Gui, symbole de prospérité et de longue vie

On s’embrassera sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie le soir du réveillon à l’aube de la nouvelle année. C’est une tradition en France et dans toute l’Europe du Nord.

Gui symbole prospérité longue vie

Il est vrai que c’est la saison où le gui abonde.
D’ailleurs du temps des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l’année celtique. Ils coupaient le gui en s’exclamant : « O Ghel an Heu » ce qui signifie littéralement « Que le blé germe ». Cette expression sera modernisée au Moyen Âge dans « Au gui l’an neuf ». Les druides considéraient cette plante comme sacrée en raison des vertus médicinales, ou même miraculeuses, qu’ils lui attribuaient. Le gui était un talisman qui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, neutralisait les poisons, assurait la fécondité des troupeaux, permettait même de voir les fantômes et de les faire parler. C’était le gui cueilli sur le chêne qui était recherché, parce que c’est chose rare. Le chêne était l’arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le gui était l’arbuste de la lune.
On en cueillait dès le Moyen Âge pour l’offrir avec ce souhait « Au gui l’an neuf ». Cette formule fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans ». Au XIXème siècle on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », l’expression s’est modernisée au siècle dernier en « Bonne et heureuse année ».
Je me souviens, j’allais souhaiter une « Bonne Année et Bonne Santé » à mes grands-parents paternels, et ma Grand-mère souriait et répondait en me donnant un petit cadeau: « Bonne Année, Bonne Santé, la goutte au nez pour toute l’année », parce que dans ce paquet il y avait souvent un mouchoir brodé ou plié en forme de fleur.

Livre textile – La fable des six aveugles et de l’éléphant

Livre textile – La fable des six aveugles et de l’éléphant.

Il était une fois, six aveugles qui vivaient dans un petit village.
Un jour, les habitants dirent aux six aveugles qu’un prince étranger traversait le village à dos d’éléphant. Mais ils n’avaient aucune idée de ce qu’était un éléphant.
Ils décidèrent donc que, même s’ils ne pouvaient pas le voir, ils pouvaient le palper, le sentir. Ils s’empressèrent d’aller là où l’éléphant se trouvait et chacun le toucha.
Le premier explora le flanc. Il s’extasia : «Cet éléphant, cette merveille, est un mur, c’est évident»
Le deuxième palpa l’oreille et prétendit : «Oh, non, cet éléphant dont on parle tant, est un éventail»
Le troisième caresse la patte et déclara : «Vous vous trompez, cet éléphant est un arbre»
Le quatrième, auscultant la trompe, opta pour un serpent, tandis que le cinquième prit les défenses pour une lance et s’exclama «Vous dites tous n’importe quoi !»
Enfin, le dernier, qui s’était saisi de la queue, affirma haut et fort : «Mais c’est très simple. L’éléphant n’est rien d’autre qu’une corde»
Ils se mirent à discuter, chacun d’eux étant convaincu que son avis était le bon. Un tumulte s’ensuivit et les six aveugles commencèrent à se disputer, chacun refusant d’écouter la description des autres.
Chacun avait, en partie, raison. Mais ils avaient aussi tous tort.

C’est l’illustration de dernière page d’un livre textile sur le thème du cirque que j’avais fait à mes enfants.

