De jolies rencontres sous les mots

J’ai lu de belles histoires cet été et j’ai fait de jolies rencontres sous les mots, je partage avec plaisir ces quelques pages avec vous.

de jolies rencontres sous les mots

Je voulais vous parler de La vengeance des mères de Jim Fergus

Quatrième de couverture :

Enfin la suite de Mille femmes blanches. 1895. dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart recrutées de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la civilisation. Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérées pour leur survie.
Avec cette aventure passionnante d’un petit groupe de femmes prises au milieu des guerres indiennes, Jim Fergus nous livre enfin la suite des Mille femmes blanches. Le miracle se produit à nouveau et cette épopée fabuleusement romanesque, véritable chant d’amour à la culture indienne et à la féminité, procure un incommensurable plaisir de lecture.

Quand on ouvre le livre, à la page 4, juste après la page de titre, il y a une note de l’auteur à propos de la photo de couverture :

La photographie reproduite sur la couverture de ce roman a été prise par L.A.Huffman à Fort Keogh, dans le territoire du Montana, en 1878. la jeune femme, dénommée Pretty Nose, était une chef de guerre amérindienne qui, à la fin du mois de juin 1876, s’est battue contre le 7ème de cavalerie du général Georges Armstrong Custer à la bataille de Little Bighorn, à l’âge de vingt-cinq ans. Apparentée à tort, selon diverses sources, à la tribu des Cheyennes du Nord, elle était en réalité arapaho. Les Arapahos étaient des alliés de Cheyennes, et les deux tribus unies par d’étroits liens de parenté. Pretty Nose avait également du sang français par son père, un marchand de fourrures canadien-français. Malgré les interdictions successives, prononcées par les autorités religieuses et gouvernementales, concernant les mariages entre différentes ethnies, religions et cultures, ceux-ci étaient déjà nombreux dans les Grandes Plaines pendant la première moitié du XIXème siècle, comme dans toute l’histoire de l’humanité.
Pretty Nose a vécu par la suite dans la réserve arapaho de Wind River, dans le Wyoming, jusqu’à l’âge d’au moins cent deux ans.

Ce qu’on peut ressentir à retrouver nos héros :

Après avoir attendu presque vingt ans pour lire cette suite de Mille femmes blanches, le récit reprend là où l’auteur l’avait laissé, en 1876, lors d’un raid sanglant de l’armée américaine sur un village cheyenne, dans un formidable hymne aux Indiens et aux femmes plus particulièrement.
L’heure est à l’extermination, et l’auteur garde toute sa fraîcheur d’écriture et sa science pour transcrire la gravité des faits et raconter la folle épopée de ce groupe d’irréductibles au cœur de l’un des conflits les plus meurtriers de ces derniers siècles.
Deux narratrices se succèdent au cours des scènes de la vie quotidienne et des tableaux guerriers. On retrouve Margaret Kelly, seule survivante du massacre de son village avec sa jumelle, Susan et Molly McGill, toute dernière recrue du programme, institutrice d’origine écossaise passée par la prison. Si les Kelly, submergées par la colère et le chagrin, sont prêtes à tout pour venger la mort de leurs enfants, McGill et les autres ne sont pas moins déterminées. On a patienté et ce sont de sublimes portraits de femmes que l’on trouve sous les mots de l’auteur. Elles vont préférer l’aventure dangereuse auprès des Cheyennes plutôt que des retrouvailles avec leurs tortionnaires blancs. Réfugiées dans le camp de Crazy Horse, elles partent retrouver Little Wolf et se battre contre l’armée américaine.

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