Oiseau de septembre

Oiseau de septembre. Je l’ai vu dans un champ cette semaine. Il me toisait, ce Corbeau. Je l’ai fixé à mon tour pour le croquer ici. Tout en cherchant mes fournitures pour broder cet ouvrage, j’ai pensé à une légende concernant tous les oiseaux. Voici l’histoire du corbeau et du harfang des neiges telle que je m’en souviens.

Oiseau de septembre

« Dans les temps très anciens, quand la terre était couverte de glace et de neige, tous les oiseaux étaient blancs. Ils jouaient sous leur igloo avec les os et les arêtes de ce qui restait de leurs mets. Le Corbeau et le Harfang aimaient partager leurs jeux. Ils se lassèrent un jour de ce jeu d’osselets et décidèrent de changer d’occupation et se proposent de peindre leurs plumages.
Bien sûr, ils n’avaient pas de peinture sous la main. Mais Corbeau et Harfang étaient des oiseaux malins. Ils mélangèrent de la suie et du gras de poisson et obtinrent une sorte de pâte noire très onctueuse qu’ils allaient utiliser en guise de peinture.
Corbeau voulut peindre son ami en premier. Il tira une longue plume d’une de ses ailes, la plongea dans la peinture noire, et se mit à l’ouvrage. Il s’appliqua tant et si bien qu’aujourd’hui encore le harfang porte encore les magnifiques touches noires que Corbeau lui a peintes sur les ailes.
Quand il eut fini, il demanda Harfang de se regarder dans la glace.
Harfang s’approcha du mur qui leur servait de miroir. Il admira son reflet et ses nouvelles ailes, noires et blanches, lui plurent beaucoup.
Pour remercier Corbeau, Harfang lui offrit une très belle paire de bottes en peau de poisson qu’il avait fait sécher au soleil. Corbeau les enfila et se mit à sauter de joie en criant qu’elles étaient vraiment belles et qu’il ne les quitterait jamais.
Harfang lui demanda de se calmer, et qu’il allait lui peindre le plumage à son tour. Il avait envie de tester cette nouvelle occupation à son tour. Il tira à son tour une plume de son aile, la trempa dans le récipient de peinture noire et tenta de peindre les ailes de Corbeau. Mais Corbeau, fou de joie, continuait de sauter, de bouger et de danser avec ses nouvelles bottes.
Harfang lui demandait de s’arrêter et s’impatientait de plus en plus. L’autre continuait , et plus Corbeau était joyeux, plus il dansait, et plus il dansait, moins Harfang réussissait à peindre de jolis motifs sur le plumage de son ami.
De plus en plus excédé, Harfang prit le récipient de peinture noire et le renversa rageusement sur la tête de Corbeau.

C’est depuis ce jour, que les corbeaux sont noirs. »

Oiseau de septembre

C’est mon Oiseau de Septembre pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux, et, , et aussi.

Oiseau d’aout

Oiseau d’aout. Il tapait le sol avec son bec, il cognait et heurtait la terre dure comme de la pierre. Ça résonnait terriblement sous les branchages.

Oiseau d'aout

Il s’acharnait et décollait juste un peu de poussière. Cherchait-il à boire ou un peu de nourriture? Il n’avait pas plu depuis longtemps. L’air était chaud et l’atmosphère écrasante. Son œil brillait mais ne me voyait pas. Il ne griffait pas le sol de ses pattes, son bec tapait simplement le sol avec entêtement.

Oiseau d'aout

Dans l’ombre des arbustes, j’admirais sa robe bleutée. Son plumage avait de jolis reflets roses sur la gorge et la tête. Soudain son seul œil visible eut des couleurs aquatiques, et l’oiseau se mit à picorer de plus en plus vite. Il suivait une procession de fourmis qui avaient pris possession d’une figue trop mûre tombée à terre. Il les engloutissait rapidement.

Oiseau d'aout

Je l’avais bien observé et j’ai vite crayonné les motifs qu’il avait sur les ailes pour ne pas les oublier. Je ne sais trop s’il était vraiment comme ça. J’ai trouvé à peu près les tissus aux couleurs de ses plumes.

Oiseau d'aout

Oui, il avait cette attitude là. Et la queue fine, bien droite et plus blanche que tout le reste du corps. Je broderai les feuillages qui l’abritaient, et quelques fourmis pour finir cet ouvrage comme les perles d’un trésor qu’il avait trouvé.

Oiseau d’Août pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux. Voici ceux de ce mois, .

Oiseau de juillet

Oiseau de juillet en plein travail devant sa machine à coudre.