29 décembre

C’était aussi un 29 décembre… c’était en 1914 que Gustave écrivait ce courrier…

29 décembre

Ma bien chère petite Alice
Nous sommes de nouveau en réserve pour quatre jours, au village des Brebis. Le service tel qu’il est organisé maintenant est moins fatigant. Quatre jours aux tranchées, quatre jours en réserve. Nos quatre jours de tranchées ont été pénibles à cause du froid et il a gelé dur, mais nos ennemis nous ont laissés tranquilles. Le jour de Noël, ils nous ont fait signe et nous ont fait savoir qu’ils voulaient nous parler.
Je résume la conversation que j’ai dû répéter peut-être deux cent fois depuis à tous les curieux. C’était le jour de Noël, jour de fête, et ils demandaient qu’on ne tire aucun coup de fusil pendant le jour et la nuit, eux-mêmes affirmant qu’ils ne tireraient pas un seul coup. Ils étaient fatigués de faire la guerre, disaient-ils, étaient mariés comme moi (ils avaient vu ma bague), n’en voulaient pas aux Français mais aux Anglais. Ils me passèrent un paquet de cigares, une boite de cigarettes bouts dorés, je leur glissai Le Petit Parisien en échange d’un journal allemand et je rentrai dans la tranchée française où je fus vite dévalisé de mon tabac.
Nos voisins d’en face tinrent mieux leur parole que nous. Pas un coup de fusil. On put travailler aux tranchées, aménager les abris comme si on avait été dans la prairie Sainte-Marie. Le lendemain, ils purent s’apercevoir que ce n’était plus Noël, l’artillerie leur envoya quelques obus bien sentis en plein dans leur tranchée.
Nous voilà aux Brebis maintenant. Faillaut a invité hier tous les chefs de section. Repas merveilleux qui a dû lui coûter cher. J’ai trouvé un lit chez une bonne vieille où je me repose comme une marmotte…
…Fais part de mes amitiés à tous. Mes meilleures caresses aux petites, et à toi mes plus affectueux baisers. Gustave

Gustave Berthier était un instituteur de la région de la région de Chalon-sur-Saône, tout comme sa femme à laquelle il était marié depuis 1911. Ils habitaient Sousse, en Tunisie. Mobilisé en août 1914, Gustave a été tué le 7 juin 1915 à Bully-les-Mines. Il avait vingt-huit ans.

Un livre en tissus et un singe en panique

Un livre en tissus et un singe en panique. Pour continuer dans la série du Challenge Animaux, voici Un singe en panique de Lionel Royer qui aurait du paraitre aux éditions Kirographaires. C’est ce jeune auteur qui aurait tout lieu d’être en panique, car l’éditeur n’existe plus…

Cet éditeur le présentait de la façon suivante:
Deux jours avant le décès de sa mère, un jeune héroïnomane lui fait croire que sa petite amie est enceinte alors que le couple se sépare et qu’il n’y aura jamais d’enfant. Ce dernier mensonge a deux buts : consoler une mère mourante qui n’a jamais eu de petit-enfant, et redorer l’image d’un fils errant dans une vie trop grande pour lui. Rien ne se passera comme prévu. Son entourage, ses repères, ses désirs deviennent de plus en plus flous. C’est à travers leurs images imperceptibles qu’il trouvera sa faillite et ses propres démons. Entre les mauvais coups du sort, les rêves qui reviennent et les faux espoirs, il tentera de retrouver une nouvelle vie, et surtout, un sens à lui donner. Avec trois cent mille héroïnomanes chroniques en France, Un Singe En Panique pourrait devenir le roman de référence en la matière. Sans démagogie, sans pathos ni bons sentiments le livre est un constat amer mais clairvoyant de ce que ce nouveau fléau est capable d’offrir et surtout de reprendre. Un parcours chaotique, émouvant, didactique écrit dans un style limpide et rythmé.

A propos de l’auteur:
Lionel Royer a 33 ans et vit en Franche-Comté. Juriste de formation, il écrit dans un journal local. Après avoir remporté plusieurs prix littéraires (Premier Prix du Festival du Livre de Belfort en 2009 et 2011 ; Prix national de Poésie du ministère de la Culture en 1997), il écrit en 2011 son premier roman. Créatif et passionné, il est également musicien-auteur-compositeur et auteur d’une pièce de théâtre sur la télé-réalité.

Mon avis:
Ce roman écrit dans un style original a du être rédigé avec une plume noire. C’est « l’hiver » tout au long du livre. Une atmosphère sombre, où l’on envie pas du tout la situation dans laquelle se trouve le personnage. Je vous conseille de le lire sous un rayon de soleil, mais il a le mérite d’aborder ce thème tragique et ravageur.

