts comme on pèle des œufs

Qui te guette que tu dis, et tu fixes la ligne d’horizon qui s’écaille.
Qui s’écaille et tu rêves de la peler entre tes doigts comme on pèle des œufs.

de Jacques Herman

La brodeuse

La brodeuse

Sous la coiffe opaline s’évasent en douceur
Des fils de lumière aux reflets irisés.
Posée, sur l’acajou précieux d’une petite table,
Tendue à l’extrême dans des cerceaux de bois,
Une blanche batiste ceinturée de dentelle,
Dévoile pudiquement sa fantaisie de points.

La brodeuse
Délicatement brodées sur le cœur de la toile,
Deux initiales aux jambages élégants et racés
S’enlacent et s’élancent en arabesques fines
Retenue prisonnière dans un fil de l’ouvrage,
Une aiguille minuscule, à la langue effilée
Entame le serpentin d’un filet ajouré,
Ciselé sur la pureté du lin du délicat mouchoir.

La brodeuse
Sous la voûte neigeuse de ses cheveux soyeux,
La tendresse infinie de ses yeux occultée,
Je crois bien que ma grand-mère sommeille.

La brodeuse
Alors, sans mot dire, je m’approche et me risque,
À broder de mes lèvres sur la peau de sa main d’artiste,
Le tracé d’un baiser parfumé de mon amour pour elle.

de Marybé Dom

Peau de fleur

Peau de fleur

Je remonte à la racine de mes pensées intimes quand je pleure. Pleurer me fait grandir. Pleurer me fait pousser comme une fleur.
Une danse en transe, une transcendance quand ma sève pense ma substance

J’étais desséché, je n’avais pas pleuré depuis longtemps. Je suis ton pot de fleur, je suis à fleur de peau, si tu savais.
Une danse en transe, une transcendance quand ma sève pense ma substance

Peau de fleur

Peau de fleur

Chanté par Stromae

Un deux trois… fleurs

Un deux trois… fleurs

Un jour dans mon jardin, J’ai planté deux jonquilles, Puis un peu plus loin j’ai vu trois petites pâquerettes, Que j’ai cueillies pour faire une carte postale. J’ai collé quatre, cinq, ou six pétales pour orner ma carte. Puis un autre jour j’ai dessiné sept jolies tulipes que j’ai peintes pour faire une assiette décorative. Je me rappelle, quand j’étais petite, ma grand-mère avait brodé une nappe où elle avait décalqué des bleuets. Il y en avait peut-être huit ou neuf, je ne sais plus. Et moi j’avais brodé les dix serviettes.

Un bouquet de lilas et le printemps est là. Deux roses s’y blottissent et le bouquet grandit. Trois roses éclatantes relèvent le défi de resserrer le lien qui déjà les unit. Quatre boules de neige posent leurs taches blanches au milieu du bouquet qui voudrait être beau au milieu de la table. Vers cinq heures, quand le soir nous apporte brume et brouillard ce bouquet de fleurs éclaire la maison.

Un deux trois fleurs

Un deux trois… fleurs

J’ai une pensée pour toi, Je prends deux coquelicots, J’y associe trois boutons d’or, J’ ajoute quatre pervenches et cueille cinq marguerites, J’y joins six jonquilles et coupe sept lilas, Je cueille huit capucines, Je taille neuf roses et enfin dix iris…. C’est mon bouquet de l’amitié.

Comme le dit la chanson : je suis une fleur de province… Mais quelle belle région que la notre , pas loin du 07, Chez moi j’ai trois cotés de maison à exploiter pour des milliers de fleurs. Les premières qui ont investi cet espace sont mes quatre filles qui y ont couru, gambadé. Elles m’ont aidé (euh ! pas toujours) à bêcher, semer et planter cinq rosiers, rouges roses jaunes ,parfumés. Que j’aime mon jardin ! tous les ans il change d’aspect, tous les printemps j’y installe de nouvelles variétés. Des massifs en forme de huit avec des plants tout neufs. Avec mes petits-enfants, nous pourrons, quand le soleil sera là, faire une ronde à dix. Calculez : papy, mamie, 6 petits enfants, un qui va arriver et le soleil. Ce sera un beau bouquet , coloré, gai, joyeux.