Oiseau de juillet

C’est que la mère oiseau va être grand-mère à son tour. Il fait chaud sous ses plumes, mais il faut qu’elle s’agite encore. Elle n’a pas fini ce qu’elle s’était projeté de faire. Elle ne sait pas ce qu’elle a attendu, elle a simplement laissé le temps passer.

D’ailleurs pourquoi dit-on que le temps passe? Il passe où? Si c’est par le trou de l’aiguille, il devrait bien tirer le fil derrière lui, et repasser sur le tissu, elle aurait moins chaud.

Elle est restée les pieds dans l’eau à lire et se remplir la tête d’idées et de nouvelles envies. Elle les a notées, a changé l’ordre des choses à faire.

La mère oiseau s’est assise à nouveau à sa table devant sa MAC. Toucher le tissu lui a donné de nouvelles ailes.

Cet oiseau du mois me ressemble un peu,  pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux.

Si j’étais un monarque

Si j’étais un monarque je serais papillon sans doute. Avec mes grandes ailes oranges je parcourrais de longues distances. Avec mes congénères, je verrais le monde d’en haut.

Si j’étais un monarque, je serais roi et porterais une couronne d’or ornée de pierres précieuses. Je regarderais les gens de haut.

Je suis peut-être monarque mais c’est en rêve. Le monde entier a ses trésors que je veux admirer. J’essaie de voler pour y aller sans jamais décoller. J’en perds mes plumes et je suis très ébouriffée.

Si j’étais un monarque, vous ne pourriez pas rigoler ni vous moquer…

Si j'étais un monarque

… pour répondre aux 53 billets en 2015 chez Agoaye en toute liberté.

Oiseau de Juin

Oiseau de juin au lever du soleil, fais donc attention à toi…

Oiseau de juin

Un oiseau s’envole,
II rejette les nues comme un voile inutile,
II n’a jamais craint la lumière,
Enfermé dans son vol
II n’a jamais eu d’ombre.

Coquilles des moissons brisées par le soleil.
Toutes les feuilles dans les bois disent oui,
Elles ne savent dire que oui,
Toute question, toute réponse
Et la rosée coule au fond de ce oui.

Un homme aux yeux légers décrit le ciel d’amour.
Il en rassemble les merveilles
Comme des feuilles dans un bois,
Comme des oiseaux dans leurs ailes
Et des hommes dans le sommeil.

de Paul Eluard

J’ai posé cet oiseau ce matin pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux.

Un battement d’ailes

Un battement d’ailes de Milena Argus. C’est un moment délicieux que j’ai passé à lire et à broder pour répondre au mot Ailes et une photo d’AmeGraphique du petit carré jaune. Un battement d’ailes, c’est presque le temps que j’ai mis pour lire ce récit pétillant pour répondre à Albine aussi et sa collection d’oiseaux.

Un battement d'ailes

Un battement d’ailes dans un lieu enchanteur en Sardaigne, plombé de lumière et de secrets intimes.

Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus de l’argent, Madame n’est pas conforme.

Elle vit dans un tourbillon de désirs et de frustrations. Elle excite les mâles, dérange le voisinage, nargue les promoteurs immobiliers qui lorgnent sa grande maison face à la mer, s’affuble de robes extravagantes, et se meurt d’attendre l’impossible amour.

Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu’à la plage et nage vers le large.

Madame dérange, mais pas le grand-père moqueur, pas le fils aîné des voisins, trompettiste incompris des siens, ni sa jeune et fantasque amie de quatorze ans, la narratrice du roman : « La grand-mère des voisins dit que Madame se donnait trop vite aux autres hommes, qu’elle ne les laissait pas languir, alors qu’il faut ça aux hommes et que pour se faire épouser, on doit résister jusqu’au dernier jour. »

Cette voix de petite fille, ingénue et délurée, est bien sûr celle de Milena, l’affranchie.

Eux savent…

 

 

J’ai le droit de rêver

J’ai le droit de rêver, et j’aimerais être payée pour ça. Je plaisante comme toujours, tu le sais bien, tu y es accoutumée. Il n’y a pas très longtemps que je t’ai fait signe, mais il y a toujours une raison dans ma vie qui me font penser à toi.

Fleurs, plantes, je sais que c’est ton truc. Chez toi, y en a partout. La moindre petite graine de ta main mise en terre donne un arbre en très peu de temps. Et ton jardin est magnifique.

Alors, les Floralies, j’y suis allée en pensant à toi. On en parlait partout comme quoi c’était l’évènement à ne pas louper. J’ai vu que lundi c’était en nocturne, ça allait à point, il ne fallait pas hésiter. C’était la pleine lune, et un aller et retour à moitié prix, c’était une affaire à ne pas manquer.