J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de l’auteur (joli garçon, dans un tout autre style que son livre, ça m’a rassurée) et de lire sa pièce de théâtre l’an dernier, j’espère qu’il trouvera vite un éditeur et que vous pourrez lire ce livre.

C’est Sharon qui propose ce Challenge Animaux jusqu’au 31 décembre 2014 !!
L’objectif  : lire des livres dont le titre comporte un nom d’animal ou dans lequel l’animal tient une place importante. Les animaux imaginaires sont acceptés.
Tous les livres sont acceptés, du roman aux albums en passant par la BD et le théâtre.
Voici les catégories : Garfied : 2 livres à lire  Chat du Cheshire : 4 livres à lire  Bagheera : 8 livres à lire  Roi Lion : 12 livres à lire  Saphira : 20 livres ou plus.                 Pour vous y inscrire c’est ICI.

14 Le Noël d’un chien et d’un chat

Aujourd’hui c’est une nouvelle histoire qui commence pour ce 14 Le Noël d’un chien et d’un chat

Il était une fois un fermier qui adorait la chasse. Il avait acheté un chien  qu’il emmenait toujours avec lui. L’ennui c’est que ce chien-là, n’aimait pas chasser. Il ne supportait pas de courir après le gibier, ni lever les oiseaux. Son plaisir était de gambader dans les champs et de cueillir des fleurs à pleine gueule. Il partait sagement avec son maître, et dès qu’il reniflait une fleur il détallait et allait dans tous les sens. Le fermier avait beau le rappeler, il ne le rejoignait qu’après avoir ramassé un très gros bouquet qu’il tenait entre ses dents. Ça le mettait en colère, il criait très fort et le traitait de chien têtu et désobéissant, de bon à rien et il lui tirait les oreilles. Le chien pleurait de douleur, mais dès qu’il repartait, c’était plus fort que lui, seules les fleurs l’intéressaient, et il plantait le fermier là, pendant des heures.

Noël chien chat

Un dimanche après-midi de décembre, le chien avait quitté son maître à l’entrée d’un champ et il avait passé des heures à cueillir toutes les fleurs écloses. Il y en avait peu à cette saison, il était parti très longtemps. Il revenait pas trop rassuré car il s’attendait à être puni, mais ç’a été bien pire que ce qu’il imaginait. Le fermier était hors de lui. Il l’a roué de coups en criant que s’il recommençait, sale animal, il allait lui servir de gibier.
Le chien a filé en rasant la terre et s’est réfugié dans le tas de paille du hangar. Le chat, qui était couché dans la brouette, a ouvert un oeil:
– Mon pauvre vieux! Tu as reçu une belle correction!
– Et ce n’est pas tout, a dit le chien. Il veut m’éliminer.
– Il le fera, a dit le chat. Si tu restes, il le fera. C’est un homme au cœur dur. Il faut t’en aller, et vite.
– M’en aller! Où veux-tu que j’aille? a demandé le chien.
– Dans la Forêt Profonde! a répondu le chat. Tu y trouveras de quoi te nourrir et t’abriter. D’ailleurs, j’irai avec toi. Tu es mon ami. Nous partirons à la nuit tombée.
Aussitôt que la porte et les volets de la maison ont été fermés, ils se sont donc mis en route. Le chien avait mal partout, mais il a marché. Une nuit après l’autre, ils ont marché…
Si bien qu’un matin, ils sont arrivés dans la Forêt Profonde. Ils ont continué encore une journée, sans se presser et, dans un amas de roches près d’un ruisseau, ils ont découvert une grotte large et spacieuse, tout à fait ce qu’il leur fallait comme maison.. Ils s’y sont installés. A partir de ce jour et chaque jour, le chien tapissait le sol de fleurs fraichement cueillies et ils ont vécu dans la forêt, tranquilles, presque heureux. Presque.

Et le temps a passé.

