Avant de refermer les volets et la porte

Avant de refermer les volets et la porte, je réponds à une gentille invitation et accepte d’être organisatrice de l’agenda ironique de janvier 2016. Oui, c’est Monesille qui m’y a invitée (j’aime et je ris).

C’est la saison de la neige et du gel pour faire du ski, du patin et des bonhommes de neige. On verra des cygnes et des mouettes sur nos rivières, des gibiers au pelage blanchi par l‘hiver, des jours plus longs et très clairs par la pâle lumière de saison. Et puis, dans les maisons, on ressortira les toiles de lin et de coton immaculées pour y faire apparaitre de jolies broderies comme chez Luli, les fils et laines blancs pour un peu de dentelle sur robe de mariée ou layette pour bébé. Janvier pour la couturière, la lingère ou blanchisseuse est « le mois du blanc« . Si si, je l’ai vu sur du miel et du sel et Boucicaut y avait penser depuis bien longtemps.
Alors conter, raconter, ironiser, soyez poète, faites-nous rêver sur un seul thème, une seule couleur: « le blanc« .

Les étoiles blanches et brillantes laissent un message dans le ciel et des traces sur la neige…

Avant de refermer les volets et la porte

et pour clore ce beau mois passé au chalet en attendant l’année prochaine, voici ce que j’ai envie de faire également dès janvier 2016:

Je voudrais finir quelques travaux en cours en patchwork et au tricot… et je sais surtout que j’en commencerai d’autres avant d’avoir tout fait…
Je rédigerai et mettrai en forme les tutoriels que je n’ai pas encore faire paraitre… et les transformerai aux gré de mes envies…
Je continuerai à vous parler de l’Atelier et du projet « nos rues et notre quartier »… et les illustrerai au gré de nos chants et de poèmes…
Je répondrai avec mes poings à points aux plumes et mots qui se présenteront toujours pour le plus grand plaisir…
et je posterai en toute liberté au gré de mes humeurs…

Par ce dernier billet de 2015, je réponds au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian et avec un brin de tendresse en photo pour AmeGraphique du carré jaune.

Je vous invite surtout à participer avec beaucoup d’humour à l’agenda ironique du mois blanc par vos mots et phrases dans un récit plaisant avant le mercredi 20 janvier 2016 20heures. Laissez-moi juste un commentaire quand vous aurez écrit votre texte avec le lien vers votre article et je ferai un récapitulatif en fin de semaine de chaque semaine. Nous étions plusieurs à participer en décembre à l’agenda ironique du Hi-Han organisé par Monesille.

Les étoiles ont laissé un message de lumière dans le ciel et des traces sur la neige…

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Belle et bonne fin d’année à vous tous ¸.•(¸.•´(¸.•´ (¸.•¨¯`♥*¸¸.•*¨*• ☆ ¸¸.•*¨*• ☆ ¸¸.•*¨*• ☆

 

 

Quel est le poids d’un flocon de neige ?

– Saurais-tu me dire quel est le poids d’un flocon de neige ? demanda, un jour, la mésange à la colombe.
– Oh, un tout petit rien, répondit la colombe.

Alors la mésange raconta son histoire à la colombe :
– J’étais sur la branche d’un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non juste comme on aime, comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, j’ai commencé à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. J’étais presque arrivée à 4 millions quand le suivant tomba sur la branche et celle-ci cassa. Un tout petit rien, comme tu l’as dit, qui a son importance vois-tu ».
Et la mésange s’envola.
La colombe, connue pour une autorité en matière de paix depuis la nuit des temps, réfléchit un moment et se dit finalement en s’envolant à son tour :
– Et s’il ne manquait qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ».

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J’en ai accrochés, et des gros sur un rideau passe-porte pour répondre à la 53ème des  53 billets en 2015 chez Agoaye et ceci sera mon dernier billet du projet.

 

Le Père Noël a été généreux

Cette année encore le Père Noël a été généreux. C’est en admirant tous les cadeaux enfin déballés qu’une question me trotta dans la tête. On sait ce que fait le Père Noël en décembre, mais que fait-il le reste de l’année ?
Et chacun répondit en chœur avec sa petite anecdote :
– Il fait sans doute du ski en février. Le Père Noël n’a peur de rien. Mais il est gros et emprunté et ne skie pas très bien, il doit finir sous les sapins !
– Et puis il fête carnaval avec ses amis, il est déjà tout déguisé, ou peut-être tout content d’essayer un déguisement de spider-man ou de cow-boy.
– En avril il cherche les œufs en chocolat que ses amis lapins ont cachés partout. Il fait semblant bien-sûr de chercher sans trouver et laissent ses amis lutins passer et ramasser.
– Il part toujours en voyage en été, sur une île déserte…  Comme on pouvait s’en douter il ne sait pas nager et il est obligé de mettre des brassards et une bouée et garde son bonnet rouge et blanc pour être repéré.

Et tout le monde rigole de ces idées farfelues.

Le Père Noël a été généreux

Que des cadeaux confort, délice et plaisir!
Et c’est ainsi que je réponds au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

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Cocooning

Cocooning – alors j’ai pensé illico knit mug, oui, j’allais tricoter un gilet pour mon mug, depuis le temps que j’en avais envie, juste essayer par plaisir.

Cocooning

… et voilà, un petit reste de laine, une dizaine de mailles sur des aiguilles n°7, filent et courent les mailles et la laine… 2 brides et 2 boutons pour terminer ce cache-col knit mug… amusant et plaisant… juste par plaisir et pour rire.

