Le mois du blanc se termine et c’est demain que Fée vrillée arrive

Le mois du blanc se termine et c’est demain que Fée vrillée arrive.
Les jours sont beaucoup plus longs qu’au début de janvier et l’air reste frais et blanc.
Parfois mes doigts se réchauffent à tourner les pages de mes livres, pendant que les ouvrages réchauffent souvent mes genoux.
J’aime les rêves et tout s’enchevêtre. Je sors de mon livre et me frictionne les mains. Il faudra rêver et parler de fiction.
J’avais écrit un mot, il demande un dialogue. J’avais dit blanc et je ressens le vide.
Ai-je passé le relais à un mythologue? car c’est à sphinx qu’il faudra parler. J’en lis plus, je suis curieuse.
« Sphinx à la tête et au buste de femme, au corps de lion avec des ailes de grand oiseau ». J’en ris, ça gamberge et je divague.
Faut-il avoir passer un long mois sous le soleil d’Égypte pour avoir des idées pareilles ?
ou faudra-t-il que j’aille vivre au pays des glaces et des pingouins pour pondre quelque chose de potable ?
en tout cas, certains dialogues sont déjà écrits
et si ça vous dit de rejoindre l’Agenda Ironique de Février, c’est ici que le sujet est en clair.

Le mois du blanc se termine et c'est demain que Fée vrillée arrive

Deux derniers petits mots accrochés au cou de cet oiseau qui vient tout droit de chez Betyle sur un fil.

Le mois du blanc se termine et c'est demain que Fée vrillée arrive

Tricot – Gilet blanc

Joli modèle au tricot – Gilet blanc en coton.

J’ai fait un échantillon 10x10cm qui correspondait à 30m et 45rgs en jersey endroit. J’ai mis longtemps à rédiger cet article et voici les explications de ce modèle en 3 tailles: 3-6-12mois.

Pour le corps:
Monter 174-186-198m sur les aiguilles n°2.
Tricotez 1,5cm en cotes 1/1
Au 6ème rang faire un trou-trou (2m ens et 1 jeté) pour une boutonnière à 3 mailles du bord. Puis faire 3 autres boutonnières (2m ens et 1 jeté) tous les 32 rangs.

Avec les aiguilles n°2,5 continuer en jersey end, sauf pour les 8 premières et dernières mailles en cotes 1/1
A 11,5-13,5-15,5cm de hauteur totale formez les emmanchures
Tricotez 43-46-49m, rabattre 6m, Tricotez 76-82-88m, rabattre 6m
Continuez sur les 43-46-49m dernières m en diminuant à 2m du bord droit ts les 2rgs 24-26-28 fois 1m
Simultanément à 19,5-22,5-25,5 cm de hauteur totale pour l’encolure à gauche, en rangs incomplets, laissez en attente tous les 2rgs 1fois 11-12-13m, 2fois 2m et 3fois 1m
A 22,5-25,5-28,5cm de hauteur totale laissez en attente la m restante

Même travail en vis à vis pour le devant gauche sur les 43-46-49m de l’autre extrémités.

Reprenez les m en attente au milieu et pour les emmanchures diminuez à 2m de chaque bord tous les 2rgs 26-28-30 fois 1m
A 23,5-25,5-29,5cm de hauteur totale, laissez en attente les 24-26-28m restantes

Pour la manche gauche:
Montez 50-54-58m sur les aig n°2
Tricotez 1,5cm au point mousse
Avec les aig n°2,5 Continuez en jersey end en Augmentant à chaque extrémité tous les 4rgs 13 fois 1m- tous les 4rgs 14fois 1m- alternativement tous les 4 et 6rgs 15fois 1m
On obtient 76-82-88m
A 13,5-15,5-16,5cm de hauteur totale pour les emmanchures rabattre à chaque extrémité 1fois 4m puis diminuez à 2m du bord droit tous les 2rgs 26-28-30 fois 1m
Et à 2m du bord gauche tous les 2rgs 24-26-28 fois 1m
Ensuite à gauche, en rangs incomplets, laissez en attente tous les 2rgs 3fois 6m-1fois 6m et 2fois 7m-1fois 8m et 2fois 7m

Pour la manche droite:
Même travail en vis à vis

Pour le montage:
Fermez les manches et montez les

Pour la bordure encolure:
Relevez toutes les mailles laissées en attente autour de l’encolure sur des aig n°2.
Tricotez 8rgs en cotes 1/1 (Pensez à faire la dernière boutonnière, si elle n’est pas faite)
et rabattre toutes les mailles

Coudre les boutons.

