Rose et fraîche

Tout enfant, tu dormais près de moi, rose et fraîche,
Comme un petit Jésus assoupi dans sa crèche ;
Ton pur sommeil était si calme et si charmant
Que tu n’entendais pas l’oiseau chanter dans l’ombre ;
Moi, pensif, j’aspirais toute la douceur sombre
Du mystérieux firmament.

Rose et fraîche

Et j’écoutais voler sur ta tête les anges ;
Et je te regardais dormir ; et sur tes langes
J’effeuillais des jasmins et des œillets sans bruit ;
Et je priais, veillant sur tes paupières closes ;
Et mes yeux se mouillaient de pleurs, songeant aux choses
Qui nous attendent dans la nuit.

Un jour mon tour viendra de dormir ; et ma couche,
Faite d’ombre, sera si morne et si farouche
Que je n’entendrai pas non plus chanter l’oiseau ;
Et la nuit sera noire ; alors, ô ma colombe,
Larmes, prière et fleurs, tu rendras à ma tombe
Ce que j’ai fait pour ton berceau.

« A ma Fille Adèle » de Victor Hugo (1802-1885).

Tout d’abord, bonne fête à toutes les Adèle et c’est ma participation à la poésie du jeudi chez Asphodèle. C’est un poème qui me va bien, ces temps-ci, plein de tendresse, de nostalgie et de morosité aussi. Je le dédie à mon Adèle qui a bien grandi et pour qui j’ai tricoté ce pull et à François qui vient de nous quitter.

Lecture commune

C’est une lecture commune qui était proposée pour ce jour chez Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.
La liste de Noël de Jojo Moyes sur ebook… Veille de Noël. Chrissie fait ses derniers achats dans l’effervescence de Londres. Pour Noël, elle reçoit sa belle-mère. Alors que, sur ordre de son mari, elle se met en quête d’un parfum introuvable et du seul fromage que tolère sa belle-mère, sa rencontre avec un chauffeur de taxi lui ouvre les yeux. Elle n’a aucune envie de passer Noël en famille cette année.
Ça commence ainsi: Crocus Vernus. Il n’y a que la mère de David pour réclamer un parfum dont personne n’a jamais entendu parler. Chrissie a arpenté tout le West End, mais à chaque boutique, on lui a répondu : « Non, on ne connait pas, essayez plutôt… ».
Chrissie est désemparée,bien sûr, elle recherche le cadeau pour sa tyrannique belle-mère. Elle court partout pour les derniers achats, sans reconnaissance ni remerciement de son mari complètement indifférent.
De son côté, Jim est chauffeur de taxi, trime tous les jours. Il aime les gens et son métier. Il vit très simplement avec sa femme, sa fille et leur petit-fils.
La liste de Noël, c’est une histoire courte et simple, où Jojo Moyes nous rappelle les vraies valeurs du partage, de l’entraide, de l’amour. La plus grande richesse n’est pas dans le porte-monnaie ou à la banque, mais celle qui vient du cœur ! Cette histoire mériterait une suite… Pour notre grand bonheur, l’auteur a écrit d’autres livres…
Lecture commune
Et c’est mon livre du moment en papier que j’ai pris en photo, en réponse à #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Sire Oiseau vint dire à la poule

Un matin, Sire Oiseau vint dire à la poule : « Poule, tu as des ailes, pourquoi ne peux-tu pas prendre ton envol comme je le fais ?
— Parce que je n’en suis pas capable », répondit la poule.
L’oiseau reprit : « Pourquoi parler ainsi ? Tu as des pattes, des ailes comme les miennes et tout ce qui est dans mon corps est aussi dans le tien. »
La poule, vexée, se fâcha et ne voulut plus écouter les paroles de l’oiseau : « Va-t’en, dit-elle, va-t’en coucher dans le désert, laisse-moi dormir dans la maison ; je n’apprécie pas le langage que tu me tiens.
— Puisque tu ne veux pas entendre mes paroles, continua l’oiseau, demain les gens te prendront, te tueront et mangeront ta chair. On dirait que tu n’as pas d’intelligence. Alors que je viens t’apprendre la sagesse, tu me repousses. Bientôt, lorsque tu verras les gens venir pour te tuer, peut-être que tu y penseras. » La poule répondit : « Va-t’en, laisse-moi, je n’ai que faire de toi.
— Très bien », dit l’oiseau en partant se percher sur un arbre.

Sire Oiseau vint dire à la poule

Dès l’aurore, le maître de maison se leva et saisit un bâton pour tuer la poule. À sa vue, celle-ci prit son vol, traversa la maison de son maître en poussant des plaintes : « Ce que l’oiseau m’avait prédit hier est arrivé, alors que j’ai refusé de l’écouter »
L’oiseau, toujours perché sur son arbre, dit à la poule : « Entre dans les herbes, car si ton maître te voit, il te tuera. Quand tu seras au milieu de la verdure, ne bouge pas, reste tranquille. »
Elle l’écouta et s’enfuit dans le fourré. L’homme chercha dans l’herbe après elle, sans succès. Fatigué, il rentra chez lui. En le voyant partir, la poule sortit des herbes.

Elle revint vers l’oiseau qui lui donna de nouveaux conseils « S’il vient pour te tuer, ponds un œuf. Quand il le verra, il sera ravi et pensera que tant que la poule pond des œufs, elle n’est pas bonne à tuer. Mais il prendra l’œuf et s’en ira, le fera cuire avec du sel et le mangera. Chaque matin, il viendra chercher à l’endroit où tu pondras un œuf. Voilà le conseil que je te donne, ne l’oublie pas.
— Je te remercie, Sire oiseau, répondit la poule, je ferai ce que tu m’as recommandé, aujourd’hui, demain, jusqu’à ma mort. Je te remercie beaucoup. »
L’oiseau ajouta : « Si tu écoutes mes paroles, les gens n’auront plus envie de te tuer. » Puis il s’en alla.