J’ai fini mon café, et mangé tous les biscuits; j’ai secoué ma serviette par la fenêtre et laissé les miettes aux oiseaux…  C’était cocooning du jour pour répondre au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian, et la photo du lundi.

Quelques épisodes de Noël de mes séries préférées

J’ai revu avec beaucoup de plaisir quelques épisodes de Noël de mes séries préférées.

D’abord Monk, quand il devient l’ennemi public numéro un des enfants de San Francisco lorsqu’il tire sur un homme déguisé en Père Noël. Il aura bien du mal à démontrer que le Père Noël l’avait menacé en premier lieu et qu’il a riposté par légitime défense… C’est dans l’épisode 10 de la saison 6.

Et puis dans l’épisode 9 de la saison 4: C’est Noël et une petite fête est donnée au commissariat de police. Chacun des policiers doit offrir un cadeau à l’un de ses collègues ; la détermination des cadeaux a été faite aléatoirement en piochant les noms dans une urne. Une bouteille de porto est offerte anonymement au capitaine Stottlemeyer, mais celui-ci la remet à son collègue Terry, qui en boit une gorge. Terry s’effondre et meurt peu après : le vin était empoisonné. Qui voulait tuer le capitaine ? Peut-être une vengeance du frère Prager  dont son frère a été tué par le capitaine lors d’une fusillade. Monk a des doutes sur la culpabilité de Prager, mais ce dernier se cache. Monk se déguise en Père Noël et Nathalie en lutin pour faire parler sa fille. On ne tarde pas à le retrouver. Pendant son interrogatoire, Monk découvre un élément qui innocente Prager et qui accuse un policier du commissariat…

Et dans la saison 5 épisode 9, également: Kenneth Woods reproche à son associé Ben Glaser, venu lui rendre visite en camion d’avoir détourné de l’argent sur certaines pièces de moteur. Il ouvre le capot pour lui montrer l’outrage, mais sa cravate aux décors de Noël se prend dans le moteur et se met à l’étouffer. Au lieu de l’aider, Glaser lui fait perdre l’équilibre. À ce même moment, le père de Monk, Jack, qui avait quitté le foyer sans rien dire alors qu’Adrien était tout petit, a été arrêté pour s’être disputé avec un agent suite à une verbalisation, et il demande à le voir. Adrien le libère, mais Jack, routier chez Glaser et Woods, doit partir pour des livraisons urgentes : Adrien, après bien des hésitations, décide de partir l’accompagner pour en apprendre plus sur lui. La livraison en question consiste à distribuer des cadeaux à des orphelinats. Les cadeaux ne conviennent pas du tout à des enfants, et l’itinéraire imposé est absurde. Il n’en faut pas plus à Adrien pour se rendre compte qu’il y a une affaire louche, en même temps qu’il apprend à connaître son père peu à peu.

Quelques épisodes de Noël de mes séries préférées

Et c’est avec autant de plaisir que j’ai suivi les épisodes de Downton Abbey.

Dans l’épisode 9 de la saison 2, on prépare Noël. Les domestiques dressent et décorent un immense sapin dans le hall. Lorsque les cadeaux sont distribués, Lady Mary offre à Anna un magnifique bijou en or. Edith tente de revoir Anthony Strallan, mais celui-ci se dérobe et décline l’invitation à la chasse au faisan du Nouvel An. On accueille pour l’occasion Lord Hepworth, le soupirant de Lady Rosamund qui n’est en réalité qu’un coureur de dot, elle le surprendra quelques jours plus tard avec sa femme de chambre. À la fin de la soirée, Mary sort sur le seuil de Downton, alors que volent des flocons de neige et Matthew la rejoint. Il lui demande de l’épouser. Lady Sybil Crawley et Tom Branson, n’apparaissent pas dans l’épisode, mais on apprend, par une lettre que reçoit Cora, qu’ils sont maintenant mariés et que Sybil est enceinte.

Et puis il y a l’épisode 9 de la saison 5, où Lord et Lady Grantham répondent donc à l’invitation de Lord Sinderby, beau-père de Rose, à une partie de chasse au château de Dancaster. Atmosphère tendue car le majordome méprise Lord Sinderby pour ses origines et Tom parce qu’il a été chauffeur… Mary et Edith, poussées par Tom, font la paix autour de la mémoire de Sybil. Après maintes recherches pendant leurs jours de congé, Molesley et Baxter ont trouvé le pub où Bates a déjeuné à York le jour du meurtre, Robert les remercie chaudement, il va agir en conséquence. Le 24 décembre, il annonce à tous le départ de Tom et manifeste reconnaissance et affection à son beau-fils, très ému aussi. Quant à Carson, tout intimidé, il demande Mrs Hugues en mariage, elle accepte de grand cœur. Bates surgit et part avec Anna fêter Noël dans leur cottage

On s’attache aux personnages et je les ai revus pour un grand moment de détente dans l’ultime saison… l’avez-vous suivie? Carson et Mrs Hugues sont mariés… l’ulcère de Lord Grantham l’oblige à rester au repos… je vous le laisse découvrir…

Voici quelques épisodes de Noël de mes séries préférées pour répondre au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Lorsque les bergers s’en furent allés

« Lorsque les bergers s’en furent allés, l’enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte. Un jeune garçon timide se tenait là…