Cela faisait plus de deux ans, maintenant, qu’ils habitaient là et bientôt ce serait Noël. Le chat réfléchissait à ce qu’il allait demander au Père Noël. Il hésitait entre une famille souris ou une volée de perdreaux. Au fait, savez-vous comment les chiens et les chats font leur commande au Père Noël? Ils aboient ou miaulent à la lune, et c’est elle qui fait la commission.
– Moi, dit le chien, je n’ose pas te dire ce que je voudrais…
– Qu’est-ce que c’est ? a demandé le chat

… la suite, ce sera pour demain. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la quiétude et illuminé par nos histoires et lectures.

Lettre au Père Noël

Qui, enfant, n’a pas écrit de Lettre au Père Noël ou laissé un mot au pied du sapin? On a tous essayé ou on y a pensé, tout de même.

Mais recevoir une lettre du Père Noël, quel bonheur ce doit être!

Je suis une éternelle enfant et ce qui me fait rêver ce sont « les lettres du Père Noël » que JRR Tolkien a écrites à ses enfants pendant plus de vingt ans.

La première date de 1920 alors que son fils aîné John n’avait que trois ans. Du 22 décembre exactement, elle était courte et venait de la maison de Noël au Pôle Nord accompagnée de deux dessins qui font la couverture de ce recueil.

« Cher John,
Je t’ai entendu demander à ton papa à quoi je ressemblais et où je vivais. J’ai fait pour toi un dessin me représentant, et un autre de ma maison. Je suis maintenant en route pour Oxford avec mon chargement de jouets – certains d’entre eux sont pour toi. J’espère arriver à temps: la neige est très épaisse au Pôle Nord ce soir.
Ton Père Noël qui t’aime. »

Lettre au Père Noël

Ces trente lettres et les dessins qui les accompagnent forment un récit très prenant des aventures de l’homme en rouge et à la barbe blanche, de son ours assistant et de leurs démêlés avec les gobelins. Un ouvrage qui plaira aux enfants à leurs parents et surprendra plus d’un amoureux de Tolkien.

C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour que nous passions un mois de décembre dans la joie et la gaieté par nos lectures.

Tea time ou boisson préférée pour affronter le froid

Tea time ou boisson préférée pour affronter le froid

Tea time boisson

Décembre est là en apportant avec lui le froid, la neige et comme chaque année Noël. Alors pour patienter jusque là, Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos ont lancé le challenge « Il était une fois Noël« . Pour l’occasion on passera ce mois-ci dans un ravissant chalet ou cabanon ou navire ou palais, perdu au milieu de magnifiques montagnes ou au bord de la mer ou au dessus d’une falaise ou à naviguer sur les flots…

Dans cet endroit il fait bon, un feu brûle dans la cheminée, et le soleil réchauffe de ses rayons brûlants par la fenêtre, la neige tombe ou pas, le sapin de Noël étincelle ou on n’a trouvé qu’une branche mais pas de pot assez grand pour le déposer, le chat ronronne de plaisir, le chien aboie et le poisson rouge tourne en rond depuis toujours et se saoule dans son aquarium, la théière est toujours pleine car je préfère ce qui est dans la bouteille, le chocolat chaud coule à flots pour les petits et des cupcakes et autres douceurs aux milles saveurs sont posés sur la table, des cacahuètes sont là aussi sur la table que l’on donnera aux enfants sages et jettera aux animaux sauvages quand ils passeront,  la bibliothèque va du sol au plafond assez difficile à épousseter, mon atelier regorge de tissus  pour ce qu’il me reste à faire et ce que je ne ferai jamais et une multitude de fauteuils douillets (là faut pas trop exagérer) et de plaids tout doux n’attendent plus que vous.

Aujourd’hui c’est Tea time ou boisson préférée pour affronter le froid,

Tea time boisson préférée

alors pour moi c’est vin chaud… Voici ici quelques recettes que j’ai testées et je n’ai pas su choisir. Je recommencerai demain.

