Atelier Patchwork – Courte pointe en cours…

Quatre couleurs différentes pour les quatre coins de cette courte pointe…et j’ai choisi de dessiner un bloc qui évoque une fleur qui s’ouvre, ou un soleil qui rayonne…

Le bleu, le rouge, le jaune et le blanc.
Les arbres dénudés de l’hiver, les fleurs du printemps, les blés de l’été et les coquillages dont on se régale en automne.
Le jeu des rayures et des carreaux, des clairs et des foncés.

Patchwork – Des crêpes et du soleil pour la Chandeleur

Comme beaucoup, j’ai fait des crêpes ce samedi 2 février…

pour la Chandeleur… et je les ai toutes mangées…

mais pas que… le vent soufflait à décorner les bœufs… il pleuvait …

c’était triste… j’ai sorti mes tissus jaunes

J’ai choisi le Soleil et ses rayons pour me réchauffer un peu…

Atelier Patchwork – Sur ce carré, ce sera un coeur …2

La consigne , cette fois-ci, c’était apporter 1 fil à broder de couleur différente de celle du carré + le carré crazy.

J’ai distribué une feuille de papier plus petite que le carré pour y dessiner un cœur,

n’importe quel cœur pourvu qu’il occupe toute la feuille…

à main levée, comme ça, tracé de plusieurs traits jusqu’à ce que la forme nous plaise…

…Des rires… bien-sûr… des cœurs joufflus…

trop minces…trop allongés…des fous rires…on a envie de gommer…mais non… repasser le trait…le courber… l’arrondir… enfin, des cœurs apparaissent… qui plaisent un peu… pas trop…

ça parait difficile de faire de l’imprévu… de ne pas copier …un modèle …ou les unes sur les autres…

Nous avons découpé notre cœur de papier, épingler pour « tracer » au fil à bâtir la forme du cœur sur notre carré crazy…

et c’est sur ce repère que nous allons…

brodé ce cœur …

avec le point de notre choix…point de chainette… point d’épine…

On s’applique…

les doigts sont douloureux…

et les yeux pleurent quelquefois … la concentration et les rires…

on choisit même plusieurs couleurs pour notre cœur …

tant on le veut beau …

Patchwork – Début d’une nouvelle courte pointe

Je cherchais une idée pour le thème de l’année à l’Atelier…mes lectures inspirent mes ouvrages patchworks… je crayonne souvent… dessine beaucoup… et reprends chaque croquis pour les partager en formes simples… carrées ou triangulaires…

Je ne teins pas mes tissus, uniquement de la récupération… et là, le croquis était près, les formes aussi, alors j’ai sorti les tissus rangés dans des boites par couleurs, et j’ai découpé…et j’assemble…

Patchwork – La courte pointe du Grand Chantier est terminée

La Courte pointe du Grand Chantier est terminée.

Ce défi lancé par la Mère Castor a démarré il y a juste un an.

Je viens de finir le matelassage.

Je souffre de mon index droit, mais je suis contente du résultat.

C’est une vue d’une rue de New York qui m’a servi de support pour faire plaisir à Adèle,

après  avoir planté les racines de cet ouvrage,

quelqu’un devait apparaitre…

Les mots des pages imposées m’emmenaient à chaque fois plus loin … vers Rosalie, Mathurin et Maurice,

chacun y a mis son grain de sel… la Mère voulait un grain de sable…  et tout s’est grippé…

j’ai continué mon bout de chemin, d’autres idées germaient,

Des autres ont pris les grands chemins et, pour eux, l’inéluctable est arrivé, la fin aussi pour certains.

Mais le retour, pour ceux qui restaient, fut encore plus beau, ce fut l’été

et comme une brise, Amphoxius est passé en voiture … ou à vélo, je ne sais plus

en tous cas c’est sans aucune contrariété que l’automne est arrivé,

et avec le pouvoir de l’imagination, les mots couraient en guise de points sur les tissus,

et les points écrivaient des messages d’amour.