Fleurs Un deux trois

Un deux trois… fleurs

Cet après-midi j’ai acheté une rose pour ma grand-mère, Sur la clématite deux abeilles butinaient, Et sur les pavés de la terrasse j’ai écrasé trois vers de terre, J’ai beau regardé dans la pelouse, je n’ai jamais trouvé de trèfle à quatre feuilles, Mais j’ai aperçu cinq clochettes sur chaque brin de muguet, En soulevant un pot j’ai découvert six escargots bien cachés, Et en faisant sept pas sur la droite, J’ai pu cueillir huit framboises, Ce ne sera pas assez pour le dessert du soir Je pense que nous serons neuf ou dix… alors, j’ouvrirai la boite de Vache-qui-Rit, Il y a douze parts, je crois

Un bouton vert, Deux petites feuilles naines, Trois fleurettes blanches, Quatre gouttes de rosée, Sur cinq corolles irisées, Six ornithogales, Déploient leurs pétales autour de sept pistils, A huit heures le soleil commence à décliner, Neuf fourmis, à la queue le leu vont rejoindre leur fourmilière, Dix coups sonnent au clocher, tous pétales repliés les fleurs sont endormies depuis longtemps

Atelier des fleurs et d’écriture spontanée…

En regardant des photos de fleurs…

En regardant des photos de fleurs…

C’est le printemps, promenons nous dans les bois. Le loup n’y est pas mais la vie bruisse sous les bois. C’est le printemps, tout renaît dans la nature et soudain entre bois et jardin, sous nos yeux un champ de tulipes unies ou bicolores, toutes droites sur leurs tiges. Profitons en, il n’y a pas de vent, elles vont peut-être rester fleuries quelques jours encore. Devant elles, de grosses jacinthes blanches odorantes nous font tourner la tête. Leur parfum est entêtant alors nous nous réfugions à l’ombre des arbres au milieu des camélias roses et tranquillement reprenons notre balade. C’est le printemps.

regarder photos fleurs

En regardant des photos de fleurs…

Que de jolies couleurs sur cette photo. Un gros dahlia est ouvert comme un soleil et derrière chaque autre fleur , on peut discerner une émotion, une joie, une culpabilité de la couper de ses racines, car on sait qu’elle va mourir. C’est aussi du bonheur pour leur parfum et leur palette de couleurs.

regarder fleurs photos

En regardant des photos de fleurs…

Je m’attarde un peu sur celle-ci, ce n’est qu’un dégradé de verts. En regardant de plus près, les fleurs me sont inconnues. A mon avis, ce sont des plantes exotiques aux feuilles brillantes et luisantes qui se plaisent à l’humidité. Certaines aux lianes et chevelures traînantes envahissent et habillent l’espace. D’autres sont fleuries et couvertes de milles pétales blancs. Un semblant de cactus s’étale en étoile dans le coin droit près de moi. Chacune s’étale sur un lit de mousse, et on imagine le monde habité du dessous. Sont-ce des vers ou des insectes, et des petits lutins aux bonnets rouges sachant si bien se cacher qu’on ne les voit jamais?

photos fleurs regarder

En regardant des photos de fleurs…

Pourquoi nous fixe-elle ainsi ? cette prétentieuse orchidée au rose violacé arrogant. Au premier plan de ses consœurs jaunes et orangées, ces larges oreilles d’éléphant ne peuvent passer inaperçues même si les bourdons lourdauds les tentent en plein vol. Son pistil caché dans sa bouche bien ouverte et même sans dent essaie d’attirer sa proie.  Les pétales de roses ou de dahlias même une fois coupées se laissent visiter sans bruit par quelques fourmis. Et tapies dans l’ombre des arums malmenés dans ce bouquet déséquilibré elles déploient leur pistil en vue d’une silencieuse revanche à moins que la feuille acérée surplombant leurs têtes ne soit annonciatrice d’une splendeur inespérée.

