Dialogue avec le Sphinx

La fée vrillée va bientôt nous quitter et je dois un dialogue avec le Sphinx. Cette pauvre bête m’accompagne dans tous les mouvements que je fais et je n’en suis pas toujours consciente. J’étais trempée quand je suis rentrée ce soir, je rouspétais tout haut quand j’ai senti sa présence.
– Ah tu es là toi, et depuis quand ?
– Je suis rentré comme toi, pourquoi ?
– J’ai vu ta maison aujourd’hui.
– J’en ai plusieurs, tu sais. Où es-tu allée ?
– Je te propose une devinette et tu sauras dans quelle ville je suis passée.
– D’accord, mais énonce ta question en trois parties, comme les parties de mon corps.
– On y trouve quelque chose de blanc comme tes ailes, cette chose a la douceur de ton visage, mais elle demande parfois des dents de fauve. As-tu une réponse ?
– Je peux te répondre avec une charade, le veux-tu ?
– J’aime le jeu et tu le sais, vas-y et je te montrerai la photo que j’ai faite
– Mon premier est le contraire de descendre, il fait bon s’allonger sur mon deuxième et les canards se plaisent dans mon troisième.
– Tiens, regarde ! quand j’ai vu ça, j’étais contente d’avoir mon téléphone à portée de main. La reconnais-tu ?
– Oui, me dit-elle, bien sûr, elle a un peu vieilli comme mon poil chenu. Et toi, je vois que tu restes dans le blanc, encore ce mois-ci !

Dialogue avec le Sphinx

C’est juste pour répondre au dialogue avec le Sphinx pour l’Agenda ironique de février, et les autres textes sont listés ici.