L’oie battait puissamment des ailes

L’oie battait puissamment des ailes, projetant de la neige sur les traces qu’ils avaient laissées.

L’oie battait puissamment des ailes

 

Autour d’elle s’étaient regroupés les daemons abandonnés, , mais d’autres s’éloignaient à pas lents, en poussant des petits cris de désespoir. Une fois toutes les empreintes effacées, l’oie se retourna pour rassembler les daemons livides. Elle leur parla et, un par un, ils se métamorphosèrent en oiseaux, au prix d’un terrible effort, et tels des oisillons, ils suivirent le daemon de la sorcière, battant maladroitement des ailes, trébuchant, courant dans la neige, pour finalement réussir, non sans mal, à s’envoler. Ils formaient une ligne irrégulière, pâle et spectrale, sur le fond noir du ciel, gagnant peu à peu de la hauteur, malgré la faiblesse et la confusion de certains d’entre eux ; d’autres privés de volonté, chutèrent, mais la grande oie grise fit demi-tour pour aller les rechercher, en les prenant dans son bec, et les emmener en douceur, jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans le noir intense du ciel.

Autre extrait de « à la croisée des mondes » de P Pullman, découverte d’un univers extraordinaire.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s