… et j’ai tricoté encore en top-down

… et j’ai tricoté encore en top-down. 

Du blanc cette fois-ci, pour une autre petite veste aussi. Est-ce la couverture de ma lecture du moment qui m’a inspirée ? Ou juste la douceur du fil sur mes doigts quand je les ai plongés dans mon sac ? 

Tricoter c’est se bouger les doigts et apprécier la douceur. J’ai commencé cette petite veste par l’encolure. En top-down comme sur les explications que vous trouverez ici et qui vont si bien.

Tricoter c’est se bouger les méninges et compter un peu. Le fil n’était pas si fin que les fils utilisés précédemment. Et oui, c’est comme ça parfois. Dans la même marque et même catégorie pourtant et suivant le coloris, le câble n’est pas toujours de même grosseur. Ça ne méritait pas des aiguilles plus grosses car le tricotage n’aurait pas été joli. L’échantillon n’était pas identique aux autres, mais diminuer le nombre des mailles et des rangs en vaut-il la peine?

Tricoter c’est se bouger pour être inventif. Modifier les explications et ajouter une fantaisie. Et j’ai répété le point ajouré sur le bord des manches de cette petite veste blanche. Et je pense à cette Louise du premier chapitre retrouvée dénudée en pleine rue… alors je reprends ma lecture…

Tricoter c’est se bouger et avancer l’ouvrage. Seulement je rêve en pensant à cette petite personne qui portera ce vêtement très bientôt. Le vent s’est levé et ne cesse de souffler et refroidir l’atmosphère. Er mes aiguilles s’agitent sous mes doigts et accélèrent l’avancée de l’ouvrage. Et pourquoi donc Gaston a-t-il été enfermé dans cette atmosphère enfumée du blockhaus de ce deuxième chapitre… et j’ai ré-ouvert mon livre…

Tricoter c’est se bouger et terminer l’ouvrage sans presque s’en rendre compte. Finir la veste en répétant plus longuement le point ajouré comme sur les manches et vivre au rythme des chapitres d’un livre qui s’égrènent alors que le vent souffle toujours. 

… et puis bouger coûte que coûte

… et puis bouger coûte que coûte, à pied, à vélo, bouger c’est la santé.

Regarder les pieds des gens faire des pas dans la rue. Des pieds accompagnés, suivis ou devancés par des chiens, ou d’autres pieds. Des pieds de gens  qui transportent des choses ou tirent des tucs, poussent des chariots ou courent après le vent.

Des vélos pour aller vite ou faire du sport. Participer aux courses et faire celles des autres, besoin de voir du monde et filer rapidement, vouloir rendre visite aux amis et passer devant chez eux en leur faisant seulement un signe de la main.

Chausser des pompes. User ses semelles jusqu’à la corde et chausser ses espadrilles pour aller voir la mer. Aller ou courir pieds nus sur le sable et glisser ses doigts dans ceux de la main d’à côté…

… et j’ai cousu des lettres aussi

… et j’ai cousu des lettres aussi, comme mes petits me l’avaient si bien montré.

-Tu sais Mémé je sais écrire mon initiale. Je trace un trait qui mooonnte, et je descends un peu et je remont’ et je deeesceeennds et voilà. Et tu sais, c’est aussi la lettre de Maman.

-Mmm, tu y arrives drôlement bien.

Et lui, de fermer les yeux pendant qu’un sourire éclairait sa jolie frimousse aux joues bien roses.

-Et la mienne, dit un autre, c’est deux traits comme une tente d’indien pointue avec un petit trait horizontal comme une échelle.

-Aaaah…, répondis-je.

-Oui c’est ça, un A. Mais qui ne se prononce pas A dans mon prénom parce qu’il est suivi d’un M, ajouta-t-il très vite, fier de me le savoir et de me le faire découvrir.

-En effet… voulais-je ajouter mais très vite interrompue.

-C’est un peu ça ! mais dis, Mémé est-ce que En-effet est aussi un prénom ?

-Je ne crois pas, mon chou, fut ma seule réponse, je trouvais ça drôle et pertinent à la fois.

La petite me dit que son initiale faisait la chaise, le grand me confirma que la sienne aussi et qu’on la prononçait L. Et la pitchoune de répéter aussitôt : « Elle, Aile, L… » avec la bouche bien ouverte montrant le bout de sa langue collé sur son palais. Et le grand ajouta que cette lettre au milieu d’un mot sur un livre c’était un simple bâton, mais qu’en écriture « crussive » à la main c’est une graaannde boucle. Je souriais, le cœur serré d’une infinie tendresse. Je les regardais. Je les admirais et leur ai dit qu’ils avaient bien grandi depuis les dernières vacances. Ils étaient contents sans doute car ils se sont regardés les uns les autres en éclatant de rire.

… et quand mes petits filous ont eu quitté la maison, j’ai cherché la douceur… dans mes sacs de toiles et de laines…. et j’ai cousu des lettres en tissus, comme mes petits me l’avaient si bien montré. Je les ai assemblées entre elles deux par deux. Et ça a formé  des prénoms. Ces diminutifs pour des devants de sacs.

