Le soleil sous la soie

Le soleil sous la soie de Eric Marchal

Les premiers mots :

Duché de Lorraine, janvier 1694
La masure lui tenait chaud comme un manteau en drap d’Espagne. Il l’avait avisé, à la sortie du bois de Nomeny, alors que le ciel crayeux avait crevé sur lui une armée de flocons neigeux, puis il avait tiré jusqu’à l’épuisement sur les rênes de sa mule qui refusait d’y entrer, et s’était écroulé, avec sa bête, devant l’âtre rempli d’une couverture de cendres froides. A son réveil, il avait constaté avec soulagement la présence d’un fagot de bois sec, qu’il s’était empressé de faire crépiter. Il serait temps, le lendemain, d’aller chercher quelques branches mortes afin de rendre le tas tel qu’il l’avait trouvé. L’habitation, tout en torchis, était inoccupée. Peut-être une famille qui avait fui au passage des troupes françaises. Ou de la disette, qui rôdait…

Quatrième de couverture

A l’aube du 17ème siècle, médecins et chirurgiens se livrent une guerre féroce. Suite au décès d’un de ses patients, Nicolas Déruet, chirurgien ambulant, est contraint à l’exil. De la campagne lorraine aux steppes hongroises, des palais royaux aux hôpitaux militaires, il n’aura de cesse de perfectionner sa technique pour laver son honneur. De toutes les opérations, la plus difficile sera celle qui touche à son cœur : entre Rosa, marquise de Cornelli, et Marianne Pajot, accoucheuse, le choix relève d’une toute autre science…

« Un livre exceptionnel » écrit Valérie Expert de France-Info
« Le meilleur roman historique depuis « Les piliers de la Terre » écrit Gérard Collard

L’auteur s’est appliqué à restituer, avec beaucoup de précision, la vie quotidienne de cette fin et début de siècles.

Autre avis que j’apprécie beaucoup ici.

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