regarder les photos de fleurs…et y voir le cœur, de l’atelier spontané d’écriture

Tandis qu´Anna se met à la machine à coudre

Tandis qu´Anna se met à la machine à coudre, voyez sa sœur Annie qui se met de la poudre. Tandis qu´Anna toujours nettoie le linge sale, en ascenseur sa sœur Annie s´en va au bal.

machine coudre Anna
Annie, vous êtes bien plus jolie qu´Anna.
Anna, je vous aime beaucoup plus qu´Annie.
Annie, vous avez des yeux bleus qu´Anna n´a.
Anna, je préfère vos jolis yeux gris.
L´amour est entré dans mon cœur depuis le jour béni où je vous vis.
Annie, vous avez séduit un maharajah.
Anna, eh bien vous n´avez séduit que moi.
Tandis qu´Anna dans sa maison fait la lessive, dans les salons, sa sœur Annie fait la lascive. Le maharajah met des bijoux sur sa poitrine, cette poitrine m´a tout l´air d´une vitrine

Anna machine coudre
Annie, tous vos amis font du cinéma.
Anna, je suis vraiment votre seul ami.
Annie, cet hindou vous dit toujours « Ça va »
Anna, il ne faut pas envier sa vie.
Rajah, je préfère aux trésors d´un jour un bel amour qui dure toujours.
Annie, vous sortez en robe d´apparat.
Anna, vous restez toujours seule à Paris.
Un jour la pauvre Annie vient frapper à ma porte. Elle a des yeux qui font des plis, l´air d´une morte. Le maharajah vient de partir pour Singapour en emportant ses bijoux faux comme son amour.
Annie, vous vous êtes jetée dans mes bras.
Anna, tous trois nous avons pleuré sans bruit.
Annie, vous êtes restée trois jours dans le coma.
Anna, hier vous avez épousé le commis
Et moi qui ne suis pas un maharajah. Mais un ami, je suis parti, parti. Je suis parti pour Bratislava, là-bas. Je vais essayer de refaire ma vie, en oubliant Anna-Annie.

Chanté par C Trenet

Bavarde et conviviale

Elles me trouvent bavarde et conviviale, Cériat et Jobougon l’ont écrit pour un tag qui fera le tour de la blogosphère.

Voici les règles auxquelles il fallait me plier :

1. Lorsque j’apprendrai que j’ai été désignée, je devrai me réjouir.

C’est vrai je me suis réjouie, et même étonnée, que vous soyez deux à penser à moi pour ce tag, je l’avoue.

2. Pour remercier celui qui m’a désignée, je rédigerai un petit texte, danserai la gigue et arborerai le logo de ce tag.

Je danse, bien sûr et à toute vitesse pour répondre à ce tag, je gigue aussi pour remercier mes deux tagueuses et parce que je manie mieux les aiguilles que les mots, je leur offre ces deux iris.

Bavarde conviviale

3. Puis, je nommerai les 10 internautes les plus bavards sur mon blog.

Je ne désigne personne pour ce tag, je vois que les plus bavards sur mon blog le sont aussi sur les autres blogs que j’aime visiter… et puis finalement Flipperine  en redemande, soit!

4. Je devrai les prévenir (sur leur blog) de mon méfait. 

Je ne pense pas avoir mal fait, mais je le ferai quand même

5. Je pourrai faire ce tag une seule fois.

Une seule fois pour deux et deux fois pour moi, finalement je suis heureuse d’être bavarde et conviviale

et le logo que je n’oublie pas

Atelier Patchwork pour les Plumes 19 d’Asphodèle

J’ai envie de vous parler de notre Atelier Patchwork pour les Plumes 19 d’Asphodèle.

