Brassière pour un petit ange

J’ai tricoté cette brassière pour un petit ange né juste en fin d’hiver. Elle se fait en deux parties, la partie du corps longitudinale et la partie encolure en rond.

Je n’ai pas utilisé tout à fait 100g de laine, avec des aiguilles n° 2,5. Il faut dire qu’elle était toute petite juste pour sa naissance naissance. J’ai commencé par monter une quarantaine de mailles, tricoté 6 rangs au point mousse et la suite en alternant 2 rangs jersey et 4 rangs mousse pour donner un effet de côtes. J’ai suivi à peu de choses près les explications de celle à encolure rayée ici.

J’ai commencé par un dos, puis une manche, je l’étalais souvent devant moi en imaginant ce petit…

Et j’ai continué par le devant, sera-t-il gros et en bonne santé…

Puis l’autre manche et enfin le deuxième dos, je souriais à l’idée qu’il porterait un jour cette brassière…

Il l’a porté le jour de sa naissance (clic). Et pour que vous ayez un aussi grand plaisir que moi, faites-la, voici les explications là.

Un peu de swing

Un bel été, de la douceur et de la tendresse, et si on ajoutait un peu de swing?

De couleur tendre, j’ai monté une quarantaine de mailles et tricoté six rangs au point mousse… L’eau est claire et les enfants jouent.
Avec douceur je continue, et ajoute un peu de swing, c’est cela le swing knitting… Le ciel se refléte dans l’eau et l’herbe se refléte sur mon ouvrage.

Un peu de swing

Je tourne mes aiguilles. Les pelotes roulent à terre. Eux tournent les pages et déroulent un peu plus mes pelotes. Je leur conte une histoire et je compte mes rangs… Au treizième centimètre, j’ai bien lu treize pages… et maintenant l’ogre monte les marches. L’eau est claire et les yeux des enfants s’agrandissent.

J’ai bien fait l’équivalent de septante rangs complets maintenant…  Lui arrive à la trente-troisième marche quand j’arrive à la trente-troisième maille. A ce moment là, je retourne mon travail et change de page. Partie dans l’autre sens, je monte trente nouvelles mailles. Les enfants s’approchent, personne ne veut d’un face à face avec l’ogre, mais on l’attend, vous pensez bien.

Je n’entends plus rien, ni les pas de l’ogre, ni les enfants. Ils m’écoutent et ne bougeent plus, ils tendent leurs oreilles vers les mots de ma bouche. J’ai tricoté les trente-sept mailles du rang et lu trente-sept mots durant, sans m’arrêter. L’ogre est tombé dans une trappe et les enfants rient et tapent des pieds sur l’herbe.
J’ai continué à swinguer. L’histoire leur plaisait et s’est continuée sur une centaine de lignes encore. J’ai continué en swing knitting (clic)  pendant plus d’une centaine de rangs ainsi, en tricotant un rang sur deux sur les six dernières mailles du poignet. Et les petits jouaient avec mes laines et se les entouraient en guise de bracelets autour des poignets.

J’ai swingué en tricotant, et les explications de cette technique sont là.

Brassière à encolure rayée

Pour confectionner cette brassière à encolure rayée, j’ai cherché et fouillé dans ma réserve de laine.

Je n’ai sorti que du fil à tricoter pour layette, fil fin qui se tricote avec des aiguilles n° 2 ou 2,5.

Brassière à encolure rayée

J’ai rassemblé au moins 3 couleurs différentes des blancs, des verts et des jaunes, je n’avais parfois que des petits pelotons, juste de quoi faire deux ou trois rangs, pas plus.

En chargeant tout ça sur mon pèse-lettre, j’avais trouvé finalement à peu près l’équivalent de deux pelotes. J’ai préparé les explications de cette brassière ici.

Layette – Brassière et swing knitting

Layette – Brassière et swing knitting.
Je vous avais montré quelques détails ici.
J’ai découvert cette façon de changer de couleur sur des modèles chez Ravelry pour des mitaines, des chaussettes ou des châles
Pour essayer et voir l’effet produit assez rapidement, il me fallait un modèle de petite dimension.
Une brassière, c’était parfait. Je me suis inspirée de deux modèles que vous trouvez dans mes tutoriels :
celui de la brassière point mousse de 2 couleurs (tuto ici) pour le bas et de la brassière raglan (tuto là) pour le haut.

