Un charmant inconnu s’installe dans le voisinage

Lire un livre dans lequel un charmant inconnu s’installe dans le voisinage.  Quand j’ai lu ces mots j’ai pensé immédiatement à ce livre, Le voisin de Tatiana de Rosnay. Je l’avais lu il y a bien des années… j’avais hâte de le retrouver dans ma bibliothèque pour le relire et en parler ici…

C’est le titre qui m’est venu à l’esprit quand j’ai lu cette proposition de nouveau défi lecture chez Sharon, ici.  Ce challenge commence ce mois-ci et chaque mois pendant un an. L’objectif est de lire un livre correspondant à une consigne. Elles ne sont pas choisies au hasard puisqu’elles reprennent chacune un événement du livre Orgueil et Préjugés de Jane Austen, livre préféré de l’organisatrice deedee1310 . Je vais tenter d’y participer et de m’y tenir pour l’année juste par jeu. Les consignes pour septembre sont les suivantes: Lire un livre dans lequel un charmant inconnu s’installe dans le voisinage.

un charmant inconnu s’installe dans le voisinage

Quatrième de couverture: Prenons une jeune femme apparemment banale – des jumeaux de onze ans, un mari homme d’affaires souvent en voyage, et un métier qui l’épanouit peu. Comment cette femme sans histoires aurait-elle pu imaginer ce qui l’attend dans le nouvel appartement où la famille vient d’emménager? C’est une nuit, alors qu’elle est seule dans son lit, que l’engrenage se met en marche. De la surprise à l’inquiétude, puis de l’effroi à la panique, victime d’un être insaisissable et diabolique, Colombe va vivre une aventure hallucinante à laquelle rien ne la préparait, et dont le dénouement ne sera pas l’épisode le moins étrange.

Mon avis: J’ai relu ce livre après une quinzaine d’années, déjà. Je n’avais, à l’époque, jamais lu de livre de T de Rosnay. J’ai retrouvé son écriture fluide et agréable.

L’héroïne Colombe a un voisin qui la tire de son sommeil en pleine nuit juste quand son mari est absent. Il y a un hic, c’est que personne n’entend rien et personne n’y croit… Colombe va s’introduire chez ce voisin indélicat totalement diabolique et découvrira ainsi comment il sait quand elle est seule chez elle. Elle s’y prend bizarrement et de façon très originale. Des situations me paraissent invraisemblables, mais le style est vif et plaisant. Le suspense bien bâti va crescendo. Je vois pourquoi j’ai lu ce livre jusqu’au bout,  j’avais envie de savoir comment tout cela allait finir. Aujourd’hui, je comprends pourquoi j’avais fermé ce roman et l’avais oublié.

J’ai lu d’autres livres de cette auteure depuis, « Elle s’appelait Sarah », par exemple, que j’ai beaucoup aimé.

 

Les vrais moments de détente

Les vrais moments de détente, ce n’est forcément de ne rien faire. C’est profiter du moment entourée de ceux que j’aime. Ce peut être à table, à partager un bon repas que j’ai préparé, c’est quand tout le monde est content, discute et apprécie. C’est aussi avec des amies autour d’une table à confectionner un ouvrage une fois que le croquis et patron est mis au point. C’est souvent en rentrant du travail quand je déguste une boisson chaude et écoute de la musique en tricotant quelques rangs de tricot sans réfléchir…

Les vrais moments de détente

C’est simplement être bien et prendre plaisir à entendre ou lire ce qui ne nous est pas imposé.

Cette semaine ce sont de grands moments de balades à visiter et arpenter des îles de Méditerranée. Je n’ai pratiquement rien mis dans mon sac…

pour répondre encore et pour la quarantième, cette fois-ci, aux  53 billets en 2015 chez Agoaye , faites comme moi, détendez-vous en toute liberté.

Oiseau de septembre

Oiseau de septembre. Je l’ai vu dans un champ cette semaine. Il me toisait, ce Corbeau. Je l’ai fixé à mon tour pour le croquer ici. Tout en cherchant mes fournitures pour broder cet ouvrage, j’ai pensé à une légende concernant tous les oiseaux. Voici l’histoire du corbeau et du harfang des neiges telle que je m’en souviens.