Finalement, j’hésite encore pour le repas de Noël, entre la poule et le lapin, gibier à plumes ou à poils, dites, vous ne pourriez pas me conseiller?

Gourmandises

Gourmandises aux graines de lin et carvi sur pâte feuilletée, avec un emporte pièce en forme d’étoile, pour cette fois-ci. Demain j’utiliserai peut-être celui en forme de sapin. Je les ai enfourné 15minutes pendant que je préparais le cidre chaud.

Gourmandises

Un oiseau était sur le bord de la fenêtre, j’ai posé mon aiguille et mon dé le temps de l’admirer. Quand il s’est envolé, tout était prêt à partager et déguster en pensant à vous. J’ai savouré aussi, ci et ça pour le plaisir et le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Mon Noël de rêve

Mon Noël de rêve, rien à voir avec Un Noël de rêve de Glenn Beck.

Mon Noël de rêve, c’est le Noël que je vais vivre cette année avec mes tous premiers petits enfants, et avec tous mes enfants! Que dire d’autres? que je suis aux anges? bien sûr! et je continue ma collection d’histoires d’oiseaux.

C’est l’histoire d’une toute petite fille, Mona, qui a huit ans et qui aime la danse et les dictées. Elle va aussi au parc avec son papa le dimanche et sa maman qui est enceinte. Mona a un oiseau, un gros oiseau noir qui la suit partout.

L’oiseau s’est perché sur son épaule, un jour, alors qu’elle n’avait que trois ans. Comme quelques autres enfants dans son école, Mona a appris à vivre avec l’oiseau. Elle sait qu’à cause de lui, elle habite chez sa tante et que son papa a du mal à trouver du travail. Ses parents ont quitté leur pays en guerre…

Pour connaitre la suite de cette histoire si simple, si vraie, et plaisante cliquez sur L’oiseau de Mona pour feuilleter cet album.

Pour répondre à la 52ème des  53 billets en 2015 chez Agoaye.

Ils se sont évadés sans chanson ni musique

Ils se sont évadés sans chanson ni musique,
Petit lapin court, fuit, échappé de sa cage,
Le bel oiseau vole en direction de la plage,
Pied de nez au chasseur, une comédie classique.

L’un renverse les navets, batifole en campagne
L’autre plane, comme sorcière et balai au dessus des montagnes.
Amoureux de la vie, de ce qu’elle a semé,
Simple baragouinage: espoir, égalité.

Des gens les regardant trouvent ça un peu grotesque.
Courbant les herbes d’or au parfum de guimauve,
Ils vont à l’aube, pieds nus, récolter le gui mauve.

La vie est belle, magique, abracadabrantesque,
Joyeuse comédie et louches liaisons,
Pour un mièvre roman sans trop d’inspiration.

J’ai pensé faire une suite à mes dernières plumes, ici.

Ils se sont évadés sans chanson ni musique

Ben oui, à quoi avez-vous donc pensé soudain? je ne suis pas une poule, tout de même! Bien que je sois prête pour les fêtes, je ne suis pas trop déplumée.

Tout ceci pour rire de l’agenda ironique chez Monesille cette fois, et pour participer aussi aux 47 Plumes d’Asphodèle. En écrivant ces lignes, c’est à « La part de l’aube » d’Eric Marchal, un roman historique qui parle de vieux écrits gaulois et de druides.

Les mots n’étaient pas faciles à lier entre eux, j’ai torturé ce qui m’est tombé sous la main, j’ai plié ces bouts de bois (une branche de lilas), pris un peu de raphia pour lier tout ça. Et ça donne quoi? Une étoile pour toi!

C’est mon DIY pour le challenge de de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

La mort du bouvreuil

La mort du bouvreuil

Le fusil d’un chasseur, un coup parti du bois
Viennent de réveiller mes remords d’autrefois…

La mort du bouvreuil

L’aube sur l’herbe tendre avait semé ses perles,
Et je courais les prés à la piste des merles,
Écolier en vacance: et l’air frais du matin,
L’espoir de rapporter un glorieux butin,
Ce bonheur d’être loin des livres et des thèmes
Enivraient mes quinze ans tout enivrés d’eux-mêmes.
Tel j’allais dans les prés. Or, un joyeux bouvreuil
Son poitrail rouge au vent, son bec ouvert et l’œil
En feu, jetait au ciel sa chanson matinale
Hélas! qu’interrompit soudain l’arme brutale.
Quand le plomb l’atteignit, tout sautillant et vif,
De son gosier saignant un petit cri plaintif
Sortit, quelque duvet vola de sa poitrine;
Puis, fermant ses yeux clairs,quittant la branche fine,
Dans les joncs et les buis de son meurtre souillés,
Lui, si content de vivre, il mourut à mes pieds!

Ah! d’un bon mouvement qui passe sur notre âme,
Pourquoi rougir? La honte est au railleur qui blâme.
Oui, sur ce chanteur mort pour mon plaisir d’enfant,
Mon cœur, à moi chanteur, s’attendrit bien souvent.
Frère ailé, sur ton corps je versai quelques larmes,
Pensif, et m’accusant, je déposai mes armes.
Ton sang n’est point perdu. Nul ne m’a vu depuis
Rougir l’herbe des prés et profaner les buis.
J’eus pitié des oiseaux et j’ai pitié des hommes.
Pauvret, tu m’as fait doux au dur siècle où nous sommes.

Auguste Brizeux ( 1803 – 1858 ).

J’aime écouter et lire les poèmes, les contes et les histoires, et plus encore en cette période de fin d’automne où la nuit tombe vite, alors je continue de parler d’oiseaux…