Layette - Brassière et swing knitting

Je prépare les explications de cette Layette – Brassière et swing knitting qui apparaitra bientôt dans mes tutoriels avec quelques indications pour ce point.

Nid d’ange pour mon petit ange

Je venais de le terminer ce nid d’ange pour mon petit ange quand il est arrivé. J’avais mis ce tout dernier ouvrage dans ma valise.

Nid d'ange pour mon petit ange

Je me suis dépêchée pour arriver à temps! J’ai trouvé le modèle chez Palily et je l’en remercie.

Nid d'ange pour mon petit ange

Il est découpé dans du polaire à pois de Mondial Tissus et bordé d’un petit biais bleu à motifs blancs et rouges taillé dans le travers d’un tissu de coton mélangé. Le rabat rouge de la capuche est doublé dans le même tissu que le biais. Et un petit boutonnage original.

Nid d'ange pour mon petit ange

Une astuce pour l’attache, un bouton de chaque côté sur le rabat du devant et une bride en élastique fixé au tissu arrière par un petit biais.

Nid d'ange pour mon petit ange

Look at this! Couverture nomade que l’on dit aussi, avec sa forme spéciale qui s’adapte aux harnais des nouvelles poussettes et porte-bébé.

 

Cartographie

La cartographie, c’est l’ensemble des opérations ayant pour objet l’élaboration, la rédaction et l’édition de cartes.
Je lisais la définition de ce mot proposé pour cette semaine. Il était écrit aussi qu’elle est proche de la géodésie, science qui s’efforce de décrire, mesurer et rendre compte de la forme et des dimensions. Mais ça peut être aussi une représentation spatiale d’une réalité non géographique.
J’ai souri et me suis remise au traçage. Le principe majeur de la cartographie est la représentation de données sur un support réduit représentant un espace généralement tenu pour réel.
Sur une grande feuille, j’avais presque fini de noter tous les repères pour le patron en grandeur réelle. L’objectif de la carte, c’est une représentation concise et efficace, la simplification de phénomènes complexes à l’œuvre sur l’espace représenté afin de permettre une compréhension rapide et pertinente.
Je pris les ciseaux pour découper les gabarits. La création de carte débute avec la définition du projet cartographique.
Je regardais avec envie les tissus que j’avais rassemblés pour mon ouvrage. La collecte d’informations est en deux parties, premièrement, le relevé des contours et de l’espace support à représenter, et deuxièmement, le relevé des données statistiques à représenter sur cet espace.
J’ai déposé le papier sur les tissus et taillé chaque morceau en suivant les contours. Vient ensuite un travail de sélection des informations, de conception graphique, puis d’assemblage, et de renseignement de la carte.
J’ai refermé le livre. J’ai passé doucement la main sur la couverture nomade que je venais de terminer.

Cartographie

C’est ma participation au défi proposé par AmeGraphique chez le carré jaune et un grand merci à Palily.

 

La main de ma mère

Je prenais la main de ma mère pour la serrer dans les deux miennes comme l’on prend une lumière pour s’éclairer quand les nuits viennent.
Ses ongles étaient tant usés, sa peau quelquefois sombre et rêche. Pourtant, je la tenais serrée comme on le fait sur une pêche.
Ma mère était toujours surprise de me voir prendre ainsi sa main. Elle me regardait, pensive me demandant si j’avais faim.
Et, n’osant lui dire à quel point je l’aimais, je la laissais retirer doucement sa main pour me verser un bol de lait.
de Maurice Carème, juste pour un instant de tendresse, en toute liberté. Un sentiment de vécu.

La main de ma mère

J’avais écrit: « Je m’interroge cependant sur ce qu’est une « prêche »? Serait-ce un bréviaire?… Trop tard, j’ai corrigé l’erreur et merci à un lecteur qui me parle de pêche, alors je comprends mieux cette douceur… » et un lecteur m’a fait corriger mon erreur

Il neige sur les montagnes aujourd’hui

Il neige sur les montagnes aujourd’hui… J’ai regardé dans mon stock de laine blanche, j’ai fouillé et pensé à Gaspard des montagnes… demain il fera soleil, les rayons illumineront le flanc des versants… en attendant de porter des lunettes de soleil, il faudra le tenir au chaud ce petit… alors j’ai sorti mes aiguilles, ai choisi les pelotes, et vite au boulot, et j’ai tricoté… tricoté…

Il neige sur les montagnes aujourd'hui

Voici mes explications pour un petit paletot tricoté, je n’avais pas de la grosse laine, j’ai pris deux fils à tricoter ensemble, un pour des aiguilles n° 2 et l’autre pour du n° 2.5. Il m’a fallu 6  pour une taille de 3 à 6mois, 2 aiguilles n° 4,5 et 3 boutons.