Oiseau de septembre

« Dans les temps très anciens, quand la terre était couverte de glace et de neige, tous les oiseaux étaient blancs. Ils jouaient sous leur igloo avec les os et les arêtes de ce qui restait de leurs mets. Le Corbeau et le Harfang aimaient partager leurs jeux. Ils se lassèrent un jour de ce jeu d’osselets et décidèrent de changer d’occupation et se proposent de peindre leurs plumages.
Bien sûr, ils n’avaient pas de peinture sous la main. Mais Corbeau et Harfang étaient des oiseaux malins. Ils mélangèrent de la suie et du gras de poisson et obtinrent une sorte de pâte noire très onctueuse qu’ils allaient utiliser en guise de peinture.
Corbeau voulut peindre son ami en premier. Il tira une longue plume d’une de ses ailes, la plongea dans la peinture noire, et se mit à l’ouvrage. Il s’appliqua tant et si bien qu’aujourd’hui encore le harfang porte encore les magnifiques touches noires que Corbeau lui a peintes sur les ailes.
Quand il eut fini, il demanda Harfang de se regarder dans la glace.
Harfang s’approcha du mur qui leur servait de miroir. Il admira son reflet et ses nouvelles ailes, noires et blanches, lui plurent beaucoup.
Pour remercier Corbeau, Harfang lui offrit une très belle paire de bottes en peau de poisson qu’il avait fait sécher au soleil. Corbeau les enfila et se mit à sauter de joie en criant qu’elles étaient vraiment belles et qu’il ne les quitterait jamais.
Harfang lui demanda de se calmer, et qu’il allait lui peindre le plumage à son tour. Il avait envie de tester cette nouvelle occupation à son tour. Il tira à son tour une plume de son aile, la trempa dans le récipient de peinture noire et tenta de peindre les ailes de Corbeau. Mais Corbeau, fou de joie, continuait de sauter, de bouger et de danser avec ses nouvelles bottes.
Harfang lui demandait de s’arrêter et s’impatientait de plus en plus. L’autre continuait , et plus Corbeau était joyeux, plus il dansait, et plus il dansait, moins Harfang réussissait à peindre de jolis motifs sur le plumage de son ami.
De plus en plus excédé, Harfang prit le récipient de peinture noire et le renversa rageusement sur la tête de Corbeau.

C’est depuis ce jour, que les corbeaux sont noirs. »

Oiseau de septembre

C’est mon Oiseau de Septembre pour répondre à Albine et sa belle collection d’oiseaux, et, , et aussi.

Regards

Regards pour AmeGraphique du petit carré jaune.
« Il ne regarde rien ; il retient vers le dedans son amour et sa peur : c‘est cela le regard. » de Roland Barthes (la chambre claire)
Sabine a lu cette phrase, et invite à penser avec elle sur les Regards.
Ils sont nombreux ces regards. Regard maussade d’un passant en imperméable gris comme un jour de pluie, regard candide de l’enfant qui le voit passer et ne sait quoi penser, il y a le regard malicieux de celui qui va faire leur une blague, ou le regard expressif de celui qui vient de comprendre, et le regard perçant du chat qui les observe.

Pendant plusieurs semaines j’ai pensé à cette phrase pour ce billet. Reprise le 23 septembre, qu’elle disait avant l’été, alors j’ai écrit des expressions et ces phrases sans suite les unes avec les autres. Un peu comme la laine que je tricotais à ce moment. Je vaquais dans la maison, j’avais l’impression de ne pas toujours penser à cette expression, et je vis soudain ce patch accroché dans une chambre et qui me regardait.

