Le soleil va bientôt se coucher

« Skrouik, glouik » fait le ventre du moustique. Le soleil va bientôt se coucher et il n’a toujours rien mangé,

Le soleil va bientôt se coucher

 

Pas de petit-déjeuner, pas de déjeuner, pas de goûter et toujours pas de dîner.
Il tourne en rond depuis le matin sans rien trouver pour calmer sa faim et il est tellement occupé à chercher à manger qu’il file tout droit sur une toile d’araignée.
« Miam » se dit l’araignée, qui elle non plus n’avait pas encore dîné.
« J’aurais préféré un beau papillon bien gras, mais mon ventre est vide et ça ira très bien comme ça.»

Elle s’apprêtait à le croquer, quand elle remarqua au-dessus d’elle l’œil d’un moineau qui l’observait avec envie.
« Miam » se dit l’oiseau, qui lui non plus n’avait pas encore dîné.
« J’aurais préféré un vermisseau bien gras, mais mon ventre est vide et ça ira très bien comme ça.»

Il s’apprêtait à la croquer, quand il remarqua à ses côtés l’œil d’un serpent qui l’observait avec envie.
« Miam » se dit le serpent, qui lui non plus n’avait pas encore dîné.
« J’aurais préféré une souris ou bien un rat, mais mon ventre est vide et ça ira très bien comme ça.»

Il s’apprêtait à le croquer, quand il remarqua un peu plus bas l’œil d’un renard qui l’observait avec envie.
« Miam » se dit le renard, qui lui non plus n’avait pas encore dîné.
« J’aurais préféré un bon poulet ou une oie, mais mon ventre est vide et ça ira très bien comme ça.»

Il s’apprêtait à le croquer, quand il remarqua derrière lui l’œil d’un loup qui l’observait avec envie.
« Miam » se dit le loup, qui lui non plus n’avait pas encore dîné.
« J’aurais préféré une chèvre ou un mouton, mais mon ventre est vide et ça ira très bien comme ça.»

Il s’apprêtait à le croquer, quand il remarqua devant lui l’œil d’un ogre qui l’observait avec envie.
« Miam » se dit l’ogre, qui lui non plus n’avait pas encore dîné.
« J’aurais préféré une grosse vache tachetée avec une sauce aux petits pois, mais mon ventre est vide et ça ira très bien comme ça.»

L’araignée ne bougeait pas.
L’oiseau, le serpent , le renard et le loup non plus.
Tous avaient peur de se faire avaler.
Le moustique, lui, parvint à s’échapper, et attiré par le sang chaud, il prit la direction de l’ogre affamé.

L’araignée voyant l’oiseau paralysé, en profita pour se cacher.
L’oiseau voyant le serpent immobilisé, en profita pour s’envoler.
Le serpent voyant le renard apeuré, en profita pour s’éclipser.
Le renard voyant le loup terrorisé, en profita pour décamper.
Le loup voyant l’ogre déconcentré par le moustique qui venait de la piquer, en profita pour s’éloigner.
Résultat : ni l’araignée, ni l’oiseau, ni le serpent, ni le renard, ni le loup, ni l’ogre ne purent prendre leur dîner.

« Skrouik, glouik »
Ce bruit-là ne vient plus du ventre du moustique.
Le soleil s’est couché et lui aussi.
Maintenant, ce moustique-là n’a plus rien d’un maigrichon, car après avoir piqué l’ogre au menton, il a le ventre rond comme un ballon.

le soleil va bientôt se coucher

– C’était une histoire de Zemanel, et maintenant, il est temps de souper pour nous aussi. Je te propose, une omelette aux champignons, que Papilou a trouvés en forêt, et du pain perdu.

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Le tag des points contés

Le tag des points contés.

Qu’est-ce qu’un tag ? Un tag est une série de questions qui circulent sur la blogosphère ; une sorte de chaîne. Il est amicalement adressé à des copinautes qui y répondent et qui continuent à le faire voyager sur d’autres blogs. C’est un beau moyen pour tisser des liens. Comment faire ? Suivre les instructions suivantes…

Le tag des points contés

1. Je réponds aux questions en mettant sur mon blog un billet avec le logo (ci-dessous) et les questions-réponses.
2. Je préviens l’amie qui me l’a adressé en lui donnant le lien de mon billet.
3. Je sélectionne quelques amies qui seraient susceptibles de vouloir le continuer et je l’adresse à mon tour avec les mêmes consignes, les mêmes questions.