Le corps du paletot se tricote en un seul morceau commencé par le devant droite.

Monter 31m avec la paire d’aiguilles 4,5. Tricoter en point mousse en glissant toujours la 1ère m. A 13cm de hauteur totale, à gauche du travail, pour la manche, ajouter 30m. on a 61m. Continuer sur toutes les mailles. A 22cm de hauteur totale, pour l’encolure, à droite du travail, rabattre tous les 2rgs : 1fois 10m, puis 2fois 3m. On a 45m, à 25cm de hauteur totale, on se trouve au haut de l’épaule, milieu de la manche. Laisser les mailles en attente. Tricoter le devant gauche en vis-à-vis en formant 3 boutonnières (2m ens et 1 jeté) à 3m du bord, tous les 4cm, la 1ère commencée à 11cm de hauteur totale. Réunir les 2 côtés en ajoutant 21m entre les 2 pour encolure du dos. On a 111m. Tricoter sur toutes mailles. A 24cm mesurés depuis les m ajoutées, pour les manches, rabattre à chaque extrémité : 1fois 30m. On a 51m pour le dos, tricoter droit. A 13cm, mesurés depuis les mailles rabattues pour les manches, rabattre toutes les mailles.

La capuche est commencée par le côté gauche. Monter 32m avec les aiguilles 4,5. Tricoter au point mousse en augmentant à droite du travail 1m 8fois tous les 4rgs. On a 40m. A 22cm de hauteur totale, on se trouve au milieu du travail sur le haut de tête. Terminer la capuche en inversant les explications.

Pour les finitions, coudre les côtés, puis les dessous de manches en inversant la couture pour former un revers aux poignets. Fermer l’arrière de la capuche, former un revers de 4cm, puis fixer la capuche autour de l’encolure en laissant libres 3cm à l’extrémité de chaque devant. Coudre les boutons sur l’autre devant en vis-à-vis des boutonnières à 3 cm du bord.

Il neige sur les montagnes aujourd'hui

Bon tricotage.

 

Je viens de terminer le sixième morceau

Je viens de terminer le sixième morceau. Je continue à écrire et manier les aiguilles. Je viens de copier le sixième et dernier morceau de dissemblance pour vous. J’ai manié les aiguilles pour tricoter ces brassières. Le point mousse s’y lit sur l’endroit et sur l’envers, comme une écriture… de la même manière… J’avais commencé ma copie pour vous ici, et puis encore et enfin .