Regards

Regards. Ils se lisent dans les yeux. Regard critique de celui qui ne dit rien mais n’en pense pas moins, celui de l’iconoclaste pas si angélique que ça, humain du quotidien, doux comme un enfant, rapide de celui qui est pressé ou discret de celui qui veut bien attendre.
Le front souligne ces regards et la bouche y met l’accent. Regard furtif de celui qui se veut discret, il y a le regard étonné aux sourcils relevés ou le regard inquiet aux sourcils froncés que celui de l’effronté, le regard moqueur de celui qui en rit, l’attristé de celui qui en pleure.
Le regard change aussi vite que le temps et le vent. Regard noir, rapide, émerveillé, éteint, figé, intrigué.
L’humeur se lit dans les yeux et sur le visage entier. Regard provocant, furieux, dur, froid, pénétrant.
Les yeux se promènent sur les choses à l’entour et l’esprit vagabonde. Je change de couleurs et jette un regard sur mon ouvrage. Je reviens à mes phrases. Regard plein de curiosité, d’envie, de désir, de convoitise.
Soudain le regard se jette et se colle sur quelque objet ou quelqu‘un. Lourd et pesant, il est parfois regard chargé de réprobation, de haine, ou tout au contraire plein de tendresse. Alors ils sont regards indiscrets ou regard d‘ acier, virant bien vite au regard de convoitise. Mais où sont les regards d’ intelligence? … Là, je ne sais pas quel est mon regard, mais je m’aperçois que je me suis trompée et mon ouvrage ne ressemble à rien de ce que je veux. Je détricote et recommence. J’avais sans doute les yeux et la tête ailleurs… je ferais bien de penser à ce que je fais, plutôt que de noter ces phrases qui n’ont l’air de rien… Je souris et me voilà repartie…

Regards

Ce tableau, je l’ai fait à une époque où j’ai changé d’activité. C’est à cette époque que j’ai eu conscience que les regards ne reflétaient pas forcément les idées qui étaient derrière, si toutefois il y en avait. Les yeux peuvent sortir de la tête, le regard peut être vide ou être dans une canalisation, dans un égout ou dans un four? Ne riez pas , ça se dit, et on peut ajouter le regard dans une machine à vapeur ou dans une cave. On peut jeter des regards en coin et en coulisse, sans forcément avoir l’impression de jeter un regard sur le monde. Dans certaines circonstances on a le regard qui s’accommode, qui s’anime et s’enflamme, ou se fige finalement.  A d’autres moments, bien évidemment, le regard s‘ assombrit, fascine, hypnotise et gêne, même. Un regard qui se durcit, ou s’avive, c’est un regard qui en dit long. Par un regard qui en croise un autre, c’est un regard qui glisse sur quelqu’une, ou un regard qui se pose. Il se fixe sur ceci ou cela et rencontre le regard qui luit de colère ou d‘ envie. Des regards se croisent. Des regards étincellent d‘ ardeur ou de haine. et se portent l’un sur l’autre. Ils convergent et ils errent. Ah bien sûr, ceux-ci avaient le droit de regard. Rien qu’un appel du regard a suffi pour montrer la puissance qu’il avait. Et quand un regard a eu un air de gaieté, il se lisait dans ses yeux. Il n’avait pas besoin de traduction en regard du texte original, d’ailleurs, il n’y en avait pas. Si certains ne voient qu’au regard de la loi ou de la morale, ils ne ressentent rien parfois au premier regard. À l‘abri des regards indiscrets et en regard de ce qui s‘ est passé avant, ils resteront muets, il suffit de suivre leurs regards ! S’ils arrêtent leurs regards sur quelqu‘un, ils pourraient sans doute le blesser, ou l’assassiner d’un seul regard. N’assumant pas le regard des uns, ils ont promené le regard sur d’autres, sans  même attirer le regard du reste du monde. Pourront-ils, un jour, être capables de caresser d’un regard?
J’ai divagué et tricoté cet été… et j’ai continué de divaguer en écoutant les infos et à écrire ce qu’elles m’ont inspirée… je me suis amusée en répondant au défi ‘un mot, une photo’ d’Âme graphique chez le petit carré jaune de Sabine.

Mon automne à moi

Mon automne à moi sera très riche en couleurs et en musiques, je pense. Pour moi, l’automne est un début d’année. C’est comme ça depuis l’enfance et le temps où j’allais à l’école.

Mon automne à moi

Au retour des vacances d’été, c’est un peu comme une nouvelle année qui commence. C’est ce que je ressens dans la reprise des activités.  J’ai envie de nouveau. Je nettoie et je range les affaires. je trie et je rentre ce qui doit être garder pour la saison prochaine. Les récoltes au jardin sont toujours étonnantes, elles préparent à la saison froide, j’engrange pour l’hiver qui arrive. Bien que la vie soit moins rude que pour mes grands-mères, l’envie de faire des confitures et conserves est toujours là. Des envies nouvelles émergent de mes tris, mes occupations ne sont pas seulement motivées par des besoins et ne se limitent pas au nécessaire et à ce qui est utile. Elles passent par des rêves et des envies de rire et mon besoin de passer des bons moments à créer et transformer.

pour répondre pour la trente neuvième fois aux  53 billets en 2015 chez Agoaye , faites comme moi, rêvez en toute liberté.

