Des mots une histoire ont repris

Des mots une histoire ont repris, toi tu dors la nuit moi j’ai de l’insomnie.


Tout est noir dehors et c’est encore l’hiver, je regarde le pré vert et je vois les juniors.
En sortant de l’école ils nous ont raconté ce grand chemin de fer qui les a emmenés tout autour de la terre dans un wagon doré. Tout autour de la terre ils ont pu admirer la mer qui se promenait avec ses crustacés, le grand poulpe argenté et ses saumons fumés.
Ils s’en furent dans le soir un très beau soir d’automne, hélas quand ils arrivent c’est déjà le printemps. Les feuilles qui étaient mortes sont toutes ressuscitées, les lilas, les rosiers, le muguet et les lys, tous sont parfumés.
Et ceux qui fabriquaient écoutaient la musique, dormaient leur content et mangeaient à leur faim, en dégustant en plus du fromage bien fait, un strict superflu.
Mais voilà le soleil, le soleil qui leur dit « prenez de la peine, la peine de vous asseoir, prenez un verre de bière si le cœur vous en dit ». Un peu désappointés sans être désolés, submergés d’émotion, ils tendent leur verre bien sûr et avalent la boisson, ils en reprennent et reprennent des couleurs, les couleurs de la vie. Alors toutes les bêtes, les arbres et les plantes, tous les enfants du monde se mettent à chanter, à chanter à tue-tête la vraie chanson vivante la chanson de l’été. Je les ai regardés et trinqué avec eux, et là-haut la lune m’a souri quand j’ai levé les yeux.

Pour répondre à Des mots une histoire chez Olivia Bellington, avec les mots proposés de la semaine… et une envie de Prévert en pensant à mes petits.

 

 

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Quand tu chantes je chante avec toi liberté

Quand tu chantes je chante avec toi liberté

Quand tu chantes je chante avec toi liberté

Quand tu chantes je chante avec toi liberté
Quand tu pleures je pleure aussi ta peine
Quand tu trembles je prie pour toi liberté
Dans la joie ou les larmes je t’aime
Souviens-toi de jours de ta misère
Mon pays tes bateaux étaient tes galères
Quand tu chantes je chante avec toi liberté
Et quand tu es absente j’espère
Qui-es-tu? Religion ou bien réalité

Une idée de révolutionnaire
Moi je crois que tu es la seule vérité
La noblesse de notre humanité
Je comprends qu’on meure pour te défendre
Que l’on passe sa vie à t’attendre
Quand tu chantes je chante avec toi liberté
Dans la joie ou les larmes je t’aime
Les chansons de l’espoir ont ton nom et ta voix
Le chemin de l’histoire nous conduira vers toi
liberté, liberté

J’avais envie de crier de colère et de rage, j’ai le cœur gros, j’ai chanté pour eux et pour ne pas pleurer. Je continuerai à vivre, comme je l’entends, en toute liberté. Je ne veux pas que la haine et la peur m’envahissent. J’ai besoin de vous et j’écris vos mots LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

Son dernier client s’obstine à lui offrir un verre

Sa journée de travail s’est terminée sans encombre. Son dernier client s’obstine à lui offrir un verre pour cette fin de semaine, mais il refuse, sans arrogance parce que ses démons se manifestent dans ces cas-là et lui intiment prudence. Pour lui, en général, le samedi et le dimanche sont des jours déprimants. Et en taule, jours de semaine ou week-end, tous se ressemblaient. Il ne se rappelle pas avoir vécu un moment convivial en famille. D’ailleurs, il n’éprouve que haine pour ses parents qui l’ont méprisé et qui ne lui ont apporté aucun soutien. Les repas en prison étaient plutôt bruyants et stressants. C’était l’heure des règlements de compte où il fallait toujours être sur le qui vive et éviter la confrontation dans ces réunions.

Il voit qu’il ne rentre pas directement chez lui ce soir, et laisse sa voiture l’emmener faire un tour. Il sent soudain que son dos le picote, ses mains deviennent moites et sa gorge s’assèche quand il voit l’enfant sur le trottoir. Il freine pour le laisser traverser. Il reste calme et ne ressent pas cet état de manque qui l’a poussé à commettre l’irréparable. Il a tout simplement envie de l’observer et comme il ne repère pas de place de stationnement vide, il repart en maîtrisant sa vitesse et arrive enfin dans sa rue.

Son dernier client s’obstine à lui offrir un verre

Après avoir correctement garé sa voiture, il termine à pied. Avant de rentrer dans son immeuble, il regarde s’il n’est pas suivi. Il n’allume pas tout de suite la lumière, mais reste posté dans l’ombre et jette un dernier coup d’œil dans la rue. Il allume enfin dans le hall et prend le courrier dans sa boite aux lettres. C’est un rappel pour un rendez-vous chez le psy pour dans deux jours.

Il est subitement fatigué de sa journée et de cette lettre qui le contrarie. Ses démons sont là et apaisent sa colère qui monte en lui. Il va falloir encore se prêter à l’autopsie de ses pensées par ce charlatan de l’âme qui semble vouloir impérativement trouver des réponses à ses agissements passés. Il faut absolument qu’il dise la même chose et peu  à la fois. Alors il décide qu’il consacrera ce week-end à répertorier ce qu’il a déjà dit. A chaque rencontre, il sent bien l’arrogance et l’orgueil de l’autre comme l’ont déjà fait tous ceux de la même confrérie, mais il gardera une attitude modeste.