– Approche, j’aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né. As-tu peur ?
– Je n’ai rien à te donner, répondit le garçon.
Il rougit.
– Je n’ai vraiment rien… rien ne m’appartient ; si j’avais quelque chose, je te l’offrirais… regarde.
Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu’il avait trouvée.
– C’est tout ce que j’ai, si tu la veux, je te la donne.
– Non, rétorqua l’enfant de la crèche, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi. J’aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
– Je veux bien, dit l’enfant, mais que puis-je pour toi ?
– Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s’approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l’entendre, il chuchota dans l’oreille de l’enfant de la crèche :
– Je ne peux pas… mon dessin est trop moche… personne ne veut le regarder !
– Justement, dit l’enfant dans la crèche, c’est pour cela que je le veux… Tu dois toujours m’offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi. Ensuite, poursuivit le nouveau-né, qu’as-tu eu à manger? pourrais-tu partager ton repas?
– Je n’ai plus rien, j’ai cassée mon assiette ce matin ! bégaya le garçon.
– C’est pour cela que je la veux… Tu dois toujours m’offrir ce qui est brisé dans ta vie, je peux le recoller… Et maintenant, insista l’enfant de la crèche, répète-moi ce que tu as dit à tes parents quand ton assiette fut cassée.
Le visage du garçon s’assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :
– Je leur ai menti… J’ai dit que l’assiette m’avait glissé des mains; mais ce n’était pas vrai… J’étais en colère et j’ai poussé furieusement mon assiette de la table, et elle s’est brisée sur le carrelage !
– C’est ce que je voulais t’entendre dire ! dit l’enfant de la crèche. Donne-moi toujours ce qu’il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je peux t’en décharger… Tu n’en as pas besoin… Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.
Et en l’embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, L’enfant de la crèche ajouta :
– Maintenant que tu connais le chemin de mon Cœur, j’aimerais tant que tu ne m’oublies pas. »

Lorsque les bergers s'en furent allés
Un conte après Noël pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Joyeux Noël – La nichée sous le portail

Je vous souhaite un très Joyeux Noël – La nichée sous le portail

Si tu entres dans l’église va, et regarde doucement sous la vieille voûte grise ce petit nid innocent.
Aux grands temples où l’on prie, le martinet, frais et pur, suspend la maçonnerie qui contient le plus d’azur.
La couvée est dans la mousse du portail qui s’attendrit ; elle sent sa chaleur douce des ailes de Jésus-Christ.
L’église où l’ombre flamboie, vibre, émue à ces doux bruits ; les oiseaux sont pleins de joie, la pierre est pleine de nuit.
Les saints, graves personnages, sous les porches palpitants aiment ces doux voisinages du baiser et du printemps
Les vierges et les prophètes se penchent dans l’âpre tour sur ces ruches d’oiseaux faites pour le divin miel : amour
L’oiseau se perche sur l’ange ; l’apôtre rit sous l’arceau, – bonjour saint ! dit la mésange le saint dit  » Bonjour, oiseau  »
Les cathédrales sont belles et hautes sous le ciel bleu ; mais le nid des hirondelles est l’édifice de Dieu


Pour ce jour de Noël, j’ai choisi ce poème de Victor Hugo et ma broderie appliquée illustre le défi des oiseaux pour Albine, toute l’année je me suis inspirée des dessins de Geninne.

Rose et fraîche

Tout enfant, tu dormais près de moi, rose et fraîche,
Comme un petit Jésus assoupi dans sa crèche ;
Ton pur sommeil était si calme et si charmant
Que tu n’entendais pas l’oiseau chanter dans l’ombre ;
Moi, pensif, j’aspirais toute la douceur sombre
Du mystérieux firmament.

Rose et fraîche

Et j’écoutais voler sur ta tête les anges ;
Et je te regardais dormir ; et sur tes langes
J’effeuillais des jasmins et des œillets sans bruit ;
Et je priais, veillant sur tes paupières closes ;
Et mes yeux se mouillaient de pleurs, songeant aux choses
Qui nous attendent dans la nuit.

Un jour mon tour viendra de dormir ; et ma couche,
Faite d’ombre, sera si morne et si farouche
Que je n’entendrai pas non plus chanter l’oiseau ;
Et la nuit sera noire ; alors, ô ma colombe,
Larmes, prière et fleurs, tu rendras à ma tombe
Ce que j’ai fait pour ton berceau.

« A ma Fille Adèle » de Victor Hugo (1802-1885).

Tout d’abord, bonne fête à toutes les Adèle et c’est ma participation à la poésie du jeudi chez Asphodèle. C’est un poème qui me va bien, ces temps-ci, plein de tendresse, de nostalgie et de morosité aussi. Je le dédie à mon Adèle qui a bien grandi et pour qui j’ai tricoté ce pull et à François qui vient de nous quitter.

Lecture commune

C’est une lecture commune qui était proposée pour ce jour chez Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.
La liste de Noël de Jojo Moyes sur ebook… Veille de Noël. Chrissie fait ses derniers achats dans l’effervescence de Londres. Pour Noël, elle reçoit sa belle-mère. Alors que, sur ordre de son mari, elle se met en quête d’un parfum introuvable et du seul fromage que tolère sa belle-mère, sa rencontre avec un chauffeur de taxi lui ouvre les yeux. Elle n’a aucune envie de passer Noël en famille cette année.
Ça commence ainsi: Crocus Vernus. Il n’y a que la mère de David pour réclamer un parfum dont personne n’a jamais entendu parler. Chrissie a arpenté tout le West End, mais à chaque boutique, on lui a répondu : « Non, on ne connait pas, essayez plutôt… ».
Chrissie est désemparée,bien sûr, elle recherche le cadeau pour sa tyrannique belle-mère. Elle court partout pour les derniers achats, sans reconnaissance ni remerciement de son mari complètement indifférent.
De son côté, Jim est chauffeur de taxi, trime tous les jours. Il aime les gens et son métier. Il vit très simplement avec sa femme, sa fille et leur petit-fils.
La liste de Noël, c’est une histoire courte et simple, où Jojo Moyes nous rappelle les vraies valeurs du partage, de l’entraide, de l’amour. La plus grande richesse n’est pas dans le porte-monnaie ou à la banque, mais celle qui vient du cœur ! Cette histoire mériterait une suite… Pour notre grand bonheur, l’auteur a écrit d’autres livres…
Lecture commune
Et c’est mon livre du moment en papier que j’ai pris en photo, en réponse à #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Sire Oiseau vint dire à la poule

