Quel déchirement

Quel déchirement pour les deux jeunes oies quand les deux clans décidèrent finalement de se séparer. Mais elles ne pouvaient se résoudre à quitter leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs oncles et tantes… La veille du départ des partisans du retour vers le Nord, Alberto et Yolanda se retrouvèrent seuls auprès d’une petite mare. Là, ils osèrent enfin s’avouer leur amour… et leur tristesse de se quitter. Ils rêvaient d’un endroit, où l’hiver serait doux et l’été agréable. Un été comme dans le Nord, et un hiver comme dans le Sud. Petit à petit, une idée germa dans leurs esprits qui devait leur permettre de rester ensemble malgré tout… Tout excités, ils s’envolèrent à tire d’aile pour revenir auprès des autres oies sauvages. Il fallait convaincre les autres et, chacun de son côté, commença à parler à son clan. Ce ne fut pas facile.

Mais le lendemain, au moment où le grand envol était prévu, toutes les oies étaient là. Certaines hésitaient encore, se demandaient que faire et tournaient en rond… Après tout, Alberto et Yolanda n’avaient-ils pas raison ? Pourquoi devaient-elles vraiment choisir entre le froid glacial et l’été torride ?

Finalement, elles avaient adopté la solution originale proposée par Alberto et Yolanda. Vivre l’hiver dans le Sud, et l’été dans le Nord… Faire deux migrations dans l’année, qu’était-ce après tout, comparé aux souffrances de climats trop durs ?

Alberto et Yolanda étaient fous de bonheur. Ils allaient pouvoir passer le reste de leur vie ensemble, sans plus jamais se quitter !

Ils fondèrent d’ailleurs une jolie famille et eurent beaucoup d’oisons, tous plus mignons les uns que les autres… Et c’est depuis ce jour, et grâce à l’ingéniosité de deux oies amoureuses, que les oies sauvages s’envolent en automne pour profiter d’un hiver clément dans le Sud, et qu’elles reprennent le chemin de leur migration vers le Nord, le printemps venu, pour vivre un doux été…

Quel déchirement

C’est sûrement pour ne pas les oublier que nous avons pris l’habitude d’en manger une à Noël.

Quel déchirement, car c’est la fin de l’histoire dont j’ignore le nom de l’auteur.

En attendant la suivante, il me faut continuer à décorer la maison… quelques rubans pour décorer une boule, un sapin en tissu tout petit et bien moelleux et quatre bonhomme de neige couvrent un patchwork… pour répondre au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

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6 réflexions sur “Quel déchirement

  1. Coucou
    Quelle jolie histoire mais j’ai aussi aimé celle avec le pêcheur japonnais …je ne poste pas systématiquement une réponse mais j’adore lire ces jolis contes.
    Continue à nous régaler …
    bonne journée

    • Merci de ces mots très sympathiques. J’aime beaucoup les histoires, alors je continuerai à en poster, et de savoir qu’elles sont lues et qu’elles plaisent me conforte énormément. à bientôt et joyeuses fêtes.

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