Petits chaussons tricotés boutonnés

Tout se tricote au point mousse pour ces Petits chaussons tricotés boutonnés. Mes pensées s’évadent quand je tricote, je pense d’abord à suivre mes idées…

Monter 31m, Tricoter 15m, placer un marqueur, 1m, placer le 2ème marqueur, 15m

Petits chaussons tricotés boutonnés

Au 2ème rang augmenter 1m en début de rang, et tricoter jusqu’au 1er marqueur, augmenter 1m, tricoter 1m, augmenter 1m, tricoter jusqu’à la fin du rang et augmenter 1m en fin de rang
Tricoter le 3ème rang tout au point endroit.
Aux 4ème, 6ème et 8ème rangs : augmenter 1m en début de rang, et tricoter jusqu’au 1er marqueur et augmenter 1m, tricoter les mailles jusqu’au 2ème marqueur, augmenter 1m, tricoter jusqu’à la fin du rang et augm 1m en fin de rang
Tricoter les 5ème et 7ème rangs comme le 3ème
On a 51m et 5 cotes mousse.

Mais tout s’envole, je pense à ce que je vais de mes nouveaux tissus…

Du rang 9 au rang 19, enlever les marqueurs, tricoter au point mousse
Au rang 20 : Tricoter 15m, 2m ens 5fois, 1m, 2m ens 5fois, tricoter 15 m
Les rangs 21 à 23, tricoter au point mousse
Au rang 24 : Tricoter 10m, arrêter 21m, tricoter les 10 dernières mailles
Sur le côté droit,
Au rang 25 : tricoter 10m, augmenter 10m et
Du rang 26 à 27 tricoter sur ces 20m
Au rang 28, arrêter les 20m.

Et j’ai tricoté sans même faire attention, et je suis allée chercher de l’autre laine pour un autre projet…

Faites la même chose du côté gauche.

C’est le bazar, et je ne retrouve plus mes boutons…

Faites une bride-boutonnière au bout de chaque petite « bretelle » et coudre les boutons sur le chausson en croisant les attaches, comme sur la photo

Petits chaussons tricotés boutonnés avec un brin d‘évasion en photo pour AmeGraphique du carré jaune proposé par Aifelle.

Symphonie en blanc majeur

Symphonie en blanc majeur

De leur col blanc courbant les lignes,
On voit dans les contes du Nord,
Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes
Nager en chantant près du bord,

Ou, suspendant à quelque branche
Le plumage qui les revêt,
Faire luire leur peau plus blanche
Que la neige de leur duvet.

De ces femmes il en est une,
Qui chez nous descend quelquefois,
Blanche comme le clair de lune
Sur les glaciers dans les cieux froids ;

Conviant la vue enivrée
De sa boréale fraîcheur
A des régals de chair nacrée,
A des débauches de blancheur !

Son sein, neige moulée en globe,
Contre les camélias blancs
Et le blanc satin de sa robe
Soutient des combats insolents.

Dans ces grandes batailles blanches,
Satins et fleurs ont le dessous,
Et, sans demander leurs revanches,
Jaunissent comme des jaloux.

Sur les blancheurs de son épaule,
Paros au grain éblouissant,
Comme dans une nuit du pôle,
Un givre invisible descend.

Symphonie en blanc majeur

De quel mica de neige vierge,
De quelle moelle de roseau,
De quelle hostie et de quel cierge
A-t-on fait le blanc de sa peau ?

A-t-on pris la goutte lactée
Tachant l’azur du ciel d’hiver,
Le lis à la pulpe argentée,
La blanche écume de la mer ;

Le marbre blanc, chair froide et pâle,
Où vivent les divinités ;
L’argent mat, la laiteuse opale
Qu’irisent de vagues clartés ;

L’ivoire, où ses mains ont des ailes,
Et, comme des papillons blancs,
Sur la pointe des notes frêles
Suspendent leurs baisers tremblants ;

L’hermine vierge de souillure,
Qui pour abriter leurs frissons,
Ouate de sa blanche fourrure
Les épaules et les blasons ;

Le vif-argent aux fleurs fantasques
Dont les vitraux sont ramagés ;
Les blanches dentelles des vasques,
Pleurs de l’ondine en l’air figés ;

L’aubépine de mai qui plie
Sous les blancs frimas de ses fleurs ;
L’albâtre où la mélancolie
Aime à retrouver ses pâleurs ;

Le duvet blanc de la colombe,
Neigeant sur les toits du manoir,
Et la stalactite qui tombe,
Larme blanche de l’antre noir ?

