Cartes de voeux

Mes cartes de vœux sont prêtes. J’en ai d’ailleurs reçues de bien jolies et j’en retiens de belles idées pour les prochaines à confectionner. Je me lancerais bien dans le popup…

Cartes de voeux

C’est un joli collage de feuilles séchées que m’a envoyé Fatima, avec un gentil message écrit de sa main à l’intérieur et quelques graines restées dans l’enveloppe aussi joliment décorée.

 

Patchwork – Douce nuit sainte nuit

L’assemblage des carrés continue pour un grand sapin en Patchwork – Douce nuit sainte nuit, dans les cieux, l’astre luit.
Le mystère annoncé s’accomplit, cet enfant sur la paille endormi, c’est l’amour infini

Patchwork - Douce nuit sainte nuit

Saint enfant, doux agneau, qu’il est grand, qu’il est beau.
Entendez résonner les pipeaux, des bergers conduisant leurs troupeaux vers son humble berceau

Patchwork - Douce nuit sainte nuit

C’est vers nous qu’il accourt, en un don sans retour, de ce monde ignorant de l’amour,
Où commence aujourd’hui son séjour, qu’il soit Roi pour toujours

Patchwork - Douce nuit sainte nuit

Quel accueil pour un Roi, point d’abri, point de toit
Dans sa crèche il grelotte de froid, O pécheur, sans attendre la croix, Jésus souffre pour toi

Paix à tous, Gloire au ciel, Gloire au sein maternel, qui pour nous, en ce jour de Noël, enfanta le Sauveur éternel, qu’attendait Israël.

Les carrés sont presque terminés, les lumières sont allumées, les dorures garnissent les murs et la table, les chaussons sont prêts à être déposés au pied du sapin, la bonne humeur est de mise, les sourires sont à nos lèvres et les chansons dans nos paroles…

Lumière de feu sur fond bleu

Les cartes textiles se laissent créer au fur et à mesure de mes découpes. Lumière de feu sur fond bleu pour celle-ci. Mes pensées s’affolent et ouvrent les tiroirs de ma mémoire. Un conte de Grimm s’échappe et me vient à l’esprit.

Lumière de feu sur fond bleu

Il était une fois un brave soldat, nommé François, qui avait combattu de nombreuses années dans bien des batailles. Il avait toujours fait son devoir. Lorsque la paix fut conclue, il fut congédié comme la plus grande partie de l’armée. Il ne perçut pas la moindre pension. Il alla trouver le roi et il réclama contre cette injustice. Sa Majesté, qui avait besoin de beaucoup d’argent pour bâtir un magnifique palais, l’envoya promener.

Le soldat se jura que le roi le paierait de tout cela. Il s’en fut s’acheter un pain avec les dernières pièces qui lui restaient. Il sortit de la ville et parcourut la campagne pour trouver un peu de travail. La journée se passa sans que personne eût besoin de ses services.

Le soir venu, il s’engagea dans un bois et marcha très longtemps dans la nuit.

Il aperçut soudain une lumière au loin. Il marcha dans sa direction et finit par atteindre une maisonnette. Il y trouva une vieille femme, qui n’était autre qu’une méchante sorcière.

Bonsoir, ma bonne femme, dit François, je me suis égaré dans la forêt. Voudriez-vous m’offrir le gîte pour la nuit et une croûte pour souper ?

Parce que j’ai bon cœur, répondit la sorcière, je t’abriterai pour la nuit et te donnerai de quoi calmer ta faim en échange d’un petit service que je te demanderai demain.

Volontiers, dit François, si c’est dans mon pouvoir.

Oh ! il ne s’agit que de bêcher mon jardin.

Là-dessus François, ayant soupé, s’en fut au grenier se coucher sur une botte de paille. Le lendemain il se mit à l’ouvrage et bêcha le jardin. Celui-ci était grand, et François n’eut fini que le soir.

Nous voilà quittes, lui dit la vieille, mais si tu veux demain fendre en bûches ma provision de bois pour l’hiver, je t’offre encore le souper et le gîte pour la nuit.
François accepta et, le jour suivant, il joua de la hache. Le tas de bois était grand, et François n’eut fini que le soir.