C’était merveilleux, des animations de toutes sortes, de grands halls décorés des plus belles compositions, des variétés de plantes les plus curieuses venues d’une multitudes exploitations de tous les continents. J’avais mis le dernier foulard que tu m’as offert, il va bien avec ma couleur de cheveux. Et j’avais pris ma deuxième batterie d’appareil photo, mais, arrivée sur place j’ai constaté que j’avais oublié mon appareil, alors voici une carte textile des belles fleurs que j’ai vues. Je te l’offre de tout mon cœur que j’ai apposé au dos et brodé plusieurs fois tout au long des pétales.

J'ai le droit de rêver

J’ai trouvé quelques graines magiques et je te les donnerai quand on se reverra. Comme celles que tu avais dans ton sarrau quand on était petite. J’ai rempli mon sac compressible et tout est à l’abri de l’air et de l’humidité avec mon protège sac pour avion dans l’attente de notre prochaine rencontre.

J’avais emmené mes amies. Je n’avais pas à chercher tous les arguments possibles ni proposer de référendum pour les convaincre de venir avec moi à cette expo sur la Lune. Elles ont cousu elles-aussi ce qu’elles ont admiré. J’aurais envie de transformer mon jardin de la même manière. Ce sont mes copines qui me l’ont suggéré.

J’ai le droit de rêver, et j’aimerais être payée pour ça. Je plaisante et ce courrier arrivera en retard, comme toujours, tu le sais bien.

A bientôt, Mémé. Mille bises.

… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye et pour un défi en quatre étapes proposé par « Tu dines ce soir » avec un peu de retard (je rêvais, sans doute).

Le lapin et l’oiseau

Le lapin et l’oiseau
 Le lapin et l'oiseau
L’aigle donnait la chasse à maître Jean Lapin,
Qui droit à son terrier s’enfuyait au plus vite.
Le trou de l’escarbot se rencontre en chemin.
Je laisse à penser si ce gîte
Était sûr ; mais où mieux ? Jean Lapin s’y blottit.
L’aigle fondant sur lui nonobstant cet asile,
L’escarbot intercède et dit :
« Princesse des oiseaux, il vous est fort facile
D’enlever malgré moi ce pauvre malheureux ;
Mais ne me faites pas cet affront, je vous prie ;
Et puisque Jean Lapin vous demande la vie,
Donnez-la-lui, de grâce, ou l’ôtez à tous deux :
C’est mon voisin, c’est mon compère. »
L’oiseau de Jupiter, sans répondre un seul mot,
Choque de l’aile l’escarbot,
L’étourdit, l’oblige à se taire,
Enlève Jean Lapin. L’escarbot indigné
Vole au nid de l’oiseau, fracasse en son absence,
Ses oeufs, ses tendres oeufs, sa plus douce espérance:
Pas un seul ne fut épargné.
L’aigle étant de retour et voyant ce ménage,
Remplit le ciel de cris, et, pour comble de rage,
Ne sait sur qui venger le tort qu’elle a souffert.
Elle gémit en vain, sa plainte au vent se perd.
Il fallut pour cet an vivre en mère affligée.
L’an suivant, elle mit son nid en lieu plus haut.
L’escarbot prend son temps, fait faire aux oeufs le saut.
La mort de Jean lapin derechef est vengée.
Ce second deuil fut tel, que l’écho de ces bois
N’en dormit de plus de six mois .
L’oiseau qui porte Ganymède
Du monarque des dieux enfin implore l’aide,
Dépose en son giron ses œufs, et croit qu’en paix
Ils seront dans ce lieu, que pour ses intérêts
Jupiter se verra contraint de les défendre :
Hardi qui les irait là prendre.
Aussi ne les y prit-on pas.
Leur ennemi changea de note,
Sa la robe du dieu fit tomber une crotte ;
Le dieu la secouant jeta les œufs à bas.
Quand l’aigle sut l’inadvertance,
Elle menaça Jupiter
D’abandonner sa cour, d’aller vivre au désert,
De quitter toute dépendance,
Avec mainte autre extravagance.
Le pauvre Jupiter se tut:
Devant son tribunal l’escarbot comparut,
Fit sa plainte, et conta l’affaire.
On fit entendre à l’aigle enfin qu’elle avait tort.
Mais les deux ennemis ne voulant point d’accord,
Le monarque des dieux s’avisa, pour bien faire,
De transporter le temps où l’aigle fait l’amour
En une autre saison, quand la race escarbote
Est en quartier d’hiver, et comme la marmotte,
Se cache et ne voit point le jour.
Ce sera donc ma broderie pour répondre en avril au défi chez Albine, accompagnée d’une fable de Jean de la Fontaine. La vie n’est pas que tendresse, je sais, mais je n’ai pas pu me résoudre à préparer ma page textile avec cet aigle et ce pauvre lièvre. C’est sans délicatesse que je réponds par cette fable au défi de la semaine à AmeGraphique du petit carré jaune, adouci par ma broderie.