Atelier Patchwork Plumes 19 Asphodèle

Notre Atelier ne ressemble en rien au monde agité de l’innovation des créateurs de mode. C’est un univers que l’on traverse sans turbulence, où l’expression est la plus simple et sans beaucoup de mystère. Nous ne sommes pas des artistes, alors pas besoin de don particulier pour de nouvelles inventions. Il faut juste un peu de patience en abordant quelques techniques, et beaucoup d’attention et de précision en respectant les consignes. Quand des unes osent la peinture sur tissus, d’autres prennent la tangente ignorant la difficulté. Et quelle délivrance et quel bonheur quand l’idée d’une création unique naît d’une envie commune.

21 Dans son manteau rouge et blanc sur un traîneau porté par le vent

Dans son manteau rouge et blanc
Sur un traîneau porté par le vent
Il descendra par la cheminée
Petit garçon, il est l’heure d’aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends-tu les clochettes tintinnabuler

manteau rouge blanc traineau vent

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon il est l’heure d’aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends tu les clochettes tintinnabuler

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon il est l’heure d’aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends tu les clochettes tintinnabuler

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon il est l’heure d’aller se coucher

Paroles de Petit Garçon de Graeme Allwright qui me trottent dans la tête ces temps-ci… peut-être parce que je vais revoir les filles pour les fêtes…

18 Le jardin de la magicienne

Le jardin de la magicienne sera la suite de l’histoire, pendant que je reçois et continue à assembler des ouvrages.

jardin magicienne

Le garçon avait disparu de la rue. La petite fille avait pleuré beaucoup et longtemps. On disait qu’il était tombé dans la rivière. Les gens disaient qu’il était mort et disparu, mais la petite n’y croyait pas. Les jours de cet hiver-là furent longs et sombres. La petite avait soigné ses roses et parlait de son ami à la nature entière. Le printemps vint et le soleil aussi.

– Je vais mettre mes nouvelles bottes rouges, dit-elle un matin, et je vais aller interroger la rivière.
Il était de bonne heure, elle embrassa sa grand-mère qui dormait encore, chaussa ses bottes et sortit toute seule par la porte de la ville, vers le fleuve.

– Est-il vrai que tu m’as pris mon petit camarade de jeu ? Je te ferai cadeau de mes bottes rouges si tu me le rends.
Elle vit les vagues lui faire signe, alors elle enleva ses bottes auxquelles elle tenait, et les jeta dans l’eau. Elles tombèrent tout près du bord et revinrent vers la fillette. Elle grimpa alors dans une barque qui était là entre les roseaux, elle alla jusqu’au bout du bateau pour les jeter loin dans l’eau. Mais l’embarcation qui n’était pas attachée s’éloigna de la rive et fila.
La fillette confiante pensa que la rivière l’emportait près de son camarade. Elle admira longtemps la beauté du paysage.

C’est ainsi que la barque s’arrêta le long d’un verger de cerisiers, où se trouvait une petite maison avec de drôles de fenêtres et couverte d’un toit de chaume. La fillette appela. Elle ne pouvait descendre à terre sans tomber à l’eau. Elle criait fort, et une très vieille dame sortit de la maison, elle s’appuyait sur un bâton à crochet et portait un grand chapeau pour se protéger du soleil orné de ravissantes fleurs.

– Pauvre petite, dit la vieille, comment es-tu venue? Pourquoi es-tu là?
La vieille femme entra dans l’eau, accrocha le bateau avec le crochet de son bâton, le tira vers la rive et la petite fille put descendre.
La petite était contente de toucher le sol sec mais un peu effrayée par cette inconnue.