Tu as bien travaillé, dit la vieille, aussi demain je ne te demanderai qu’un tout petit service qui ne te fatiguera guère. Ce sera de descendre dans le vieux puits de la cour. Ne t’inquiète pas, il ne contient plus d’eau, mais j’y ai laissé tomber une chandelle, et je ne peux pas la récupérer à mon âge et toute seule. J’y tiens aussi, parce qu’elle est magique. Elle donne une belle flamme bleue et elle ne s’éteint jamais.

Le lendemain François se rendit auprès du puits avec la vieille qui le laissa descendre dans un panier attaché à la corde de la poulie. Lorsqu’il fut au fond, il aperçut en effet une flamme bleue qui provenait de la chandelle magique. Une espèce d’étui était à côté, dans lequel on pouvait l’enfermer. Quand on le rouvrait, la flamme brillait de nouveau, et jamais la chandelle ne s’usait. François la prit ainsi que l’étui et agita la corde. La sorcière remonta le panier et lorsqu’il fut arrivé à l’orifice du puits, elle tendit la main et demanda sa chandelle…

Je vous raconterai bientôt la suite de La Lumière bleue.

Chat porte-ciseaux

Juste pour le plaisir, j’ai transformé cet ouvrage en chat porte-ciseaux pendant que ce poème me revenait en mémoire

Un village écoute désolé
Le chant d’un oiseau blessé
C’est le seul oiseau du village
Et c’est le seul chat du village
Qui l’a à moitié dévoré


Et l’oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l’oiseau
De merveilleuses funérailles


Et le chat qui est invité
Marche derrière le petit cercueil de paille
Où l’oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n’arrête pas de pleurer


Si j’avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l’aurais mangé tout entier
Et puis je t’aurais raconté
Que je l’avais vu s’envoler
S’envoler jusqu’au bout du monde
Là-bas où c’est tellement loin
Que jamais on n’en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets
Il ne faut jamais faire les choses à moitié.

« Le chat et l’oiseau » est un poème de Jacques Prévert, et les explications des chaussons sont dans les tutoriels ci-dessus (clic).

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Non l’esprit n’est pas encore là
Unissons nos fluides
Et recommençons nos ébats
Que le chat gâcha.

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Le médium était concentré
L’assistance était convulsée
La table soudain, a remué
Et l’esprit frappeur a frappé

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui fait ce bruit là

Puis un souffle étrange a passé
Une ombre au mur s’est profilée
L’assistance s’est mise à trembler
Mais le médium a déclaré …

C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui vous électrise
C’n’est qu’le petit bout de la queue du chat
Qui passait par là

Alors en rond on se remit
Et puis on attendit l’esprit
Quand une dame poussa un cri
En disant je le sens c’est lui

Une voix dit miaou me voilà
Quelle drôle de surprise
Car l’esprit s’était caché là
Dans la queue du… dans la queue du… dans la queue du chat.

Chanté par les Frères Jacques. Ce sont les broches de Nadine (ici) qui m’ont inspirée ce petit chat. Dans l’esprit de Noël, ce peut être une ID pour faire plaisir, et un autre pour le thème de l’année de notre Atelier Patchwork.

La ronde des cadres photos

Pour la ronde des cadres photos proposée ici par LylouAnne, voici quelques portraits de famille…

heu non, là c’est autre chose… Un beau dessin…

La ronde des cadres photos

Mon Dieu! ce cadre, porte-photo et réveil à la fois siou plait, posé depuis des années sur une table de chevet et que j’essuie depuis des lustres…

La ronde des cadres photos

Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve dans mon cœur
Et vous faites refleurir
Tous mes rêves de bonheur

La ronde des cadres photos

là c’est un essai pour un ouvrage particulier… avec la patte de quelqu’un qui s’est laissé enfermer…


Je me souviens d’un soir de danse
Joue contre joue
Des rendez-vous de nos vacances
Quand nous faisions les fous
Souvenirs, souvenirs
De nos beaux jours de l’été
Lorsque nous partions cueillir
Mille fleurs, mille baisers…

La ronde des cadres photos

ah ça n’est pas toujours l’été, malgré ce soleil et cette chaleur des après-midis … voici quelque broderie sur le thème de Noël et dessin d’une fleur arc en ciel, plus jolis que des photos dans ces petits cadres, à mon goût


Et pour mieux garder dans ma tête
Les joies de la belle saison
Souvenirs, souvenirs
Il nous reste nos chansons (C’est JH qui chantait ça dans ma jeunesse)

… et ci-dessous, quelques chiffres et lettres posés sous verres pour fêter le début d’une année… il n’y a pas si longtemps de ça…

La ronde des cadres photos

C’était un petit tour sur mes étagères, des petits cadres qui m’entourent.

