Je suis arrivée dans la cuisine à la vitesse d’une automobile

Je suis arrivée dans la cuisine à la vitesse d’une automobile.

Je suis arrivée dans la cuisine à la vitesse d’une automobile

J’ai atterri sur la table. Juste à côté d’un accroche-cœur ambré. Ça m’avait l’air comestible. Et alléchant, en tout cas.
Je m’agenouillai et goûtai. C’était du jus d’abricot. Et délicieux en plus de ça ! J’aspirai et me délectai.
Je m’abreuvais, et ça me détendait. Je fermai les yeux un moment pour mieux apprécier.
Quand je les rouvris, quel fut mon étonnement d’apercevoir l’anamorphose de ma face ahurie sur le dos d’une cuillère.
Cette surprise fut de courte durée. J’aspirais encore, car la soif ne me quittait plus.
L’ambiance était calme dans cette maison, et je sentis soudain ma fatigue.
C’est que j’avais arpenté la campagne tout l’après-midi. J’avais viré de ci de là et zigzagué en tous sens.
J’aime ma vie en plein air. Je peux même ajouter que j’adore quand le vent promène mon arrière-train sur un itinéraire approximatif aux allures d’arabesques.
D’ordinaire, on dit affirmativement de moi que je suis une abeille active. Mais là, je suis toute azimutée. J’ai surtout le ventre bien plein. Et il va falloir repartir. Vite, il faut agir avant que quelqu’un ne rentre dans la pièce. Ouf! me voilà ressortie d’où j’étais venue: par la fenêtre.

Oui, je me suis prise pour une abeille gourmande le temps d’écrire ces phrases pour les Plumes 51 chez Asphodèle avec les mots qui étaient ici. Et un gros plan sur un sac à tissus en crazy et brodé de petites bêtes, de feuilles et de fleurs.

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34 réflexions sur “Je suis arrivée dans la cuisine à la vitesse d’une automobile

    • Oui, J’ai eu un déclic et ce fut assez facile mais un peu simple. J’envie toujours les autres textes à la fin du weekend.
      C’est un peu toujours comme ça, je suis heureuse le lundi matin de donner mon mot quand je peux avant de partir au travail ou je stresse le soir de peur d’arriver en retard. Je recopie les mots le mardi matin et promène ce papier dans ma poche, jusqu’à ce que je puisse écrire quelque chose. Tantôt je classe les mots par rimes, ou par noms, adjectifs et verbes, tantôt j’entoure un mot et fais des flèches les reliant les uns aux autres, ou j’écris dans l’ordre des mots tels qu’ils sont donnés. C’est souvent un petit rien au cours de la journée qui inspire mes phrases.
      Et à la lecture des textes, je suis émerveillée de voir toutes les idées différentes des uns et des autres.
      Merci 😉

    • J’ai écrit ce texte juste après être rentrée du travail un soir de grosse pluie. Je m’étais séchée, un peu réchauffée et dégustais une tartine de confiture avec un bon café. J’ai tâté ma poche et sorti le papier où j’avais noté les mots mardi matin. J’étais bien sans doute, et suis partie à rêver un peu de nature et de soleil… Merci ma Belette, tes mots me sont doux. 😉

  1. sympathique et gourmande cette abeille ! Si bien distillé ce texte que les mots disparaissent dans une fluidité et un réel plaisir à le lire . Belle journée

  2. Qu’elle est mignonne cette abeille ! Tant qu’elle n’est pas azimutée par le Monsanto et retrouve le chemin de sa ruche, alors tout va bien ! Et le miel d’abricot va être bon ! 😆 Ton ouvrage de couture est ravissant ! 😉

    • ça a l’air bien parti avec de belles lectures, des ouvrages à finir (ou à commencer) et un coup d’œil de temps en temps par la fenêtre pour découvrir l’alternance de luminosité avec cette pluie et les éclaircies… 😉

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