– Viens me raconter qui tu es et comment tu es ici, lui dit l’ancienne.
La petite lui expliqua tout et lui demanda ensuite si elle n’avait pas vu son ami. La femme lui répondit qu’il n’était pas encore passé, mais qu’il allait sans doute venir. Il ne fallait pas qu’elle s’en attriste et elle lui offrit de goûter ses confitures de cerises, admirer ses fleurs très particulières qui chacune racontait une histoire.
Main dans la main, elles entrèrent dans la maison.
Les fenêtres aux vitres rouges, bleues et jaunes laissaient passer une lumière du jour aux teintes étranges. La table était couverte de délicieux mets à la cerise. La fillette en mangea et comme la vieille était magicienne, elle lui fit oublier peu à peu son petit camarade. Cette femme n’était pas une méchante sorcière, mais pour son plaisir personnel elle avait très envie de garder la petite fille auprès d’elle.
Puis elles sortirent dans le jardin. La fillette fut émerveillée de voir toutes ces fleurs. Et quels parfums!  Toutes les fleurs des quatre saisons étaient là dans leur plus belle floraison.
Elle ne vit pas la sorcière tendre sa canne à crochet vers tous les rosiers et, bien que chargés de ravissantes fleurs, ils disparurent sous la terre. La vieille femme avait peur que la petite voit les roses, se souvienne de son ami et veuille la quitter.
Le jardin était immense et la fillette resta là longtemps à parler aux fleurs. Elle les connaissait toutes par leur nom, il y en avait tant et tant… il lui semblait cependant qu’il en manquait une…

Un jour elle remarqua la rose sur le chapeau de la sorcière qui avait oublié de la faire disparaître… et la fillette pensa soudain au petit garçon disparu, et pleura. Ses larmes chaudes mouillèrent le sol et firent pousser les roses disparues.
– Oh je me suis attardée, dit la petite fille. Et je devais chercher mon ami! Savez-vous où il est? demanda-t-elle aux roses. Croyez-vous vraiment qu’il soit mort?
– Non, il n’est pas mort, répondirent-elles, nous avons été sous la terre, tous les morts y sont et lui n’y était pas !
Elle se tourna vers les autres fleurs et leur demanda où était son ami.
Mais chaque fleur rêvait sa propre histoire et ne parlait pas du garçon.
Le lis rouge parlait d’un long sari rouge de la femme hindoue, des flammes, de l’incendie sur le bûcher et les cendres de son cœur.
– Je n’y comprends rien du tout, dit la petite.
– C’est là mon histoire, dit le lis rouge.
Le liseron parlait d’une jeune fille dans une robe de soie, aussi fraîche que la rose et aussi légère que la fleur du pommier
– Parles-tu de mon ami? demanda la petite.
– Je ne parle que de ma propre histoire, de mon rêve, répondit le liseron.
Le perce-neige parlait des filles en robes blanches assises pour se balancer et des garçons tenant des coupes et faisant des bulles de savon
La fillette sut qu’il ne parlait pas de son ami. Elle se tourna vers la jacinthe qui parlait de trois sœurs délicieuses, transparentes et délicates. L’air embaumait d’un parfum exquis.
La petite, étourdie du parfum entêtant, entendait les clochettes des jacinthes sonner.
– Sonnez-vous le glas pour mon ami? demanda la fillette Est-il mort?
Les jacinthes répondirent qu’elles ne connaissaient pas le petit garçon, et qu’elles ne sonnaient que pour elles seules.
La petite regarda alors le bouton d’or qui brillait parmi les feuilles vertes.
– Tu es un vrai petit soleil! lui dit-elle. Dis-moi si tu sais où je trouverai mon camarade de jeu?
Le bouton d’or brillait tant qu’il pouvait et regardait aussi la petite fille. Dans la seule histoire qu’il savait, on n’y parlait pas du garçon, mais du soleil qui brillait au premier jour du printemps et chauffait la terre au bas d’un mur où poussaient des fleurs d’un jaune d’or lumineux que les grand-mères offraient aux enfants qui aimaient leur cuisine au beurre.

La fillette pensa soudain à sa Grand-mère qui devait s’inquiéter de ne plus la voir. Elle courut au bout du jardin. La porte était fermée, mais la charnière rouillée qu’elle remua céda et la porte s’ouvrit. Elle vit alors que l’été était passé, l’automne était très avancé. Le soleil était là et toutes les fleurs de toutes les saisons aussi.