Un matin, Sire Oiseau vint dire à la poule : « Poule, tu as des ailes, pourquoi ne peux-tu pas prendre ton envol comme je le fais ?
— Parce que je n’en suis pas capable », répondit la poule.
L’oiseau reprit : « Pourquoi parler ainsi ? Tu as des pattes, des ailes comme les miennes et tout ce qui est dans mon corps est aussi dans le tien. »
La poule, vexée, se fâcha et ne voulut plus écouter les paroles de l’oiseau : « Va-t’en, dit-elle, va-t’en coucher dans le désert, laisse-moi dormir dans la maison ; je n’apprécie pas le langage que tu me tiens.
— Puisque tu ne veux pas entendre mes paroles, continua l’oiseau, demain les gens te prendront, te tueront et mangeront ta chair. On dirait que tu n’as pas d’intelligence. Alors que je viens t’apprendre la sagesse, tu me repousses. Bientôt, lorsque tu verras les gens venir pour te tuer, peut-être que tu y penseras. » La poule répondit : « Va-t’en, laisse-moi, je n’ai que faire de toi.
— Très bien », dit l’oiseau en partant se percher sur un arbre.

Sire Oiseau vint dire à la poule

Dès l’aurore, le maître de maison se leva et saisit un bâton pour tuer la poule. À sa vue, celle-ci prit son vol, traversa la maison de son maître en poussant des plaintes : « Ce que l’oiseau m’avait prédit hier est arrivé, alors que j’ai refusé de l’écouter »
L’oiseau, toujours perché sur son arbre, dit à la poule : « Entre dans les herbes, car si ton maître te voit, il te tuera. Quand tu seras au milieu de la verdure, ne bouge pas, reste tranquille. »
Elle l’écouta et s’enfuit dans le fourré. L’homme chercha dans l’herbe après elle, sans succès. Fatigué, il rentra chez lui. En le voyant partir, la poule sortit des herbes.

Elle revint vers l’oiseau qui lui donna de nouveaux conseils « S’il vient pour te tuer, ponds un œuf. Quand il le verra, il sera ravi et pensera que tant que la poule pond des œufs, elle n’est pas bonne à tuer. Mais il prendra l’œuf et s’en ira, le fera cuire avec du sel et le mangera. Chaque matin, il viendra chercher à l’endroit où tu pondras un œuf. Voilà le conseil que je te donne, ne l’oublie pas.
— Je te remercie, Sire oiseau, répondit la poule, je ferai ce que tu m’as recommandé, aujourd’hui, demain, jusqu’à ma mort. Je te remercie beaucoup. »
L’oiseau ajouta : « Si tu écoutes mes paroles, les gens n’auront plus envie de te tuer. » Puis il s’en alla.

Finalement, j’hésite encore pour le repas de Noël, entre la poule et le lapin, gibier à plumes ou à poils, dites, vous ne pourriez pas me conseiller?

Gourmandises

Gourmandises aux graines de lin et carvi sur pâte feuilletée, avec un emporte pièce en forme d’étoile, pour cette fois-ci. Demain j’utiliserai peut-être celui en forme de sapin. Je les ai enfourné 15minutes pendant que je préparais le cidre chaud.

Gourmandises

Un oiseau était sur le bord de la fenêtre, j’ai posé mon aiguille et mon dé le temps de l’admirer. Quand il s’est envolé, tout était prêt à partager et déguster en pensant à vous. J’ai savouré aussi, ci et ça pour le plaisir et le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Mon Noël de rêve

Mon Noël de rêve, rien à voir avec Un Noël de rêve de Glenn Beck.

Mon Noël de rêve, c’est le Noël que je vais vivre cette année avec mes tous premiers petits enfants, et avec tous mes enfants! Que dire d’autres? que je suis aux anges? bien sûr! et je continue ma collection d’histoires d’oiseaux.

C’est l’histoire d’une toute petite fille, Mona, qui a huit ans et qui aime la danse et les dictées. Elle va aussi au parc avec son papa le dimanche et sa maman qui est enceinte. Mona a un oiseau, un gros oiseau noir qui la suit partout.

L’oiseau s’est perché sur son épaule, un jour, alors qu’elle n’avait que trois ans. Comme quelques autres enfants dans son école, Mona a appris à vivre avec l’oiseau. Elle sait qu’à cause de lui, elle habite chez sa tante et que son papa a du mal à trouver du travail. Ses parents ont quitté leur pays en guerre…

Pour connaitre la suite de cette histoire si simple, si vraie, et plaisante cliquez sur L’oiseau de Mona pour feuilleter cet album.

Pour répondre à la 52ème des  53 billets en 2015 chez Agoaye.

Ils se sont évadés sans chanson ni musique

Ils se sont évadés sans chanson ni musique,
Petit lapin court, fuit, échappé de sa cage,
Le bel oiseau vole en direction de la plage,
Pied de nez au chasseur, une comédie classique.

L’un renverse les navets, batifole en campagne
L’autre plane, comme sorcière et balai au dessus des montagnes.
Amoureux de la vie, de ce qu’elle a semé,
Simple baragouinage: espoir, égalité.