Chat bada bada

Chat bada bada

Comme nos voix ba da ba da da da da da da
Chantent tout bas ba da ba da da da da da da
Nos cœurs y voient ba da ba da da da da da da
Comme une chance comme un espoir, comme nos voix ba da ba da da da da da da
Nos cœurs y croient ba da ba da da da da da da
Encore une fois ba da ba da da da da da da
Tout recommence, la vie repart

Chat bada bada

Combien de joies, bien des drames, et voilà ! C’est une longue histoire, un homme, une femme ont forgé la trame du hasard.

Comme nos voix, nos cœurs y voient encore une fois comme une chance, comme un espoir.

Comme nos voix, nos cœurs en joie ont fait le choix d’une romance qui passait là.

Chance qui passait là , chance pour toi et moi ba da ba da da da da da da
Toi et moi ba da ba da da da da da da
Toi et Toi et moi.

Chanté par Nicole Croisille

Trente ans, trente ans l’âge mûr

Trente ans, trente ans l’âge mûr

Trente ans, trente ans l'âge mûr

Tout commence, un sale matin,
Dans le miroir d’une salle de bains.
Ce n’est plus Boucle d’or,
Cette jeune femme has been qui dort encore…
Qu’est-ce que c’est que ces coups de canifs
Qui remontent du coin des yeux vers tes tifs ?
Je vais pas faire un mélodrame
Mais ce sont des rides, ma p’tit’ Dame!
Alors ell’s’détériore,
Le rose caoutchouc fort qui colle ton corps…
C’est ton âge. Faut pas que tu pleures.
Ma pauv’ fifille, trente ans, pas que du malheur.

Trente ans, trente ans l’âge mûr.
Où l’on s’aperçoit qu’on peut pas compter sur
L’élasticité du tissu, c’est sûr…
Bébé rose était content,
Tu grimpais sur le toboggan.
Maintenant que tu ris moins fort,
Tu vas dégouliner sans faire d’effort…
Arrêtez. Ca va trop vite.
Tu deviens bien sûr molle de partout.
Ça s’précipite.

T’as beau jogguer au bois d’Boulogne,
T’as beau lifting, ma mignonne.
Tu dormiras pas mieux.
Vas pas chez c’ui qu’a les yeux rouges, qu’a pas les pneus.
SOS, docteur, malheur,
N’te retends pas la peau, détends-toi le cœur.
T’es une belle fille de trente ans, pas que du malheur.

D’après A Souchon. C’est vrai qu’à 30 ans l’enfance s’est échappée, mais la fraicheur est encore là. J’ai pensé à toi. Et j’ai divagué un peu, beaucoup, passionnément… et même à la folie, ma chérie.

Broderies afghanes

Laure , ma déménageuse préférée, m’a parlé de cette exposition de pure beauté des broderies afghanes exécutées à la main. J’avais participé au Tapis vert à l’initiative de Pascale Goldenberg il y a quelques années déjà.

Broderies afghanes

Le regroupement des villages de Laghmani se situe à environ 60km au nord de Kaboul, dans la plaine de la Shomali. Les habitants de la région sont de petits agriculteurs.

Les 200 brodeuses sont âgées de 12 à 50 ans. La broderie, traditionnelle dans la région de Laghmani avait été abandonnée après 30 années de guerre. les femmes ont réappris ces techniques de broderie main et la jeune génération l’acquière. Selon la qualité, 4 à 8 heures sont nécessaires pour broder un carré de 8cm de côté. Les carrés restent la marque du projet bien que des triangles, des ronds et des rectangles et rubans soient aussi brodés.

Depuis 2004, la collecte a lieu une fois par trimestre. Les brodeuses sont systématiquement payées, l’association prenant le risque de ne pas les vendre en Europe. Grâce à leur salaire, les femmes aident de façon conséquente leur famille, certaines ayant acquis une indépendance financière totale. Notre projet soutient aussi tous les mois 24 parrainages d’enfants de brodeuses, des brodeuses en difficulté, ainsi que toute brodeuse ou fille de brodeuse étudiante.