Elle partit et s’arrêta quand elle sentit ses pieds endoloris et fatigués. Autour d’elle tout était froid et hostile, les longues feuilles du saule étaient toutes jaunes et le brouillard s’égouttait d’elles, une feuille après l’autre tombait à terre.
Oh ! que tout était gris et lourd dans le vaste monde!

magicienne jardin

C’est aussi ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour partager un film aujourd’hui.

L’atelier des Jouets

 L’atelier des Jouets

atelier jouets

Je ne sais plus exactement mais c’était il y a bien longtemps… à cette époque, le pays était si pauvre que le Père Noël ne s’y arrêtait jamais.

On ne lui passait jamais de commande et son traîneau ne faisait que survoler la vallée comme un fantôme dans la nuit.

Un soir de 24 décembre en passant dans le ciel l’attelage a été secoué par le vent montagnard et quelque chose est tombée de la hotte du Père Noël.

Et au matin, un paysan du village a trouvé dans la neige une jolie figurine de bois, en forme d’animal. L’histoire ne dit pas s’il s’agissait d’un mouton ou d’un ours, mais c’était en tous cas un fort joli jouet…

Tout pendant l’hiver qui suivit, le paysan en a réalisé d’autres, que son épouse a minutieusement décorés.

Séduits par cette idée, d’autres habitants en ont fait autant, toute l’année durant, pour que tous les enfants du pays puissent eux aussi avoir des jouets. Et ils purent tous admirer leurs yeux illuminés de plaisir.

ça vaut bien toutes les chances d’un vendredi 13, ne trouvez-vous pas? C’est aussi  ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre à voir les yeux des enfants grands ouverts par nos histoires.

Le défi laine avec la Route de la laine

Ouvrage terminé pour le défi laine avec la Route de la laine (clic)
et
Olivia m’a taguée. Un nouvel award circule dans la blogosphère… Merci d’avoir pensé à moi !
Juste une dizaine de questions, par trop compliquées, ça va être facile à répondre. La partie nomination va prendre trop de temps…

Route laine

Les questions :

  1. Votre couleur préférée ? Le vert, peut-être
  2. Votre animal de compagnie préféré ? un poisson rouge
  3. Votre boisson préférée ? Le café, sous toutes ses formes
  4. Lequel préférez-vous, Facebook ou Twitter ? Je vais plus souvent sur le premier que l’autre, mais je ne sais pas pourquoi
  5. Votre modèle préféré ? En couture, ma mère, elle aimait bien Coco Chanel. En patchwork, Lea Stansal. En tricot, Helen Magnussen.
  6. Vous préférez recevoir ou donner des cadeaux ? Les deux, pardi
  7. Votre chiffre préféré ? le 7 et c’est pourtant le seul chiffre impair qui n’est pas dans ma date de naissance…
  8. Votre jour préféré ? Celui de ma fête, et c’est souvent
  9. Votre fleur préférée ? Celle que je brode sur mes ouvrages
  10. Quelle est votre passion ? devinez!

Le pouvoir des fleurs et des fils

Le pouvoir des fleurs et des fils, pour répondre au défi de Nathalie D (clic) et dire le plaisir que j’ai eu à broder avec cette laine d’Aubusson qu’elle m’avait offerte.

Je m’souviens on avait des projets pour la terre
pour les hommes comme la nature
faire tomber les barrières, les murs,
les vieux parapets d’Arthur
fallait voir
imagine notre espoir
on laissait nos cœurs
au pouvoir des fleurs
jasmin, lilas,
c’étaient nos divisions nos soldats
pour changer tout ça

pouvoir fleurs fils

changer le monde
changer les choses avec des bouquets de roses
changer les femmes
changer les hommes
avec des géraniums

pouvoir fleurs fils

je m’souviens, on avait des chansons, des paroles
comme des pétales et des corolles
qu’écoutait en rêvant
la petite fille au tourne-disque folle
le parfum
imagine le parfum
l’Éden, le jardin,
c’était pour demain,
mais demain c’est pareil,
le même désir veille
là tout au fond des cœurs
tout changer en douceur