Patchwork – Courte pointe pour un mariage

Elle avait vu mes ouvrages en passant à la maison l’automne dernier, et elle m’a envoyé les cravates de son mari cet hiver…

Patchwork Courte-pointe mariage

Leur fille se mariera en cette fin d’été…

Patchwork Courtepointe mariage

alors, je ne peux pas tout garder pour moi…

Patchwork Courte pointe mariage

j’ai préparé ces appliqués de soie sur du crêpe de laine.

Courtepointe patchwork mariage

De grandes bandes pour montrer la beauté des cravates

Patchwork Courtepointe mariage

et la soie dans sa splendeur

Patchwork Courtepointe mariage

alignées côte à côte en dégradé de couleurs

Patchwork Courtepointe mariage

et en pointillés sur leur milieu, je les ai cousues petit à petit

Tellement portées, elles gardent leurs plis

Patchwork Courtepointe mariage

malgré plusieurs repassages.

Patchwork Courte pointe mariage

Et puis j’ai pensé à un semi de feuilles de ginkgo qui ornera l’ensemble. Qu’en dites-vous? Je pensais faire le tour de ces gabarits de papier à petits points. Blancs peut-être?

Atelier Patchwork – Vite… l’année avance…

C’est l’abondance sur ses tissus! Légumes et couleurs à foison!

Et pourtant, elle a choisit de représenter l’hiver sur son panneau, avec une jolie maisonnette au milieu d’un paysage enneigé

et entourée d’une forêt de sapins.

De nombreux petits carrés feront une ronde autour de cette scène, des mitaines,

une crèche,

des cadeaux, des personnages…

Quand on a trois jeunes enfants à la maison et des tas d’enfants face à soi tout au long de la journée, la fête de la lumière est très importante.

Mille pensées positives pour toi, Laurence, un des soleils de l’Atelier.

Patchwork – … des mots, une histoire 96 …

Des mots, une histoire… me trottent dans la tête…

….Comme tous ces instants vénérables en famille,
cet fin d’après-midi fut agréable, malgré la grisaille de ce jour de neige.
Et à chaque fois, certains arrivent à se rendre malades, tant ils jouent de tout leur cœur.
C’est théâtral de nous voir ainsi, défendre nos parcelles et consolider notre royaume, déjouant les énigmes dans le rire et la bonne humeur.
Aux beaux jours on s’installe plutôt sous le noyer au fond du jardin.
Aucun de nous n’abhorrent vraiment ce jeu, quelque soit la saison…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire«   96ème édition sur le blog d’Olivia Billington.  Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Livre en tissus en cours – Challenge animaux – La maison dont le chien est fou

Voici un nouveau livre qui était caché dans ma bibliothèque: « La maison dont le chien est fou » de Françoise Mallet-Joris.

Je ne me souvenais pas qu’on y parlait d’un chien,
et pourtant il apparait régulièrement au fil des pages. Il aboie au loin dès la dixième page, et la chienne Savage apparait de plus en plus souvent, il faut même s’en méfier parfois, parce qu’elle a envie de mordre…

Quatrième de couverture :
En 1902.. Le métropolitain fait son petit bonhomme de chemin entre Vincennes et Maillot et Dix mille français ont le téléphone. C’est le temps des demoiselles des PTT que l’on imagine jolis, jolis…

A la préfecture de Paris, dans le service de Bertillon, le célèbre inventeur de la police scientifique, une demoiselle dactylographe prénommée Violette découvre dans un dossier « en attente » des photographies de l’appartement qu’elle loue. En le feuilletant, elle apprend que son propriétaire, un jeune peintre séduisant et ténébreux qui vit seul avec un chien au comportement des plus étranges, est accusé d’un crime… Peut-être, mais accusé injustement ! Ça, Violette le sait,, Violette le sent…

