Ça s’est passé un samedi

Ça s’est passé un samedi.

J’étais allée danser avec mes copines jusqu’au bout de la nuit comme toutes le semaines. Etait-ce notre âge ou le genre de musique ? C’était devenu une passion pour nous trois. Mais ce soir-là, une ombre s’est pointée et tout a tourné au délire. Un regard avait suffi pour que Marie Jo accepte d’absorber cette satanée boisson éventée et qu’elle s’enflamme en un rien de temps comme envoûtée avec ce machin-là. Ah il aurait fallu la voir ! S’il y en avait eu un, le thermomètre aurait dépassé tous les degrés possibles. Puis, petit à petit, elle perdit toute sa fraîcheur. Mais le pire, c’est qu’elle se mit soudain à tousser. Tousser très fort à se faire sortir tripes et boyaux.  En ce temps-là il n’y avait pas de Sam parce qu’on n’avait pas de bagnole, ni téléphone non plus. On était venu à vélo. Alors on a attendu, Martine et moi, sur le bas-côté de la route que la crise de l’autre finisse par passer pour se décider à rentrer toutes les trois, ensemble comme à chaque fois.

C’est ma participation aux Plumes de juin chez Emilie avec les mots de la récolte en gras dans le texte. Bien sûr, les prénoms ici n’ont rien à voir avec des personnes connues. C’était juste pour écrire et poster quelque chose aujourd’hui.