Des Groenlands et des Norvèges
Vient-elle avec Séraphita ?
Est-ce la Madone des neiges,
Un sphinx blanc que l’hiver sculpta,

Sphinx enterré par l’avalanche,
Gardien des glaciers étoilés,
Et qui, sous sa poitrine blanche,
Cache de blancs secrets gelés ?

Sous la glace où calme il repose,
Oh ! qui pourra fondre ce coeur !
Oh ! qui pourra mettre un ton rose
Dans cette implacable blancheur !

Théophile GAUTIER

Il est temps de passer le relai pour l’Agenda ironique

Il est temps de passer le relai pour l’Agenda ironique. La Fée Vrillée (dixit Valentyne) n’attend que ça ! Mais avant de confier la poursuite de ce délire, un dernier mot sur le blanc comme le contait très ironiquement Coluche:
« …
Et puis qu’est-ce que vous avez aussi ? Vous avez le nouvel Omo .
Ah ! Il est bien le nouvel Omo ! C’est celui qui lave encore plus blanc que blanc !
Moi, j’avais l’ancien Omo qui lavait plus blanc et il lavait déjà bien hein !
Mais maintenant il y a le nouvel Omo qui lave encore plus blanc !
Moi j’ose plus changer de lessive, j’ai peur que ça devienne transparent après… »

Ça me trottait dans la tête depuis un moment… voyez pourquoi…

Il est temps de passer le relai pour l'Agenda ironique

Je vois que les résultats du sondage favorisent le poème « Mort d’hiver » et que justement RxBodo sur Bodoblog  se propose d’héberger l’Agenda Ironique de la Fée Vrillée (ben oui, j’aime bien), alors puisqu’il est temps de passer le relai pour l’Agenda ironique, ce sera chez lui que l’on postera la prochaine fois. Je vous remercie d’avoir jouer ici avec moi sur le blanc et autre thème pour cet Agenda Ironique de janvier, je me suis régalée, je me sens blanchie et je vous laisse toutes les autres couleurs pour le restant de l’année. J’ai pris beaucoup de plaisir à proposer ce thème, j’ai découvert le « sondage sous WP », j’ai réinventé les règles, et j’ai agi comme j’aime, en toute liberté.

J’ai déjà découpé d’autres T-shirts… pour des tapis de couleurs cette fois-ci.

Cher frère blanc

Cher frère blanc

Cher frère blanc

Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

Poème de Léopold SEDAR SENGHOR pour la poésie du jeudi chez Asphodèle  et pour l’ironie de l’agenda du mois blanc.

Les autres participants sont là aujourd’hui.

Agenda ironique de l’an neuf (mais seize) et du mois Blanc

Agenda ironique de l’an neuf (mais seize) et du mois Blanc

14 participants !  qui m’ont permis de présenter leurs 16 textes de l’ Agenda ironique en acrostiche.

Ce fut un plaisir de finir l’année en proposant le thème de cet agenda ironique du premier mois de l’an seize. C’est un bonheur de publier la liste des billets  des fantaisistes et originaux qui ont répondu pour le mois blanc.

Bientôt fini, mon tapis ! Je vais m’attaquer aux T-shirts de couleurs…

Agenda ironique de l'an neuf (mais seize) et du mois Blanc

Les textes sont là, Servez-vous !

Et plus bas, vous pouvez voter. C’est un bien grand mot, mais on va essayer, juste pour rigoler.

