C’est l’histoire de deux petites oies sauvages

C’est l’histoire de deux petites oies sauvages. Yolanda et Alberto étaient aussi gentilles l’une que l’autre. L’année précédente, elles étaient sorties de leur œuf à quelques jours d’intervalle, et comme leurs parents nichaient près du même lac, elles ne s’étaient plus quittées.

Leur premier printemps fut absolument merveilleux. Tous deux avaient appris à nager sur les eaux du lac, c’était délicieux de patauger dans l’eau fraîche et claire, d’observer les poissons, de jouer entre les roseaux. Les deux amis avaient appris à voler, d’abord maladroitement, puis de façon de plus en plus assurée.

L’été qui suivit fut tout autant agréable. Ils volaient ensemble de longues heures au-dessus des forêts vertes et fraîches et des prairies fleuries. Ils faisaient la sieste à l’ombre des hautes herbes près du lac ou visitaient de petits étangs voisins…

Mais durant l’automne, les jours ne furent pas si beaux. La nature peu à peu changea : les arbres prirent des couleurs flamboyantes avant de perdre leurs feuilles, le soleil se cachait plus souvent, des pluies froides les obligeaient à rester blottis près de leurs parents… Le vent se gonfla de grosses bourrasques qui les faisaient chavirer dans les airs.

Et lorsque l’hiver survint, ce fut vraiment affreux : la neige recouvrit tout, cachant les graines et les herbes qu’ils auraient pu manger. La faim les tenaillait, le froid glacial les pétrifiait, le vent les faisait souffrir… Des jours plus affreux succédaient aux jours affreux. Plus d’une fois, Yolanda et Alberto avaient froid et leurs parents les serraient contre eux pour les protéger du gel et de la neige, ils leur abandonnaient les minuscules morceaux de nourriture difficilement trouvés…

Heureusement, le printemps revint, et la vie reprit son cours. Mais la colonie d’oies sauvages n’était plus aussi insouciante que l’année précédente. Yolanda et Alberto reprirent leurs promenades sur le lac, leurs vols au-dessus des forêts, mais ils assistaient aussi à de longs conciliabules entre les oies adultes. Toutes semblaient graves…

Un soir, alors que l’automne revenait, les parents de Yolanda lui expliquèrent qu’après de longues discussions, la colonie avait décidé de se déplacer vers le sud, dans un pays où le froid n’existait pas et où la nourriture ne manquerait pas. La vie y sera plus belle…

Et la bonne idée m’en a pris de faire cuire ces petits cakes pour répondre au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian. Allez voir aussi là, Syl prépare de très bonnes choses.

 

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