Quand l’orage éclairait notre ciel du soir

Hier quand l’orage éclairait notre ciel du soir, je mettais les derniers points à mes gants arc-en-ciel.

Aujourd’hui, on est sur la plage sous un ciel d’azur et un soleil ardent. La lumière est intense et l’atmosphère détendue. On n’est pas en maillot de bain, car on porte tous l’uniforme, un costume ou un tailleur. On pourrait presque entendre les cigales si elles avaient choisi de débarquer ici elles-aussi. Pour ne rien perdre de chaque instant des cérémonies dans les villes de la côte et voir en direct et en simultané l’accueil des différents chefs d’états invités à l’occasion de ces commémorations, tout est retransmis sur de grands écrans installés devant les arbres au bord des routes. Personne ne foulera les pelouses vertes et entretenues des cimetières autour des croix blanches alignées là par milliers depuis des années pour le long repos de ceux d’en dessous. Aucune nostalgie anime les cœurs, mais une immense émotion, beaucoup de respect et une énorme soif de liberté et de paix envahit nos âmes en ce jour d’anniversaire de soixante quinze ans.

Pour répondre aux Plumes 10 d’Asphodèle chez Emilie avec les mots imposés et une pensée pour mes parents et grands parents.

 

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23 réflexions sur “Quand l’orage éclairait notre ciel du soir

  1. Pingback: Le chat du hasard – La plume fragile

  2. Bien que le travail d’écriture soit important, moi c’est sur ton travail tricot que j’ai flashé !! Et je vois que tu avais offert les explis il y a bien longtemps ! J’y cours !
    Merci !

    • Ma très Chère, j’ai toujours fait mes gants comme ça, ils sont si chauds et me vont toujours aussi bien 😉 ce modèle est vraiment super, et à cette fameuse « journée mondiale du tricot », trois paires ont fait des heureuses. Merci de ton intérêt à mes modestes explications

    • Je triais d’un œil, mes laines pour un nouvel ouvrage tricoté et hésitais d’e l’autre œil entre deux tissus pour une petite couture pour l’été tout en écoutant les échos sur cet anniversaire et ces cérémonies, alors j’ai fait un mixte… et les mots collaient rudement bien 😉 Merci Lydia

  3. Heureusement que tu avais publié ce billet un peu avant l’heure prévue, je l’avais lu et avais ressenti encore une fois l’émotion qui nous a tous tenus cois devant ces images et ces témoignages si émouvants. Et bien entendu, ton texte a rafraîchi ma mémoire…vite vite, comme j’en ai trop souvent la mauvaise habitude, je me suis attablée sans plus tarder devant l’ordi pour participer à ce bel atelier. Gros bisous.

  4. Pingback: LES TEXTES DES PLUMES D’ASPHODELE 10-2019 | LES PETITS CAHIERS D'EMILIE

    • Oh merci Juliette 😉 C’est joli ton petit cœur en montgolfière, enfin c’est ce que je vois! Mon texte,ben je le voulais aussi respectueux que possible pour ces soldats centenaires ou presque, si humbles qui avaient été tirés au sort par la vie pour vivre assez longtemps pour nous parler simplement de ces instants inoubliables et nous faire comprendre combien la vie est belle et précieuse.

    • Soixante quinze ans sans guerre sur notre territoire, c’est sans doute grâce à eux, j’ai fait de mon mieux et il faut dire que les mots étaient là pour ça 😉 Merci Max-Louis

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