La pierre angulaire du projet: la broderie est en elle-même achevée,cependant il est encore nécessaire qu’une personne européenne y pose son regard, l’acquière et se mette à l’ouvrage, pour qu’avec ses goûts (de couleurs et de tissus) et sa technique personnelle (confection, patchwork, broderie, bijou), elle réalise autour de ce carré brodé un objet accompli, un produit fini qui sera « témoin de la rencontre de deux cultures ».

Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site de la DAI (Association allemande responsable, ici) ou le site FB de Guldusi, ici

Le cochet, le chat et le souriceau

Le cochet, le chat et le souriceau

Un souriceau tout jeune, et qui n’avait rien vu,
Fut presque pris au dépourvu.
Voici comme il conta l’aventure à sa mère.

Le cochet, le chat et le souriceau
J’avais franchi les monts qui bornent cet État
Et trottais comme un jeune Rat
Qui cherche à se donner carrière,
Lorsque deux animaux m’ont arrêté les yeux ;
L’un doux, bénin et gracieux,
Et l’autre turbulent et plein d’inquiétude.
Il a la voix perçante et rude ;
Sur la tête un morceau de chair,
Une sorte de bras dont il s’élève en l’air,
Comme pour prendre sa volée ;
La queue en panache étalée.
Or c’était un Cochet dont notre Souriceau
Fit à sa Mère le tableau,
Comme d’un animal venu de l’Amérique.
Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras,
Faisant tel bruit et tel fracas,
Que moi, qui grâce aux Dieux de courage me pique,
En ai pris la fuite de peur,
Le maudissant de très bon cœur.
Sans lui j’aurais fait connaissance
Avec cet Animal qui m’a semblé si doux.
Il est velouté comme nous,
Marqueté, longue queue, une humble contenance,
Un modeste regard, et pourtant l’œil luisant :
Je le crois fort sympathisant
Avec Messieurs les rats ; car il a des oreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
L’autre m’a fait prendre la fuite.
Mon fils, dit la souris, ce doucet est un Chat,
Qui sous son minois hypocrite,
Contre toute ta parenté
D’un malin vouloir est porté.
L’autre animal tout au contraire,
Bien éloigné de nous malfaire,
Servira quelque jour peut-être à nos repas.
Quant au chat, c’est sur nous qu’il fonde sa cuisine.
Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger des gens sur la mine.

Fable de Jean de la Fontaine

Chat perché

Le chat perché est un jeu d’enfants où un des participants doit toucher un de ses camarades qui devient le « chat » à son tour.
Pour éviter de devenir le chat, il faut se percher, c’est-à-dire monter sur ce qui se présente.

Les oiseaux aussi peuvent jouer à se percher et s’envoler pour éviter d’être toucher.

Chat perché

L’oiseau perché a mis des bottes
A mis des bottes pour se percher
Pour se percher devant ses potes
Qui eux en restent tout hébétés.

L’oiseau perché droit dans ses bottes
Snobe tous les autres du quartier
Car c’est pas de la camelote
Le cuir qui protège ses pieds.

L’oiseau perché porte la culotte
Chacun plie à ses volontés
Même la petite boulotte
L’oiselle qu’il a épousée.

L’oiseau perché joue au despote
Car sur le chat il a copié
Il n’a vraiment pas de jugeote
Puisque ce choix est décrié.

d’après un poème de Jack Harris

A l’enterrement d’une feuille morte deux escargots s’en vont

A l’enterrement d’une feuille morte deux escargots s’en vont…

J’ai envie de crier au ciel qu’il arrête de faire le Jacques; la lune était si belle et ronde avant hier soir, si claire et brillante. Mais il pleut très fort, et re-pleut à en faire fuir l’eau de tous les tuyaux, caniveaux et ruisseaux. Le ciel est en colère et luit de gros éclairs. Quelques paroles apprises il y a bien longtemps en primaire sont venues trotter dans ma tête…

A l’enterrement d’une feuille morte
Deux escargots s’en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes

A l'enterrement d'une feuille morte deux escargots s'en vont
Ils s’en vont dans le soir
Un très beau soir d’automne
Hélas quand ils arrivent
C’est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées

A l'enterrement d'une feuille morte deux escargots s'en vont
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voila le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le cœur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L’autocar pour Paris

A l'enterrement d'une feuille morte deux escargots s'en vont
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
Ça noircit le blanc de l’œil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C’est triste et pas joli
Reprenez vous couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes

A l'enterrement d'une feuille morte deux escargots s'en vont
Se mettent a chanter
A chanter a tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l’été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C’est un très joli soir
Un joli soir d’été
Et les deux escargots
S’en retournent chez eux

A l'enterrement d'une feuille morte deux escargots s'en vont
Ils s’en vont très émus
Ils s’en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais la haut dans le ciel
La lune veille sur eux.

de Jacques Prévert chanté par Les Frères Jacques.