Il veillera à ne jamais trop se dévoiler et le fera avec beaucoup d’humilité, malgré la morgue de l’autre. Il a d’ailleurs dit quelque chose de très fort la dernière fois, du genre « Je n’aime pas la tiédeur des sentiments » en parlant de ses rapports avec ses amis. Seulement il n’en aura jamais et ça, il ne le lui dira pas.

C’est la suite de mon récit et ma participation au défi des mots une histoire 130 chez Olivia

Je voulais te dire que je t’attends

Je voulais te dire que je t’attends et tant pis si je perds mon temps. Je t’attends , je t’attends tout le temps, ce soir, demain, n’importe quand …
Comme quelqu’un qui n’a plus personne, s’endort près de son téléphone, et qui te cherche à son réveil, toute seule dans le brouillard, j’attends.

Je mettrais mon cœur dans du papier d’argent, mon numéro d’appel aux abonnés absents. Mes paroles d’amour resteront là sur le bureau, je n’ai plus de clefs comme perdues dans l’eau. Je pourrais courir et aller partout, vendre mon cœur pour trois francs six sous, tu sais si bien t’en approcher et ma vie s’est arrêtée, quand tu m’as quittée

Je voulais te dire que je t'attends

Je voulais te dire que je t’attends et tant pis si je perds mon temps. Je t’attends , je t’attends tout le temps, sans me décourager pourtant, comme quelqu’un qui n’a plus personne et s’endort près de son téléphone, et sourit quand on le réveille mais je n’ai toujours pas d’appel.

Je vois sans cesse quelqu’un qui te ressemble, et la rue comme une photo qui tremble. Si c’est toi qui passe le jour où je me promène, si c’est vraiment toi, je vois déjà la scène, moi je te regarde, et tu me regardes.

Je voulais te dire que je t’attends, si tu savais comme je t’attends.

D’après une chanson de M Jonasz

Fatiguée de t’attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Fatiguée de t’attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer,
Fatiguée de chercher quelques traces d´amour
Dans l´océan de boue où sombre ma pensée

Fatiguée de t'attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d´être civilisée
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m´y suis brûlée
Fatiguée, fatiguée

Fatiguée d´habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l´univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatiguée de t'attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatiguée, fatiguée

Fatiguée de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m´écœure
Depuis l´horreur banale du moindre fait divers
Il n´y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatiguée de t'attendre, fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée d´espérer et fatiguée de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d´hommes ont connu l´abattoir
Fatiguée, fatiguée

Je voudrais être un arbre, boire à l´eau des orages
Pour nourrir la terre, être amie des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu´aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j´aime tellement
Et que ces mauvais hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée de haïr et fatiguée d´aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatiguée des discours, des paroles sacrées

Fatiguée, fatiguée
Fatiguée de sourire, fatiguée de pleurer
Fatiguée de chercher quelques traces d´amour
Dans l´océan de boue où sombre la pensée

Fatiguée, fatiguée

Chanté par Renaud

Peau de fleur

Peau de fleur

Je remonte à la racine de mes pensées intimes quand je pleure. Pleurer me fait grandir. Pleurer me fait pousser comme une fleur.
Une danse en transe, une transcendance quand ma sève pense ma substance

J’étais desséché, je n’avais pas pleuré depuis longtemps. Je suis ton pot de fleur, je suis à fleur de peau, si tu savais.
Une danse en transe, une transcendance quand ma sève pense ma substance

Peau de fleur

Peau de fleur

Chanté par Stromae

Les jours passent mais ça ne compte pas

Les jours passent mais ça ne compte pas, j’ai tant de mal à vivre, ivre de ce parfum si différent du tien. Pire, j’ai compté chaque minute qui me retient à lui comme si j’étais ma propre prisonnière; ça fait bientôt un an qu’il m’a sauvé de toi. Souvent je me demande où j’en serais pour toi, souvent je me demande ce que tu fais, où tu es, qui tu aimes…

Sors de mes pensées, j’ai changé d’adresse, de numéro merci. J’ai balancé tes lettres et tes défauts même si j’ai fait semblant d’avoir trouvé la force, je garde au plus profond de moi tout ce que tu m’as aimé.

J’essaye de t’oublier avec un autre, le temps ne semble pas gommer tes fautes, j’essaie mais rien n’y fait je ne peux pas, je ne veux pas, je n’y arrive pas, je ne l’aime pas comme toi. J’essaye de me soigner avec un autre qui tente en vain de racheter tes fautes; il semble si parfait mais rien n’y fait je capitule, je ne peux pas je ne l’aime pas comme toi

Lui, il a tenté de me consoler, même s’il n’a pas tes mots ni ton passé, c’est vrai, mais il n’a pas ton goût pour la fête, pour la nuit pour les autres, pour tout ce que je hais
Il a séché toutes mes larmes, tu sais, il a ramassé tes pots cassés et il a réglé tous tes impayés, tes impostures, tes ratures, tout ce que tu m’as laissé. Il m’aime comme un fou et me connaît par cœur, il me dit je t’aime parfois durant des heures, mais il ne sent pas ton odeur.

Pourquoi je te respire dans ses bras, sors de mes pensées. Je ne l’aime pas comme toi, dis moi seulement pourquoi ?
Tu me restes comme ça… Je veux t’oublier, reprends tes rêves et disparais car je veux l’aimer comme toi…

Chanté par Stromae