Des gens les regardant trouvent ça un peu grotesque.
Courbant les herbes d’or au parfum de guimauve,
Ils vont à l’aube, pieds nus, récolter le gui mauve.

La vie est belle, magique, abracadabrantesque,
Joyeuse comédie et louches liaisons,
Pour un mièvre roman sans trop d’inspiration.

J’ai pensé faire une suite à mes dernières plumes, ici.

Ils se sont évadés sans chanson ni musique

Ben oui, à quoi avez-vous donc pensé soudain? je ne suis pas une poule, tout de même! Bien que je sois prête pour les fêtes, je ne suis pas trop déplumée.

Tout ceci pour rire de l’agenda ironique chez Monesille cette fois, et pour participer aussi aux 47 Plumes d’Asphodèle. En écrivant ces lignes, c’est à « La part de l’aube » d’Eric Marchal, un roman historique qui parle de vieux écrits gaulois et de druides.

Les mots n’étaient pas faciles à lier entre eux, j’ai torturé ce qui m’est tombé sous la main, j’ai plié ces bouts de bois (une branche de lilas), pris un peu de raphia pour lier tout ça. Et ça donne quoi? Une étoile pour toi!

C’est mon DIY pour le challenge de de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

La mort du bouvreuil

La mort du bouvreuil

Le fusil d’un chasseur, un coup parti du bois
Viennent de réveiller mes remords d’autrefois…

La mort du bouvreuil

L’aube sur l’herbe tendre avait semé ses perles,
Et je courais les prés à la piste des merles,
Écolier en vacance: et l’air frais du matin,
L’espoir de rapporter un glorieux butin,
Ce bonheur d’être loin des livres et des thèmes
Enivraient mes quinze ans tout enivrés d’eux-mêmes.
Tel j’allais dans les prés. Or, un joyeux bouvreuil
Son poitrail rouge au vent, son bec ouvert et l’œil
En feu, jetait au ciel sa chanson matinale
Hélas! qu’interrompit soudain l’arme brutale.
Quand le plomb l’atteignit, tout sautillant et vif,
De son gosier saignant un petit cri plaintif
Sortit, quelque duvet vola de sa poitrine;
Puis, fermant ses yeux clairs,quittant la branche fine,
Dans les joncs et les buis de son meurtre souillés,
Lui, si content de vivre, il mourut à mes pieds!

Ah! d’un bon mouvement qui passe sur notre âme,
Pourquoi rougir? La honte est au railleur qui blâme.
Oui, sur ce chanteur mort pour mon plaisir d’enfant,
Mon cœur, à moi chanteur, s’attendrit bien souvent.
Frère ailé, sur ton corps je versai quelques larmes,
Pensif, et m’accusant, je déposai mes armes.
Ton sang n’est point perdu. Nul ne m’a vu depuis
Rougir l’herbe des prés et profaner les buis.
J’eus pitié des oiseaux et j’ai pitié des hommes.
Pauvret, tu m’as fait doux au dur siècle où nous sommes.

Auguste Brizeux ( 1803 – 1858 ).

J’aime écouter et lire les poèmes, les contes et les histoires, et plus encore en cette période de fin d’automne où la nuit tombe vite, alors je continue de parler d’oiseaux…

Quel déchirement

Quel déchirement pour les deux jeunes oies quand les deux clans décidèrent finalement de se séparer. Mais elles ne pouvaient se résoudre à quitter leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs oncles et tantes… La veille du départ des partisans du retour vers le Nord, Alberto et Yolanda se retrouvèrent seuls auprès d’une petite mare. Là, ils osèrent enfin s’avouer leur amour… et leur tristesse de se quitter. Ils rêvaient d’un endroit, où l’hiver serait doux et l’été agréable. Un été comme dans le Nord, et un hiver comme dans le Sud. Petit à petit, une idée germa dans leurs esprits qui devait leur permettre de rester ensemble malgré tout… Tout excités, ils s’envolèrent à tire d’aile pour revenir auprès des autres oies sauvages. Il fallait convaincre les autres et, chacun de son côté, commença à parler à son clan. Ce ne fut pas facile.

Mais le lendemain, au moment où le grand envol était prévu, toutes les oies étaient là. Certaines hésitaient encore, se demandaient que faire et tournaient en rond… Après tout, Alberto et Yolanda n’avaient-ils pas raison ? Pourquoi devaient-elles vraiment choisir entre le froid glacial et l’été torride ?

Finalement, elles avaient adopté la solution originale proposée par Alberto et Yolanda. Vivre l’hiver dans le Sud, et l’été dans le Nord… Faire deux migrations dans l’année, qu’était-ce après tout, comparé aux souffrances de climats trop durs ?

Alberto et Yolanda étaient fous de bonheur. Ils allaient pouvoir passer le reste de leur vie ensemble, sans plus jamais se quitter !

Ils fondèrent d’ailleurs une jolie famille et eurent beaucoup d’oisons, tous plus mignons les uns que les autres… Et c’est depuis ce jour, et grâce à l’ingéniosité de deux oies amoureuses, que les oies sauvages s’envolent en automne pour profiter d’un hiver clément dans le Sud, et qu’elles reprennent le chemin de leur migration vers le Nord, le printemps venu, pour vivre un doux été…

Quel déchirement

C’est sûrement pour ne pas les oublier que nous avons pris l’habitude d’en manger une à Noël.

Quel déchirement, car c’est la fin de l’histoire dont j’ignore le nom de l’auteur.