 

Ce que disent les hirondelles

Ce que disent les hirondelles

La pluie au bassin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l’hiver, voici le froid !

Elles s’assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L’une dit :  » Oh ! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart !

 » Tous les ans j’y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d’un boulet de canon.  »

L autre :  » J’ai ma petite chambre
A Smyrne, au plafond d’un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d’ambre
Sur le seuil d’un rayon chauffé.

 » J’entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs,
Et parmi les flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs.  »

Celle-ci :  » J’habite un triglyphe
Au fronton d’un temple, à Balbeck.
Je m’y suspends avec ma grille
Sur mes petits au large bec.  »

Celle-là :  » Voici mon adresse :
Rhodes, palais des chevaliers ;
Chaque hiver, ma tente s’y dresse
Au chapiteau des noirs piliers.  »

La cinquième :  » Je ferai halte,
Car l’âge m’alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l’eau bleue et le ciel bleu.  »

La sixième :  » Qu’on est à l’aise
Au Caire, en haut des minarets !
J’empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d’hiver sont prêts.  »

 » A la seconde cataracte,
Fait la dernière, j’ai mon nid ;
J’en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d’un roi de granit.  »

Toutes :  » Demain combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d’écume leur bassin !  »

Avec cris et battements d’ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.

Je comprends tout ce qu’elles disent,
Car le poète est un oiseau ;
Mais, captif ses élans se brisent
Contre un invisible réseau !

Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d’or, au printemps vert !

Chez nous mille feuilles sèches
Parsèment les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !

On voit s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.

Poème de Théophile Gautier

Sur des fils tendus dorment les cervelles lessivées

Sur des fils tendus dorment les cervelles lessivées, rincées, essorées
Petits cerveaux repus d’eaux douces de savons et de mousses

Sur des fils tendus dorment les cervelles lessivées

Sur des fils colorés tressautent dans le vent ces circonvolutions de néant
Chairs atrophiées muscles de laine aux couleurs porcelaine

Sur des fils tendus dorment les cervelles lessivées

Sur ces fils médiatiques meurent l’intelligence, l’inné et l’expérience
Paysages pathétiques d’une humanité décatie sur des fils infinis

d’après Zax. Avez-vous remarqué que les oiseaux se rassemblent déjà sur les fils électriques?

La ronde des coquillages

Pour la ronde des coquillages chez Lylouanne, j’ai choisi un joli poème Rocaille de Zax

Le soleil se rit
Profusion des sens
Couleurs et essences
De l’homme tout petit
Qui porte un coquillage
A son infirme oreille
Et, raillante merveille
Entend jouir la plage

La ronde des coquillages

et j’illustre ce billet de cet ouvrage que je me suis amusée à broder cet été.

La ronde des coquillages

Je n’oublie pas ce lien tout particulier qui a retenu mon attention tant pour l’objet de stumpwork magnifique que pour le nom du site qui m’a fait sourire

 

Au loin la mer turquoise

Au loin la mer turquoise, faiblement agitée,
Ombragée de palmiers, frémissants sous le vent.
De grands pins somptueux, aux parfums enivrants,
D’oliviers centenaires, par le temps façonnés.

Au loin la mer turquoise

Le chant de la cigale, veut au loin me bercer,
Une douce torpeur s’installe paisiblement,
Sous le soleil d’azur, le corps est languissant,
Il fait bon s’allonger, fermer les yeux, rêver.

Au loin la mer turquoise

Le temps est suspendu, calme et majestueux,
Magiques sont ces instants, au goût si savoureux,
Relevés, pimentés, par le brise marine.

Insidieusement, la mémoire s’enrichit,
Se meuble de douceurs, de pensées féminines.
Irréparablement, le temps passe et s’enfuit.