Je viens de terminer le sixième morceau

… Sors si tu le souhaites, mais je doute que tu puisses aller dire quoi que ce soit, à qui que ce soit.
Et pourquoi ?
Parce que moi, j’ai peut-être oublié la couleur des yeux de mon père, mais je n’ai pas perdu la mémoire, comme toi. Enfin, pour être honnête, elle m’est revenue pendant que je rêvais à mon prix Nobel. Je connais la raison qui fait que nous sommes ici, Aaron.
Et cette raison nous interdit d’aller parler à nos frères ?
D’une certaine façon, oui.
Alors, je t’écoute, je t’en prie, toi qui sembles omniscient !
Parce que nous sommes morts, Aaron.
Morts ?
Nous nous sommes tués l’un l’autre. Je ne pourrais pas vraiment te dire à quand cela remonte, mais je me souviens très bien de la façon dont ça s’est déroulé. Je suis passé par un tunnel pour m’introduire chez vous, je suis entré dans un de vos supermarchés avec une de ces bombes qui ne coûtent pas cher à fabriquer attachée à ma ceinture. J’avais plus peur que je n’aie voulu te l’avouer tout à l’heure. Toi, tu gardais les lieux dans ton bel uniforme de soldat ; tu as vu cette peur qui ruisselait sur mon front, tu as compris, tu as saisi ton arme et tu as tiré dessus. Tu te souviens maintenant ?
Et moi, comment je suis mort ?
Tu as visé mon ventre, imbécile !
Aaron et Mehdi restèrent là, a se rappeler l’un l’autre, chacun muré dans son silence. Et soudain Aaron se mit à rire, quelques hoquets d’abord, suivis d’un rire franc qui résonna dans la pièce, et l’écho de ce rire-là gagna Mehdi.
S’ils avaient été encore en vie, l’air serait venu à leur manquer tant ils riaient en se tenant le ventre, et pour la première fois depuis leur enfance, sans y ressentir de douleur ou de peur.
Tu imagines, dit Aaron. Si nous avions pu leur dire ce que nous savons maintenant.
Tu imagines, répondit Mehdi, si nous l’avions découvert avant… Allez, viens, je vois la lumière diminuer, je pense que nous devons partir d’ici.
Les deux hommes se lèvent et ouvrent la porte. Ils s’engagent dans un long corridor et marchent côte à côte. Aaron prend la main de Mehdi et Mehdi referme ses doigts autour de la sienne.
J’ai un peu peur tu sais, dit-il.
Toi tu as peur ? Pourtant tu n’avais pas peur de mourir, tu l’as gueulé assez fort sur les collines quand on se faisait la guerre.
Bien sûr que si j’avais la trouille, mais je croyais à une vie après la vie, meilleure que celle que j’avais connue sur la terre. Maintenant, je sais que les hommes de Dieu nous ont menti, alors je crains l’éternité !
Qu’est-ce que tu sais de l’éternité ?
Rien, mais j’ai peur quand même.
N’aie plus peur, je crois que je viens d’apercevoir ta grand-mère, mon père ne doit pas être loin. Fais bonne route, Mehdi.
Toi-aussi, Aaron, fais bonne route.
Leurs mains se séparèrent.
Quelques pas plus tard, Aaron se jura de prononcer le prénom de Mehdi au moins une fois chaque jour, pour ne jamais l’oublier. Mieux encore, avant que ne règne la Laïla et Mehdi sourit à cette seule pensée. Sans avoir à échanger la moindre parole, il lui fit la même promesse.
Et puis tous deux ressentirent un manque au fond de leur poitrine, chacun s’avoua à lui-même qu’un prénom ne suffirait pas, qu’ils auraient aimé se connaître… avant. Peut-être qu’il était important de se le dire, avant de se séparer.
Chacun se retourne, mais l’autre a disparu.
Aaron hausse les épaules. Mehdi, de son côté, fait de même. Puis ce sont leurs regrets qui s’effacent, parce que chacun pense qu’avant, ils n’auraient jamais trouvé le courage de faire un tel aveu, leurs pères ne leur auraient jamais pardonné.
FIN
(C’est « Dissemblance » de Marc Lévy, une nouvelle parue dans ce livre ici copiée pour vous)

Je viens de terminer le sixième morceau. J’ai fini d’écrire et j’ai aussi manier les aiguilles. Après la copie de cette sixième et dernière partie de dissemblance, j’ai fini de tricoter les brassières. Le point mousse s’y lit sur l’endroit et sur l’envers, comme une écriture… de la même manière…
J’avais fait une sélection de quelques pelotes dans mon modeste stock. Les plus tendres couleurs dans la plus belle laine, pour tricoter avec patience et en finesse, les brassières les plus parfaites.

Et puis… en toute liberté j’ai souligné quelques mots… six mots pour ma participation au défi le plus fou qui me fait avouer les choses les plus folles…. Et bien oui! J’en ai relevé six! et elle en demandait au moins cinq. Qui puis-je si je suis tout ça? C’est mon top 6, voilà… J’aime rire parfois et me moquer des fois de moi. Pardon aussi si j’aime jouer… des maux et des mots.

 

J’ai fini un petit tricot

J’ai fini un petit tricot et je regarde dans mes restes de laine, histoire de faire quelque chose qui ne me prendrait pas trop de temps, tu vois. J’ai envie d’ouvrage, mais il me faut une idée simple et rapide à faire. En attendant que mes hésitations fassent un bout de chemin, je me suis servie un thé et croque dans une pâtisserie que je viens de sortir du four. Je suis installée dans mon fauteuil, et jette un coup d’œil par la fenêtre. Il fait beau dehors, mais frais presque froid. Je suis bien vite absorbée dans l’histoire…

J'ai fini un petit tricot

…La conversation ne fut pas longue et quand il raccrocha, il se sentit coupable d’avoir failli s’emporter. Elle n’était tout de même pas responsable de ces absences. Parfois son état s’améliorait, parfois il empirait. En ce moment c’était pire, si bien qu’elle posait mille fois les mêmes questions. Ses trous de mémoire étaient exaspérants, mais il devait être patient.