Je continuerai parce que j’ai des tas de chutes de toutes sortes et de toutes les couleurs et parce que j’ai bien aimé coudre ces lettres de couleurs vives pour celles qui me sont chères.

Danser sur le vert tendre de la mousse

– Danser sur le vert tendre de la mousse, c’est ce que m’inspire ce mois de mars, dit Marguerite.

– M’asseoir sous un arbre et tricoter en regardant les rayons du soleil jouer entre les branches et les feuilles, ajouta Iris.

– Mettre mon chapeau émeraude et aller voir les enfants de l’école jardiner et semer leurs premières graines, poursuivit Violette avec entrain.

– Ce renouveau est un mélange d’espérance et de peur de ne pas savoir me ménager, finit par dire Rose un peu hésitante

– Mine de rien, l’exercice a été fructueux cet l’après-midi, conclut la monitrice aux quatre résidantes, en cette Saint Patrick je vous ai apporté du jus de cactus et du cake au thé matcha pour le goûter avec quelques petits pois au wasabi.

Vert tendre jardiner émeraude rayon arbre renouveau espérance graine peur chapeau danser soleil mousse ménager mine étaient les mots récoltés pour les Plumes de mars chez Emilie

… et puis j’ai confectionné des trousses

Ah… et puis j’ai confectionné des trousses cet hiver.

J’avais assemblé des petites scénettes en appliqué avec mes chutes de tissus de la grandeur de cartes textiles. Pas plus. Une par jour durant le temps de l’avent. Pour les envoyer ? Non, sûrement pas ! Chaque jour la scène était posée et fixée, mais il manquait quelques traits de fil comme des traits de crayons pour souligner le mouvement et des ombres. Je les embellissais de fils ou de perles au fil des jours mais Noël est arrivé puis l’an nouveau et les cartes… je les aurais bien terminées en sorte de maniques ou genre petits tableaux et ça aurait fait… flop ! Alors je les ai rangées… pas trop loin et repris mon tricot. 

J’aime bien alterné plusieurs activités sur une seule journée depuis quelques temps. Les sorties ne sont jamais très longues et pas lointaines ces temps-ci. Alors un peu de cuisine et de lecture, soudain interrompue par une musique et  une furieuse envie de chanter, mais quand on a bien cassé les oreilles de ceux avec qui on partage le lieu, il faut sortir, et quand il pleut et vente trop fort, on s’en retourne aux fourneaux… et laines et tissus. Parce que là vient la question… faut-il vivre pour manger, ou manger pour vivre ?!

Alors j’ai classé ces petites scénettes pas trop finies par thèmes et par couleurs, ou par nuances et par grandeurs. Enfin je ne sais plus. En tout cas, j’en ai sélectionnées trois ou quatre, puis quatre ou cinq et parfois huit… enfin, j’ai cousu en  séries des trousses fermées par une fermeture zippée. Ce fut de la couture détente, croyez-moi. J’en ai une bonne vingtaine maintenant. M’en reste-t-il à faire ? Je le crois, oui, deux ou trois petites scénettes, mais j’ai envie d’essayer un autre modèle de trousse…

Veste bébé top-down et raglan ajouré

Veste bébé top-down et raglan ajouré

J’ai beaucoup tricoté et j’aime tricoter les brassières, mais je m’aperçois de plus en plus que les brassières sont enfilées devant derrière et qu’elles sont utilisées comme des gilets, alors pourquoi ne pas tricoter directement un gilet ou veste quand une nouvelle naissance s’annonce. Et quand ce sont plusieurs naissances, c’est la fête. Il faut une pelote et demie pour une veste de taille naissance de zéro à trois mois, et j’ai trouvé dans ma réserve de la belle laine toute douce, grise pour une petite fille alors j’ai fait le boutonnage du bon côté, et jaune pour une deuxième naissance annoncée.

J’aime bien tricoter les pulls ou gilets en partant de l’encolure, c’est ce qu’on appelle top-down, on s’arrête quand l’aisance pour le bras est suffisante. Pour ces vestes, j’ai monté 83mailles sur des aiguilles n°2,5 pour une taille de zéro à 3mois et tricoté 4rangs au point mousse, au 5ème rang j’ai fait une boutonnière en tricotant les 3premières mailles endroit, 1jeté et 2m ensemble puis le reste du rang à l’endroit et 3 autres rangs au point mousse, donc 8rangs au point mousse pour le tour de cou pour la veste jaune, mais uniquement 2 autres rangs pour la veste grise et j’ai commencé le corps de la veste grise au R8 qui est devenu R9 des explications ici.

Pour un gilet de taille zéro à 3mois il faut compter 17mx2 pour les devants, 25m pour le dos et 12m pour chaque manche. Après, tout dépend du point ajouré choisi pour le raglan, mais pour une si petite taille le raglan ne peut pas dépasser la largeur de la manche, puisqu’il empiète de deux moitiés sur les devants et dos et sur chaque manche. Il peut être simple, ce raglan, avec un jeté avant et après une maille centrale tous les 2rgs. Dans le cas de la veste grise, le raglan s’étale sur 11m au premier rang avec une maille centrale jusqu’à 21m au dernier rang, et la maille centrale de chaque raglan était la maille du début et fin de chaque manche. Dans le cas de la veste jaune, le raglan s’étale sur 8m sans maille centrale, il empiète de 4m sur chaque côté et manche.