C’est avec une très grande joie que j’ai participé à ce Grand Chantier. J’avançais à pas très irréguliers tout au long de l’année, pas trop vite, ni trop doucement quand même.  J’ai découvert les projets des autres participants avec surprise et délectation. Il y avait du visuel et de l’écrit, c’était un pur régal. Je vais frapper chez la Mère, et elle fera peut-être signe en montrant son chantier terminé.

certains du  “grand chantier”sont ici et ou , , , , , , , , , , , et plouf

Patchwork – Tesselations sur un couvre lit

Cette courte pointe recouvre son lit. On y retrouve les tabliers de ma grand-mère, les chemises de mon mari, des restes de robes que j’ai faites …

Elle a choisi les couleurs des tissus et m’a laissé libre choix pour les assembler à ma façon. Elle m’avait entendu coudre tout un dimanche…

Je revois ses yeux et ceux de ma mère quand j’ai retiré l’ouvrage de ma MAC, en disant que le top était fini.

une petite bordure de triangles entoure l’ensemble … et puis j’ai matelassé chaque fleur différemment…

Patchwork – Des mots, une histoire 84

Des mots et une histoire … me trottent encore dans la tête…

… je suis bientôt prête à partir au travail, aller à la conquête de toute une classe.
En cette période, l’air est frais et c’est, encore une fois, un jour où le vent glacé souffle très fort. Ce n’est pas un problème, mais j’aime quand mieux la belle saison.
A midi je ne resterai pas à la fac, j’irai lui chercher son cadeau, elle m’a donné deux idées : « Hilarité » c’est un jeu de questions et  de mimes, ou « Le vrai cauchemar » , un autre jeu où il faut relier les objets les uns aux autres en un temps record….

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 84ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Patchwork – Tablier de Grand-Mère

Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ? Après qu’elle nous ait quittés, j’en ai récupéré quelques uns et j’ai fait ces étoiles…. ils nous laissent de doux souvenirs.

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« Le principal usage du tablier de Grand-Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau. Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies. Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs,  les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau. Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides. Et quand le temps était frais, Grand-Mère s’en emmitouflait les bras. Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine. Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes, après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux. En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre. Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière. A l’heure de servir le repas, Grand-Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu’ils devaient  passer à table. Grand-Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse… « 

Patchwork – Courtepointe du grand chantier 10

Je continue la courtepointe du Grand chantier de la Mère Castor, comme elle nous l’avait proposé, avec le pouvoir de l’imagination et des mots de la page 227.

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Des petites croix bleues se posent sur l’ouvrage. Quand elle est en fleur, cette croix ancrée plus mince que la croix ordinaire,  ressemble à une garniture de bois entourant la poignée d’une manivelle, et la petite roue de bois allongée qui sert aux boyaudiers pour retordre les boyaux entoure le piton de fer carré rivé aux traverses des vitraux d’église et maintient les panneaux.

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Il savait que le Niobium,  corps métallique simple, avait été découvert en 1844 ; il a bluffé et les a niqués, il a gagné du 1er jet de dés en amenant le point annoncé. Comme une nitescence, une lueur brillait dans sa tête.

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Toute la soirée on avait parlé de nitidiflore, de ces fleurs brillantes, de leurs boutons, et de la nitruration, ce procédé de durcissement superficiel de certains aciers par exposition dans une atmosphère nitrée ; il savait nitrurer, il avait appris à durcir l’acier par ce procédé de nitruration.

Ils aimaient niveler ensemble, vétiler et s’amuser à des riens. Ces bagatelles, ces nivèleries et ces  badauderies faisaient le bonheur de leurs soirées, tout en passant le fil et l’aiguille, en accrochant les boutons.

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Dehors, sur les trottoirs, les vasques étaient garnies de nivéoles, ce genre de plantes de la famille des amaryllidées, voisines des perce-neige. Les rues étaient emplies de senteurs de nizeré aux essences de roses blanches musquées ou de noble-épine. Et les fleurs des noctiflores s’épanouissaient la nuit.

Mais dans les ruelles, il fallait dégager les nocs encombrés de feuilles tombées. Les petits canaux construits dans une fosse sous les chemins  n’allaient plus faire passer les eaux d’un coté à l’autre, et tout allait déborder. L’orage avait arraché les nochères, ces conduites formées de 2 ou 3 planches assemblées, qui d’ordinaire facilitaient l’écoulement des eaux, étaient détruites maintenant. On apercevait aussi quelques noctiluques, ces petits animaux microscopiques phosphorescents de la famille des protozoaires flagellés.

