La dernière chasse

La dernière chasse

Ce qu’il aimait le plus chez elle, c’était son look. Quelque soit la météo prévue, elle portait toujours ce blouson en daim qui changeait de teinte dans l’ombre ou la lumière, et qui lui donnait un air de papillon quand il ouvre et ferme ses ailes. Mais elle n’avait pas sa fragilité, même si elle était menue et pas très grande.

Il gardait d’elle un souvenir marquant, c’était l’effet qu’elle avait produit lors du premier appel. Il donnait des cours, elle était son élève. Il avait mal prononcé son nom, elle lui fit remarquer et ajouta sans modestie et plutôt par orgueil : « et puis zut, appelez-moi comme vous voudrez ». Sa réplique aurait pu porter à confusion. Une chose qu’il détestait en général, qui aurait pu lui faire péter une boule ou faire quelque dommage, et bien non, elle lui plut soudain. Il put croire qu’elle fut lunatique et imprévisible, mais par la suite il sut juger qu’elle se situait au-dessus de ce genre de vicissitudes. Il l’avait détaillée au fil des mois et pouvait affirmer malgré cette allure désinvolte qu’elle était dotée d’une extravagante intelligence. Et elle le fascinait.

Ce n’était pas par hasard, s’il l’avait choisie aujourd’hui pour faire équipe avec lui. Ils jouaient aux émerveillés mais voulaient simplement oublier tous deux leur première rencontre et repartir de zéro pour une fameuse destinée.

Pour répondre aux Plumes 11 d’Asphodèle chez Emilie avec les mots proposés et un clin d’œil au livre de ma semaine, La dernière chasse de JC Grangé.