Il reprit son pinceau et se mit à épousseter. En voyant le nuage s’élever de ce pan de ruine, il pensa que ses poumons étaient déjà bien encrassés par cette maudite poussière qui s’infiltrait partout. La prochaine fois, il apporterait u masque. Mais le mieux était peut-être d’échapper à cette corvée et de se consacrer aux reliefs qui ornaient la colonne. Il leva les yeux vers le monument. Il avait toujours rêvé d’examiner les scènes de cette conquête gravées sur la colonne, et qu’il ne connaissait que par les livres. Il était sur place et il allait en profiter pour les étudier de près.

Il sentit une agitation derrière lui, et tourna la tête. Le responsable des travaux de restauration s’adressait à un homme en cravate, lui ordonnant d’une voix stridente, accompagnée de grands gestes, de ne pas bouger…

Je ferme mon livre, l’heure du repas est arrivée. J’ai presque fini mon livre et je n’ai pas trop pensé à mon ouvrage à venir… J’ai fini un petit tricot et je pensais regarder dans mes restes de laine, histoire de faire quelque chose qui ne me prendrait pas trop de temps, tu vois. Je m’étais installée dans mon fauteuil un livre à la main… Quand je jette un coup d’œil par la fenêtre, il fait nuit dehors et le vent souffle fort, il doit faire bien froid…

Il fait froid

Il fait froid disent les uns, pas assez pour des autres. En tous cas, on se pose entre les fêtes, on prend un moment pour sortir les jeux de société, de bricolage ou pour tricoter un petit morceau pour ce petit Gaspard des montagnes… On compte les points et les mailles et on répond aux questions les plus saugrenues… on devient rouge de gagner ou de perdre… J’ouvre le livre et voici  que je conte l’Avisé Sans-Souci, parce que l’instant s’y prête… Je vous le livre dans sa version originale…

Il fait froid

Il y avait une fois un meunier à large panse qu’on avait surnommé l’Avisé Sans-Souci. Il avait en effet la mine toujours fleurie. C’était surtout à table qu’il faisait beau le voir, fourchette au poing, débarrassant prestement son assiette, sans cesser pour autant de plaisanter, rire et boire. Avisé, cependant ! Plus fin que la finesse ! fin à passer par le chas d’une aiguille, fin à mener le diable à la messe et aux vêpres.
Avec cela, il avait en son moulin un filleul allant sur la trentaine et qu’on nommait encore le Fantounet, autant dire le tout enfant. Vous connaissez le dicton : De par les pieds ou par les reins, on tient de la marraine ou l’on tient du parrain.
Or il se trouvait que l’Avisé avait pour filleul un innocent, non pas un simple, si vous voulez, mais un garçon qui semblait un drôle, un drelounet, tant il était léger de cervelle. « Les innocents ne sont pas les plus bêtes », disait pourtant l’Avisé Sans-Souci.
Une certaine année, le roi passa par le pays. Le hasard voulut qu’il vit ce moulin, tout riant, babillant, sous son feston de vigne, avec sa roue qui tournait dans un rejaillissement d’eau, et ses bouquets de saules et de grisards qui brillaient, bruissaient, frétillaient dans un chamaillis de mésanges. Il demanda qui en était le maître.

– Sire, on nomme ce meunier l’Avisé Sans-Souci.
– Comment ? fit le roi en fronçant le sourcil, l’Avisé Sans-Souci, que vous dites ?
Il devait être mal luné lors de son passage, le roi.
– Ce meunier-là passe pour avisé et il trouve le moyen de n’avoir pas de souci ? et bien qu’il s’avise : des soucis, je vais lui en fournir.
Là-dessus, notre sire le roi envoie avertir le compère qu’il ait à venir au château dans huit jours.
– Je lui pose trois questions : Combien pèse la lune ? Combien puis-je valoir, moi le roi ? Qu’est-ce que je pense ? Il m’apportera les réponses et si je n’en suis pas content, sur le champ, je le ferai pendre.
C’était parler, cela.