Asphodèle et Humeur du jour

grand blanc douteux  et un blanchiment qui a mal tourné et Une blanche vaut deux noires de Jacou

en poésie Mort d’Hiver de Bodoblog

noir et Blanc pour un échiquier ici

des ailes d’une blancheur immaculée de La Plume et la Page

Anne de Louvain la Neuve et sa blanche indulgence

Immaculée, la couverture de Jobougon sur l’impertinence n’est pas un rêve

rêve de Renard sur Carnets Paresseux

Oh, Martine a tout effacé sur Ecriturbulente

nuances de  blancs de Valentyne sur La Jument Verte

Ironie à l’encre blanche et sympathique pour l’agenda d‘Une patte dans l’encrier

qu’une concaténation ironique pour l’an entier chez Monesille

une fleur d’Iceberg de Leodamgan

Esprit sain dans un corsage et sa fileuse

Vote pour « Agenda ironique de l’an neuf (mais seize) et du mois Blanc »

Et là, avez-vous voté ? Le gagnant sera peut-être celui qui reste à blanc !

Avant de refermer la grande porte de l’an quinze, j’avais répondu à la gentille invitation de  Monesille et accepté d’être organisatrice de l’agenda ironique de janvier 2016. Vous étiez là au mois de décembre  Anne de Louvain la Neuve, Jobougon, Jacou33 ici et et là aussi , Unepattedansl’encrier ici et là , Monesille, Un esprit sain dans un corsage , Valentyne ici et et là aussi , EcriTurbulente , Mariejo 64 ici et là , Carnets paresseux ici et et là aussi ou encore là , Asphodèle , BodoBlog  , et je vous remercie tous d’avoir répondu ce mois-ci, ici.

Agenda ironique de l’an neuf et du mois Blanc

Agenda ironique de l’an neuf et du mois Blanc. Pas besoin de vous dire que je vois du blanc partout, j’en suis au troisième T-shirt en petits bouts…

Pour cet agenda ironique du premier mois de l’an neuf, des fantaisistes et originaux ont répondu pour ce mois blanc.

Une couverture immaculée de Jobougon sur l’impertinence n’est pas un rêve

Blanc pour un échiquier ici

Dodo et la fileuse le temps d’un rêve sur Un esprit sain dans un corsage

Un manège enchanté de Valentyne sur La Jument Verte

Un blanc douteux de Jacou et ses Mots Autographes

Une patte dans l’encrier d’encre blanche et sympathique pour cet agenda ironique

Humeur du jour chez Asphodèle

Vous prendrez bien un petit blanc de Martine sur Ecriturbulente

Des ailes d’une blancheur immaculée de La Plume et la Page

Concaténation ironique de Janvier chez Monesille

Blanche indulgence chez Anne de Louvain la Neuve

Un blanchiment qui a mal tourné chez Jacou

Une blanche et deux noire chez Jacou

Mort d’Hiver de Bodoblog

Iceberg de Leodamgan

et

Rêve de Renard sur Carnets Paresseux

… De très jolis textes, de beaux rêves plus crazy les uns que les autres.

Si par bonheur, vous aimeriez participer, laissez votre lien là-dessous…

Et si par erreur j’ai oublié l’un ou l’autre, écrivez là-dessous, je ne vous en voudrai pas (Je plaisante ! j’ajouterai votre lien bien sûr!)

Humeur taquine dans un silence blanc

Un peu tard lundi soir, d’humeur taquine dans un silence blanc, j’ai soulevé les plumes et ramassé les mots. J’ai vu la liste des retenus et l’ai copiée. Mais pas retenue le lendemain matin et j’ai relu. Entre les mots, j’ai peint des idées avec ma plume en petites touches sur mon clavier.

Toujours d’humeur et jamais bonne, ou pas souvent, ce jour là encore, la gentillesse n’avait pas été sa principale motivation. Elle avait été prise, enfin, la main dans le sac, ou plutôt une barre de fer à la main debout sur l’almanach jeté au sol. Elle sera coupable cette fois-ci. Mais pourquoi tenait-elle une serpillère dans l’autre main ? Ces visites dans les maisons, elle les faisait de nuit lors de ses insomnies, entrait sans passe-partout évidemment, et y menait une folle farandole. On l’aurait cru dilettante, son visage éclairci d’un sourire de plaisir. Elle chantonnait une poésie qu’elle émiettait mélancolique, quand ils sont venus la chercher. Avait-elle conscience de la tempête qu’elle avait créée ? ou était-ce la chaleur et l’agacement de l’instant qui la firent respirer en secousses minuscules et syncopées ?…

Mais comme elle n’aime pas jeter les mots à la poubelle, et moi non plus dans la corbeille, j’ai lu l’autre liste, celle des mots non-retenus, ou écartés comme elle l’écrit. Alors je les ai bien écartés avec des blancs, et des espaces pour faire de la place, et l’ai comblée pour vous combler, et tout poster ce matin.