Au loin la mer turquoise

 

Au loin la mer turquoise, faiblement agitée,
Ombragée de palmiers, frémissants sous le vent.
De grands pins somptueux, aux parfums enivrants,
D’oliviers centenaires, par le temps façonnés.

Le chant de la cigale, veut au loin vous bercer,
Une douce torpeur s’installe paisiblement,
Sous le soleil d’azur, le corps est languissant,
Il fait bon s’allonger, fermer les yeux, rêver.

Au loin la mer turquoise

Le temps est suspendu, calme et majestueux,
Magiques sont ces instants, au goût si savoureux,
Relevés, pimentés, par le brise marine.

Insidieusement, la mémoire s’enrichit,
Se meuble de douceurs, de pensées féminines.
Irréparablement, le temps passe et s’enfuit.

de Pierre-Etienne FERRIER. Broderie inspirée de la Ronde du Mois Chez Lylouanne.

Talons aiguilles et jambes fines

Talons aiguilles et jambes fines
Mes chevilles flageolent et se bousillent
Mais j’ai horreur des ballerines

Talons aiguilles et jambes fines

Pour un parcours de lèche-vitrines
J’chausse ma jolie paire d’espadrilles
Et j’protège ainsi mes chevilles

Matin de pluie mets mes bottines
J’vais au marché chercher lentilles,
J’rapporte aussi des mandarines

Talons aiguilles et jambes fines

J’me fais belle et j’me maquille
Ce soir, robe rouge… tu imagines?
Et mes chaussures talons aiguilles

d’après une publication de Lefapagain. Broderie en cours d’après un dessin de Angeline Melin.

En espadrille, on danse le disco

En espadrille, on danse le disco, on fait du vélo, et bye bye boulot ! En espadrille, on se sent léger ! En espadrille…

pour une pub…

En espadrille, on danse le disco

Un clip revu et revisité par les Nuls

En espadrilles, on a l’air d’un con…..on a des ampoules…..on danse le disco….
En espadrilles ça pue des pieds….en espadrilles, ahahahahahaha. En espadrilles, on rachète une paire….au bout de 3 semaines….en espadrilles….lalalalala.

Broderie en cours inspirée d’un dessin de AM .

J’ai imprimé le dessin en pleine page sur un papier quadrillé. J’ai relevé plusieurs dessins et préparé de cette façons plusieurs ouvrages pour cette fin d’été.

 

La ronde des coeurs

Pour la ronde des cœurs chez LylouAnne, j’ai fait une sélection de mes réalisations

crocheté pour un mug rug

ou juste imprimé sur mes tissus

et des cœurs de boutis. Utiliser le langage du cœur pour donner la parole aux sentiments directs, au ressenti de l’instant, à l’expression d’une émotion qui dit à elle seule plus que cent discours.

ou appliqué sur un panneau de bienvenue

et brodés à l’atelier. Utiliser ce langage, c’est une qualité de présence et d’écoute proposée sans contrepartie, centrée sur la personne.

pour un défi de Marie-Claire ID

ou pour une vie d’amour

et des cœurs de patch sur les assises de chaises,

en formes de visages aussi

sur des cartes pour mes courriers. Utiliser ce langage du cœur, c’est un mouvement vers une caresse ou un sourire, c’est aussi un silence tendu vers l’accueil, un élan qui s’accorde à un désir, une vitalité qui s’harmonise avec un rêve et prend le risque de s’exprimer.

et composé pour celle qui m’est chère

il y en a plein d’autres dans la maison,

des cœurs sculptés dans le bois des chaises et gravés dans les assiettes…

Je vous les montre, j’en ai offerts certains. A ceux qui passeront ici, je vous dédie ce billet avec toute ma tendresse. Il était temps, le mois se termine demain.

Gauchement tu es entré dans ma vie

Gauchement tu es entré dans ma vie
Il s’y est formé un arc-en ciel autour de nous et
L‘horizon s’est éclairci,
La vie future sentait l’amour, nous riions
Et je te sentais heureux quand
Sous mes doigts tu frémissais.

C’est comme ça que je t’ai plu
Avec mon charme inné (tss tss je le sais).
Tendresse et affection
Habitaient mon cœur,
Et nous avons uni nos vies
Rêvant d’enfants merveilleux
Imaginant un monde heureux
Ne donnant à tous que le meilleur
Et faisant de cette union un vrai bonheur.

 

Acrostiche pour nous 2