Un peu de swing

Un bel été, de la douceur et de la tendresse, et si on ajoutait un peu de swing?

De couleur tendre, j’ai monté une quarantaine de mailles et tricoté six rangs au point mousse… L’eau est claire et les enfants jouent.
Avec douceur je continue, et ajoute un peu de swing, c’est cela le swing knitting… Le ciel se refléte dans l’eau et l’herbe se refléte sur mon ouvrage.

Un peu de swing

Je tourne mes aiguilles. Les pelotes roulent à terre. Eux tournent les pages et déroulent un peu plus mes pelotes. Je leur conte une histoire et je compte mes rangs… Au treizième centimètre, j’ai bien lu treize pages… et maintenant l’ogre monte les marches. L’eau est claire et les yeux des enfants s’agrandissent.

J’ai bien fait l’équivalent de septante rangs complets maintenant…  Lui arrive à la trente-troisième marche quand j’arrive à la trente-troisième maille. A ce moment là, je retourne mon travail et change de page. Partie dans l’autre sens, je monte trente nouvelles mailles. Les enfants s’approchent, personne ne veut d’un face à face avec l’ogre, mais on l’attend, vous pensez bien.

Je n’entends plus rien, ni les pas de l’ogre, ni les enfants. Ils m’écoutent et ne bougeent plus, ils tendent leurs oreilles vers les mots de ma bouche. J’ai tricoté les trente-sept mailles du rang et lu trente-sept mots durant, sans m’arrêter. L’ogre est tombé dans une trappe et les enfants rient et tapent des pieds sur l’herbe.
J’ai continué à swinguer. L’histoire leur plaisait et s’est continuée sur une centaine de lignes encore. J’ai continué en swing knitting (clic)  pendant plus d’une centaine de rangs ainsi, en tricotant un rang sur deux sur les six dernières mailles du poignet. Et les petits jouaient avec mes laines et se les entouraient en guise de bracelets autour des poignets.

J’ai swingué en tricotant, et les explications de cette technique sont là.