pouvoir fleurs fils

changer les âmes
changer les cœurs  avec des bouquets de fleurs
la guerre au vent
l’amour devant
grâce à des fleurs des champs

ah! sur la terre
il y a des choses à faire
pour les enfants, les gens, les éléphants
ah! tant de choses à faire
moi pour
te donner du cœur
je t’envoie des fleurs

pouvoir fleurs fils

tu verras qu’on aura des foulards, des chemises
et que voici les couleurs vives
et que même si l’amour est parti
ce n’est que partie remise
pour les couleurs, les accords, les parfums
changer le vieux monde
pour faire un jardin
tu verras
tu verras
le pouvoir des fleurs
y a une idée pop dans mon air

Chantée par L Voulzy, les Enfoirés…

Rat de Noël et Souris pour la fin de mon histoire

Rat de Noël et Souris pour la fin de mon histoire

… Mémé devait partir. Sa petite valise était prête, elle fourra son éventail dedans et alla faire ses adieux à ses amies. Elles la savaient fatiguée et s’attendaient à la voir partir avant Noël sans connaître la date exacte. Puis Mémé est allée voir l’agriculteur pour lui vendre sa maison, s’il la voulait toujours. Vous pensez bien, qu’il la voulait! Aussitôt qu’elle fut partie, il courut à la petite maison.
Savez-vous la première chose qu’il a faite? C’est de sauter par la fenêtre de la chambre, pardi. Celle de l’automne. Sa passion, c’était les pommes. Du boudin aux pommes. Et des tartes. Il pourrait goûter aux marguilis aussi…

Rat Noël Souris fin histoire

Il a sauté une fois, deux fois, trois fois…Rien! Pas d’automne! Il tombait toujours dans le jardin enneigé au pied de la maison, là où la neige avait fondu en une grosse flaque tant il avait sauté. Il a essayé toutes les fenêtres, rien! C’était un homme têtu, il a sauté, sauté, il ne s’est arrêté qu’à la nuit tombée. Il s’est dit que demain il réussirait. Ce que faisaient les vieilles folles, il le ferait bien lui aussi. Et le jour suivant il a sauté, sauté, sauté. Il ne s’arrêta que pour manger et dormir. Il s’était levé à cinq heures du matin, et jusqu’à minuit, il sauta. Le deuxième jour, il ne s’est même plus arrêté pour manger ni dormir. Il transpirait. Il s’énervait. Le troisième jour, il est tombé sans connaissance sous la fenêtre…

C’est le facteur qui le trouva. Heureusement, il avait toujours dans sa poche un flacon de liqueur de marguilis que Mémé lui avait donné. C’était pour le réconforter quand il était fatigué de pousser son vélo dans les montées. Un flacon bien pratique, je l’avoue, car il restait toujours plein, même quand on avait bu. Il versa donc un peu de liqueur entre les lèvres de l’autre qui se réanima de suite. Et l’autre s’animait très fort en poussant des cris:
– Tout ce qu’elles ont raconté, c’était des histoires! Regarde où ça m’a mené, de les avoir crues! J’en ai assez, Je m’en vais. Je ne resterai pas un jour de plus dans cette maudite maison. Si tu la veux, je te la vends… à moitié prix.
Le facteur surpris et content accepta. Il allait se marier en fin de semaine et la petite maison lui plaisait beaucoup. Il y serait heureux avec sa bien-aimée.

Le dimanche avant Noël, sa bien-aimée lui dit soudain:
– Et si on sautait par la fenêtre? Nous n’avons jamais essayé!
– Tu sais bien que ça ne marche pas, a répondu le facteur.
– Rien qu’une fois! a demandé la bien-aimée.
Il ne faisait pas bien chaud, et la neige n’avait pas cessé de tomber ces jours derniers. Un épais tapis blanc recouvrait le jardin.
Ils ont sauté, l’un après l’autre… hop et hop! ça y était. Ils étaient dans l’été!
Et le facteur comprit. Ce n’était pas assez de passer par la fenêtre. Il fallait aussi avoir un cœur simple et ouvert vers les autres.