Very Inspiring Blogger Award

Vive ce tag au nom imprononçable, c’est le tag du Very Inspiring Blogger Award.
Et voici les règles simples et importantes de ce Very Inspiring Blogger Award
Ravi, le nominé devra afficher le logo et mettre un lien vers celui qui l’a désigné…
Y a bien le petit logo, et c’est Sabine du petit carré jaune qui m’invite à répondre
Il est au bas de ce billet… et je suis ravie,
Ne regarde que ce petit carré rose
Sous la grande photo de mon jardin.
Pour trouver l’inspiration,
Il fallait que je m’installe dehors, il faisait si beau!
Respirant l’air, pas toujours très pur et chargé de pollen, apporté par le mistral
Il fallait que je tienne mon ouvrage aussi, les petits tissus qui s’envolaient, j’ai cousu cousu
Nominée, donc, je l’étais,
Grande était ma joie, je vous l’assure,
Bonheur absolu… puis je devais désigner dix blogueurs/blogueuses que j’admire
Lister leur blog et les informer de leur nomination, j’ai noté noté
Oubli pas permis, ai-je pensé,
Guère de temps si réponse rapide demandée
Géante est la liste,
Enfin… quelques blogs que je suis
Régulièrement
Et qui m’inspirent ce billet… d’abord, il y a les blogs de lecture et écriture auxquels je suis
Attachée, il y a bien sûr les blogs de créations textiles, je ne m’en lasse pas, j’en ai des pleins
Wagons, je vous dis…
Addicte, je le suis, il y a également des blogs de dessins que j’envie, et de cuisine aussi,
Rêveuse, oui… et le temps est passé, des blogs ont été pointés par d’autres à ce sujet qui plait,
Difficile pour moi de noter seulement ceux-ci

Very Inspiring Blogger Award

AsphodèleAlbineALotOfTralalaBetyleBlancCommeNeigeBlogart la comtesseBricolosDuLundiClaireCarnetsParisiens,   ChanelkeChosettesCSaintongeCeriatClaudia Luciachez David,   chez LéaDesTulipesEtDesCoeurs, delaMainGaucheClothoganchoEclecticsenFeuilletantLeChrysanthemeGeninneHarpieFeroce,   JosephineJournalTextileKA,   LaMereCastorLaRucheDesQuilteuses,   Laure,   lesChroniquesDeMalorie, lesDeliresDeNedjlesPointsContésLilouLucieLuli,   MBTMausimomMaDanseDuMondeMDGOliviaParfumsDeLivrePatchachaPauseCouleurPauseMilkinise, SharonMemeLesSorcieresSourisSotte,   SylToutLeMondeATableValuneHistoireAImaginer,

Ce pour quoi je lutte

Ce pour quoi je lutte…
mais je ne lutte pas. La vie me gâte. Je suis heureuse avec des jours tristes et d’autres gais, avec des jours de soleil et des autres pluvieux si bien que je ne sais pas si ce sont des larmes ou des gouttes de pluie qui me mouillent les joues. Ah si, je lutte contre le vent. Oui, on peut dire que la région est ventée, j’aimerais restée coiffée, j’en ai pris mon parti, j’ai les cheveux courts que je laisse sécher au gré du vent. Je ris.

Ce pour quoi je lutte…
je ne lutte pas vraiment, je crois. La vie me gâte. Je suis en bonne santé. Je suis gourmande et je ne m’en prive pas, enfin dans une certaine mesure, je ne dépasse pas ce que peut contenir mon assiette. Je plaisante.

Ce pour quoi je lutte…
J’aime la vie et j’aimerais que ce soit la même chose pour chacun de nous. Voilà ce pour quoi j’aimerais lutter, pour partager de tendres moments avec ceux qu’on aime, pour provoquer des rencontres avec ceux qui ont tendance à rester seuls, pour profiter des instants de rire et de bonne humeur…

… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye.

Un petit poisson un petit oiseau

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

Un petit poisson un petit oiseau

Quand on est là-haut
Perdus aux creux des nuages
On regarde en bas pour voir
Son amour qui nage
Et l’on voudrait bien changer
Ses ailes en nageoires
Les arbres en plongeoir
Le ciel en baignoire

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau

Un petit poisson un petit oiseau

Quand on est dans l’eau
On veut que vienne l’orage
Qui apporterait du ciel
Bien plus qu’un message
Qui pourrait d’un coup
Changer au cours du voyage
Des plumes en écailles
Des ailes en chandail
Des algues en paille.

