Tricote un sourire

« Tricote un sourire » proposait, il y a quelques mois un nouveau grand projet. Plusieurs blogs en parlent. A l’aide de petits carrés de laine, tricotés ou crochetés et assemblés ensemble, nous allons être Monet. De grands tableaux vont être confectionnés.

Une mosaïque de laine.

Tricote un sourire

J’ai tellement admiré les précédents travaux que je me suis prise au jeu. J’ai bien sûr recherché quelques restes de laine et tricoté quelques petits bouts à mon tour, que j’ai bien vite envoyés en Normandie. La quatrième news-letter annonçait qu’il en manquait encore, mais il restait encore un peu de temps, alors je m’y suis remise.

Encore une douzaine de carrés.

Tricote un sourire

Les news récentes étaient bonnes, nous sommes Monet jusqu’au bout, et nous serons Monet. Seulement maintenant il faut assembler, on lit, par les mots employés, l’entrain qu’elles ont toutes à l’autre bout du pays. Pour finir cette œuvre et relever ce défi, on peut participer à l’assemblage de blocs de cinq carrés sur cinq lignes et cinq colonnes.

Le facteur est passé.

Tricote un sourire

Alors hier soir, j’étais la plus contente de la terre. Oui, oui, j’avais reçu une belle cinquantaine de carrés à assembler. Tellement heureuse que je les ai admirés d’abord, puis triés par couleurs. Et j’ai assemblé avec plaisir ces beaux carrés, le sourire aux lèvres et dans le cœur.Le colis est reparti ce matin avec ces petits confections. Je suis très heureuse.

Merci.

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Le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc

Le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc.
J’ai ouvert mon protège-livre et j’y ai posé quelques textes originaux que j’ai découverts ici.

Le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc

Douceur du printemps, le soleil en pousse se cache derrière des rêves de coton blanc. Position horizon, je revois l’azur d’un ciel pur. Je me souviens des jeux d’enfant où j’emplissais mon ciel de créatures imaginaires. Elles combattaient mes peurs et y contribuaient un peu, elles gonflaient mes cauchemars et les emportaient au loin. Elles me laissaient croire à une fin joyeuse pour me laisser grandir.

Caresse d’été, le soleil brille et il fait bon. Il fait bon et le temps passe.
J’ai décidé de ranger un peu tout ce que l’on n’utilise plus. J’ai décidé de me séparer des choses que l’on amasse au fil du temps. Je les donnerai à qui saura, mieux que moi, les utiliser. Pourquoi ai-je gardé tout ça? Dans une vie, on ne voit pas toujours le temps passer. Le soleil brille depuis plusieurs jours déjà. Brûlant, énorme, il m’épuise maintenant. Je suis à genoux, je trie encore et je retrouve. Je découvre, je classe et je recycle. Le temps s’est arrêté. L’oreille posée sur le guidon de mon petit tricycle, je fixe l’orange du soleil couchant. Pour respirer un peu et mes yeux pleurent. La poussière des rêves sur mes doigts laisse des traces sur mes joues. Il m’en faut peu. Des cercles se tracent dans ma tête et s’envolent en spirales. Je jouais, je tournais en rond sur mon engin. Tantôt fée, tantôt héros, nymphe des bois ou nymphe des eaux, quel était le plus tendre ou le plus beau? j’étais l’éclair, le plus fort aussi, Nympho Man, heu, non je ne crois pas, Bioman ou Dragon Ball,

Tendresse d’automne, le soleil est là depuis longtemps maintenant, pour chauffer mes vieux os.
La vie ne s’est pas arrêtée. Non. Le temps a suspendu son vol et ces créatures sont toutes parties conquérir d’autres cieux. Je les ai enfouies au plus profond de mon âme. Et un peu à l’intérieur de cette boite que je viens d’ouvrir. Un carnet et des bouts, des morceaux de tout sans couleur et sans forme bien définie. Je brasse ces choses, cailloux et fossiles, des miettes de bois ou je ne sais quoi… Je ne suis plus sûre de rien. C’était avant, dans une autre ère, sur une autre sphère, datant sans doute du jurassique, avec un peu de paléobotanique. Une odeur lointaine s’échappe de ce coffret. Il me semble, mon nez se souvient. Mes doigts frôlent ces restes, ceux d’une racine carrée du 28ème au dessous, ou plus…

Soudain, un froid m’enserre, il déploie ses ailes majestueuses et m’en recouvre sans qu’elles ne me pèsent sur les épaules. Je sens que ma tête se pose contre lui, heureuse de l’avoir et d’être, je sens presque des battements puissants et réguliers. Il m’apprend encore le langage du cœur dans le silence. Nos mots sont suspendus, mais je les laisserai un jour dans mon carnet bleu et orange. Du mieux que je peux. Faut-il pleurer, faut-il en rire? Je n’ai pas le cœur à le dire. On ne voit pas le temps passer.

Ouf, j’ai chaud mais j’ai rangé, et j’ai du m’assoupir un peu aussi, ou j’ai rêvé. Vous ai-je parlé en dormant de l’agenda ironique de juillet?

Ce sera ma prose tendre de l’été pour les rendez-vous de la poésie du jeudi chez Asphodèle et l’Ecriturbulente Martine.

 

L’été de Théodore de Banville #6

L’été de Théodore de Banville #6

L'été de Théodore de Banville #6

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.

 

Ce sera ma participation aux poésies du jeudi chez Asphodèle (et plutôt ici, chez Martine) et au défi du fil DDF#6, avec cette application brodée du bleuet qui arrive à sa fin, le matelassage est pour bientôt, et cet ouvrage ira rejoindre ma collections de fleurs, mon herbier très spécial.

 

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