N’ayez crainte, ce n’est ni un noème, ni produit de mon intelligence. Je ne suis pas atteinte de noergie. C’est seulement la Mère qui le veut. C’est le pouvoir de l’imagination.

Le noie-chien est réparé. On ira naviguer sur ce petit bateau pour chasser le gibier d’eau cet automne. Le noir n’a toujours pas été poli ni blanchi à la lime, mais le noircissement est fait, on vient juste de graisser l’intérieur des moules dans la fonderie et le noir-ployant se voit maintenant, ces petites taches indiquent la ductilité du métal.

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Je suis sur les rotules, et j’ai un nœud dans l’estomac aussi dur que celui de mon potier, mais on a pu faire les réserves de noix, d’artichauts et de morceaux d’épaules de cerf . J’ai nettoyé la languette de fermeture du battant de fenêtre.

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La partie du mât de hune plus forte que le reste est laissée en renfort au-dessous du capelage pour soutenir les barres. Le cabestan a reçu les barres et les leviers de manœuvre.

Je prendrai la clé du robinet, et cette petite poulie à travers laquelle passe l’axe d’un dévidoir retiendra le fuseau de la Mère,

Il faudra aussi réparer la roue dentelée du moulin à café ou à poivre qui nous sert à broyer les grains après chaque récolte.

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On entend le menuisier pousser le rabot qui fait sortir les moulures, pendant que j’adapte la roue de cuivre fixée au bout de mon parapluie pour retenir les baleines.

Mon aiguille court sur le tissu, sur les couleurs. Je suis mon idée depuis le début, ça avance! « Un projet sur douze mois » avait-elle dit. N’y pense-t-elle plus? Nous a-t-elle abandonnées? Elle est partie sur son Nil, avec Henri Pourrat, et moi j’ai du lin, « advienne que pourra »

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J’ai repris l’aiguille pour matelasser, sans trop rêver pour que l’ouvrage avance….

Patchwork – Des mots une histoire 76

Des mots, une histoire … me trottent dans la tête …

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…Il fallait se rendre à l’évidence, il n’était pas disposé à finasser maintenant, il avait vécu des moments époustouflants, intensément jusqu’à saturation dans un univers fabuleux où se succédaient attentes et rituels. Il ne semblait pas aimer être enquiquiné, et ne chicanait pas non plus.

Avait-il l’age d’être en retraite? Quand j’y pense, il avait une certaine prestance avec sa chevelure d’un blanc grisonnant. Rien à voir à côté de cette collection d’individus adossés aux portières des voitures sur le parking devant l‘hôpital, tels des mollusques qui passaient leur temps à tordre leurs cheveux aux couleurs de flammèches, pour les dresser en huppes au-dessus de leurs têtes. Nouveauté de la mode ou simple marque de ralliement?…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 76ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

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Patchwork – Courtepointe du Grand Chantier 9

Pour ce 9ème épisode du grand chantier initié par la Mère Castor, elle parlait de contrariété. Pour sûr qu’il y a de quoi être contrarié ! La mère ne répond pas depuis 3 mois, et septembre est déjà passé! Qu’importe je continue, les points se suivent à la queue leu leu.

…La bête est passée en longeant l’écluse en construction. On a jeté le combustible par la toquerie, et les tocans tournent autour du bateau. Il y aura du saumon et de la tocane au repas de midi. La mère dit que ce vin se goutte surtout comme un champagne qui se boit dans sa nouveauté et qu’ il ne peut guère se conserver plus de 6 mois. Respectueuse de théorie scientifique ou de simples toilages, elle le sert précieusement comme on entretient une dentelle. Elle rentrera bientôt en ville.

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A cette saison, des tas de pierres cassées d’un ou deux mètres cubes ont été déposés le long du canal pour l’entretien des routes.La chaudière à basse pression dont la forme rappelle celle d’un tombeau va bientôt réchauffer l’atmosphère. Le père vérifiera d’abord la partie supérieure du toit, cet après-midi, et ensuite, le ton, du capelage jusqu’au sommet du mât. Il a glissé des outils dans la grosse poche qui garnit sa fausse veste de zouave et a reposé sur le bahut une brosse dont la surface est bombée. Il rentrera bientôt en ville.