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

Cette chanson de J Gréco pour le défi des oiseaux chez Albine,  ma broderie inspirée d’un dessin de Geninne.

Si j’étais un homme

Moi, si j’étais un homme, je serais capitaine d’un bateau vert et blanc, d’une élégance rare et plus fort que l’ébène pour les trop mauvais temps.

Si j'étais un homme

Je t’emmènerais en voyage voir les plus beaux pays du monde. J’ te ferais l’amour sur la plage en savourant chaque seconde où mon corps engourdi s’enflamme jusqu’à  s’endormir dans tes bras, mais je suis femme et, quand on est femme, on ne dit pas ces choses-là .

Je t’offrirais de beaux bijoux, des fleurs pour ton appartement, des parfums à  vous rendre fou et, juste à  côté de Milan, dans une ville qu’on appelle Bergame, je te ferais construire une villa, mais je suis femme et, quand on est femme, on n’achète pas ces choses-là .

Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi. Ces histoires d’amour démodées n’arrivent qu’au cinéma.

On devient économe. C’est dommage : moi j’aurais bien aimé un peu plus d’humour et de tendresse. Si les hommes n’étaient pas si pressés
De prendre maîtresse… Ah ! si j’étais un homme !

Je t’appellerais tous les jours rien que pour entendre ta voix. Je t’appellerais « mon amour », insisterais pour qu’on se voie et t’inventerais un programme à l’allure d’un soir de gala, mais je suis femme et, quand on est femme, ces choses-là  ne se font pas.

Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi. Ces histoires d’amour démodées n’arrivent qu’au cinéma. On devient économe. C’est dommage, moi j’aurais bien aimé un peu plus d’humour et de tendresse. Si les hommes n’étaient pas si pressés de prendre maîtresse… Ah ! si j’étais un homme, je serais romantique…

Ce sont les paroles de Diane Tell qui accompagnent ce détail d’un tableau confectionné d’après un ouvrage de Robert Hubert pour ce défi des 53 billets pour 2015.

Jusqu’à la fin des temps ou l’infini

Jusqu’à la fin des temps ou l’infini. C’est ce que m’a inspiré ce chiffre 8 que j’ai cousu pour Pi Day et ce défi proposé par Sally Sellers dont je vous parlais ici. Je leur envoie mon carré aujourd’hui, pour que ce ruban soit assemblé à temps. Ce sera le 14 mars prochain pour ce siècle…
Et Aaron et Mehdi discutent toujours et pourraient argumenter jusqu’à l’infini… j’écris pour vous la suite de l’histoire commencée ici, puis là et

