Je suis née un mardi

En mars, je suis née un mardi comme cette année.

Je suis née un mardi

Maman douceur m’admirait. Papa chanteur répétait « Ma petite vedette, la célébrité toi, tu auras, car la voix de diva tu l’as déjà » en s’étendant pour accrocher une belle étoile lumineuse au mur du local.
Ni chacal, ni paparazzi ce jour-là, ni de film de tout ça, ou alors, tout est parti en fumée, car je n’en a jamais rien vu.
J’étais sortie du bocal et arrivée nue sans fortune et sans prétention, mais très vite comme une météorite pour une fameuse réputation.
Serrée dans les bras de ma fée encore fragilisée, je m’étais réchauffée de sa chaleur et reposais allongée comme sous un gros projecteur.
Elle m’avait vêtue de fanfreluches et posée dans mon lit, entourée de peluches et barricadée aussi.
Éblouie par son petit talent, elle avait tout oublié maintenant et dormait auprès de lui, enfin de moi.

Avec les mots et pour les Plumes 50 chez Asphodèle, c’est ma participation pour ce mois de mars.