Ayant dit, le roi continue sa route. On court à l’Avisé Sans-Souci. Il se fait répéter les trois questions. Ma foi, s’il se sentit un peu gêné au nœud de la gorge, il ne le montra pas.
– On m’a nommé l’Avisé, dit-il, mais c’est péché à nous de nous croire plus fins que le bon Dieu nous a faits. Je ne veux être que Sans-Souci. De ces trois questions, ce n’est pas moi qui vais me mettre en peine.
De fait, huit jours durant il ne fit pas pire chère, ne mangea pas bouchée ni ne but rasade de moins.
Au matin du jour marqué, il appelle le Fantounet.
– Ecoute, tu sais ce que le roi demande. Va lui répondre à ma place. Réponds tout droit, en toute simplesse, toute finesse. Du reste, ton bon ange dans le chemin te soufflera.
Le Fantounet part, le nez en l’air, l’oreille au vent. Il se présente au château, dit qu’il est celui du moulin et qu’il vient pour répondre au roi.
On l’introduit.

– Alors, dit le roi, combien pèse la lune ?
– Sire le roi, elle pèse une livre.
– Une livre ? Pourquoi cela ?
– Parce qu’elle a quatre quartiers. Et quatre quarterons font la livre, tout juste.
– A la deuxième, dit le roi, c’est de moi qu’il s’agit : dis-moi ce que je vaux ?
– Et bien, je dis, vingt-neuf deniers, Sire le roi.
– Comment, monsieur le drôle ? Et pourquoi vingt-neuf ?
– Sire le roi, pourrait-on mettre à plus haut prix un homme, alors que Notre Seigneur s’est laissé vendre trente deniers ?
– Ha, c’est vrai, fit le roi, tu dis vrai. Mais maintenant, dis-moi ce que je pense ?
– Sire le roi, vous pensez que je suis l’Avisé Sans-Souci. Et bien, vous vous trompez : je suis Fantounet, son filleul.
– Oh, oh, fit le roi, ce serait un meurtre de laisser un tel homme mener l’âne du moulin, lui, qui est fait pour conduire le char de l’Etat. Mon ami Fantounet, tu seras mon ministre !

L’empreinte de l’ange

L’empreinte de l’ange, ce petit creux au dessus de la lèvre supérieure…

La légende raconte que… le nouveau né entrant dans la lumière, porterait encore en lui tous les mystères de la création. A cet instant-là, l’ange appuierait de son doigt sur la bouche du nourrisson, en lui disant : « Chut… », effaçant ainsi cette conscience mais permettant à ses poumons de s’emplir d’air, faisant de lui un être innocent. C’est pourquoi nous présentons tous ce petit creux au-dessus de la lèvre supérieure, signe de l’empreinte de l’ange.

L'empreinte de l'ange

Nous sommes inconsciemment à la recherche de cette mémoire, de ce trésor caché toujours présent à l’intérieur de nous. Et j’ai vu deux ailes sur cet ouvrage en cours, je n’ai pas totalement retrouvé cette mémoire cachée, je vais travailler et apprendre à réactiver ce lien avec la beauté et l’harmonie. Et si par hasard je découvre, dans mes ouvrages, une plume, je ne me demanderai plus d’où elle peut bien venir…

Je posterai très bientôt les explications de cette petite brassière dans mes tutoriels

Tricot layette facile – Chaussettes longitudinales à 2 aiguilles pour bébé au point mousse

Tricot layette facile – Chaussettes longitudinales à 2 aiguilles pour bébé au point mousse

Je vous parlais de ces chaussettes sur un de mes derniers articles, et voici les explications ci-dessous ou dans mes tutoriels aussi ici (clic).

Pourquoi longitudinales? Parce qu’elles sont tricotées dans le sens de la longueur de la jambe et du pied.

Chaussettes longitudinales à 2 aiguilles pour bébé au point mousse

Fournitures :
Fil à tricoter layette, Aiguilles n° 2,5 et 2 marqueurs

Point utilisé :
Point mousse

Explications
Monter 18 mailles pour la longueur de jambe.
Placer un marqueur pour le talon
(le marqueur peut être un simple fil de laine de couleur différente)

Chaussettes longitudinales à 2 aiguilles pour bébé au point mousse

Puis monter 13 mailles de plus pour le dessous de pied. Placer le 2ème marqueur pour la pointe de pied
Puis monter 13 + 18 mailles pour le dessus de pied et de la jambe.
On obtient 62 mailles au total.