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Il préparera un leurre tomenteux, couvert de poils courts et serrés ressemblant à du duvet, et consolidera la tomberelle, ce grand filet pour prendre les perdrix. Il ira voir le tombereau, cette  petite claie avec laquelle on prend les oiseaux sur la neige. Cet hiver, il utilisera du bois pourri sec qui peut remplacer l’amadou, ou de la toile brûlée enfermée dans une boite bien close et dont les marins se servaient autrefois pour démarrer un feu. Il faut penser à déplacer la tonelière; il ne se sert plus beaucoup de cette espèce de râteau dont la tête est garnie d’une poche en filet et qui sert à pêcher certains coquillages.

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En sortant il chancèle et son pied renverse la torchette, une petite sorte de panier fait de paille longue pour expédier le poisson de choix… Il se penche, la remet en place et découvre le petit linge roulé que sa femme mettait sur sa tête pour porter un fardeau. Il le garde serré dans ses doigts et fourre ses deux poings dans ses poches. Il marche maintenant le long du trottoir,  son regard rêveur se pose d’abord sur le gazon aux pieds des palissades couvertes de feuilles et des racines des arbustes, puis il suit le pont du bâtiment dans le sens de la longueur et s’arrête sur une fenêtre en hauteur : c’est là qu’il rencontrait les individus de l’association pour jouer au jeu de dés, pendant que sa femme coupait les écheveaux en aiguillées prêtes à être employées pour sa broderie….

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Patchwork – Des mots une histoire 75

Des mots, une histoire  …   me trottent dans la tête….

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…Je déguste mon thé, enfoncée dans mon canapé comme dans un cocon,  en pensant à cette rencontre.

Cet instant m’a paru interminable …  Depuis longtemps, il avait perdu ses papiers, m’avait-t-il dit de façon dogmatique, il n’avait plus de carte d’identité ni de permis, d’ailleurs qu’en ferait-il donc? Il n’avait plus l’autorisation de conduire…  J’aurais voulu entrer dans un bar et partager une boisson sur le zinc avec lui,  mais la poursuite de la conversation se fit là, au milieu des bruits des machines à moteur.

Il avait quelque souvenir de voyage en bateau à voile, d’une vie en pays lointains, où on ne vit qu’en bras de chemise à l’ombre des palétuviers… il avait même essayé d’écrire en ce temps-là, une envie inavouée. Aujourd’hui, il souffre d’une maladie de foie. Il ne sera plus l’idole de personne. Il m’a montré sa pastille de cyanure dans sa petite boite qu’il a toujours sur lui …

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 75ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

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Des poules picorent sur mes patchworks

Une poule avait pour habitude de descendre chaque jour au bord de la rivière afin d’y chercher de la nourriture.
Un crocodile la regardait l’estomac envieux de la voir si grassouillette

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Un jour, le crocodile vient près d’elle et menace de la manger mais la poule s’écrie :
–  Frère, O mon frère, ne faites pas cela !

Le crocodile en est si troublé qu’il s’en va, pensant qu’il pouvait bien être le frère de la poule.
Chaque matin, il revient près de la rive la rive, bien décidé à faire de la poule son repas. Chaque matin, la poule se met à crier :
–  Frère, O mon frère, ne faites pas cela !

Et le crocodile s’en va en maudissant la poule

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Comment puis-je donc être le frère de cette poule, se demande un jour le crocodile ?  Elle vit sur la terre, et moi je vis dans l’eau. Elle est dodue et moi je ne suis qu’un sac d’os. Je vais aller voir mon ami Mbambi afin de l’interroger et régler une fois pour toute la question

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Le crocodile se met en route. Il n’était pas encore bien loin quand il rencontre son ami Mbambi une sorte d’immense lézard

– Mbambi, lui dit-il, je suis très troublé.  Tous les jours, une jolie poule grasse vient au fleuve pour manger; chaque jour, quand je veux la saisir et l’emporter chez moi pour la manger, elle m’effraie et m’appelle son frère. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester ainsi plus longtemps et j’allais trouver Mbambi pour tenir une palabre avec lui

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– Oh ! tu n’es qu’un sot, répond Mbambi. Tu ne dois rien faire de tout cela car autrement, tu perdrais tes paroles et tu montrerais que tu es un ignorant. Ne sais-tu pas, mon cher crocodile, que les canards vivent dans l’eau et pondent des œufs et que les tortues en font de même. Moi aussi, d’ailleurs, je ponds des œufs, tout comme les poules. Et toi, mon stupide ami, que fais-tu donc ? Nous sommes donc tous frères dans un certain sens. C’est pour cette raison que les crocodiles ne mangent pas les poules

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Patchwork – Des mots, une histoire

Des mots, une histoire … trottent dans ma tête.