Dès l’aube, elle était d’humeur à l’inspiration. Contente de pouvoir agir en toute liberté et adepte de la procrastination, elle allait flâner dans son pyjama et faire le pingouin. Pour se détendre elle leva les bras et pandicula. De bonne heure et de bonne humeur, elle s’installa face à la fenêtre pour admirer le manège olympien des oiseaux du matin. Leur va et vient en fantaisie lui fit prendre conscience de son bonheur passé. Des images défilèrent en majuscules dans sa tête,  et lui firent battre le cœur. Elle voyait très nettement le diaporama de leurs sorties pédestres en famille et un air de mélancolie s’afficha sur son visage. Son regard se portait sur ce qui lui restait: la wassingue à essorer et le linge à laver.

C’était mon humeur taquine dans un silence blanc pour les 48 Plumes et l’humeur chez Asphodèle, sinon tu meurs sous les coups de règle!  Ben, je m’y suis mis avec bonheur et aucune peur.

Les autres participants sont là: Asphodèle, Marina Chili (ex VDM), Nunzi, Ghislaine, Thiébault de Saint-Amand, Soène, Mind The Gap, Carnets Paresseux, Martine, La plume et la Page, Célestine, Valentyne, Claudialucia, BrizeMarie-Jo64, Domicano, EmilieBerd, Monesille, Nadège, Modrone-Eeguab , Cériat , LilouSoleil, MerquinJacouDimDamDom

Et les participants à l’Agenda Ironique du mois blanc sont ici.

Petit paletot et blanc tricot

Douce laine pour petit paletot et blanc tricot. L’hiver est là, la neige s’annonce encore un peu sur les hauteurs.

Petit paletot et blanc tricot

Le corps du paletot se tricote en un seul morceau commencé par le devant droite.

Monter 31m avec la paire d’aiguilles 4,5 (c’est un modèle pour un bébé de six mois). Tricoter en point mousse en glissant toujours la 1ère m. A 13cm de hauteur totale, à gauche du travail, pour la manche, ajouter 30m. on a 61m. Continuer sur toutes les mailles. A 22cm de hauteur totale, pour l’encolure, à droite du travail, rabattre tous les 2rgs : 1fois 10m, puis 2fois 3m. On a 45m, à 25cm de hauteur totale, on se trouve au haut de l’épaule, milieu de la manche. Laisser les mailles en attentes. Tricoter le devant gauche en vis-à-vis en formant 3 boutonnières (2m ens et 1 jeté) à 3m du bord, tous les 4cm, la 1ère commencée à 11cm de hauteur totale. Réunir les 2 côtés en ajoutant 21m entre les 2 pour encolure du dos. On a 111m. Tricoter sur toutes mailles. A 24cm mesurés depuis les m ajoutées, pour les manches, rabattre à chaque extrémité : 1fois 30m. On a 51m pour le dos, tricoter droit. A 13cm, mesurés depuis les mailles rabattues pour les manches, rabattre toutes les mailles.

La capuche est commencée par le côté gauche. Monter 32m avec les aiguilles 4,5. Tricoter au point mousse en augmentant à droite du travail 1m 8fois tous les 4rgs. On a 40m. A 22cm de hauteur totale, on se trouve au milieu du travail sur le haut de tête. Terminer la capuche en inversant les explications.

Pour les finitions, coudre les côtés, puis les dessous de manches en inversant la couture pour former un revers aux poignets. Fermer l’arrière de la capuche, former un revers de 4cm, puis fixer la capuche autour de l’encolure en laissant libres 3cm à l’extrémité de chaque devant. Coudre les boutons sur l’autre devant en vis-à-vis des boutonnières à 3 cm du bord.

Finalement pour ce petit paletot et blanc tricot, j’ai eu besoin de 6 pelotes en tout, des aiguilles en 4,5 et 3 boutons.

