Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage, à force de patauger dans l’eau glacée, l’ours brun s’est enrhumé. De retour dans sa grotte, il se met à éternuer.

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage
Une fois, deux fois, trois fois… Tant et tant de fois, qu’un rocher finit par se décrocher et boum ! vient bloquer l’entrée de sa grotte. L’ours pousse et pousse encore, mais rien à faire, le rocher ne bouge pas d’un poil.
– Au secours ! crie l’ours brun paniqué. Aidez-moi ! Je suis coincé dans ma grotte car un rocher est tombé et l’air va me manquer.
– Me voici ! dit une petite voix
– Qui donc ?
– Moi, la petite fourmi, je vais t’aider !
– Toi ? mais tu ne sauras jamais t’y prendre. Il faut aller chercher quelqu’un de plus gros et de plus fort. Fais vite, sans quoi, je serai bientôt mort !
– Ok, ok, ne t’inquiète pas, ours brun, je vais trouver un animal plus gros et plus fort.

Aussitôt la fourmi grimpe sur une branche et appelle à l’aide :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
– Pas de panique, me voici, clame le blaireau. Laisse-moi régler cette affaire.
Le blaireau tire, tire et grimace d’effort. De son côté, l’ours pousse et pousse encore, mais rien à faire le rocher ne veut pas bouger.
– Il nous faudrait quelqu’un d’autre et plus gros, bougonne le blaireau. Tout seul, je ne suis pas assez fort.

La fourmi grimpe à nouveau sur sa branche et appelle au secours :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
– Rassurez-vous, je suis là, dit une grosse voix, et à pas de velours, le loup rejoint le blaireau.
– A deux, cela ne devrait poser aucune difficulté, dit-il. Blaireau et Loup tirent de toutes leurs pattes. De son côté, l’ours pousse et pousse encore, mais rien à faire le rocher ne bouge pas d’un millimètre.
– A deux, nous ne sommes pas assez forts à deux, il nous faudrait quelqu’un d’autre et plus gros, avoue le loup.

La fourmi grimpe encore une fois sur sa branche et appelle au secours de toute sa voix :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
– Ne vous inquiétez pas, me voilà, dit un élan qui arrive à grandes enjambées.
– Vous allez voir, à trois, le rocher ne devrait pas résister. Blaireau, Loup et Élan s’essoufflent à tirer. De son côté, l’ours s’épuise à pousser, mais rien à faire le rocher ne veut toujours pas bouger.
– Nous ne sommes pas assez forts, il nous faudrait quelqu’un d’autre et plus gros pour venir à bout de ce rocher.

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage

La fourmi se précipite à nouveau sur sa branche d’arbre et hurle aussi fort que possible :
– Vite, vite, l’ours est coincé dans sa grotte, un rocher est tombé et l’air va lui manquer.
Son cri retentit dans toute la forêt et même au-delà jusqu’à la prairie et jusqu’aux oreilles d’un bison. Personne dans les environs n’est aussi fort et aussi puissant que lui. En quelques instants le voilà prêt à apporter son aide.
– Avec moi, le rocher va bouger, affirme-t-il, et l’ours sera bientôt délivré. Blaireau, Loup, Élan et Bison tirent, les muscles tendus et les mâchoires serrées. De son côté, l’ours pousse de ses pattes, de sa tête et de son nez, mais rien à faire le rocher reste bloquer.

Sur sa branche, la fourmi n’a plus de voix tant elle a crié. Que faire ? Que va devenir l’ours brun ? Ils essaient à nouveau tous ensemble, des fois et des fois… Le temps passe, le soleil descend, descend vers l’horizon… et bientôt, c’est la nuit. Le rocher n’a toujours pas bougé. Blaireau, Loup, Élan et Bison, épuisés, se sont endormis. Dans sa grotte, Ours brun s’est assoupi aussi. Mais la fourmi le sait bien, si le rocher reste là, l’air va lui manquer et l’ours va s’étouffer. Alors, elle s’élance dans la forêt pour trouver de l’aide. Elle y passera la nuit…

Au petit matin, le soleil à peine levé, chacun se réveille et … Surprise !
– Incroyable, s’exclame l’élan.
– Le rocher a bougé, s’écrie le loup.
– Qui donc a pu faire ça ? s’étonne le blaireau.
– Certainement pas l’ours, regardez, il dort encore, constate le bison.
– C’est moi, répond la fourmi, Moi et mes amies !

Et aussitôt on entend cent mille petites voix qui crient :
– Oui, c’est nous, c’est nous. Toute la nuit, nous avons œuvré et rassemblé nos efforts pour déséquilibrer le rocher et le faire basculer et rouler.
Sous ces cris, l’ours se réveille, heureux de voir le jour et de pouvoir respirer à pleins poumons. Il remercie ses nouveaux amis, gros et petits, ému de s’être trompé sur la force de chacun et émerveillé par tant d’entraide.
Blaireau, Loup, Élan et Bison, éberlués, restent bouche bée et les yeux ronds.

Un jour comme aujourd’hui par un ciel clair et sans nuage

 

Décidément, la tâche n’était pas pour eux, pourtant gros et forts. C’était un vrai travail de fourmis. C’est une histoire de Zemanel, que vous pouvez raconter aux tout-petits et un peu plus.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s