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… Avec beaucoup de persévérance, il avait monté son laboratoire , qu’il avait géré en collaboration avec un ami en qui il avait toute confiance. Un vrai sérail, qu’il disait, il vivait dans un écrin doré… Quel mot bizarre avait-il employé? Ah oui: ziggourat! Tout n’était qu’avantage, les embauches se multipliaient. Et puis un jour, cet obstacle: tout avait été inspecté à la loupe, des irrégularités étaient apparues dans les comptes, la totalité de l’activité fut mise en quarantaine, tout explosa comme l’éruption d’un volcan… A la réflexion, c’est son coeur d’artichaut qui l’avait amené au bord du surplomb où il se trouvait…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 74ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

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Patchwork – Des mots, une histoire

Des mots, une histoire … trottent dans ma tête.

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Je rentre à la maison, je quitte mes tennis dans l’entrée, mes pieds se détendent sur le carrelage. J’enlève mon médaillon et le dépose sur le guéridon, à côté de mes clés et d’une fleur d’hortensia. Je passe à la cuisine et me prépare une collation, j’aime assez ce concept de plateau-repas. Je fais chauffer de l’eau pour mon thé et me remplis une petite verrine de crème anglaise. Je verse une cuillère de sucre dans ma tasse brune préférée et me sers deux muffins à la carotte. Je sens une légère fatigue entre les épaules, comme une morsure dans le haut du dos. Je pense à ce qu’il a dit, que « sa vie n’est plus qu’une bagatelle, qu’il a connu l’exil et n’est plus du genre à prendre des pincettes avec qui que ce soit, il n’est même pas désolé car la vie ne le passionne plus ». Non il n’a pas fait de lapsus, « Il a joué à la roulette russe et dépassé la ligne rouge »…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire » 73ème édition sur le blog d’Olivia Billington. Les mots imposés sont ceux mis en gras.

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Patchwork – La courte pointe d’Amphoxius

En ce mois d’août, pour ce 8ème épisode du grand chantier initié par la Mère Castor, on a ameulonné les foins et les blés; au loin comme autrefois les linges posés sur les palisses volent au vent tels des amicts.

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On cuisinera un poisson d’eau douce pour ce midi, préparé en croûte de sel aromatisée au cumin,

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et demain ce sera une lamproie, ou des mollusques en coquilles rapportés par les pêcheurs.

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Comme une brise légère,

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l’amie de la famille est arrivée à la ferme pour aider à la terre et aux bêtes…

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Après être passé voir si la vache amouille, et si le bélier est bien attaché , on passera un outil sur la meule à aiguiser,

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pour ramasser des plantes aromatiques, de la cardamome et de la maniguette,

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et rapporter de l’amourette et des ampélidacées.

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On revêtira une armure d’amphiscien et retournera au cordage amplectif aux couleurs d’amphibole et à la broderie d’amphigène pour continuer la courte pointe d’Amphoxius.

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Patchwork et crochet – Œillet porte-dé chocolat et crumble

Juste pour saliver un peu! un nouvel œillet porte-dé en cours… couleur chocolat cette fois-ci… et la broderie de ma courte-pointe continue

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mais ma gourmandise a pris le dessus, alors j’ai préparé un crumble rhubarbe-mûres

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l’œillet porte-dé est terminé et le crumble est cuit…

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je l’aiservi avec une boule de glace…eh oui, c’est dimanche!

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Patchwork – Grand chantier à l’ombre du moucharabieh

Pour ce 7ème épisode du grand chantier initié par la Mère Castor, il était sur le chemin du retour.

La canne à la main,  il avait quitté le sentier ; des rangées de pavés traversaient la rue, il piétinait le morse à présent.