Les augmentations (tricoter deux mailles dans une seule maille) se feront toujours 1 maille avant le repère du marqueur puis 1 maille après le repère du marqueur.
Les diminutions (tricoter 2 mailles ensemble) se feront toujours 2 mailles avant le repère du marqueur puis 2 mailles après le repère du marqueur.

1ère partie :
Tricoter un rang de retour sur ces mailles partant du devant de la jambe, puis le dessus du pied, des orteils le long de la semelle jusqu’au talon et ensuite jusqu’à l’arrière de la jambe.
Rang 1 : Tricoter jusqu’à 1m avant le marqueur du talon, 1augmentation, passer le marqueur, 1augmentation, tricoter jusqu ‘à 1m avant le 2ème marqueur, 1augmentation, passer le marqueur de la pointe du pied, 1augmentation, tricoter jusqu’à la fin du rang. Tourner le travail. 4 m ont été augmentées.
Rang 2 : Tricoter toutes les mailles. Tourner.
Répéter 5 fois les rangs 1 et 2.
On obtient 86 m.

Chaussettes longitudinales à 2 aiguilles pour bébé au point mousse

2ème partie : Section centrale du pied, on tricote 10 rangs.

3ème partie :
Rang 1 : Tricoter jusqu’à 2 m avant le marqueur du talon, 1diminution, passer le marqueur du talon, 1diminution, tricoter jusqu’à 2m avant le 2ème marqueur, 1diminution, passer le marqueur de la pointe du pied, 1diminution, tricoter jusqu’à la fin de l’aiguille. Tourner. 4 m ont été diminuées.
Rang 2 : Tricoter toutes les mailles sur deux aiguilles, tournez travail.
Répéter 5 fois les rangs 1 et 2.
On obtient 62 m.
Tricoter encore 1 rang.

Chaussettes longitudinales à 2 aiguilles pour bébé au point mousse

Finition
Rang d’arrêt. Couper le fil assez long pour faire une couture de chaque côté.

Je me rends compte que je tricoterais bien ces chaussettes avec une aiguille circulaire, de cette façon je n’aurais aucune couture à faire… eh ça me plait bien…affaire à suivre… et pour grands pieds…

et ceux-ci feraient bien l’affaire pour quelques cadeaux à faire pour ce Noël.

Tricot Layette facile – Chaussettes longitudinales au point mousse

Tricot  Layette facile – Chaussettes longitudinales au point mousse

J’aime tricoter. J’aime confectionner. Et simplement.

Tricot  Layette facile - Chaussettes longitudinales au point mousse
Alors, 2 aiguilles suffisent et du point mousse.

Avec deux aiguilles 2,5 et quelque reste de fil à tricoter layette, je commence une petite chaussette pour pied de bébé.

Tricot  Layette facile - Chaussettes longitudinales au point mousse

Je repère le milieu de mon aiguillée puis le quart pour le talon, sur une seule moitié.

Je sème deux augmentations sur ces deux repères pendant quelques rangs.

Je continue de tricoter comme les mailles se présentent pour le dessus et le dessous du pied, puis je diminue deux mailles sur chacun des repères autant de fois que les augmentations précédentes.

Tricot  Layette facile - Chaussettes longitudinales au point mousse

Après un rang d’arrêt, je plie mon ouvrage en deux et je fais une couture de chaque coté du pied. Ma foi, le résultat n’est pas mal du tout.

Tricot  Layette facile - Chaussettes longitudinales au point mousse

Pour faire la paire, je tricote une deuxième chaussette d’après mes notes, que je vous retranscrirai très bientôt dans mes tutoriels.

Chaussettes longitudinales: il faut comprendre « tricotées dans le sens de la longueur ». Le point mousse donne de l’épaisseur et de l’élasticité au tricot.

Je tourne en rond, je tourne en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais le monde à ma façon
Aiguille d’alu ou de laiton
Corps en laine ou cœur de mouton
Je tourne en rond, je tourne en rond.