Mon avis:
Ce livre , plaisant à lire grâce à l’écriture exquise de FMJ, est présenté comme un journal. Chaque chapitre est daté, mais en vrac, comme si ce journal était tombé et que chaque feuillet nous était lu au fur et à mesure du ramassage. Enfin, plusieurs journaux mélangés où chaque personnage décrit son entourage, sa famille, ses voisins, ses collègues. On rencontre Violette qui sort du couvent tenue par Mère Saint-Augustin et trouve un poste à la police, grâce à son beau-frère Hubert marié à sa sœur. Logée chez eux au début, elle doit bien vite déménager et c’est encore ce beau-frère qui lui trouve ce logement chez Etienne, peintre et marié à Laure qui a disparue lors d’un voyage à Londres chez ses parents adoptifs avec sa sœur Amy, et qui a partagé sa grande maison avec ses locataires. On les découvre tous sur une longue période, jusqu’après la grande guerre, aussi curieux les uns que les autres. Peut-être un peu fous, aussi. Comme dit Violette, le chien ressemble souvent au maître…

C’est Sharon qui propose ce Challenge Animaux jusqu’au 31 décembre 2014 !!
L’objectif  : lire des livres dont le titre comporte un nom d’animal ou dans lequel l’animal tient une place importante. Les animaux imaginaires sont acceptés.
Tous les livres sont acceptés, du roman aux albums en passant par la BD et le théâtre.
Voici les catégories : Garfied : 2 livres à lire  Chat du Cheshire : 4 livres à lire  Bagheera : 8 livres à lire  Roi Lion : 12 livres à lire  Saphira : 20 livres ou plus.                 Pour vous y inscrire c’est ICI.

Atelier Patchwork – Sur ce carré… des fleurs

La consigne , cette fois-ci… enfin je ne sais pas si j’avais laissé une consigne, mais on a toujours un fil à broder dans sa trousse… alors…
Sur ce carré… on y mettra des fleurs…
J’ai distribué une toute petite feuille de papier et on a dessiné une fleur et des feuilles

et on a tracé 2 fleurs sur le recto et le verso du papier et reporté 3 fois la fleur et ses feuilles sur le carré

cachant tout ou partie les 6 pièces appliquées

On brodera les fleurs et les feuilles, en laissant apparaitre quand même les couleurs de ces petits bouts de tissus…
avec les points de broderie que l’on connait… comme on veut…

Patchwork appliqué – … des mots, une histoire 94 …

Des mots, une histoire… me trottent dans la tête…

…Dépassant toutes mes espérances, les jeunes envahirent sans gène mon bureau pour que je joue avec eux. Ils n’étaient pas dupes et mesuraient très bien les conséquences de leur proposition. Le jeu était installé sur la table et Léa distribuait les cartes du Pêchepolis. Fanny tenait la banque et comptait les billets. J’eus le premier gage et dus «reproduire des pêcheurs en peinture». Adèle, qui rêvait de pouvoir acheter la Grande Avenue, dut passer son tour et «subir une phlébotomie pour avoir traversé la rivière en jupe». On éclatait de rire et cette partie avait eu tôt fait de me détourner des travaux en cours…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire«   94ème édition sur le blog d’Olivia Billington.  Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Patchwork – Une jonquille annonce le printemps

Une jonquille annonce le printemps…

avec beaucoup de patience…

et avec une énorme envie de printemps

le soleil a réchauffé la terre… et la jonquille est apparue… là sur mes tissus…

Juste encore quelques points, ça y est c’est terminé…une jonquille annonce le printemps de la vie…

et je te l’offre, elle est pour toi

Patchwork appliqué brodé – Le petit renne et la Fée des étoiles … pour l’Espace d’Asphodèle

Les mots sélectionnés, je reprends mes plumes … et mon histoire

…  le cours a commencé  …avec des exposés vivants et bien construits. Évidemment, comme toujours dans ces cas-là,  la matinée est plaisante et quand la sonnerie retentit à midi, tout le monde s’éclipse rapidement, content de retrouver sa liberté.

Avant de rentrer, je dois passée à la librairie récupérer mon livre pour une occasion toute particulière. La neige n’a pas arrêté de tomber, et la nature est transformée.

