Le coffre est ouvert

Le coffre est ouvert.

Le coffre est ouvert

Oui, le coffre à souhaits est ouvert. A-t-il été ouvert ou s’est-il ouvert tout seul ? Je ne saurais le dire, bien sûr, puisque je n’étais pas là. Je repassais et j’arrive juste. Passe-poil, le chat, jouait avec ma patte-mouille et m’a attirée ici. Ces pattes sont humides et son poil passe partout.  Oh si c’est lui, misère, il a intérêt à filer droit. Ce n’était pas un coffre-fort, non, un truc tout simple, et je vois bien que ça n’était pas comme ça avant.

Avant quoi ? Ben, il y a peu de temps, j’aplatissais les lisières et suivais le droit-fil sur le linge que je pliais. Regarde et respire. L’air est envahit d’odeurs pâles et de couleurs tendres. Je ne peux pas définir correctement ce qui est apparu. Sans appât rance et de belle apparence. Ça se sent pourtant et ça se voit pour sûr. C’est léger et agréable. Y es-tu sensible? Bof. Vois, ces volutes roses, bleu mauves et orangées qui s’en échappent et qui grandissent. Tiens une petite maison s’élève au dessus d’une brume, la vois-tu maintenant ?

Le coffre est ouvert

Oui. La petite maison, c’est important. C’est le principal pour être à l’abri. Son toit est un livre. Oh ! Les livres qui s’ouvrent et qui étalent leurs pages. Certaines s’en détachent. Il n’y a pourtant pas de courant d’air. Les collines qui se forment ont un air de velours vert. Elles se retournent et offrent des pages à l’intérieur. Des cahiers en tissus comme mes portes-aiguilles. Des mots sont brodés. Lis, les phrases deviennent des poèmes au fur et à mesure que tout grandit. J’étends les bras sur mes aiguilles. Du point mousse pour les bordures, et de la mousse à l’orée du bois. Des arbres apparaissent près d’une barrière, des feuilles tombent et jonchent le sol, des graines ont germées, des tiges poussent et bourgeonnent, leurs feuilles et des fleurs éclosent. Des pétales s’en détachent et s’envolent. Je tourne sur moi-même et regarde en l’air. Des champignons éclatent, le pollen vole emporté vers les nuages en boules de coton. Je ne respire plus depuis un moment, mes oreilles bourdonnent, les muqueuses de mon nez et ma gorge sont irritées, les yeux me démangent et soudain j’éternue violemment. Tout à disparu. Je ne peux rien vous montrer. Il ne reste plus une miette. J’étais toute seule. Mais vous me croyez, hein, que tout peu disparaître après un éternuement ? J’ai cherché pour vous montrer et ça ressemblait un peu à ça.

Le coffre est ouvert

Chez Monesille, cette fois, ce sont les fous qui ont rendez-vous pour l’agenda ironique, c’est ici, et c’est un dessin des chosettes qui m’a inspiré. A tes souhaits, qu’on me dit quelquefois, mais mon plus grand souhait c’est que ce pollen arrête de voler dans les rayons du soleil, ça me rend folle.

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Six nuages s’étirent dans le ciel bleu

Six nuages s’étirent dans le ciel bleu
Deux oiseaux volent et combattent le vent
Le soleil brillera toute la journée.

Six nuages s'étirent dans le ciel bleu

Six adultes qui vivent souvent autour de moi
Deux petits garçons font le bonheur de ma vie
Un nouveau jour commence plein de joie.

Six amis  (et plus) auxquels je tiens infiniment
Pour deux jours de weekend partagés affectueusement
Et une vie entière qui continue allègrement.

Six visages sont terminés
Deux pages seulement sont assemblées
Pour un body flip book de fous rires.

Juste pour remercier toutes les personnes qui m’entourent, avec lesquelles je vis et je ris, à celles qui me liront et celles qui m’ont écrit. Juste pour une journée que l’on voudrait comme les autres.

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