Les passeuses d’histoires

Les passeuses d’histoires de Danièle Flaumenbaum, il faut que je vous en parle. Il me l’a offert cet été avec un sourire et la très forte intention de le lire lui-aussi. Il l’a acheté sur les conseils d’un ami de notre âge très concerné lui-aussi. Le livre était entouré d’une bande rouge pour le rendre attrayant comme vous savez, avec la photo de l’auteure souriante et les dents du bonheur à coté des mots ‘par l’auteur de Femme désirée, Femme désirante’. Je ne connais pas, mais je vais connaitre. Cent dix pages à peine de lecture douce.

Les passeuses d'histoires

Quatrième de couverture: Devenir grand-mère aujourd’hui, c’est se sentir habitée d’une énergie nouvelle, c’est vivre un « deuxième printemps ». C’est aussi, plus qu’on ne le croit, un moment de fragilité et de transformation intérieure, et la parole est capitale pour que chacun trouve sa place dans la famille: les grands-parents, les enfants devenus parents, les gendres, les belles-filles et bien sûr les petits-enfants. Les grands-mères d’aujourd’hui sont devenues des « passeuses d’histoires ». Quelles valeurs et quels secrets doivent-elles apprendre à transmettre à leurs petits-enfants pour les propulser dans la vie?
Danièle Flaumenbaum a longtemps été gynécologue et acupunctrice. Elle est l’auteur du best-seller Femme désirée, femme désirante.

Mon avis: Dès l’introduction, j’ai senti que ce livre allait me plaire. Elle commence ainsi « Un soir de janvier, je reçois un coup de téléphone de mon fils m’annonçant que je vais être grand-mère. Je bafouille, je suis troublée, je suis émue, je félicite… » J’avais évidemment ressentis la même chose qu’elle. Au fur et à mesure des pages, je l’écoute et ne peux lui répondre que par des hochements de tête.

Elle énonce des choses triviales, elle souligne pleins de petits faits et états tous simples qui méritent d’être dits. Elle parle des grands-mères d’aujourd’hui, du nouvel espace familial, de la transmission des ancêtres et de celle de la vision du monde, par exemples.

Je ne connais pas son best-seller, mais je vais connaitre, car j’ai vraiment lu celui-ci avec plaisir.

Je passe de très bons moments avec mes petits. Je suis sous leur charme et je me laisse faire, je leur souris en les embrassant. What else?

Si un acteur ou une actrice sonnait chez moi

Si un acteur ou une actrice sonnait chez moi, je ne sais pas si je le reconnaitrais. Sur les écrans l’un et l’autre sont beaux et bien mis.
Même dans les pires situations, ils sont toujours bien coiffés et sans faux-pli.
Jamais une poussière de trop, ou bien tartinés s’ils sont ensanglantés, mais l’œil est toujours vif. Dans la vraie vie…
C’est autre chose…

Si un acteur ou une actrice sonnait chez moi

D’ailleurs il ou elle est peut-être passé me voir. Pfff…
Je souris, je ris même, je ris de moi. Que viendrait-il ou t-elle faire, hein? Admirer mes guenilles et mes chiffons.
Manger un fruit de mon jardin, peut-être?
Je n’habite pas sur une route de grands passages. Il n’y a rien ici qui puisse retenir quelqu’un du grand écran.
Non, je ne vais pas bien répondre à ce thème aujourd’hui…
J’ai le vague à l’âme maintenant, voilà! parce que je pensais soudainement à l’un ou l’une… mais si il ou elle venait chez moi, il ou elle ne serait pas actrice.
Il ou elle viendrait parce qu’on partage quelque chose en commun…

Et finalement les vagues se transforment. La couleur est gaie, et mon cœur va mieux. Et pourquoi il ou elle ne serait pas écrivain ou écrivaine, et viendrait me parler de son livre et de son histoire. Une conteuse, plutôt avec le plein de surprises dans son sac et dans la tête… Et voici que je rêve encore…

Si un acteur ou une actrice sonnait chez moi

pour répondre une fois encore aux  53 billets en 2015 chez Agoaye , faites comme moi, rêvez en toute liberté.