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Toute la journée, il avait broyé des pierres pour en faire du ciment, ses habits étaient imprégnés de l’odeur du mort-plain.

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Pour revenir de la mortellerie, il avait traversé les vergers et le sous-bois, le mort-bois y était épais.

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Ce soir il rapportait quelques fruits et un gros bouquet de mortine sous son bras; de bien belles fleurs sauvages sans mosaïque, qu’il avait ramassées là!

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La nuit tombait, c’était la période de morte-eau ; il apercevait quelques veilleuses au loin, semblant flotter comme des mort-gages et les bâtiments paraissaient colorés d’un brun de mélasse ou de moscouade et un air frais aux senteurs de moschifère caressait son visage.

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Bientôt il arriverait dans la rue des artisans, il entendait déjà le bruit du va-et-vient du métier des fabricants de tulle et le tap-tap dans l’atelier des parcheminiers dont les peaux tendues, couvertes de mouches, masquaient les fenêtres. Pour l’heure, il longeait une étendue d’eau d’où quelques poissons bondissaient pour happer les insectes,

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tout près, sous une charpente de marine, à l’ombre d’un moucharabieh   de fleurs et de feuilles,  des hommes jouaient aux cartes; à l’écarté, peut-être !

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Il tâta sa poche, et reconnut la partie saillante de son couteau, il y avait aussi un mouchoir et une petite pièce…

Pour lire l’épisode précédent

Patchwork – L’énergie, la gaieté et les bulles dans le vent juste pour toi

J’avais noté que  « le jaune et l’orange  sont des couleurs qui élèvent l’esprit, stimulent l’énergie et apportent de la gaieté ».

Alors je te l’ai offert mercredi dernier, « des bulles dans le vent de sassafras » juste pour toi!

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Je t’embrasse très fort! Courage Louis!

Le grand chantier – Courte-pointe de Rosalie

Pour ce 6ème épisode du jeu initié par la Mère Castor, j’aurais aimé vous parler d’un voyage jusqu’au Brésil où les rorquals et les baleines suivent le navire au tropique du Capricorne pendant que l’éperon de la poupe fend la mer aux teintes cramoisies du coucher du soleil,

j’aurais souhaité vous décrire les Flandres et ses maisons mitoyennes de briques orangées,

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j’aurais pu vous parler d’un été en Normandie passé à déguster les crustacés, et à broder

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j’aurais rêvé de Russie bercée de musique antique d’orgue mêlée au son du luth jouée par un orchestre vêtu d’hermine,

ou d’une sieste au bord de l’étang, percevant les crissement des coléoptères dans les roseaux, le plongeon des ablettes et le chant des abeilles et rêvant de rosse, de grives et de bécasses pendant que les points avancent

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Mais le mouvement incessant de l’horloge sur pied me ramène au présent.

Je reprends immédiatement l’instrument, et tel le mouvement des aiguilles sur le cadran, l’extrémité pointe dans la pièce que le fil prolonge.

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J’ai rassemblé les fournitures à employer pour la garniture, une variété de substances de bouton de corde et de soie ; sur toute la hauteur et sur toute l’épaisseur, cet ornement embrassera l’ouvrage à des degrés différents, sur la moitié du mur, du milieu jusqu’aux coins pour que la composition s’épanouisse.

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Sans encre, sans trou, un test type, une spirale de mots et de phrases qui a pris de la vitesse.

Je ne suis pas une étoile, j’ai pris le train en route, et la fin est avancée. C’est le bouclage, la cassure, le sifflet a retenti, on remet le capuchon et il n’y a plus d’entrée.

La tête en friche et l’esprit dans les limbes, je broderai encore sur les pièces aux teintes d’or et d’argent, de béryl et d’acier, de sel et de calcium; je ferai ressortir les arbres sur les couleurs de bois, de poudre et de minerai.

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Je vais partir du bas à droite, monter et garnir les tissus, pratiquer plusieurs points pour présenter les formes, trouver les teintes, répéter aussi sans trop retoucher non plus, suivre les lignes, soutenir les coutures et terminer l’ouvrage, je vais m’y employer. Allons, bouclons nos ceintures!

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les autres sont et , ou, et… si la Mère est menée par la lune…