Ce tag débute ici :

1. Appartiens-tu à un club ou patchworkes-tu seule ?
Oui, j’anime un atelier patchwork depuis 20 ans maintenant

2. Combien de temps passes-tu, moyenne journalière, sur tes bouts de tissus ?
Une bonne heure par jour avec mes tissus et du temps bien sûr pour feuilleter les magasines, noter les idées et tracer les croquis.

Le tag des points contés

3. Es-tu vieux tissus de récupération ou dépenses-tu une bonne partie de ta tirelire dans l’achat ?
J’ai commencé le patchwork avec des chutes de tissus de vêtements que je faisais aux enfants. Je suis récupération avant tous, de chemises ou de chutes que l’on me donne. Ils sont tous rangés dans des boites par couleur, et les plus petits morceaux sont regroupés et mélangés dans une seule. Aujourd’hui, il m’arrive d’acheter un ou deux tissus qui me plaisent pour plus tard… quand l’idée viendra…

4. Combien de top te reste-t-il à quilter ?
Si je compte bien… il m’en reste 3 ou quatre…

5. Où les entreposes-tu ? Malle, armoire, boîtes…
Mes patchworks terminés sont là autour de moi dans la maison, je les utilise. Ou j’en ai fait cadeau aux uns et aux autres.

6. Raconte-nous l’endroit où tu couds… Atelier ou petit coin ? Bien rangé ou désordonné ?
Je couds dans la pièce commune avec les autres. J’ai un tout petit espace de manœuvre, avec l’en-cours et le reste dans des placards. Et je range quand je m’étends trop, mais je le fais vraiment lorsqu’un ouvrage est terminé, souvent l’autre est déjà commencé.

7. L’art textile, le patchwork classique, est-ce une vieille histoire d’amour ou est-ce une passion récente ?
C’est de famille, cette façon d’embellir. Chez ma mère et mes grands-mères, le tricot et le raccommodage étaient des occupations utiles avant tout. Elles avaient vite fait d’embellir un accroc par une belle broderie, ou un poignet usé par une autre laine assortie au reste du vêtement. J’ai essayé d’autres activités manuelles, mais je reviens toujours au tissu et la laine. J’aime les toucher, j’aime cette souplesse. Avec le patchwork, je me suis éloignée de la couture utile en prenant le temps. Je joue, j’assemble ce qui n’est pas assorti, je confectionne des choses que l’on n’attend pas, dont personne n’a besoin. Je me raconte des histoires, je fais des essais.

Le tag des points contés

8. Essaies-tu de convertir tes amies ? Celles qui sont bricoleuses mais pas couturières.
Oui, il faut beaucoup de patience. C’est tellement inutile!

9. Offres-tu tes ouvrages ou gardes-tu le tout précieusement et amoureusement ?
Je les offre pour la plupart, à des personnes qui vont les respecter et en prendre soin. Mais il m’est difficile de m’en défaire, je l’avoue.

10. Ton dernier ouvrage ? Couleurs, motifs, dimensions…
Il est en cours depuis septembre, sur le thème du mandala et des neufs vies d’un chat. J’ai tracé le croquis en septembre, et je me suis décidée tard pour les couleurs, j’ai regardé mes restes sans doute. J’ai sélectionné des bleus du plus clair au foncé, je me souviens et pareil pour les verts et puis j’avais acheté 2 tissus, un gris à pois verts et un vert bleu et blanc mélangés, qui m’avaient plus quand j’étais allée chercher des fermetures éclairs pour des petites trousses. Ce sera un ouvrage de 150cm x150cm, j’aime bien cette dimension.

C’est ma participation au tag des Points Contés. C’est Syl qui le propose à ses copinautes.

Je le propose à mon tour à toutes celles qui me liront, qui n’ont pas forcément de blogs, à celles qui font du patch au tricot aussi, à celles qui voudront bien me répondre par un commentaire, à celles qui aiment parler de leur passion. En toute liberté avec le sourire.