En attendant la suivante, il me faut continuer à décorer la maison… quelques rubans pour décorer une boule, un sapin en tissu tout petit et bien moelleux et quatre bonhomme de neige couvrent un patchwork… pour répondre au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

…Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris par les oiseaux. Ils volaient des jours entiers avant de se poser quelques heures sur un lac ou un étang afin de se reposer et de trouver de quoi se nourrir. C’était très dur pour les petites oies, mais Alberto et Yolanda volaient côte à côte et s’encourageaient lorsque leurs ailes se faisaient lourdes.

Un soir, alors qu’ils avaient volé plus longtemps encore que les jours précédents, leurs efforts furent récompensés. Leurs parents annoncèrent qu’ils étaient arrivés dans leur nouveau lieu de vie. Alberto était bien trop fatigué pour s’en réjouir, et il s’endormit sur le champ. Mais le lendemain matin, quelle surprise il eut en ouvrant les yeux !

Sous ses yeux ébahis s’épanouissaient des fleurs aux couleurs éclatantes et aux parfums enivrants, des arbres qu’il n’avait jamais vus, et les eaux étaient d’un bleu turquoise… Yolanda le rejoint et ils partirent à la découverte du pays du soleil.

Leur automne se passa ainsi, de surprise en surprise et de découverte en découverte. Quant à l’hiver, il n’aurait pu être plus beau. Les températures étaient douces, il n’y avait ni neige ni pluie glacée, l’eau regorgeait toujours de nourriture, et le vent tiède les portait délicieusement dans les airs… Quelle chance ils avaient d’être ici, loin des terres froides du Nord !

Le printemps revint à son tour. Yolanda et Alberto étaient des oies adultes maintenant, et ils devraient bientôt trouver un partenaire pour la vie, afin de fonder une famille et avoir de petits oisons… Ils passaient de plus en plus de temps ensemble, et il semblait que rien ne pourrait jamais les séparer ! Leur amitié se transformait en un bel amour, qui grandissait de jour en jour. Mais ils étaient bien trop timides pour avouer leurs sentiments véritables. Alors ils se contentaient de profiter du jour présent aux côtés de leur âme sœur…

C’est donc ensemble qu’ils virent le soleil briller de plus en plus haut dans le ciel, de plus en plus fort. La chaleur devint torride. Le soleil semblait ne jamais vouloir se coucher, et même les nuits, la chaleur devenait insupportable ! Les oies étaient accablées par ces températures qui ne baissaient pas, et chercher leur nourriture devenait de plus en plus difficile lorsque bouger sous la chaleur accablante était déjà un supplice. Même les eaux du lac ne les rafraîchissait plus. Au contraire, sous l’effet de la chaleur, elles étaient devenues vaseuses… L’été dans le Sud fut aussi difficile à vivre que l’hiver dans le Nord.

Alors commença le voyage le plus long jamais entrepris

Alors certaines oies sauvages commencèrent à parler d’un retour vers le Nord, afin d’échapper aux chaleurs torrides. Les autres ne voulaient pas en entendre parler. C’était à en perdre la boule. Elles ne voulaient plus jamais vivre un hiver glacial. Au bout de quelques jours, la colonie était divisée en deux clans opposés. Les uns voulaient retourner vivre dans le Nord, les autres tenaient à rester dans le Sud.

Malheureusement, les parents de Yolanda faisaient partie des premiers, et les parents d’Alberto des seconds… Alors lorsque les deux clans décidèrent finalement de se séparer pour fonder deux colonies distinctes, qui s’installeraient où elles le souhaitaient, Yolanda suivit sa famille pour le long vol du retour vers le Nord, tandis qu’Alberto restait avec les siens près du lac du Sud…. (à suivre)

J’ai décidé de raconter des histoires durant ce mois de décembre, en toute liberté et un brin de liberté.

C’est l’histoire de deux petites oies sauvages

C’est l’histoire de deux petites oies sauvages. Yolanda et Alberto étaient aussi gentilles l’une que l’autre. L’année précédente, elles étaient sorties de leur œuf à quelques jours d’intervalle, et comme leurs parents nichaient près du même lac, elles ne s’étaient plus quittées.

Leur premier printemps fut absolument merveilleux. Tous deux avaient appris à nager sur les eaux du lac, c’était délicieux de patauger dans l’eau fraîche et claire, d’observer les poissons, de jouer entre les roseaux. Les deux amis avaient appris à voler, d’abord maladroitement, puis de façon de plus en plus assurée.

L’été qui suivit fut tout autant agréable. Ils volaient ensemble de longues heures au-dessus des forêts vertes et fraîches et des prairies fleuries. Ils faisaient la sieste à l’ombre des hautes herbes près du lac ou visitaient de petits étangs voisins…

Mais durant l’automne, les jours ne furent pas si beaux. La nature peu à peu changea : les arbres prirent des couleurs flamboyantes avant de perdre leurs feuilles, le soleil se cachait plus souvent, des pluies froides les obligeaient à rester blottis près de leurs parents… Le vent se gonfla de grosses bourrasques qui les faisaient chavirer dans les airs.

Et lorsque l’hiver survint, ce fut vraiment affreux : la neige recouvrit tout, cachant les graines et les herbes qu’ils auraient pu manger. La faim les tenaillait, le froid glacial les pétrifiait, le vent les faisait souffrir… Des jours plus affreux succédaient aux jours affreux. Plus d’une fois, Yolanda et Alberto avaient froid et leurs parents les serraient contre eux pour les protéger du gel et de la neige, ils leur abandonnaient les minuscules morceaux de nourriture difficilement trouvés…

Heureusement, le printemps revint, et la vie reprit son cours. Mais la colonie d’oies sauvages n’était plus aussi insouciante que l’année précédente. Yolanda et Alberto reprirent leurs promenades sur le lac, leurs vols au-dessus des forêts, mais ils assistaient aussi à de longs conciliabules entre les oies adultes. Toutes semblaient graves…

Un soir, alors que l’automne revenait, les parents de Yolanda lui expliquèrent qu’après de longues discussions, la colonie avait décidé de se déplacer vers le sud, dans un pays où le froid n’existait pas et où la nourriture ne manquerait pas. La vie y sera plus belle…

Et la bonne idée m’en a pris de faire cuire ces petits cakes pour répondre au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian. Allez voir aussi là, Syl prépare de très bonnes choses.