Arrivée à la maison, je regarde dans ma boite aux lettres et … mon cœur s’affole, ma respiration s’accélère …L’euphorie m’envahit, je n’ose y croire… Cinquante huit enveloppes m’attendaient, pas moins… mais un courrier attire mon attention…

J’ai reçu des nouvelles de la maison sur la falaise. Une nouvelle lettre! Elle a été envoyée il y a plus de deux mois maintenant et elle dit ceci:

« De retour dans le Grand Nord, tous étaient contents de la grande distribution. Mais après avoir survolé les steppes et les océans à la vitesse d’une fusée, le Père Noël est bien fatigué cette année. D’habitude toujours très gai et plein d’entrain, il doit se reposer. Il est très âgé maintenant, et si on compte tous les kilomètres parcourus depuis des années, il a du faire au moins trois fois le tour de la galaxie. »

L’écriture est majestueuse. Je retourne la feuille pour savoir qui à écrit cette belle lettre.

C’est la Mère Noël! Et elle continue :

« C’est le grand calme au pays. La neige recouvre le moindre espace et s’est étendue à l’infini. Les lutins ont quitté l’immense atelier. Presque atteints de claustrophobie après une si lourde besogne, ils partent chaque année un grand mois en vacances, à bord d’une voiture spécialement faite à leur taille. Elle ne les ramènera qu’à la chandeleur ou à mardi gras, suivant leur état de santé. C’est vital pour eux, de prendre cette pause.»

Elle dit aussi qu’elle est très occupée à ranger les couvertures, nettoyer la grande hotte et remiser le traîneau. Elle va commencer à installer l’atelier avec les nouveaux modèles de jouets à fabriquer. Elle a entendu à la radio et a lu sur Internet que les cadeaux de cette année avaient fait des heureux sur la terre entière. Ça lui réchauffe le cœur et lui redonne du courage pour préparer le prochain Noël.

Depuis plus de huit jours, elle visite les rennes tous les matins remplaçant le Père Noël.  Elle s’est attachée elle-aussi au plus jeune de ces animaux que le vieux bonhomme aiment tant.

Il n’a plus son nez rouge. Il n’est plus laid et ses amis ne se moquent plus de lui.

C’est le plus petit du cheptel, et le plus beau d’entre tous. Son nez rouge était original, mais au moins, il ne souffre plus. Il garde cependant le souvenir inoubliable de cette plus longue nuit sous le cosmos, où il était en tête et éclairait la route dans la grande tournée sur la terre au dessus des sapins.

Et tous les soirs, avant de s’endormir, il regarde le ciel au-dessus de la forêt de sapins jusqu’à ce que la Fée des Étoiles lui fasse un clin d’œil, pendant que ses amis chantent à tue-tête dans une atmosphère joyeuse :

ON L’APPELAIT NEZ ROUGE
AH COMME IL ÉTAIT MIGNON
LE PETIT RENNE AU NEZ ROUGE
ROUGE COMME UN LUMIGNON.

Cette fois-ci, je n’ai pas embrassé ma lettre, je ne voulais pas que les mots s’effacent… Je l’ai simplement mise dans ma poche et pourtant, quand j’ai voulu la montrer à mes enfants, ce n’était plus qu’un papier blanc au parfum de pain d’épices… je n’ai rien dit… j’ai replié la feuille… tout simplement… ben oui… et vous , qu’auriez-vous fait?

Edit : c’est ma participation à « Des plumes … pour l’Espace d’Asphodèle » . Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Atelier Patchwork et Crochet – Sur ce carré… ce sera quoi cette fois-ci ?

La consigne, c’était de préparer un carré de 20x20cm environ façon crazy + 3 petits bouts de tissus d’une couleur et 3 d’une autre.

Et sur ce carré… ce sera quoi cette fois-ci ?

Regarder le carré et définir d’un sens, déterminer le bas et le haut.

Placer d’abord les 3 petits bouts de tissus de la couleur la plus foncée sur une même ligne horizontale virtuelle sur le bas carré, enfin pas trop près du bord quand même. Et si ces bouts de couleurs ont une forme allongée, orienter la longueur verticalement.