Je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis la seule puis des millions
Je suis la maille au cœur de coton
L’hiver, l’été, en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

J’ai de la laine plein un camion
Je tricote sans peine ni punition
Je tourne toujours sans perdre la raison
Et je tourne en rond, je tourne en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond

J’aurai bien chaud dans ma maison
Je fais des pulls et des caleçons
Et des coussins bourrés de molleton
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis une femme en pantalon
C’est pas parce que j’manie l’p’loton
Que mes deux pieds n’portent pas d’talons
Là je tourne en rond encore en rond

Près de l’aquarium dans le salon
Devant la table vers le poisson
Café sucré et macarons
Je touille en rond je touille en rond

Je tourne en rond, je tourne en rond

J’entoure la laine et déroule le peloton
Je garde un œil sur les chatons
J’ai l’estomac dans les talons
Je tourne en rond, je tourne en rond

J’ai plein d’idées sous le chignon
Je fais plein de circonvolutions
J’écris et récris les explications
Et je trace des ronds, toujours des ronds.

Je tourne en rond, je tourne en rond

Une petite robe en confection,
J’écoute Zazie et sa chanson,
Je chante, je crie j’émets des sons
J’tricote en rond, j’tricote en rond

Elle posa son tricot et alla ouvrir à demi les rideaux

Elle posa son tricot et alla ouvrir à demi les rideaux, pour laisser pénétrer la lumière dans la chambre.

– Debout mes poulettes!

Elle avait bien dormi, quelques heures pourtant. Elle avait émergé à l’aube et écouté la litanie de la pluie. En suspens dans la demi-obscurité, bercée par cette cadence, sans savoir vraiment où elle se trouvait. Elle avait tant voyagé.

Une toute petite lampe éclairait son ouvrage. Patiemment, elle avait attendu l’heure de réveiller les enfants en se berçant de ses interrogations : devaient-ils acheter cette villa ? Cette idée d’alternance était-elle la bonne ? Elle était décidée à lui en parler aujourd’hui même.

Elle se pencha sur sa plus jeune et la couvrit de petits baisers. Quand elle les voyait dormir ainsi, elle devait se faire violence pour les déranger. Elle ne cessait de lutter contre son inclinaison naturelle à la tendresse, la douceur. Pour faire bonne mesure, elle redoublait de fermes résolutions, de manifestations d’autorité.

tricot rideaux

Une tranche de vie inspirée de mes lectures du moment pour un clin d’œil à toutes les femmes. 

Fable de La Fontaine

Elle a une grande famille, blague tout le temps et a revu une fable de La Fontaine à sa façon pour ses enfants et rester jeune. Elle a des projets plein la tête, plusieurs ouvrages en cours et des repas sur le feu…

Black Daron sur un arbre perché
avait le clacos in the noose
Sacré Goupil reniflant dans le vent
lui bave tout de go:
« Ouaich man
Que t’es bonne today
Que t’es une merveille
La vérité, si tu nous serines les oreilles
Comme t’es classe
T’es le phœnix de la cité ».
Aussi sec, il entame un solo,
Le clacos choit,
Goupil l’chope et lui déclame:
« Sache, curé, qui faut pas être naïf Bollos,
j’me paye avec ton puant ».
Black Daron y s’dit:
« Sur la tête d’ma mère, l’rusé, c’est un bâtard ».

Fable de La Fontaine

Une journée de retrouvailles, dans cette ambiance, avec du soleil, de la bonne humeur pour fêter une année de grandeur, un repas plein d’odeurs et des ouvrages plein de couleurs. C’est chouette le bonheur.

La robe de laine a des tons d’ivoire

La robe de laine a des tons d’ivoire
Encadrant le buste, et puis, les guipures
Ornent le teint clair et les lignes pures,
Le rire à qui tout sceptique doit croire.

robe laine ivoire

Oh! je ne veux pas fouiller dans l’histoire
Pour trouver les criminelles obscures
Ou les délicieuses créatures
Comme vous, plus tard, couvertes de gloire

ivoire robe laine

Cléopâtre, Hélène et Laure. Ça prouve
Que, perpétuel, un orage couve
Sous votre aspect clair, fatal, plein de charmes.

laine robe ivoire

Vous riez pour vous moquer de mes rimes;
Vous croyez que j’ai commis tous les crimes !
Je suis votre esclave et vous rends les armes.

ivoire robe laine

Charles Cros a écrit ce poème
et j’ai tricoté cette robe.

Je ne pense pas que la choupinette qui la portera marquera l’histoire de cette façon là. Elle a néanmoins bouleversé la vie de ses parents de la plus heureuse des manières.