 

Une lumière les avaient éclairés

… Une lumière les avaient éclairés. Les oiseaux eurent une nouvelle idée et décidèrent, sur le champ, d’une nouvelle condition d’élection : le roi serait celui qui saurait pénétrer le plus profondément dans la terre. Et tout cela, en plein jour. C’est ce que j’ai compris, et j’ai bien ri.

C’était vraiment drôle de voir l’oie battre l’herbe avec sa large poitrine. Et le coq, qui s’efforçait de creuser un petit trou dans le sol. Le sort le plus cruel fut réservé au canard qui sauta dans la mare et resta très longtemps le derrière en l’air croyant que le sol y était plus tendre, n’y arrivant pas, il rejoignit les oiseaux en clopinant et se lamentant « quelle débâcle, quel spectacle ! »

Le tout petit oiseau trouva en attendant un trou creusé par une souris et s’y blottit « je suis le roi ! je suis le roi ! C’est bien moi cette fois ! » Les autres piaillèrent encore plus fort « toi notre roi, jamais ! espèce de mauviette ! » et, sans se concerter, ils décidèrent pourtant ensemble de l’emprisonner où il était et l’y laisser pour le restant de sa vie.

Ils confièrent la garde au hibou auquel ils recommandèrent que, pour rien au monde, il ne devait laisser le tricheur s’échapper. Le jour baissa, la lumière aussi et la nuit tomba.

Une lumière les avaient éclairés

Les oiseaux fatigués par ces épreuves rentrèrent chez eux. Le hibou resta tout seul près du trou, immobile, à le fixer de ses yeux énormes. Il fut gagné par la fatigue et pensa tout haut presqu’en ronronnant « je peux fermer un seul œil et surveiller de l’autre. Il veillera pour éviter que ce roitelet infâme ne puisse s’enfuir » Il ferma donc un œil et guetta de l’autre. Le petit oiseau coquin essaya bien de sortir la tête du trou, mais le hibou s’approcha vite et força l’autre à rentrer immédiatement. Puis le hibou ouvrit l’œil fermé et ferma l’autre, et se promit de faire ainsi toute la nuit. Mais une fois, il ferma l’œil ouvert avant d’ouvrir l’autre. Les deux yeux ne furent fermés qu’un instant, tout juste. Le roitelet s’en aperçut et s’enfuit aussitôt.

Depuis le hibou ne peut plus sortir à la lumière du jour, car les autres oiseaux lui en feraient voir de toutes les couleurs. Il ne sort que la nuit et chasse les souris. Le petit roitelet préfère, lui, ne pas se montrer car il ne veut plus risquer de se faire rattraper. Il se cache, se faufile dans les haies et il crie quand il se sent en sécurité « je suis le roi, je suis le roi, le roi c’est moi ! » et les autres se moquent et lui répondent « roitelet, roitelet, tu te caches dans les haies »

Je prends le temps de les écouter maintenant et je peux entendre les oiseaux parler. C’est l’alouette la plus heureuse, c’est elle qui le dit quand elle monte vers le ciel aux premiers rayons du soleil au printemps et grisolle « quelle joie, que la terre est belle, quel bonheur de vivre sur elle »

Écoutez les oiseaux autrement maintenant. Avec ce conte des frères Grimm c’est ma participation au challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian. J’ai préparé ma petite lumière de Noël pour ce défi du lundi. Et pour les amateurs de FB, c’est ici.

Un marathon chez les oiseaux

… C’était organisé comme un marathon chez les oiseaux. Ils étaient tous déchainés et tout allait s’enchainer, les épreuves comme les épisodes d’une série TV…

…L’assemblée générale décida que le roi serait l’oiseau qui volerait le plus haut. Une rainette cachée dans un buisson coassa « quelle idée insensée, bête à pleurer ! » car elle pensait qu’une telle élection n’apporterait que des embêtements. Une corneille eut tôt fait de la faire taire et croassa qu’il n’y aurait pas de vacarme et que la compétition serait « très belle, très belle !»

Les oiseaux rassemblés décidèrent qu’ils partiraient tous à l’aube pour qu’aucun ne puisse crier en cherchant des excuses « j’aurais sûrement pu voler plus haut encore mais la tombée de la nuit m’en a empêché »

C’est ce que je comprenais à ce que je les entendais.

Lorsque le départ fut donné, tous les oiseaux rassemblés se dirigèrent vers le ciel. Des nuages de poussière montèrent des champs, on entendit un bourdonnement intense, le battement des ailes, des soufflements et des sifflements et, à première vue, on aurait pu croire qu’un gros nuage tout noir s’élevait vers le ciel à toute vitesse. Les petits oiseaux furent vite à bout de souffle et prirent du retard. Puis, ne pouvant plus continuer, ils redescendirent au sol. Les oiseaux plus grands tinrent le coup plus longtemps, mais aucun ne peut égaler l’aigle qui montait toujours plus haut et encore et encore, et il aurait presque pu crever les yeux du soleil.