Jusqu'à la fin des temps ou l'infini

… Mehdi fouille la poche de sa veste à la recherche d’une cigarette, mais elle est vide.
A qui voudrais-tu qu’elle profite ? Nous sommes nés avec elle, nos parents et nos grands-parents aussi.
Non. Avant, nos ancêtres cohabitaient. Mais vous n’avez jamais voulu du partage.
Tu ne manques pas d’air ! Nous étions là avant vous et d’autres aussi. Vous avez érigé un mur, vous vous êtes comportés en colons.
Vous vouliez nous anéantir, nous n’avons cherché qu’à nous défendre.
En nous ôtant nos droits ? En nous humiliant ? Deux millions d’êtres humains dans un ghetto de quarante kilomètres de long et dix de large, que voulais-tu qu’il se passe d’autre que de vouloir en sortir, s’en sortir ?
Et pour cela, il fallait creuser des tunnels pour faire exploser vos bombes au milieu de nos femmes et enfants, tirer des roquettes sur nos villes ?
Et vous, bombarder nos quartiers, tuer des enfants par centaines ? hurle Mehdi. Vous n’avez rien appris de votre passé ? l’escalade , hein ?
Aaron se lève et se rend dans un coin de la pièce, le visage vers le mur. Mehdi choisit l’angle opposé et fait de même.
Combien de temps passent-ils ainsi dos à dos, aucun des deux ne le sait. Mais bien plus tard, apeurés par le silence écrasant, ils se retournent et leurs regards se croisent.
Ton père a les yeux bleus ; Mehdi.
Et comment le sais-tu ? tu ne l’as jamais connu, proteste Mehdi.
Parce que tu ne te regardes peut-être plus en face depuis longtemps, mais moi je te vois. Tu as les yeux bleus, et sans aucun doute le regrd de ton père, ça aussi c’est une histoire de gènes, répond Aaron.
Qui entretient cette haine ? reprend Mehdi.
Ceux qui ont pour ordre de nous attaquer, lâche Aaron en ricanant.
Et ceux qui ont pour ordre de vous défendre et de confisquer nos terres, ricane à son tour Mehdi.
Nous pouvons argumenter jusqu’à la fin des temps, aucun de nous n’aura raison. Ce sont nos Dieux qui s’affrontent.
Puis, Aaron baisse lentement la tête et murmure :
Je crois qu’on nous a menti, Mehdi.
Qui nous a menti ?
Les hommes de Dieu.
Tu dis vraiment n’importe quoi, les hommes de Dieu ne peuvent pas mentir, ils détiennent et portent la vérité.
Puisque tu en es si sûr, alors dis-moi qui a créé l’homme ?
Dieu, évidemment ! répond aussitôt Mehdi, tout en levant les yeux au ciel.
Dieu a créé tous les hommes ?
Tous les hommes, et les animaux, la mer, la terre, tout, absolument tout. Où veux-tu en venir ?
Si Dieu a tout créé, ce ne peut être que Lui qui a décidé que l’Humanité ne soit pas faite d’une seule couleur, Lui qui les a peintes, ces couleurs. Lui encore qui a voulu que nous ne parlions pas tous la même langue, que nous inventions des modes de vie différents, que nous ne priions pas de la même façon, que nous l’appelions par un nom différent…
Excuse-moi Aaron, mais je ne vois pas où tu veux en venir.
Réfléchis, tout ce que je viens de dire porte un nom, Mehdi.
Silence.
Tu prétends que Dieu aurait voulu et inventé la différence.
Si tu crois que Dieu a inventé le monde, alors ce ne peut être que Lui l’auteur de sa diversité. Et Dieu ne peut en aucun cas demander aux hommes de détruire en son nom, ce que lui-même a créé !
Tu m’accorderas qu’il s’est un peu compliqué la vie et que la nôtre avec. Si nous avions tous été identiques, tout aurait été plus facile.
Plus facile, mais d’un ennui… la vie n’aurait eu aucun intérêt.
Tu ne crois pas que tu exagères un peu ?
Parce que tu vas me dire que depuis que nous sommes dans cette pièce aux murs uniformes et sans couleur, nous ne nous ennuyons pas ? Tu vas me faire croire que depuis que nous sommes ici, tu n’as pas rêvé de sortir et de retrouver ta vie d’avant ? Que soif ou faim, chaleur ou froid, tu ne donnerais pas tout pour retourner courir sur nos collines, revoir les rues de nos villages où se mélangent mille odeurs et parfums, mille couleurs, où même la lumière diffère au fil de la journée ?
Je ne te dis pas le contraire, mais je ne m’ennuie pas, en tout cas, pas depuis que nous discutons.
Et qu’est-ce qui te passionne au point de te faire oublier la monotonie de ce lieu, de quoi parlons-nous depuis tout à l’heure, Mehdi ?
De nos différences… souffle Mehdi.
Alors, Aaron et Mehdi s’observent longuement, non parce qu’ils n’ont rien d’autres à faire, mais parce que chacun réfléchit.
Tu crois que si on disait tout ça à nos proches, on réussirait à changer quelque chose ? demande Mehdi.
J’en doute.
Ça vaut peut-être la peine d’essayer, non ?
… (à suivre, demain)

Jusqu'à la fin des temps ou l'infini

Pensez-vous qu’ils vont y arriver? Je ne sais pas non plus si mon petit carré et son 8 arrivera et sera cousu sur ce ruban de Pi Day. En tout cas, j’aurai participé et ce ruban sera agrandit de 24cm! S’il ne fait pas encore jour quand je pars prendre le bus le matin, en tout cas à cette saison, il fait bien frais. J’attends parfois cinq ou dix minutes avant qu’il n’arrive et j’envoie mon 8 aujourd’hui pour les États Unis… Pensez-vous que mon petit carré y arrivera?…

Lumière de feu sur fond bleu

Les cartes textiles se laissent créer au fur et à mesure de mes découpes. Lumière de feu sur fond bleu pour celle-ci. Mes pensées s’affolent et ouvrent les tiroirs de ma mémoire. Un conte de Grimm s’échappe et me vient à l’esprit.

Lumière de feu sur fond bleu

Il était une fois un brave soldat, nommé François, qui avait combattu de nombreuses années dans bien des batailles. Il avait toujours fait son devoir. Lorsque la paix fut conclue, il fut congédié comme la plus grande partie de l’armée. Il ne perçut pas la moindre pension. Il alla trouver le roi et il réclama contre cette injustice. Sa Majesté, qui avait besoin de beaucoup d’argent pour bâtir un magnifique palais, l’envoya promener.

Le soldat se jura que le roi le paierait de tout cela. Il s’en fut s’acheter un pain avec les dernières pièces qui lui restaient. Il sortit de la ville et parcourut la campagne pour trouver un peu de travail. La journée se passa sans que personne eût besoin de ses services.