Le plastron raglan se fait sur 40rgs soit 20rgs d’augmentations de 8m tous les 2rgs sans oublier de faire 2 autres boutonnières au R25 et R45 comme au R5. Au R48, on obtient 243m que l’on répartit de la façon suivante : 37m pour un devant, 52m pour la manche, 65m pour le dos, 52m pour l’autre manche et 37m pour l’autre devant.

Je tricote toujours les 2manches en même temps mais séparément avec chacun des bouts d’une pelote. Là les 52m de chaque manche seront augmentées de 2m en début et 2m en fin du R1 de la manche. Les manches se tricotent au point mousse pendant 68rangs (ou 78rangs pour un revers de manche), en diminuant 1m à chaque extrémité des R11, R21, R31, R41 et R51 des manches. Et j’ai arrêté souplement toutes les mailles de chaque manche.

J’ai repris les mailles du corps en ajoutant 4m supplémentaires entre le premier devant et le dos et le dos et le deuxième devant et j’ai tricoté ces 147m du corps de la veste tout au point mousse pendant 70rangs (ou 80rangs pour veste plus longue) puis j’ai arrêté souplement toutes les mailles.

Il vous reste à fermer par une couture discrète les dessous des manches et coudre 3 boutons sur le devant en face des boutonnières.

Pour des coutures discrètes, je vous conseille d’aller voir mon article « gros plan sur les coutures au tricot » ici

Je vous remercie des commentaires, toujours très encourageants, que vous me laisserez ici.

Hello Mars

Hello Mars. Planète ? Pourquoi pas.

Petit point rouge dans notre ciel quand tu te montres. Et d’autant plus que tu es à l’honneur et visitée ces temps-ci. Les romains ont bien donné ton nom au dieu de la guerre… Je m’adressais plutôt au troisième mois de l’année. Sans toi, je ne serais pas là. Et d’autres aussi. Où ailleurs… et autrement, sans doute.

Mois, tu apportes le printemps. Ou plutôt, tu fermes la porte à l’hiver. Aussi long que Janvier, tu sais te faire majestueux à travers la Nature, ses belles fleurs et nos jardins. Tu annonces la belle saison. Pas que l’hiver soit moche, parce que la neige est magnifique dans sa robe immaculée. Je te soignerai comme janvier et février. Je ne sais pas si tu seras porte ou fenêtre pour mon livre textile, car les jours de l’année s’écoulent avec leurs mystères et leurs surprises.

Je voyais une fenêtre pour février, donnant sur l’extérieur. Très tôt le ciel fut jaune, chargé de sable venu de là-bas. Libre, lui, alors que les frontières sont fermées et contrôlées, les voyages restreints et les projets filent au ralenti. Les jours étaient heureux malgré tout. La tornade de mes petits cœurs ont coloré mes jours, leurs dessins égayent mes murs et leurs mots joyeux habitent encore ma tête et mes pensées. Alors je suis allée chercher mes tissus roses pour ma page de février. J’avoue que c’est une des couleurs que j’avais en vue dès le début.

Roses pour dresser des murs intérieurs, parce que, mine de rien, février fut froid, venté et que les fenêtres sont souvent restées fermées. Roses aussi pour les odeurs et saveurs des mets et desserts au cours de ces jours. Un escalier central de plusieurs marches pour montrer que la situation actuelle n’est pas facile, même si tout va pour le mieux ici. Et j’ai placé, posé et accroché des fleurs. D’énormes bouquets fleuris pour du bonheur et des douceurs. Sans oublier un petit reste de tissu jaune, porteur de souvenir, pour le coin de ciel. Puis j’ai fait cette mince arche finement ouverte vers… quelque chose qu’on souhaite découvrir un jour.

Février, voici ma page rose aux allures de boite à bonbons. Les jours sont grands, frais et de plus en plus ensoleillés. Les oiseaux piaillent de plus en plus. Je crois bien que certains ont trouvé refuge dans mon toit… Les violettes, primevères et pâquerettes colorent mon pré.

Mars arrive sans piège ni filet. Les perspectives sont grises. Les uns viennent quand d’autres ne peuvent pas aller. Les projets continuent. Pas tous au même rythme. Qu’importe. Je vais continuer mon défi pour l’année. Je continuerai dans le recyclage d’éléments récupérés. Et je posterai ici à chaque fois comme une curiosité à lorgner #curiositealorgner . J’aimerais que ce soit à raison d’un assemblage par mois au moins. J’ai ouvert une porte et suis face à un escalier. L’intérieur est rose et agréable. Vais-je y rester ? Une ouverture là-haut mène peut-être vers quelque chose d’agréable à découvrir. Vais-je monter les marches ? Qu’aimerais-je découvrir ? C’est ce que je voudrais représenter pour ce mois de mars.