Aux dernières nouvelles, le facteur et sa bien-aimée sont très heureux dans leur petite maison si bien située. Les trois amies ont une santé de fer – le facteur leur apporte parfois en cachette des marguilis. De temps en temps, elles se disent l’une à l’autre:
– Tu te souviens, quand Mémé était là, comme on s’amusait? On garde de bien bons souvenirs passés ensemble. Quel dommage qu’elle soit partie.
La vie est comme ça. Elle va et vient, elle passe avec de tendres rencontres parfois. Si elle restait immobile, la vie ne serait pas la vie.

D’après une histoire racontée autrement un soir du 19 septembre 2005 par Laurence LAMIABLE. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la lumière par nos lectures et nos histoires.

Il était une fois Noël

C’est une belle idée « Il était une fois Noël » pour se mettre dans l’ambiance et créer une atmosphère cosy dans le chalet.

C’est une coutume d’allumer une bûche dans la cheminée, la veille de Noël,  qui existe à travers toute l’Europe. Ce geste vient des diverses célébrations païennes associées au solstice d’hiver qui subsiste dans nos régions. Allumé dans la pièce à vivre, ce feu apporte chaleur et lumière à la veillée.

L’ambiance de Noël c’est la neige qui recouvre la campagne et les toits des maisons, des bonhommes de neige, des maisons décorées de sapins parés de boules et de guirlandes, de bougies scintillantes, des friandises sur la table, une volaille rôtie dans le four qui diffuse dans toute la maison un fumet parfumé d’épices. Et c’est un rêve aussi.

Il était une fois Noël

Ici, on n’est pas dans le grand Nord. Le soleil revient et le vent chasse les nuages, la neige a fondu et les feuilles tourbillonnent autour des arbres. On a cependant gardé derrière les yeux ces perles de rêves qui parent les sapins et les font scintiller pour les broder sur nos ouvrages et on a su capté les silhouettes de ceux qui nous regardaient le temps d’un instant.

Il était une fois Noël

C’est une idée commune de Chicky Poo, Samarian et petit-Speculoos qui veulent apporter de la gaieté et de la lumière sur les blogs en décembre avec le challenge « Il était une fois Noël« .

Voici la liste des 40 participantes inscrites au 3ème jour, allez regarder c’est varié et bien vivant

1. Samarian 21. Marie de JIBSVT
2. Chicky Poo 22. Soie
3. Petit_speculoos 23. TerhiSchram
4. Lou 24. Accro Livrement
5. Pailettes et tartelettes 25. Elisabeth
6. VO dans le texte 26. Marjorie
7. Les mots & co de So 27. melodiiee
8. Avalon 28. Jaynews
9. Stelphique 29. Sany
10. La ptite tortue 30. Tiphanya
11. Nunziblog 31. Cathy
12. Rose 32. Milo
13. Lune Turquoise 33. Zadig
14. Sharon 34. Les femmes qui lisent sont dangereuses
15. Froggy80 35. Natiora
16. Samsera15 36. Abo2008
17. Syl 37. Un chocolat dans mon roman
18. Hilde 38. Bercelune
19. Cazadora 39. Sandra
20. marie et anne 40. Patchcath

Atelier Patchwork – Petit exercice

Cette fois-ci, à l’Atelier Patchwork – Petit exercice de broderie et appliqué

Atelier Patchwork exercice

Seules les dimensions étaient imposées pour ce rectangle à découper dans un tissu un peu épais.

Atelier Patchwork exercice

On avait dessiné un paysage de montagne , de plaine ou de mer sur ce gabarit de papier.

Atelier Patchwork exercice

Il fallait reproduire ce dessin

Atelier Patchwork exercice

et l’embellir de broderie et d’appliqué.

Atelier Patchwork exercice

et hier soir ça donnait ça

Atelier Patchwork exercice

Atelier Patchwork exercice

Atelier Patchwork exercice