Douce laine, petit paletot et blanc tricot. L’hiver est là, la neige s’annonce encore un peu sur les hauteurs, et le mois blanc continue…

Mois blanc

Récapitulatif des textes parus pour l’agenda ironique de ce mois blanc dans l’ordre d’arrivée

Une couverture immaculée de Jobougon sur l’impertinence n’est pas un rêve

Blanc pour un échiquier ici

Dodo et la fileuse le temps d’un rêve sur Un esprit sain dans un corsage

Un manège enchanté de Valentyne sur La Jument Verte

Un blanc douteux de Jacou et ses Mots Autographes

Une patte dans l’encrier d’encre blanche et sympathique pour cet agenda ironique

Humeur du jour chez Asphodèle

Vous prendrez bien un petit blanc de Martine sur Ecriturbulente

Des ailes d’une blancheur immaculée sur la Plume et la Page

Concaténation ironique de Janvier chez Monesille

et

Rêve de Renard sur Carnets Paresseux postera le 19 vers 19h

 

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend.
C’est en pensant à mes petits que mon esprit divague ainsi. J’aime les histoires et eux aussi.
Ils aiment ma voix apparemment, puisqu’ils sourient jusqu’à présent, quand je leur parle et que je chante.

Il était une fois au pays blanc, un roi tout vieux et très sage. Il vivait là depuis longtemps et son pays était bizarre.

Ce pays n’était pas comme le nôtre. Il n’y faisait jamais froid. Si tout était blanc, ce n’était pas de neige. Le sol était fait de marbre et de porcelaine, de bois et de liège mais tout blanc, comme dans le monde des Gillikins, si j’ose.

On y croisait le petit Chaperon blanc, bien sûr, portant à sa Mère-Grand un peu de crème et des meringues dans un grand panier blanc. Le loup courait devant, évidemment, pour arriver avant. Il était connu, celui-là, car il était parfaitement blanc. Il passait vite sans voir Blanchette, la petite chevrette de Monsieur Seguin. Tous les matins, c’était Gamin, le vieux cheval de feu le roi Henry qui faisait un bout de chemin avec lui, le raisonnait et lui disait que c’était pas bien de vouloir manger l’ancêtre. Manger l’aïeule, il aurait pu car chevillette et bobinette s’étaient rompues depuis le temps, et le chasseur qui l’attendait patiemment dormait maintenant.

Dans ce pays bizarre le roi donc était tout blanc, et pas avare bon sang. Il aimait les gens et partageait ses biens, et habitait un palais blanc. Un immense château tout blanc. Deux solides tours blanches le protégeaient. Juste à côté des tours, les écuries étaient bâties. Elles abritaient des chevaux blancs, pardi, montés par des cavaliers tous blancs aussi. Comment c’eut été autrement ? Et à côté des écuries qui abritaient les chevaux blancs vivaient de drôles de gens. Deux drôles de gens tous blancs au comportement amusant que le roi tout vieux et très sage appelait fous. Au palais blanc, la reine y avait fait son trou, une reine toute blanche assurément. Des soldats tous blancs étaient installés devant le château tout blanc. Ils étaient là, en rangs, pour protéger tout ce monde blanc.

La vie dans ce pays tout blanc était très agréable. Les forêts blanches s’étendaient à perte de vue, le gibier y était blanc, comme les gens. Tout le monde vivait ici depuis longtemps dans un bonheur paisible. Les animaux et les enfants. Personne n’y avait vu d’ennemis.

Et puis un jour, les cavaliers du roi tout blanc revinrent au château inquiets pour annoncer une bien étrange nouvelle :
« Sire roi dit le premier non sans émotion, nous avons découvert à l’autre bout du royaume tout blanc une chose incroyable, absolument !
-Que voulez-vous dire ? s’étonna le roi tout blanc
-Oui, Sire dit le deuxième aussi ému que le premier, la chose est étonnante, étonnamment !
-Expliquez-vous ! s’emporta le roi tout blanc qui d’habitude ne criait pas, Qu’avez-vous vu ?
-Et bien, Sire ! reprirent ensemble les cavaliers tous blancs, nous avons vu, à l’autre bout du royaume, un château, oui.. oui.. pareil au nôtre, mais ce château est tout noir !