 

Le chat de Baudelaire

Le chat de Baudelaire

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu’en son appartement,
Un beau chat, fort doux et charmant.
Quand il miaule, on l’entend à peine,

Le chat  de Baudelaire

Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s’apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C’est là son charme et son secret.

Cette voix qui perle et qui filtre,
Dans mon fond le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n’a plus besoin de mots.

Le chat  de Baudelaire

Non, il n’est pas d’archet qui morde
Sur mon cœur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu’harmonieux !

Le chat  de Baudelaire

Le chat de Baudelaire pour la poésie du jeudi c’est ici  et pour accompagner l’avancement de mes travaux à l’Atelier.

Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Ce matin ne va pas très bien.
Il va visiter le Docteur
Qui lui ausculte le cœur.
Votre cœur va très bien
Il ne ressemble à rien,
Mais il n’a pas son pareil
De Paris à Créteil.
Il va visiter sa demoiselle
Qui lui regarde la cervelle.
Votre cervelle va très bien
Elle ne ressemble à rien,
Mais elle n’a pas son contraire
A la surface de la terre.
Voilà pourquoi le chat qui ne ressemble à rien

Le chat qui ne ressemble à rien
Est heureux finalement et se sent bien.
Pour l’instant, très joyeux, il n’a plus mal,
le Chat, il est ému, a l’air original
Les idées en folie, la famille s’agrandit,
Enfin Chat, ce sont elles qui lui ont dit.
Le chat qui ne ressemble à rien, aujourd’hui
Partage sa joie, en a parlé à ses amis

C’est le poème de Robert Desnos qui me sourit aujourd’hui et illumine mes ouvrages. Un à un les chats montrent leurs têtes. Je vous rassure, je vais bien et c’est peut-être vrai, je ne ressemble à rien. En tous cas, je vous le dis, la vie me sourit.

Bière de Noël

Beaucoup disent que la tradition de la bière de Noël remonterait au XVIIe siècle.
Impossible de garder tout le stock, quand les brasseurs travaillaient au rythme des saisons,
Et à l’automne, pour accueillir les récoltes de l’été, ils
Rassemblaient les réserves d’orge et de houblon pour produire alors un brassin unique,
Et la légende raconte que les brasseurs offraient cette bière à leurs employés.

Dégustée sur le zinc, la bière de Noël était aussi l’étrenne des brasseurs
Et ainsi, se créent des brassins ayant des qualités spécifiques

Noire de couleur, allant de l’acajou au brun, aux
Odeurs riches et fruitées
Et une mousse dense, très moelleuse, avec un goût malté
Légèrement caramélisé aux saveurs d’épices.

Bière Noël

Je vais me remettre à mes ouvrages de Patchwork et savourer cette boisson avec des toasts de pain d’épice de foie gras et des huitres chaudes, rien que pour continuer à me faire plaisir et à ne pas déshabituer mon estomac et mon foie aux repas de fêtes.

Patchwork – Les plumes… pour l’innocence d’Asphodèle

Des mots, des plumes… et l’ histoire … continue

…J’oublie mes tissus et mon regard se dirige vers la fenêtre pour chercher le soleil. Un paysage fastueux apparaît, la blancheur de la neige est illuminée par la pureté du ciel. Je m’évade très peu de temps. Je réalise subitement que les diablotins se disputent.
L’un accuse l’autre de dire des mensonges et d’avoir triché. Un verre est renversé sur la table et une flaque s’étend vers le jeu. Je demande qu’on essuie, mais le troisième ne fait pas attention et fredonne une chanson d’un air angélique . Soudain, certaines paroles accrochent mes oreilles. Plus de doute ! c’est une débauche de mots que je ne répéterai pas. L’innocence et la naïveté de l’enfance !, dit-on. Mon œil !…

Edit : c’est ma participation à   « Des plumes … pour l’innocence d’Asphodèle »   . Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Couture Broderie Patchwork en perspective

Je suis allée d’abord à Montmartre, me suis attardée au marché St-Pierre

et apprécié un casse-croute au soleil et au milieu des pigeons

De grandes ballades à pieds dans les parcs et les jardins, sur les ponts et les musées.

Je suis revenue avec quelque ouvrage couture broderie patchwork en perspective,

et plein de souvenirs qui vont m’inspirer pour transformer ce tissu.