Puis les 3 autres de la même façon, juste un peu plus haut, sans que ça se touche…

Les fixer, tous les 6, aux points de chaussons et aux points de feston, avec le premier fil à coudre qu’on a sous la main….

Des soupirs et des questions… parce que, comme d’habitude, on aime mieux savoir ce que ça va donner…
et pourtant… c’est tellement joli…et unique… et de suivre les consignes au fur et à mesure…

mais c’est peut-être cet apprentissage du crochet qui envahit les esprits… et qui angoisse…

et l’explication du « magic loop crochet« …

oh merci de cette soirée de bonne humeur et quels fous-rires!!

Patchwork – Un coeur pour des mots, une histoire 92

Des mots, une histoire … me trottent parfois dans la tête…

… Je pénétrai dans la classe, baissant les yeux sur leurs inscriptions pour le Salon que je tenais dans la main. Elles avaient chacune coupé et complété le talon de l’imprimé et me les avaient remis avant de prendre congé.

Les élèves s’afféraient joyeusement en ce début de journée. Le bruit de leurs pas et de leurs voix résonnait dans l’escalier. Dans mes oreilles aussi, à en devenir presque sourde. Il s’amplifia pendant quelques secondes encore, comme une armée en patrouille passant très près. Et brutalement, tout s’arrêta.

Il venait précisément de sortir de son bureau. On aurait pu dire « de son presbytère » tant l’individu avait l’air dur et austère. D’où j’étais, je n’apercevais que sa manche, mais il semblait avoir le don de faire faner les fleurs

La clarté du jour paraissait terne tout à coup, l’atmosphère gaie et insouciante avait disparu. Je ne sus pas trop qui implorer pour que cette fraicheur de goélette revienne…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire »  92ème édition sur le blog d’Olivia Billington.  Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Merci à vous tous qui passez par là et qui laissez un commentaire, ce cœur est pour vous.

Je vous ai montré le dos ce ce patch là.

Patchwork – Envie de printemps

Envie de printemps… Avec du jaune couleur Soleil et du vert pour l’Espoir… j’y mettrai tout mon cœur… et ma patience…

Envie de printemps…. et d’amour

Envie de printemps… et petites tenues pour sorties shopping …

Envie de printemps! ce sera sur nos ouvrages et quelques notes de musique

Envie de printemps! C’est vrai que les pervenches ont fait leur apparition dans les jardins, les perce-neiges aussi, les feuilles de jonquilles et des jacinthes ont fendu la terre, mais la neige a tout recouvert

Envie de printemps? Il faudra attendre encore un peu…  pour cueillir les jonquilles, les tulipes et  les fraises du jardin

Atelier Patchwork – Sur ce carré, ce sera un coeur…

La consigne de départ: préparer un carré de 20x20cm environ façon crazy + 2 ou 3 petits bouts de tissus

Sur ce carré, ce sera un cœur…

On a d’abord jeté les petits bouts de tissus sur le carré, on les a retournés sur l’endroit s’ils étaient à l’envers, ou décalés les uns des autres pour qu’ils ne se chevauchent pas

et on les a fixés au points de chaussons ou au points de feston, avec le premier fil à coudre qu’on avait sous la main….

Des soupirs, plusieurs questions, et beaucoup de fous rires… puis il y avait la galette à manger et le cidre à boire, alors… le cœur… voilà où il en est!

Mi-Janvier 2013 et l’Atelier Patchwork continue…

Mi-Janvier 2013 et l’Atelier Patchwork continue…

Le choix des verts pour les sapins piécés ou appliqués…

pour compléter le panneau d’hiver…

là, des blocs très colorés en vrac…

le panneau automnal bientôt terminé…

hibou en crazy très chouette…

écureuil appliqué et brodé…

un oiseau, deux cochons, trois moutons…

ce panneau prend forme… Digne d’une grand-mère!

les encours prennent de belles couleurs…