-Tout noir ! cria le roi, mais c’est impossible, je le saurais tout de même… ! »
Au même moment les fous tous blancs, qui faisaient rire le roi habituellement, entrèrent très affolés, voire complètement. Ils annoncèrent qu’un roi tout noir venait parler, « parler au roi immédiatement ! » Un lapin blanc traversa la place, toujours en retard évidemment ! La lune toute ronde se rapprocha, son cercle blanc éclaira l’endroit.

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

– Sire, gronda le roi tout noir d’une voix terrible, votre royaume tout blanc me plaît et je veux l’y habiter ! puis menaçant, il ajouta, Dès demain, nous ferons la guerre ! nous verrons bien des deux armées celle qui est plus forte et que je préfère !

Fièrement, le roi tout noir, sur ces paroles, s’en repartit, laissant pour sûr, le roi tout blanc abasourdi.

Le roi tout blanc n’avait jamais combattu, non non. Vieux et sage pourtant, ça le mit en pelote. Son armée n’avait jamais fait la guerre, ne servait qu’à chasser, pour manger et s’amuser. Le roi savait que la guerre était une chose terrible. Elle provoquait d’énormes dégâts et tuait des braves gens. Elle n’apportait que larmes et horreur, que souffrances et douleur. Ne sachant que faire, le roi tout blanc et très vieux décida d’aller voir son amie la fée, si si, pour lui exposer son souci :

« Roi tout blanc, c’est un honneur ! lui dit la fée avec douceur, je t’attendais. Je suis fée et ainsi faite que je connais la raison de ta visite. Voilà ce que je te propose. »

La fée expliqua lentement. Elle répéta longuement au roi tout blanc ce qu’il fallait faire. Et content il repartit.

C’est ainsi que le lendemain matin, le roi tout blanc s’en vint jusqu’à l’autre bout du royaume y rencontrer le roi tout noir :
« Roi tout noir, viens me voir ! dit le roi tout blanc d’une voix ferme et décidée, je déteste la guerre. Je refuse de faire combattre nos armées, mais, je ne refuse pas le combat.»
A ces mots, le roi tout noir éclata de rire, d’un méchant rire :
« Ah ! Ah ! Ah ! Mais comment peux-tu combattre sans armée ?

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

-Écoute-moi et entends bien: nous allons combattre dans un jeu. Personne ne sera mis en danger, je le veux. On n’est pas nord-coréen. Le champ de bataille sera un quadrillage. Un quadrillage équilibré fait de cases noires et de cases blanches. Sur deux côtés du quadrillage, des pièces en bois égales en nombre et alignées représenteront les soldats, les tours du château, les cavaliers, les fous, les reines et nous. D’un coté noir ce sera toi, d’un côté blanc ce sera moi. Ce quadrillage, je le nomme échiquier. Puisque avant toi, j’étais dans ce royaume, je jouerai le premier. Nous jouerons, je dis, plusieurs parties. Et le gagnant gagnera la guerre. »

Le roi noir fier et têtu accepta de jouer. Les deux rois inventèrent les règles au fur et à mesure.

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

Chacun put s’approcher, tel qu’il était, dans sa couleur. Les couleurs se mêlèrent. D’abord les noirs et les blancs. Les sept nains sortis de la mine poussaient Blanche-neige, la dépassèrent. Et puis l’effervescence leur fit monter le rose aux joues. Ils voulaient aborder Cendrillon, mais elle restait avec le prince alors ils firent la connaissance du petit Poucet et de ses frères. C’étaient des livres qui s’ouvraient, tous en sortaient et s’amusaient de ce jeu inconnu. Le chapelier fou fut à l’honneur et appelé pour battre le temps. Pas rassuré il s’était fait accompagné du lièvre et du loir. Hansel et Gretel furent délivrés, Chaperon Rouge put s’avancer. La Belle au bois dormant dormait encore et ne fut pas visible, comme la petite fille aux allumettes, d’ailleurs, qui s’était faite fouillée et arrêtée aux portes du château. Et Pinocchio aussi pointa son nez, avait tout fait, si si, pour voir la fée. Bécassine ouvrit son parapluie pour se protéger du soleil et de la pluie, car le combat promettait d’être long… Le rossignol se mit à chanter et Casse-Noisette osa se montrer… mais le silence fut demandé pour une meilleure concentration des participants.

Les autres appelèrent ça des parties, et l’ensemble fut nommé le jeu d’échecs. Les règles furent écrites devant témoins. Ceux-ci rentrèrent et les livres se fermèrent, seuls des pions noirs et blancs restèrent, nombrex couchés sur les côtés.