Le soir venu, il s’engagea dans un bois et marcha très longtemps dans la nuit.

Il aperçut soudain une lumière au loin. Il marcha dans sa direction et finit par atteindre une maisonnette. Il y trouva une vieille femme, qui n’était autre qu’une méchante sorcière.

Bonsoir, ma bonne femme, dit François, je me suis égaré dans la forêt. Voudriez-vous m’offrir le gîte pour la nuit et une croûte pour souper ?

Parce que j’ai bon cœur, répondit la sorcière, je t’abriterai pour la nuit et te donnerai de quoi calmer ta faim en échange d’un petit service que je te demanderai demain.

Volontiers, dit François, si c’est dans mon pouvoir.

Oh ! il ne s’agit que de bêcher mon jardin.

Là-dessus François, ayant soupé, s’en fut au grenier se coucher sur une botte de paille. Le lendemain il se mit à l’ouvrage et bêcha le jardin. Celui-ci était grand, et François n’eut fini que le soir.

Nous voilà quittes, lui dit la vieille, mais si tu veux demain fendre en bûches ma provision de bois pour l’hiver, je t’offre encore le souper et le gîte pour la nuit.
François accepta et, le jour suivant, il joua de la hache. Le tas de bois était grand, et François n’eut fini que le soir.

Tu as bien travaillé, dit la vieille, aussi demain je ne te demanderai qu’un tout petit service qui ne te fatiguera guère. Ce sera de descendre dans le vieux puits de la cour. Ne t’inquiète pas, il ne contient plus d’eau, mais j’y ai laissé tomber une chandelle, et je ne peux pas la récupérer à mon âge et toute seule. J’y tiens aussi, parce qu’elle est magique. Elle donne une belle flamme bleue et elle ne s’éteint jamais.

Le lendemain François se rendit auprès du puits avec la vieille qui le laissa descendre dans un panier attaché à la corde de la poulie. Lorsqu’il fut au fond, il aperçut en effet une flamme bleue qui provenait de la chandelle magique. Une espèce d’étui était à côté, dans lequel on pouvait l’enfermer. Quand on le rouvrait, la flamme brillait de nouveau, et jamais la chandelle ne s’usait. François la prit ainsi que l’étui et agita la corde. La sorcière remonta le panier et lorsqu’il fut arrivé à l’orifice du puits, elle tendit la main et demanda sa chandelle…

Je vous raconterai bientôt la suite de La Lumière bleue.

Atelier Patchwork – Mon livre textile se termine

Puisque c’était un exercice de l’Atelier Patchwork – Mon livre textile se termine.

Atelier Patchwork - Mon livre textile se termine

Appliquant quelques tissus colorés en suivant les

Techniques abordées à l’atelier,

Confectionnant chaque page au fur et à mesure

Heureusement inspirées d’un dessin de tralala, j’ai couché

Cette fille souriante et rêveuse sur l’herbe

Auprès de son chat qui

Terrorise le vieux

Hibou déplumé …

Atelier Patchwork - Mon livre textile se termine

Encore une histoire de chat, me direz-vous; c’était plutôt la fille qui m’avait inspirée au début, toute en longueur, et l’oiseau avec son air bête…

 

Plumes 37

Pour ces  Plumes 37 chez Asphodèle ici, j’aurais voulu parler d’actualité pour dire combien on a l’impression d’être dans la nuit. Et puis… le chauve sans souris m’a fait sourire… alors c’est une histoire de chat qui émerge des mots proposés…

Le chat a posé ses fesses au bord du toit.

Sous la voûte étoilée, il rêve de la blanche. Le crâne chauve et le regard ténébreux, il se ressource ainsi jusqu’au matin.

Au prologue de cette fête en tête, il réajuste ses pattes avant et piétine au rythme de la chanson qu’il est le seul à entendre.

Sur le faîte du pavillon, dans le silence et la solitude, c’est chaque nuit un recommencement. Il se laisse emplir d’ivresse par le passeur obscur du soir. Son âme erre entre sommeil et insomnie. Son esprit a pris un vol qui le transfigure. Il est parti pour un voyage voluptueux dans une sarabande épuisante.

La blanche, c’est la poule du voisin à qui il ne reste plus que 3 ou 7 plumes.

C’est ma participation aux  Plumes 37 chez Asphodèle ici.

Lundi Noir

C’est le résumé que je fais du Lundi Noir de Dominique Dyens. Non, il n’est pas question que je parle ici des 28 octobre 1929 ou 19 octobre 1987… ni du 5 juin 1944 où les idées devaient pourtant être sombres dans les esprits de ceux qui se préparaient au D-Day , il y a déjà 70 ans…

Juste un livre que j’ai lu très vite sous mon cerisier par un après-midi ensoleillé.