Lorsqu’il aperçut que les autres n’arrivaient pas à le suivre, il se dit « pourquoi monter plus haut encore, puisqu’il est clair que le roi c’est moi ! » et il descendit lentement jusqu’au sol. Les oiseaux se mirent aussitôt à l’acclamer « c’est toi qui seras notre roi, car aucun de nous n’a pu monter aussi haut que toi ! »

« Sauf moi » s’écria le petit oiseau sans nom. En effet, il s’était caché avant le départ de la course entre les plumes de la poitrine de l’aigle et n’étant pas fatigué, il s’envola et monta si haut qu’il pouvait apercevoir le bon Dieu assis sur son trône céleste. Ayant atteint cette hauteur incroyable, il replia ses ailes, descendit jusqu’au sol et cria d’une voix sifflante « Je suis le roi ! je suis le roi ! le roi c’est moi ! » « Toi, notre roi ? jamais, espèce de tricheur ! » s’écrièrent tous les autres oiseaux en colère. Et, sur le champ, ils décidèrent d’une nouvelle condition d’élection : le roi serait celui qui saurait pénétrer le plus profondément dans la terre… (à suivre)

Un marathon chez les oiseaux

… C’était organisé comme un marathon chez les oiseaux. Ils étaient tous déchainés et tout allait s’enchainer, les épreuves comme les épisodes d’une série TV… j’aurais pu vous dire que, moi, pour les séries TV, je préfère Columbo et Arabesque, les James Bond et Millénium pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarianje vous dirai simplement que mes deux épisodes préférés sont la venue au monde de mes deux petits, l’un en mars et l’autre en août…  j’ajouterai que les défis comme ceux-ci et les ouvrages des Oiseaux chez Albine, les rencontres des Plumes chez Asphodèle et AmeGraphique du petit carré jaune font vraiment partie de mes plus beaux souvenirs de 2015… je l’écris pour répondre aux  53 billets en 2015 chez Agoaye et  je pourrai le répéter éternellement… 

Alors je vous raconterai la suite de mon histoire d’oiseaux demain… les oiseaux envahissent ce mois, comment voulez-vous que je vous parle d’autres choses?

 

Réajuster mes lunettes avant de prendre mon ouvrage

M’essuyer les mains et les masser exagérément, réajuster mes lunettes avant de prendre mon ouvrage, prendre un livre et passer la paume de la main sur la couverture comme une caresse, jeter un œil sur l’horloge et sourire d’entendre son tic-tac sont des petits gestes naturels, des habitudes que je fais sans y penser vraiment, des tics diront certains, des actions douces de la vie.

Autrefois chaque son avait sa propre signification et son importance. Lorsque le marteau d’un forgeron retentissait sur le métal, il chantait « je forge, je forge, boum, boum, boum ! » Lorsque le rabot d’un menuisier grinçait, il s’encourageait au travail en répétant sans cesse « un grincement par ci, un grincement par là, ils sont tous pour toi ! » et lorsque les roues d’un moulin tournaient, elles murmuraient « que Dieu nous garde, clapotis, clapotas, que Dieu nous garde, clac, clac ! » Lorsque la tricoteuse croisent ses aiguilles, elles se disent « tiqueti tiqueta, passe le fil et croise là » et quand la couturière se met à l’ouvrage, on entend « pique pique aïe aïe aïe mets ton dé et ça ira »

Écouter le vent dans les branches nues de l’hiver, entendre les oiseaux piailler devant la maison tous contents d’avoir trouvé les miettes que je leur ai laissées, ce sont des sons familiers de ma vie. Ouvrir mes oreilles pour essayer de les comprendre est devenue une habitude, une action douce de la vie presque naturelle… et c’est comme ça que je les ai surpris raconter leur histoire…

Réajuster mes lunettes avant de prendre mon ouvrage

Un jour, les oiseaux décidèrent d’élire leur roi, parce qu’ils ne voulaient plus vivre sans maître.

C’est ce que j’ai cru comprendre, car je les ai bien entendu ensuite.

Les oiseaux voulurent se consulter avant de prendre leur décision et un beau matin du mois de mai, ils quittèrent leurs forêts et leurs champs pour tous se rassembler.

Un petit oiseau n’était pas d’accord, car il vivait librement et voulait continuer ainsi. C’était le vanneau. Il voletait tout affolé et gazouillait « où dois-je voler, où dois-je m’en aller ? » Finalement il décida de vivre à l’écart, s’installa au bord d’un marécage isolé et ne rejoignit plus jamais les autres.

Il y avait l’aigle, le pinson, le hibou et la caille, l’alouette et le moineau, le coucou et la huppe bref tous ceux qui existaient… La poule d’eau qui ignorait tout de l’élection prévue se trouva là par hasard et fut toute surprise par tant de monde. Elle se mit à caqueter « quoi ?quoi ? » Le coq la rassura en criant « c’est le grand rassemblement ! » lui expliquant ce qui se préparait en se vantant quelque peu « ils ont invité les héros, et moi-aussi ! ».

Un tout petit oiseau arriva en sautillant à la grande réunion et se mêla aux autres. Il n’avait pas encore de nom… (à suivre)

Je vous raconterai la suite demain…

Poser mon ouvrage et réajuster mes lunettes avant de le prendre sur mes genoux pour lui chanter une chanson ou lui lire une histoire sont des petits gestes naturels, des actions douces de ma vie comme poser mes lèvres sur sa tête pour un bisou pour répondre aux  53 billets en 2015 chez Agoaye et pour le challenge de #3xNoël organisé par Chicky Poo, Petit Spéculoos et Samarian en toute liberté.