Et la guerre, qui l’a gagnée ? Les deux clans en réalité. Tantôt c’étaient les noirs et tantôt les blancs gagnaient. Grâce à la fée, les blancs et les noirs ont appris à vivre ensemble. il n’y eut jamais la guerre dans le royaume. Que stratégie et douce folie. Que des jeux et du plaisir. Que de la joie et des rires. Le vieux roi sage et blanc regardait le blanc du ciel et était bien, par dessus l’étang, soudain a vu passer les oies sauvages. Elles s’en allaient vers le midi, la Méditerranée. Et tous ces oiseaux qui étaient si bien, là-haut dans les nuages. Il aurait bien aimé les accompagner, au bout de leur voyage. Oui tous ces oiseaux qui étaient si bien là-haut…

Voici enfin le sujet blanc, une longue histoire vous y attend

J’ai divagué, excusez-moi. J’y vois que du noir et un peu de blanc, en regardant bien, je vois du blanc et des pois noirs. Et les couleurs, lecteur, c’est quand que je vais les voir? J’ai plaisanté avec l’idée de participer à l’agenda ironique du mois blanc. Ils étaient tous là le mois dernier :

 Anne de Louvain la Neuve
Jobougon
Jacou33 ici et et là aussi
Unepattedansl’encrier ici et
Monesille
Un esprit sain dans un corsage
Valentyne ici et et là aussi
EcriTurbulente
Mariejo 64 ici et
Carnets paresseux ici et et là aussi ou encore
Asphodèle
BodoBlog
et moi, juste

Bleu et blanc

Bleu et blanc

Bleu et blanc

Un petit chat bleu
Semé de pois blancs
Vit un gros rat blanc
Semé de pois bleus.
Leurs mignonnes queues
Différaient de peu.

Oui, mais seulement
Le nez du chat bleu
Était tout tout blanc,
Le nez du rat blanc
Était tout tout bleu.
Leurs joues et leurs yeux
Différaient de peu.

Oui, mais seulement
Un cil du chat bleu
Était tout tout blanc,
Un cil du rat blanc
Était tout tout bleu.

A cause de ce peu,
De ce tout petit peu
De blanc et de bleu,
Ils continuèrent
A se faire la guerre.

Poème de Maurice Carème extrait de « la cage aux grillons » pour la poésie du jeudi chez Asphodèle.

Bonne année 2016

Bonne année 2016

J’ai la manie de récupérer tous les petits boutons sur les chemises usagées et de les stocker dans des boites avant de les recycler. Je préfère les blancs, et les très petits aussi. Je recouds également chacun des boutons de mes nouveaux habits, de fils de différentes couleurs… pour contrariée la gouvernante d’antan que j’ai croisée un jour… dans un livre tout simplement…

Bonne année 2016

« La gouvernante, que je salue ce matin-là, m’arrête et me dit :
– Vous avez un bouton de votre chemise mal cousu. Il ne tient pas
Et vive, elle pose un doigt sur le bouton, comme si elle voulait l’empêcher de tomber.
Sans remuer la tête, l’œil plongeant, je tâche, par delà mon nez d’apercevoir le bouton.
– Il me paraît tenir, Madame.
– Croyez-vous ? Je pourrais ne pas discuter ? Mais votre bouton ne tient pas du tout.
– Cependant, ce matin, j’aurais vu…
Enhardie par son affabilité, je déplace une main, je saisis mon bouton, je tente de l’arracher et n’y arrive pas.
– Je constate que les égards ne servent à rien, que vous êtes têtue et voulez jouer à la plus maligne sans doute.
Et la gouvernante, sans que je puisse réagir plus vite, sort ses ciseaux de sa châtelaine, couche une lame sur ma chemise, appuie à peine sur ma poitrine et coupe prestement le fil, fait sauter d’un coup sec mon bouton, le rattrape au vol, me le donne et dit sévèrement :
– Voilà comme il tenait votre bouton ! »

Inspiré de Jules Renard.

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☆ ▓▒░ ☆♥☆♥ BONNE ANNÉE 2016 ♥☆♥☆ ░▒▓ ☆

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qu’elle soit porteuse d’une multitude de petits bonheurs

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