Tandis qu’à l’horizon apparaissait la première lueur rose d’une nouvelle aurore

Tandis qu’à l’horizon apparaissait la première lueur rose d’une nouvelle aurore et que les oiseaux moqueurs s’éveillaient dans les poiriers, il attisa le feu qui crachait déjà et grésillait bien jusqu’à ce que s’élèvent de hautes flammes jaunes et d’épaisses volutes blanches.

 

Tandis qu’à l’horizon apparaissait la première lueur rose d’une nouvelle aurore

Dans le pâturage tout proche, les bêtes meuglaient près de la clôture, et s’il avait été aussi attentif que d’ordinaire, leur comportement l’aurait étonné. Il se serait demandé pourquoi elles s’attroupaient ainsi au bord du pré plutôt que dans la partie centrale, près des trois balles de foin rectangulaires qu’il avait sorties pour elles la veille. Au lieu de cela, il restait là à regarder le feu, fixant les flammes pour ne pas poser les yeux sur ses mains crevassées et sillonnées d’entailles profondes.

Extrait de « le sillage de l’oubli » de Bruce Machart que j’ai découvert avec délice.

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