Je me suis toujours senti comme un funambule

« À vrai dire, je me suis toujours senti comme un funambule.

Je me suis toujours senti comme un funambule

J’ai avancé dans cette société en prenant mille précautions.
Légèrement au-dessus, un peu au-dessous ou complètement à côté, je ne sais trop où, mais jamais en son sein.
Je me suis maintenu en équilibre tant bien que mal, sachant que je pouvais chuter à tout instant.
J’aurais pu considérer mon violon comme un don de la nature mais il était trop lourd à porter.
J’ai avancé dans la vie comme un funambule sur le sable, avec un don que je ne pouvais pas utiliser, empêtré et maladroit. »

Cet extrait de « Un funambule sur le sable » de Gilles Marchand véritable roman de la différence, pour illustré ce petit personnage né de mes aiguilles et de mes lectures du moment. Tellement poétique aussi.

«  Il y avait les vagues, il y avait le sable. Il y avait le vent aussi.
Il y avait les pins, leurs pignes et leurs épines. Il y avait les écureuils.
Il y avait les dunes ou plutôt une grande dune qui s’étirait à perte de vue.
Il y avait les chemins qui cheminaient, les marcheurs qui marchaient, les vendeurs qui vendaient, les bronzeurs qui bronzaient, les pêcheurs qui pêchaient, le sable qui sablait et les mouettes qui mouettaient.
Tout était en ordre.« 

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2 réflexions sur “Je me suis toujours senti comme un funambule

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