Lundi Noir

Au crépuscule de sa vie, il a la sagesse d’attendre devant une grenadine. Il prend la vie avec philosophie et le temps de certaines réflexions. Quelques images défilent devant ses yeux. Sans doute qu’aujourd’hui, il serait même capable d’écouter la voix gracile du psalmiste moduler la paix et la sérénité.

Pour garder sa femme, il avait dilapidé toute sa richesse sans circonspection.

Avec vanité, elle avait refusé que l’âge tente de graver la vieillesse sur son corps et son visage. Faisant fi de sa vertu, elle s’était fait refaire la face pour se faire croquer les fesses à pleines dents, pendant que lui restait tourné vers sa lune et son ego.

C’est mon texte pour Les plumes 29 chez Asphodèle, car je crois que j’ai utilisé tous les mots imposés. Il n’y a pas beaucoup plus de choses à en dire. Je ne m’identifierai ni à l’un ni à l’autre de ces personnages. Des gens perdus dans leur mondanité qui ne savent pas qu’ils passent à côté de plaisirs simples. 

Tandis qu´Anna se met à la machine à coudre

Tandis qu´Anna se met à la machine à coudre, voyez sa sœur Annie qui se met de la poudre. Tandis qu´Anna toujours nettoie le linge sale, en ascenseur sa sœur Annie s´en va au bal.

machine coudre Anna
Annie, vous êtes bien plus jolie qu´Anna.
Anna, je vous aime beaucoup plus qu´Annie.
Annie, vous avez des yeux bleus qu´Anna n´a.
Anna, je préfère vos jolis yeux gris.
L´amour est entré dans mon cœur depuis le jour béni où je vous vis.
Annie, vous avez séduit un maharajah.
Anna, eh bien vous n´avez séduit que moi.
Tandis qu´Anna dans sa maison fait la lessive, dans les salons, sa sœur Annie fait la lascive. Le maharajah met des bijoux sur sa poitrine, cette poitrine m´a tout l´air d´une vitrine

Anna machine coudre
Annie, tous vos amis font du cinéma.
Anna, je suis vraiment votre seul ami.
Annie, cet hindou vous dit toujours « Ça va »
Anna, il ne faut pas envier sa vie.
Rajah, je préfère aux trésors d´un jour un bel amour qui dure toujours.
Annie, vous sortez en robe d´apparat.
Anna, vous restez toujours seule à Paris.
Un jour la pauvre Annie vient frapper à ma porte. Elle a des yeux qui font des plis, l´air d´une morte. Le maharajah vient de partir pour Singapour en emportant ses bijoux faux comme son amour.
Annie, vous vous êtes jetée dans mes bras.
Anna, tous trois nous avons pleuré sans bruit.
Annie, vous êtes restée trois jours dans le coma.
Anna, hier vous avez épousé le commis
Et moi qui ne suis pas un maharajah. Mais un ami, je suis parti, parti. Je suis parti pour Bratislava, là-bas. Je vais essayer de refaire ma vie, en oubliant Anna-Annie.

Chanté par C Trenet

J’ai caché mieux que partout ailleurs au jardin de mon cœur une petite fleur

J’ai caché mieux que partout ailleurs au jardin de mon cœur une petite fleur.
Cette fleur plus jolie qu’un bouquet; elle garde en secret tous mes rêves d’enfant, l’amour de mes parents et tous ces clairs matins faits d’heureux souvenirs lointains.

fleur coeur jardin caché ailleurs

Quand la vie par moment me trahit, tu restes mon bonheur, Petite fleur. Sur mes vingt ans je m’arrête un moment pour respirer ce parfum que j’ai tant aimé
Dans mon cœur tu fleuriras toujours au grand jardin d’amour

caché ailleurs jardin coeur fleur

Petite fleur, prends ce présent que j’ai toujours gardé même à vingt ans je ne l’avais jamais donné. N’aies pas peur, cueillie au fond d’un cœur  une petite fleur jamais ne meurt.

Si les fleurs qui bordent les chemins se fanaient toutes demain

Si les fleurs qui bordent les chemins se fanaient toutes demain, je garderais au cœurœ celle qui s’allumait dans tes yeux lorsque je t’aimais tant au pays merveilleux de nos seize printemps

fleurs bordent chemin fanaient demain
Petite fleur d’amour t u fleuriras toujours pour moi quand la vie par moment me trahit
Tu restes mon bonheur petite fleur
Sur mes vingt ans je m’arrête un moment pour respirer ce parfum que j’ai tant aimé

fleurs chemin demain
Dans mon cœur  tu fleuriras toujours au grand jardin d’amour petite fleur…